(...) Chef-d’œuvre absolu de son auteur, Blue Velvet aurait pu sombrer en un simple thriller entre les mains de n’importe qui. David Lynch, avec son sens du bizarre et de la folie, aboutit à une œuvre stupéfiante et fascinante. Critique complète sur : http://www.leblogducinema.com/critiques/critique-drame/critique-blue-velvet/
Les acteurs envoient du lourd, du très lourd concernant Dennis Hopper. Mais c'est tout... le reste ne parvient jamais à complétement nous emballer, mis à part quelques plans sublimes... Non vraiment c'est trop peu.
Culte, culte ! Un film d'une "étrange beauté" et ça c'est indéniablement la marque de fabrique de Lynch. On est envoûté de bout en bout, les acteurs sont excellents, la musique est hypnotisante, l'atmosphère est énigmatique.. Le style Lynch ne plaît pas à tout le monde, on aime ou on n'aime pas.
Vraiment déçu, voire même un peu dépité devant ce film. Ambiance typique de David Lynch : pesante et glauque, mais surtout un tout qui ne prend pas. Le rythme est lent, certains plans sont très moches (énormément de gros plans inutiles), le scénario est tortueux (certaines scènes sont incompréhensibles) et ce n'est pas étonnant que ça ne plaise pas à tout le monde. Même les acteurs ne sont pas tops contrairement à ce que j'ai pu lire par-ci, par-là. En effet, Denis Hooper n'est pas exceptionnel dans ce rôle. A noter les débuts de Laura Dern et un bon Kyle MacLachlan, qui a un peu disparu par la suite. Enfin, la BO ne remonte pas le niveau. Bref, c'était long ! David Lynch n'est définitivement pas ma tasse de thé.
Lynch nous offre grâce à ce thriller prenant fait pour vous rendre paranoïaque grâce à vision la fois réaliste et angoissante de notre société. On y voit en effet en surface un monde beau et lisse et, au fur à mesure de l'enquête du personnage, on découvre un univers sombre et violent comme sait si bien les dépeindre le réalisateur. Les relations amoureuses entre les personnages (tous parfaitement interprétés) y sont également très joliment racontées.
Je n'ai pas trop accroché à ce film de Lynch. Ok l'ambiance mystérieuse et la mise en scène sont parfaites,mais je trouve que la psychologie des personnages est à revoir. Décidément,j'ai un peu de mal avec David Lynch.
Un film noir à la sauce Lynch paradoxalement clair, trop clair. Le réalisateur ne va pas au bout de son envie de cinéma, restant trop consensuel, et le film en pâtit à l’image de l’investigateur, contemplatif.
Une ambiance décalée "excellente" des acteurs dans le ton, on se régale! Seul défaut le dénouement final qui semble avoir été précipité. Il n'est en tout les cas pas à la hauteur des attentes que le scénario et les personnages suscitent durant le film
David Lynch signait en 1986 son quatrième long-métrage après les fascinants mais peut-être conventionnels "Elephant man" et "Dune". Cette fois, le cinéaste de génie prépare dans cette œuvre troublante et envoutante, toute la suite de sa carrière. On reconnaît définitivement la patte d'un homme, tout autant cinéaste, peintre que plasticien. Le réalisateur s'entoure de quelques uns des comédiens qui vont le suivre sur la plupart de ses tournages futurs. On reconnaît aussi celle qui fera la puissance de "Sailor et Lula" en la personne de Laura Dern qui interprète une jeune étudiante, naïve et inconsciente. A ses côtés, naturellement, on reconnaît l'inspecteur de Twin Peaks, Kyle MacLachlan, qui assume déjà le côté secret et tourmenté du célèbre agent du FBI à la recherche du tueur de Laura Palmer.
Bref, on rentre dans cet immense morceau de cinéma et toutes les œuvres futures de Lynch se découvrent au spectateur. La musique évidemment écrite par son compositeur fétiche, Angelo Badalamenti, habite le récit d'un bout à l'autre, rehaussant l'émotion à son plus haut niveau. Tout le film est peuplé de références aux films noirs des années ,à commencer par des célèbres citations de Hitchcock. "Blue Velvet" dégage un sentiment poisseux, vénéneux presque, avec en contre-fond, la fameuse phrase : "Le monde est étrange".
Lynch ne perd pas dans des méandres surréalistes. Il opte pour une œuvre glaciale, tout entière offerte à la beauté magnétique des comédiennes. Isabella Rossellini interprète une chanteuse tourmentée et troublante, dont la puissance émotionnelle envahit tout l'écran. On est retenu par le suspens, par le souffle autant démoniaque que spirituel qui hante cette ville américaine. On croit même reconnaître à travers les figures de ces américains convertis au consumérisme, le petit paysan qu'il a filmé sur son tracteur à la recherche d'un monde meilleur.
Voilà donc une œuvre remasterisée qui retrouve sa fougue et son énergie d'origine. Le film fait la démonstration que Lynch est un monstre de cinéma.
Bluuuuuuuuuue Velvet, hymne entêtant d'une bande originale devenue culte. C'est l'histoire d'un jeune homme fraîchement orphelin du père, qui joue son Columbo après avoir retrouvé une oreille humaine dans un champ. David Lynch construit une histoire hybride entre le macabre et l'érotique. Les dialogues, un brin niaiseux, ne sont qu'anecdotiques. Ce qui intéresse le cinéaste américain, c'est plutôt la mise en scène. Une photographie de l'Amérique années 80, classe moyenne et bien peignée. C'est aussi le début d'une histoire d'amour, un brin niaiseuse, et d'une autre, un brin surréaliste, qui s'opèrent entre un ténébreux Kyle MacLachlan et ses dames, Isabella Rossellini et Laura Dern. La chanteuse désorientée versus l'étudiante prude. Rien de très joviale, le film met en exergue une curiosité malvenue qui tourne mal. Le tout manque de vigueur pour être marquant.
Après deux films de commande (Elephant Man & Dune) dont il s’est sorti avec les honneurs pour le premier, pas si mal pour le deuxième, David Lynch put enfin (re)mettre en scène une de ses créations.
Utilisant son acteur de Dune, Kyle MacLachlan, comme double du spectateur, David Lynch nous plonge, avec Blue Velvet dans une Amérique angélique au premier abord mais dont le Mal suinte de partout, comme ce plan terrifiant sur des insectes grouillant dans un gazon immaculé. Ce thriller un poil érotique et vraiment étrange est le digne successeur d’Eraserhead dans le malaise qu’il procure à son spectateur grâce à son univers décalé et toujours surprenant. Les performances des acteurs sont excellentes, surtout celle de Dennis Hopper, évidemment, exceptionnel en méchant fou furieux, capable de tout et seul personnage autorisé à dire le F-Word dans le film et celle de Dean Stockwell, suave à souhait dans une interprétation étonnante d’In Dreams de Roy Urbison. Elles portent un film déjà bien garni grâce à une mise en scène parfaitement maitrisée avec une musique oppressante, qui ne souffre que d’un troisième acte un peu trop graphique, qui affaiblit vraiment le tout.
Dommage, car Blue Velvet en reste une expérience inoubliable, à l’instar d’un Eraserhead, une plongée dans le cerveau dérangé et pourtant jamais indulgent de David Lynch.