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aaber
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5,0
Publiée le 15 avril 2007
Tout part d'une oreille et ce, une nouvelle fois, au Champo, festival Lynch, âge du film, né en 1987, 20 ans, presque le tien, Joyce ! Tout part donc d'un organe, et ne faites pas la fine bouche, ne soyez pas difficile, ce film-là est à déguster avec dégoût, désarroi, noirceur, douleur mais, quel régal !
Réalisé par David Lynch en 1987, "Blue Velvet" est une descente aux enfers décalée et fascinante. Le cineaste s'est attelé à narrer une histoire linéaire sans que cela ne nuise à aucun moment à sa thématique mise en place. Explorant la face cachée de l'amérique, plongeant au plus profond de ses vices et tourments, son audacieux pari prend forme petit à petit et s'installe finalement dans nos esprits tel un crescendo orchestré de main de maître. Le désir interdit est le point principal de cette oeuvre originale et déroutante, parfois bestiale, souvent sublime. Si le point de départ pouvait faire penser à "Blow-Up" d'Antonioni, on quitte aussitôt l'univers dépressif de l'Italien pour rentrer dans celui rêvé mais cauchemardesque de son successeur. Le protagoniste principal est un jeune homme somme toute ordinaire qui finira par perdre ses idéaux au cours d'une virée nocturne et d'un voyage plus général qu'il n'est pas prêt d'oublier. Sa bonne conscience laisse vite place à ses réflexes voyeurs, provocant et dérangeant au maximum un spectateur cloué à son siège, amené à s'interroger sur le sens du cinéma, sa définition et ce que celui-ci peut montrer comme apporter aussi bien dans son traitement visuel qu'intellectuellement parlant. La diva déchue demeure l'objet le plus intense du film, traumatisée et ambigüe, souvent représentée sous la forme d'une silhouette faussement superficielle que tout le monde admire de façon plus ou moins saine. L'aspect labyrinthique de Lynch revient de temps à autres, notamment au cours de sa métaphore du phantasme à la fois idéalisé et repoussant comme une attraction dangeureuse et corruptrice des âmes. Le tout s'avère complètement déjanté, s'identifiant d'ailleurs parfaitement à l'interprétation haute en couleurs de Dennis Hopper. Le climat langoureux aurait pu être porté plus à l'extrême, tout comme la tension émotionnelle pas toujours palpable. Cela reste globalement excellent et difficilement contournable.
Film le plus sombre et radical de Lynch. Le malaise est present a chaque scene, chaque plan. Moins barré qu'un Eraserhead ou un Lost Highway, moins virtuose que Mulholland Drive et moins complexe que Inland Empire, Blue Velvet reste un film à part. A la fois deroutant, puissant, totalement pervers et jusqu'au boutiste, c'est une oeuve d'art unique en son genre. Reservé à un public averti.
Alala, nom de dieu. Quelle chance j'ai eu de le voir sur grand écran ce film. Quelle réussite ! Personnellement, je lui attribue une atmosphère largement hitchcockienne, mais avec le truc en plus qui fait que Lynch est un génie. Filmé et joué outrageusement bien (non, pas surjoué ; ces scènes décalées et à l'eau de rose sont justement la patte de Lynch et m'ont bien souvent fait éclaté de rire (rire jaune diront certains)), Blue Velvet plonge le spectateur dans une réalité déformée, un rêve éveillé qui se mue en cauchemar et fini par se recroqueviller sur lui-même, se révéler presque et finalement imploser, comme le symbolise si bien cette savoureuse scène du playback (procédé réutilisé par Lynch dans la suite de son oeuvre). Blue Velvet est obscène, sale. Blue Velvet est un bug. Blue Velvet interpelle par l'absurde, choque et passionne, et pour le spectateur à regarder, non sans vice, le spectacle succulent de son autodestruction.
Tout simplement splendide! Et pour ceux qui sont décontenancés par le style de lynch, rassurez vous, celui-ci est tout à fait compréhensible!! Une ambiance malsaine et presque... hypnotique! Je suis restée scotchée devant ce film, presque envoutée (La musique aide pas mal! Notamment celle de Bobby Vinton à l'origine du nom du film). Lynch est un génie et ce film est dans la lignée des chef d'oeuvre de ce réalisateur. Toute la perversité d'un petit village typique américain, où tout semble calme... A voir absolument!
Blue velvet est peut-être le plus grand film de David Lynch. Cette oeuvre confirme sa capacité à filmer le rêve et la monstruosité qui sommeille en chacun de nous. Malgré la persistance de beaucoup pour analyser le film d'un oeil psychanalytique, on ne peut le comprendre qu'en le voyant de l'oeil de son auteur. Les prestations de Kyle MacLachlan, Dennis Hopper et Laura Dern sont inoubliables, et la mise en scène du Maitre l'imposera dans les plus grands cinéastes auteurs américains.
En voyage expérimental dans un monde où s'entremêlent sexe et violence, fascination et perversion, l'acteur et le spectateur sont happés, troublés puis brutalisés, par cette mise en scène virtuose et cette ambiance musicale malsaine. Lynch a mis en place avec Blue Velvet l'art de perdre le spectateur, de le faire vivre ses rêves et cauchemars, à la frontière entre le bien et le mal. Atmosphère à la fois flippante et excitante!
Un excellent film de David Lynch qui mériterait presque une 4ème étoile! La mise en scène est parfaite: que cela soit concernant la direction d'acteurs ou l'aspect visuel du film qui est précis, talentueux. L'histoire est très perverse, mellant voyeurisme, enquête policière, surréalisme, réflexion psychologique, humour et univers oppressant et inquiétant. Les acteurs sont très juste dans leur perversion (I. Rosselini notamment). Un film à voir au moins une fois pour mieux comprendre l'univers de David Lynch.
La première demi-heure expose un début de scénario interessant, malsain et intrigant... On est angoissé, on en redemande... pas de chance, c'est alors que se met en place ce qui fait le "chef d'oeuvre lynchien". Ce qui signifie que le film devient un gloubi-boulga creux et gratuit où le grotesque (le personnage de Franck en tête) le dispute pendant une heure et demi à l'ennui, le film accumulant les longueurs et les scènes superflues dans un décor à mi-chemin entre Les feux de l'amour et Derrick.
Dans ce portrait ironique de "l'Amérique tranquille", David Lynch nous embarque dans un voyage satirique, burlesque et provocateur dont la lenteur du réçit lui donne tout son charme et sa beauté. Blue Velvet reste principalement une vision personnelle du rêve amréricain dont son humour et sa violence montre dès son commencement, que l'on aura à faire à une oeuvre d'auteur. Car c'est en cela, le cinéma de David Lynch.
Le voyeurisme et la perte de l'innocence sont au centre du sujet de ce film de David Lynch. A la fois vulgaire et subtil, il traite ces 2 sujets de façon inégale. Pour montrer le voyeurisme on assiste à des scènes grossières, proche de la pornographie non avoués et la découverte du vice est démontré trés simplement avec intelligence et pudeur. Bien sur, Lynch est trés friand du mystère donc il en met des couches et c'est assez déplaisant car cela rend le récit plus incompréhensible et je n'en voit vraiment pas l'intérêt, si ce n'est un effet de style. Toute une pallette de seconds rôles originaux, colorés, drôles et foncièrement mauvais, ça j'adore. Dennis Hopper revient au top grâce à ce personnage inquiétant, il mérite à lui seul la vision du film tant sa violence interieur est intense. Blue velvet est donc un film intérréssant, mais gaché par trop mystère, et de dialogues mielleux genre: "Peace and Love". Blue Velvet c'est la plongée dans le cauchemard, l'étude de son propre vice.
Excellent !!! Avec Blue Velvet, David Lynch nous offre un thriller psychologique malsain et opressant. Une ville des plus paisible qu'il soit en apparence niche tout un tas de détraqué qui ne sont pas a leur première déviance sexuelle. Dennis hoper est complétement cramé de la tête, le côté malsain du film c'est lui ! lol J'ai vu ce film pour la cinquième fois aujourd'hui et c'est de mieux en mieux à chaques fois, le scénario n'est pas très compliqué, étonnant venant de Lynch, mais l'atmosphère reste tout de même mystérieuse et entrainante. La musique de Badalamenti est excellente comme d'habitude, elle appuie parfaitement les images et leur donne une atmosphère parfois indiscriptible similaire à un rêve en apesenteur. A voir d'urgence !!!
Je dois avouer n'avoir presque jamais accroché aux films de David Lynch tant son style est particulier et alambiqué... Pourtant, "Blue Velvet" m'a littéralement scotché par la qualité et l'efficacité de son scénario, par le haut niveau d'interprétation des comédiens, par sa réalisation dynamique ainsi que par sa musique jouissive... C'est retors et diablement bien mené... de la première à la dernière image... Génial!