Les Proies
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317 critiques spectateurs

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velosolex
velosolex

6 abonnés 53 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 septembre 2020
"Beguiled" en anglais, soit "séduit", est tout aussi fâcheux que " les proies" en Français. Il y a beaucoup plus d'ambiguïté de séduction dans ce film que le titre le présente. Voilà un pensionnat de jeune filles, du moins quelques jeunes filles restant encore dans cette grande demeure du sud, alors que les coups de canon du front de la guerre de sécession sont tous prêts. Un fillette ramassant des champignons, sursaute, dans la forêt, quand un yankee, blessé à la jambe, lui demande de l'aide. Finalement, malgré quelques réticences, le blessé sera soigné, et non livré aux troupes du sud. Le jeune homme guérit peu à peu, et se voit investit de toue l'intention des jeunes filles, et de leurs deux mentors, deux femmes dans la maturité. L'une sera séduite rapidement, mais l'autre reste sur ses gardes, dresse une échéance à la présence de l'homme, qui tente de s'incruster, n'ayant plus guère de gout au front.. On le comprend aisément. . Reste que sa présence se fait de plus en plus menaçante, et que ce n'est pas un hasard s'il est précipité dans l'escalier lors d'une tentative de passage à l'acte. On ne sait si sa chute méritait vraiment une amputation de la jambe, qui est symboliquement une vraie castration….
Pierre C.
Pierre C.

18 abonnés 147 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 septembre 2020
Alors, il ne se passe presque rien dans ce film d'ambiance 1863. Un homme arrive dans une école où se trouvent quelques filles. Il se fait soigner.
Beaux costumes et porte costume. Voir la tension augmenter est intéressant, mais il manque un truc. Genre un entracte avec Bruce Willis qui va tuer deux ou trois nordistes avant d'embrasser sa femme.
ArtFrançais
ArtFrançais

2 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 septembre 2020
Un film intéressant, le scénario est intriguant mais relativement prévisible à mon goût. La fin du film me laisse perplexe tout de même
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 838 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 septembre 2020
Une réflexion sur la dangerosité de l'incursion d'un homme au sein d'un groupe féminin clos et la façon dont après s'être jalousées les représentantes du sexe faible font corps pour chasser l'intrus. Autant la réalisatrice semble peu intéressée par le suivi de sa limpide trame, autant elle veille à établir une ambiance personnelle grâce à une mise en scène logiquement récompensée à Cannes, une atmosphère d'intranquillité et un raffinement du jeu d'acteurs. Singulier.
Bruno François-Boucher
Bruno François-Boucher

125 abonnés 164 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 septembre 2020
Il est toujours difficile de passer après un film qu’on apprécie particulièrement. Comparée avec la version de 1971, la version de Sofia Coppola est certes ambitieuse. La réalisatrice, fidèle à son esthétisme, nous offre une peinture des plus raffinées de cette sombre et cruelle histoire adaptée du roman de Thomas Cullinan paru en 1966. Mais c’est justement là que cette nouvelle version déçoit, de par trop de contemplation esthétisante annihilant toute la sauvagerie et la noirceur de l’œuvre antérieure. Sofia Coppola perd l’originalité de ses précédents films en mettant en scène les tourments du désir avec une langueur étonnamment statique. On l’a connue plus inspirée. Son film n’est pas désagréable à regarder, cependant le malaise et la réalité grinçante qu’on attendait ont soudain disparus, comme si la réalisatrice, paralysée par le film de Siegel, n’arrivait pas à sortir d’une adaptation sage et appliquée.
OneA
OneA

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 septembre 2020
L'excitation de retrouver un excellent casting avec certaines des meilleurs actrices de leurs générations et le badboy en titre du cinéma hollywoodien est bien vite refroidi par une mise en scène trop fade; on aurait apprécié ressentir la palette des sentiments des personnages, le jeux amoureux, la jalousie, le désir, la manipulation sont trop peu exploités. Une belle photo des extérieurs mais les plans intérieurs de nuit sont trop sombre. Quel dommage.
NinaMyers
NinaMyers

18 abonnés 241 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 août 2020
Très différent du film précédent. Beaucoup plus sensuel, personnage masculin plus fragile. Le film a souffert de la comparaison, dommage
Gérard Delteil
Gérard Delteil

256 abonnés 2 059 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 août 2020
La médiocrité du film de Sophia Coppola saute aux yeux si on compare celui-ci au film de Don Siegel. Quelle idée de faire un remake quand on n'a rien à dire de nouveau sur un sujet ? Il aurait pu être intéressant de développer la confrontation entre un soldat yankee pauvre, issu de l'immigration irlandaise, et des femmes de la bourgeoisie du Sud pétries d'idées racistes et réactionnaires. Mais le thème n'est même pas effleuré. Les caractères des personnages ne sont pas développés, ni les relations du soldat avec chacune des femmes. Il en résulte un film fade et ennuyeux que ses belles images éclairées à la bougie ne peuvent sauver. Sophia Coppola apparait une fois de plus comme la cinéaste du vide et du superficiel.
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 juin 2020
On n'y voit rien. Surtout, n'ayez pas la lumineuse idée (c'est le cas de le dire) de regarder Les Proies dans une pièce normalement éclairée, sinon vous êtes bon pour pousser à fond la luminosité de votre téléviseur, ou pour plisser les yeux et commenter les actions aux plus âgés qui profitent d'un écran noir depuis une heure... Sofia Coppola aime la vraisemblance, et si ses héroïnes s'éclairent à la bougie maladive, alors allons-y pour les devinettes de ce qu'il se passe en scènes de nuit. On profite donc mal de ce beau casting qui réunit Nicole Kidman et Colin Farrel, secondés par Kristen Dunst, et de l'intrigue d'amour-répulsion intéressante entre les filles et le soldat ennemi blessé. Le final est bien fade après une montée en puissance réussie jusque-là, mais les scènes de jour permettent d'admirer les beaux costumes et les décors soignés. Précisons que Les Proies n'est pas un remake de la version de 1971 (avec Clint Eastwood) mais une nouvelle adaptation du roman éponyme de Culligan, et il souffre beaucoup de la comparaison. Dommage pour les efforts techniques de Sofia Coppola et le beau casting, mais en éclairant tout à la bougie maladive, ce film sera le meilleur ami de votre opticien.
Roub E.

1 307 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 mai 2020
Faire un remake du film de Don Siegle était un sacré défi ce dernier n’ayant pas spécialement vieilli. En tentant l’expérience Sofia Coppola se prend les pieds dans le tapis. Son film est dénué de toute la tension et la perversité qu’il y avait dans l’original et du coup ce remake s’avère n’avoir aucune saveur. Colin Farrell soufre terriblement de la comparaison avec Eastwood, du côté des actrices Kristen Dunst s’en sort bien, mais rien d’extraordinaire non plus. La seule chose que je retiendrais c’est une très belle photo, un jeu sur la lumière dans un crépuscule quasi permanent une belle utilisation des décors, mais pas de quoi en faire un remake vraiment intéressant .
H2G
H2G

8 abonnés 25 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 mai 2020
Les décors et les costumes sont sublimes. Nicole Kidman est charismatique, Kirsten Dunst intrigante et Elle Fanning envoûtante. Néanmoins, l'atmosphère ne prend pas. L'intrigue n'y suffit pas. C'est lent. C'est long.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 16 mars 2020
Que dire ? Que penser ? Commençons par la photo : douce, poétique pour les extérieurs, douce et obscure en ombres chinoises pour les intérieurs ! Ce n'est pas un compliment ! Le reste : du rien, un film à rien, un remake inutile qui n’apporte rien, amputé d’intensité, de tension, de charge érotique. Eh ! C’est Sophia Coppola ! C’est sa vision ! « Les proies » vu par une femme. C’est son point de vue. Entendu, je respecte sa démarche artistique mais elle ne me convient pas car rien ne fonctionne à part la photo, et encore ! Elle n’a rien de sensationnelle. Elle lorgne du côté carte postale de luxe, et encore ! Certes, je suis sous influence Siegel/Eastwood mais quand même je suis persuadé qu’une Kathryn Bigelow ou encore une Jane Campion auraient traité le remake avec plus d’aspérité, plus de rusticité, plus de profondeur, plus de tension érotique, plus d’épices, plus de venimosité que cet acidulé insipide signé Sophia Coppola. C’est quoi ce film ? Une parodie ? Un exercice de style à la Hamilton du pauvre pour élève en fin d’année dans un atelier de cinéma ?! Un film inutilement délicat. Tout est fade, chichiteux jusqu’aux jeux des acteurs. Le caporal joué par Clint Eastwood était un loup dans une bergerie, tout dans son interprétation à travers ses silences, ses regards, ses sourires respiraient la manipulation et le désir ; de la petite Amy (Remaquable Pamelyn Ferdin) à Carol en passant par miss Farnworth (Merveilleuse Géraldine Page) et Edwina toutes transpiraient la jalousie, la frustration et le désir. Oui, « Les proies » de Don Siegel n’étaient pas qu’une lecture à sens unique masculine, le récit concernait aussi les femmes. Mine de rien, un film plus féministe que celui de Coppola. L’acteur Clint Eastwood a prouvé l’étendu de tout son talent en acceptant d’interpréter un personnage homme-objet, malmené par quelques femmes de caractère. Ce qu’on ne retrouve pas chez Coppola. Cela semble surfait, artificiel. D’accord, « Les « proies » de Don Siegel a été un échec commercial, mais au fil du temps, il s’est inscrit comme une des oeuvres majeures du cinéma. « Fuyez ce désastre et revoyez plutôt le joyau noir de Siegel. » nous écrit les Cahiers du Cinéma ; mieux : « Film creux, incapable de retranscrire la perversité du texte qu'il adapte ou de dupliquer l'audace du film dont il est le remake, "Les Proies" est la proposition la plus faible et désincarnée de Sofia Coppola », selon Ecran Large. C’est ça : désincarné ! « Les proies » version Sophia Coppola : des jeunes filles caressant un édredon de soie avec le revers de la mains sans risquer de le froisser ! Désastreux !
Jaafar I.
Jaafar I.

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2,0
Publiée le 24 décembre 2019
D'un chiant !
ok la photographie est belle mais quoi ça ne suffit pas à faire un film. Colin Farrell on ne peut plus falot surtout quand on a vu l'original avec C.Eastwood, N.Kidman qu'on croirait tout droit sorti d'un épisode de Desperate housewives, gast, quel ennuis.
riverainpsy
riverainpsy

44 abonnés 433 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 novembre 2021
Sofia Coppola connaît son affaire en terme de photographie, décor , costumes etc... Ok , mais pourquoi ce remake , copie assez plate du pur chef d'oeuvre de Don Siegel ? Nicole Kidman, Kirsten Dunst , Colin Farrell ont du métier ; trop sans doute ici . L'original gardait une tension permanente, était porté par d'excellents interprètes , réellement habités . La réalisatrice répète à l'envie avoir voulu porter un regard féminin sur un film d'hommes et analyser les dynamiques de ce groupe de femmes . Prétention bien inutile car , non , l'original ne se focalise pas sur le point de vue du soldat , bien au contraire , et analyse de façon bien moins expédié les ressorts de cette communauté . Un film dispensable ; il est toujours dangereux de vouloir copier un film parfait .
Marc L.
Marc L.

68 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 mai 2019
Médiatiquement, Sofia Coppola ne s’est jamais vraiment remise des ‘Virgin suicides’, son hold-up fondateur sur le cinéma américain qui avait fait taire séance tenante toute critique à l’égard de son statut de “fille de�. Depuis, elle a poursuivi une carrière plutôt intéressante, sans jamais retrouver l’éclat de son galop d’essai. Là voici aux commandes d’un film en costumes d’époque où le contexte historique ne joue pas le moindre rôle : au cours de la guerre de sécession, un soldat yankee blessé est recueilli dans un pensionnat de jeunes filles sudistes, qui décident, par charité chrétienne, de le soigner plutôt que de le livrer à l’armée confédérée. Parce qu’elles vivaient en vase clos depuis des mois, l’horizon fermé par la guerre et le puritanisme, l’arrivée de cet intrus, peu importe sa double nature d’ennemi et d’infirme, va bouleverser l’équilibre délicat qui régissait ce microcosme féminin, susciter la curiosité, l’instinct maternant et le besoin d’altérité mais aussi réveiller les sensualités en sommeil et les ambitions longtemps tues. Fidèle à l’esthétique chère à la réalisatrice, ‘Les proies’ offre l’image d’une oeuvre vaporeuse et introspective, toute en non-verbalisation de ce qui agite les âmes et les coeurs, qui déroule son scénario comme en apesanteur et si ce dernier n’en recèle pas moins une légère notion de suspense, sa facture Thriller n’en reste pas moins lente et contemplative, à l’image de tout ce qui constitue le film. Il y avait déjà eu, en 1971, une adaptation de ce roman de Thomas Cullinan, réalisée par Don Siegel et avec rien moins que Clint Eastwood en vedette. Le film de Sofia Coppola n’est pas un remake de ce dernier mais un nouveau regard porté sur le livre, qui témoigne en filigrane de l’évolution des normes du cinéma américain. Alors que le déroulement des opérations est à peu près similaire, Colin Farrell se la joue nettement moins “mâle alpha� que Clint Eastwood...en tout cas, les manipulations auxquelles se livre son personnage semblent moins dictées par l’arrogance et la certitude de son statut de dominant que par l’angoisse liée à son infirmité et son instinct de survie. La nouvelle adaptation fait l’impasse sur les aspects les plus discutables et brutaux du récit, préférant se concentrer sur son message d’empowerment féminin. Surtout, alors que le premier offrait un regard d’homme sur un monde de femmes, celui-ci renverse le point de vue et observe la dégradation du climat du pensionnat du point de vue des femmes, au point de faire du soldat, pourtant de toutes les scènes, un accessoire secondaire du scénario.
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