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Requiemovies
240 abonnés
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3,5
Publiée le 7 juin 2017
(...) Au-delà de cet ensemble, Doug Liman conduit son film sur les pas du thriller plutôt bien tenu. Comme chaque film qui a pour sujet principal les snipers, l’aspect technique est bien appuyé et apporte une touche réaliste à l’ensemble, on sent qu’un conseiller technique est d’ailleurs venu prêter main forte durant la réalisation du film. En résulte le sentiment d’une certaine véracité dans le jeu du chat et de la souris qui se déroule devant nos yeux, évitant ainsi une grande partie des stéréotypes du film de guerre. Ici le héros est démystifié et rendu à son plus simple apparat de soldat, d’être humain où les traumas de la guerre sont autant physiques que psychologiques, sur le terrain comme post conflit. Pour ça, une idée brillante du script, qu’on ne spoilera pas, vient donner un relief intéressant à l’histoire (qui ramène cependant plus le film à l’état de fiction sur ce point) et renvoie tout le monde à ses propres contradictions de soldats qui agissent sous l’ordre d’hommes en uniformes, derrière leurs bureaux à des millions de kilomètres des lieux de massacres. Intéressant dans la démonstration que Doug Liman tente d’aborder, sans pleinement y réussir hélas. La faute à un trop plein d’idées et/ou de mauvais hasards, détails sur lesquels on peut facilement passer cependant. Reste le casting, évidemment nous sommes surpris de voir John Cena, peu présent à l’écran, dans ce genre de film, habitué à la série B désastreuse, qui ne démontre pas ici que ce franchissement de frontière était nécessaire. L’inverse d’Aaron Taylor-Johnson qu’on trouve de plus en plus intéressant et bien trop peu en vue ces derniers temps (contrairement à d’autres) qui semble cacher un panel de jeu très intéressant. Doug Liman fait donc de « The Wall » un film très efficace, plein d’énergie et d’idées qui si il ne résiste probablement pas au fait d’être vu et revu, l’effet de surprise passé, et reste plus cinématographique que réaliste, s’avère un thriller intelligent rapidement exécuté, avec la satisfaction de faire simple et original.
Il est difficile de raconter ce film sans dévoiler les ressorts qui tendent un récit entre « Démineurs » et « No man’s land », sur lequel deux ennemis s’affrontent verbalement. Le sniper irakien connaît la position de son vis-à-vis qui pensait pouvoir profiter d’un mur afin de se protéger des balles. Elles prennent ici la forme d’aveux et de confessions sur un conflit qui paraissait fini et que les deux hommes poursuivent dans une quête quasi personnelle. Le scénario habilement ficelé de Dwain Worrell réserve des surprises et des rebondissements dans ce huis clos au grand air où Aaron Taylor-Johnson, de tous les plans, offre une stature impressionnante face aux coups de boutoir d’une voix posée et inquiétante. C’est Laith Nakli qui la joue, elle aussi très expressive dans son réquisitoire anti-américain dont le summum sera un final aussi prenant que l’ouverture était glaçante. Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Planqué derrière un mur on échange des pruneaux. Car trouer la paillasse est notre beau métier. Un combat sans merci qui ne fait pas d'quartier. Aux imbéciles heureux tombés dans le panneau. Les héros sont légions, la connerie s'en abreuve. Loués pour leur courage au service des puissants. Dont les intérêts crasses valent bien un peu de sang. En échange de médailles qu'on cloquera sur leurs veuves. Faut-il pour autant dénier aux cinéastes. Le choix de leurs sujets fut-il motivé. Par une servitude vile, un besoin attisé. De nos envies malsaines et nos passions néfastes. J'ai quant à moi choisi et puis dire sans ambages. Qu'un tel film chez moi ne franchira pas le seuil. Et s'il fallait d'un mot qualifier ce naufrage. Je foncerais aux toilettes en tartiner des feuilles.
Un bon thriller se déroulant dans le désert Irakien avec deux GI cerné par un Sniper non identifié qui veut leur faire la peau tout en jouant avec eux. S'en suit ensuite un échange radio entre un des GI et le sniper en question qui joue avec nos nerfs surtout que la réalisation à choisi de s'orienter sur le réalisme et sur l'immersion ce qui est un bon choix de mon point de vue,on assiste à la survie de ces GI minutes par minutes comme si on y était,mais ce choix pourra frustrer une certaine partie du public qui était venu chercher de l'action.Il y a un véritable aspect psychologique et même politique dans la conversation entres le Gi et le sniper qui est très intéressant.Par contre gros bémol sur la fin qui ma vraiment déçu.spoiler: Le coup des deux hélicoptères qui se font neutralisé par le sniper au 7,62 mm en vol c'est très gros voir même impossible et rentre en contradiction avec la ligne réaliste du scénario.Alors je veux bien qu'on veuille faire une suite et j'irais surement la voire, mais de cette manière la... Donc voila c'est clairement la fin qui me fait baisser ma note car ce film m'a emballé dans l'ensemble et je conseille d'aller quand même le voir.3,5/5
Un bon film que cet étrange huis clos exterieur. Mais c'est suffisamment captivant pour nous tenir en haleine. Les ressorts de la dramaturgie sont là. A souligner l’extrême faiblesse de l'être humain dans la solitude. Belle réalisation.
Film ou Pièce de Théatre ? Ce huit-clos est à regarder comme une histoire sur la philosophie de la guerre et la qualification de certains soldats. Guerriers ou Terroristes ? Je trouve le cinéma Américain courageux d'avoir abordé un thème aussi sensible et qui peut mener à de longs débats. A ne pas voir comme un film de guerre, mais comme un film qui nous questionne.
Le jeu du chat et de la souris ! Bien connu pour ses blockbusters hollywoodiens, Doug Liman (La mémoire dans la peau) revient avec un petit film indépendant, tourné en 16mm et en 14 jours ! Cela fait du bien de voir le cinéaste retourner à des essais à faible budget en offrant autre chose. Il aborde une guerre intime, tangible avec un ennemi invisible contrairement à son ancienne super-production de science fiction - Edge of Tomorrow. Dans The Wall, on parle de deux soldats américains qui sont pris pour cible par un sniper irakien. Seul un mur les sépare... C'est bel et bien un film de survie ! Tout peut arriver à chaque instant. La preuve : spoiler: ce fantôme sniper doté d'une voix menaçante est capable de communiquer à la radio... Et le chaos aura le dernier mot ! Un peu comme dans l'excellent Buried. De l'humour noir mais pas trop, le film de Liman s’apparente à une œuvre d'épouvante qu'à un drame de guerre typique. Le suspense de The Wall demeure efficace, mais plutôt limité car le temps peut paraître à certains moments longs spoiler: - les dialogues entre le héros et l'ennemi - et il est vrai que l'action s'avère peu présente mais celle-ci est prenante quand elle surgit ! Une tension est ancrée dans ce court long-métrage aux rebondissements habiles spoiler: - la finale se transforme en un retournement de situation - encore plus jouissif que celle dans Split de Shyamalan, qui remet les pendules à l'heure. Brillante ! Le sable et la chaleur sont ici des ennemis incontrôlables, des éléments narratifs choisis judicieusement pour montrer le rapport entre la nature et l'Homme. Il y a aussi d'autres éléments : spoiler: l'eau qui manque à l'appel ou encore la radio brisée. La réalisation s'avère de bonne facture avec ces quelques plans intelligents... The Wall a des airs avec Beyond the Reach (Michael Douglas au casting) dans lequel l'ennemi surveille son adversaire ! Un petit casting avec en tête l'acteur de Kick-Ass à savoir Aaron Taylor-Johnson qui offre une honnête prestation dans la peau de ce soldat prêt à tout pour se sortir de cette galère... A noter que sa voix VF est nettement meilleure (celle dans les Kick-Ass) que celle dans Avengers 2. John Cena spoiler: parle peu et agit peu, c'est pratiquement un figurant ! Donc, The Wall est un résultat appréciable. Il semble s'adresser surtout aux fans de stratégies de combat. Comme quoi la guerre est imprévisible... Le réalisateur reviendra très vite en fin d'année dans un biopic s'inspirant de la vie de Barry Seal nommé American Made avec une énième collaboration de l'acteur Tom Cruise.