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Film tout à fait passionnant de bout en bout. Les acteurs jouent remarquablement bien. La réalisation est fine et subtile. Je peux comprendre effectivement pourquoi ce film irrite un partie qui essaie de faire peau neuve et qui tente de faire oublier de qu'il,est vraiment : un parti nationaliste d'extrême droite. Un film très instructif donc. Ne vous laisser pas berner par ceux qui ont dénigrer le film en mettant une mauvaise critique : on sait pourquoi, et le film est là pour les moucher.
Un film sincère très bien documenté et qui fait réfléchir en cette période mouvementée. Excellents comédiens. On ne peut pas enlever au cinéma son droit d'expression.
Bravo, bravo, bravo.
Enfin un film qui nous explique ce qui se passe en France. Ce film colle très bien à la réalité sans jamais plonger dans la caricature.
Enfin un film qui nous explique ce qui se passe en France. Ce film colle très bien à la réalité sans jamais plonger dans la caricature.
Un film à la fois politique et social intéressant et bien interprété mais inégal à cause d'un sujet maladroitement dédoublé.
Une critique plus détaillée et d'autres sur
Une critique plus détaillée et d'autres sur
« Quand on mange à la table du diable, il faut une grande cuillère », ce proverbe sied parfaitement au film de Lucas Belvaux. Les films sur l’extrême droite française contemporaine sont rares. Le film de Lucas Belvaux, on peut le voir dans beaucoup de salle et ce serait dommage de s’en priver car c’est un film réussi, intelligent, bien scénarisé, bien interprété et qui appuie là où ça fait mal, pour peu qu’on veuille appuyer évidemment. Techniquement il n’y a rien à redire, sinon à la marge. Son film est dense, il y a des scènes fortes, certaines mêmes assez violentes (mais sans complaisance et sans en faire trop) d’autres moins mais je n’ai pas ressenti le moindre trou d’air dans son long métrage, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde, de la première image jusqu’à la dernière scène. Il arrête son film exactement sur la scène qu’il faut (scène très importante et très forte), son film est aboutit, carré, maîtrisé. Emilie Dequenne incarne Pauline, elle est immédiatement attachante et le restera, même quand elle tiendra un discours « limite », même quand elle en viendra à utiliser elle aussi ces éléments de langages si éculés (mais tellement efficace dans le genre « prêt-à-penser » !), même quand elle se fourvoiera auprès de gens peu fréquentables. Le film lui doit beaucoup, grâce à elle et à la façon dont elle donne corps à cette mère célibataire passionnée par son métier et humaniste, le film ne deviendra jamais manichéen. Guillaume Gouix, apporte beaucoup à « Chez Nous » et de la même manière : il est charmant (craquant même) et il est vénéneux. Ce type, qui commet des horreurs avec ses copains identitaires flamands, qui a fait le salut nazi dans sa jeunesse, qui a un passé (et un présent) sulfureux qui pourrait lui valoir de la prison bien méritée, il ne sera jamais aux yeux du spectateur entièrement détestable. Guillaume Gouix est un acteur discret mais qu’on commence à voir dans des premiers rôles et qui ira loin s’il continue à suivre cette voie, il a beaucoup de talent. Dussolier et Jacob sont très bien aussi, le premier parait respectable mais il ne faudrait pas trop gratter pour trouver de la m..., la seconde à parfaitement intégré la gestuelle et la rhétorique de celle qu’elle représente. Oui parce que c’est un film à clef mais les clefs ne sont pas très difficiles identifier : on comprend tout de suite et sans aucune ambigüité qui est qui,sans l’avoir vu. « Chez Nous » n’est pas un film militant, c’est un film engagé : il est moins manichéen que certains voudraient le faire croire. Il est là pour dépeindre sans fard une réalité cynique, la réalité d’un parti en quête de respectabilité qui enrôle des têtes de listes comme on fait un casting, qui dispense des leçons pour « bien faire campagne » (la scène est courte mais elle est très percutante), qui n’a pas peur de cracher sur les élites dans les discours mais qui compte sur les énarques de ses rangs pour gouverner en sous-mains, un parti au passé sulfureux qui n’a pas changé sur le fond, mais seulement sur la forme. « Chez Nous » met la lumière sur les contradictions de l’extrême droite française de 2017. Ce n’est pas difficile, il suffit de regarder un tout petit peu : les discours se contredisent, les actes contreviennent aux discours, mais pour ça il faut avoir envie de regarder. « Chez Nous » met en scène deux jeunes femmes du même âge, de la même condition et qui semblent suivre un parcours similaire : Pauline qui devient tête de liste alors qu’elle n’a pas, au fond, les convictions du « Bloc Patriotique », et son amie Nathalie. Ce personnage est intéressant, professeur, elle a toujours eu en elle ces idées extrêmes et elle les exprime enfin, elle s’en libère comme si elle s’était autocensurée aux yeux de tous pendant des années, y compris aux yeux de ses proches. Il y en a combien, des Nathalie décomplexées aujourd’hui, sur Facebook et ailleurs ? On aurait presque eu envie que le film s’appesantisse un petit peu plus sur elle, tant il y aurait eu des choses à dire. Belvaux distille aussi, tout au long de « Chez Nous » une petite musique de fond qui pose une atmosphère, c’est BFM que papa écoute en boucle et qui distille le peur du terrorisme, c’est Zemmour qu’on entend sur RTL en conduisant, c’est Patrick Sébastien qui chante un « truc » (parce que je m’en voudrais de qualifier ça de chanson !) bien vulgaire et démago. C’est là, en arrière fond, tout au long du film, ce n’est jamais exploité comme tel mais c’est là, ça pose une atmosphère, comme un parfum dans l’air, un peu faisandé, un peu rance mais qu’on ne sent plus parce qu’on y a été habitué. Même si on peut trouver que c’est fait sans subtilité, c’est une réalité, il suffit de renifler un peu. Mais evidemment encore faut-il avoir envie de renifler… Allez voir « Chez Nous » n’est pas un acte militant, c’est aller voir un bon film intelligent et pertinent comme le cinéma français n’en produit pas (assez) souvent.
Un film fort, porté par des acteurs incroyables (Emilie Dequenne, Dussolier, ...), et qui par sa crédibilité (Belvaux à la real), fait bien froid dans le dos. Le FN est là un parti qui a changé de nom pour dediaboliser son image mais dès que la 2ème partie gratte le vernis, elle decouvre la peste brune, la bête immonde et fasciste, tapie dans l'ombre et qui attend enfin le grand soir : que ces électeurs à qui Mme Lepez et ses sbires caressent dans le sens du poil depuis des années portent son parti au pouvoir. L'enfer pour bientôt !
Un très bon film qui fait réfléchir sur les méthodes et les discours de bascule qui peuvent transformer des gens apparemment normaux en boules de haine, proclamant "on est chez nous". Ce qui rappelle un épisode peu glorieux, sanglant et terrible d'il y a 70 ans, quand les fachos ne se battaient pas pour rendre la France aux Français mais pour la tendre toute crue aux Allemands... et s'en foutre plein les fouilles au passage.
Un très bon film qui fait réfléchir sur les méthodes et les discours de bascule qui peuvent transformer des gens apparemment normaux en boules de haine, proclamant "on est chez nous". Ce qui rappelle un épisode peu glorieux, sanglant et terrible d'il y a 70 ans, quand les fachos ne se battaient pas pour rendre la France aux Français mais pour la tendre toute crue aux Allemands... et s'en foutre plein les fouilles au passage.
Lucas Belvaux signe ici un film sur l'extrême droite en France dans le Pas De Calais inspiré de la ville d'Hénin-Beaumont. Emilie Dequenne y est une jeune maman célibataire, infirmière à domicile, qui va se retrouver propulsée "tête de gondole" pour l'élection à la mairie de sa ville. Dans l'ensemble, le film n'apporte pas grand chose de nouveau sur le parti et ses adhérents. Il y a quand même certaines scènes intéressantes comme lorsque Pauline annonce à son père, communiste dans l'âme, qu'elle va rejoindre le mouvement. Guillaume Gouix, ancien "gros bras" du parti et vivant une histoire avec la candidate apporte un petit plus au scénario
spoiler:
avant une fin bâclée à la sortie du stade
. Bref, une fiction qui ne vaut pas un reportage approfondi dans les arcanes de la politique française. Une déception.
. Bref, une fiction qui ne vaut pas un reportage approfondi dans les arcanes de la politique française. Une déception.
Il y a cette France du Pas de Calais où vivent des gens simples, heureux, en famille, les filles allant à la danse et les garçons au foot. Il y a aussi cette autre France, tout aussi présente, celle des petites gens qui écoutent et chantent Patrick Sébastien, qui pensent que le mal vient des autres, a fortiori ces autres étrangers, et qui se laissent dominer par une pensée fasciste et raciste. "Chez nous" raconte cette France-là. Le film raconte aussi l'envers effroyable d'un parti qui, derrière les belles paroles, cache une vaste propagande, construite sur le rejet, et des réseaux intérieurs que les valeurs de violence, d'intolérance et de haine pétrissent. L'élue nationale, qui a ses appartements à Neuilly sur Seine, face Tour Eiffel, ressemble à une autre, tristement connue, blonde comme elle, sournoise et manipulatrice, et son adjoint, brun et intelligent, ressemble à un de ses proches aussi. "Chez nous" est manifestement bien documenté. Le réalisateur cherche à dénoncer. Il y a va avec détermination, sans compromis. C'est ce qui manque au film. Si l'on est prêt à croire à cette terrible mascarade politique, on aurait préféré un peu de nuance, car pour les plus convaincus des spectateurs par cette idéologie haineuse, le film comporte le risque de les y conforter. Après le léger et délicat "Pas son genre", Lucas Belvaux s'intéresse de nouveau aux terres du Nord pour se plonger dans un sujet d'actualité. Cela ressemble à un beau téléfilm. En tous les cas, c'est un tremblement pour nos consciences endormies à quelques semaines des élections.
Il n'est pas réjouissant d'avoir ainsi besoin de la fiction pour essayé de faire comprendre aux gens, le piège et la bêtise et de la haine d'autrui.
Lucas Belvaux à dans ce film eu l'intelligence de traiter le problème de la monté de l'extrémisme en dépeignant la vie de cette France abandonnée.
Pour la majorité, ces personnages sont des humains pour lesquels on éprouve une empathie où l'on cherche à les comprendre... c'est ce qui est à la fois dérangeant et brillant dans ce film.
Bravo donc pour avoir réussi à dénoncer un sujet sur une dérive grave, sans avoir caricaturé en monstres toutes ces personnes perdu dans leurs rancoeurs.
Lucas Belvaux à dans ce film eu l'intelligence de traiter le problème de la monté de l'extrémisme en dépeignant la vie de cette France abandonnée.
Pour la majorité, ces personnages sont des humains pour lesquels on éprouve une empathie où l'on cherche à les comprendre... c'est ce qui est à la fois dérangeant et brillant dans ce film.
Bravo donc pour avoir réussi à dénoncer un sujet sur une dérive grave, sans avoir caricaturé en monstres toutes ces personnes perdu dans leurs rancoeurs.
Film excellent, intelligent, très juste. courez y, ne serait ce que pour le jeu d acteur de Dussolier, assez incroyable dans son rôle de manipulateur averti.
Très bon film. Et tous jouent très bien, très crédibles dans leurs rôles : Emilie DEQUENNE, Catherine JACOB, Anne MARIVIN, Cyril DESCOURS, Patrick DESCAMPS et évidemment André DUSSOLIER. Le scénario du film a fait dans le simple : la description de la réalité, c'est-à-dire tout une partie de la population qui, dégoûtée de "la politique", a oublié ce qu'est l'extrême droite. Le personnage joué par André DUSSOLIER met les points sur les "i" au militant nazi joué par Guillaume GOUIX : on n'a mis que des costumes et des cravates, c'est pas si compliqué... Merci pour ce film. Foncez y.
Plongée salutaire au sein de la fachosphère, Chez nous fait le constat de la conquête progressive des idées du Front National auprès des classes populaires, séduites par un discours populiste qui n’entretient pourtant que peu de rapports avec la réalité d’un parti politique qui a toujours été élitiste. Le cinéaste montre comment le parti opère un toilettage formel afin de séduire le plus grand nombre pour parvenir au pouvoir. Il montre aussi les liens – pas toujours assumés – avec des groupuscules activistes aux méthodes douteuses. Bien entendu, le cinéaste aurait pu faire le même film en se penchant sur les extrémistes de gauche, mais le danger actuel vient plutôt de l’extrême droite. Le film est donc un pamphlet qui s’attaque directement à ce phénomène qui touche la plupart des pays européens et même les Etats-Unis depuis l’accession au pouvoir de Donald Trump. Le film est bien construit, plutôt efficace, parfois un peu trop réducteur, mais il était difficile d’aborder un tel sujet en cette période. Il est suffisamment rare de voir un film politique en France qu’il faut en profiter, d’autant que les acteurs sont tous excellents. Une vraie réussite qui devrait ouvrir le débat par-delà ses simplifications.
Lucas Belvaux donne à voir un peu du nord français avec beaucoup de justesse. Paysages et personnages. Un film intelligent.
Deux façons de chanter la Marseillaise. Une positive: encourager son équipe au stade, en famille (scène joyeuse). Une négative: rejet des "impurs", en meeting d'extrême droite, en s'abandonnant à un patriotisme exacerbé par une politicienne démagogue (scène douloureuse, qui brûle le ventre et fait honte).
Notre hymne est à l'image du peuple français : passionné, tourmenté, hébergeant une forme de brutalité, capable de belles choses comme des pires.
Notre hymne est à l'image du peuple français : passionné, tourmenté, hébergeant une forme de brutalité, capable de belles choses comme des pires.
Tous les habitant du Nord (et les autres) reconnaitront dans ce film le travail de documentation. Ce film décrit sans la propagande des dirigeants politiques actuels la réalité politique de terrain. Ce film est le meilleur de sa catégorie. Le jeu des acteurs est top et les personnes crédibles. Aucune hésitation à avoir. Il faut voir ce film.
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