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Un visiteur
2,5
Publiée le 19 juillet 2018
Si à la réalisation on apprécie toujours certaines idées de Reitman, et si l'ode à la maternité est bien tenue, le scénario se révèle un peu trop factice pour qu'on apprécie véritablement le propos.
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3,5
Publiée le 17 juillet 2018
Sept ans après "Young Adult", Jason Reitman, Diablo Cody et Charlize Theron se retrouvent pour une nouvelle comédie dramatique sur une femme qui exprime son mal-être de façon étonnante. Alors que Mavis vivait une crise existentielle dans le film avec Patrick Wilson, Charlize Theron incarne ici une femme qui souffre d’une dépression post-partum. S'il s'agit des mêmes personnes qui ont fait ces deux films, il y a une énorme différence entre les deux et celui-ci est bien plus réussi. Ce film est moins cliché et beaucoup plus subtil dans le traitement de ce thème. Avec tendresse et douceur, le réalisateur dresse le portrait d'une femme au bord de l'épuisement qui va peu à peu retrouver goût à la vie avec l'aide de la pétillante Tully. Les deux actrices sont superbes, mais Charlize Theron, qui a pris une vingtaine de kilos pour le rôle, est absolument merveilleuse et très touchante. "Tully" est un vrai beau drame, un film à la fois léger et émouvant qui surprend comme en témoigne ce superbe final qui donne une autre dimension et encore plus de profondeur à cette histoire
C'est la question de l'épuisement maternel (et donc féminin) qui m'intéressait dans ce film. J'y ai trouvé aussi comment un enfant dit "particulier" ou plus exactement qualifié de "singulier" peut présenter des troubles autistiques sans que cela soit nommé. On observe que la pseudo tolérance à la différence en milieu scolaire a ses limites. Si en France, les AVS sont rétribué.e.s par la collectivité, aux Etats-Unis, ce sont les particuliers, qui doivent s'en charger. Le modèle français d'accès aux soins, à l'éducation est certes coûteux pour la collectivité, mais gardons -nous bien de vouloir faire des économies dans ces domaines, nous le paierions très cher. Ce n'est pas le propos central du film, qui nous présente une "nounou de nuit", concept destiné à restaurer les capacités maternelles d'une mère épuisée. Cette drôle de fée du logis va faire preuve d'inventivité dans tous les domaines. Elle est jeune, belle, désirable, dévouée. C'est le frère fortuné, qui finance cette "prestation". Une intervention à domicile, durant laquelle la parole circule librement, les questions sont abordées avec une grande liberté de dialogue impulsée par la "fée", sorte de Mary Poppins. Le couple parental s'aime, mais n'a plus de place pour une vie amoureuse. Nous apprendrons incidemment que la seconde grossesse de Marlo, la mère épuisée, avait été l'occasion d'un effondrement dépressif. Le fils né à cette occasion pourrait bien en être le symptôme vivant. C'est peut-être sous cet angle, qu'il faudrait envisager la prise en charge de cet enfant "singulier". Cela aurait pu s'appeler une "thérapie mère enfant". C'est peut-être ainsi qu'il faut envisager l'intervention de Tully...
Voir Jason Reitman et Diablo Cody réunis, le premier en tant que réalisateur la seconde en tant que scénariste, 10 ans après « Juno » m’excitait et « Tully » s’est révélé à la hauteur de mes espérances. On sent que le duo Reitman/Cody est animé d’une véritable sincérité dans leur démarche, ils aiment ce personnage et portent sur lui un regard bienveillant empli d’humanisme. Là où beaucoup seraient tombés dans un sentimentalisme mièvre et moralisateur, les deux artistes impressionnent par leur simplicité et leur sobriété. Le regard qu’ils portent sur la maternité et la vie en générale est très touchant et permet au film de créer une émotion sincère qui s’empare du spectateur. Il importe peu que le retournement final se devine au kilomètre et que le film fasse parfois preuve de maladresse, le geste est là et l’on s’attache immédiatement à cette mère ordinaire interprétée par une Charlize Theron en état de grâce.
Un film qui se laisse regarder, mais moins abouti selon moi que "Young Adult" du même duo scénariste/réalisteur. En témoigne un perso principal (le mari) écrit à la serpe, mais surtout, ce twist final trop appuyé et assez mal géré, qui, rétrospectivement, ne marche pas trop... A découvrir sans plus. Notamment pour la prestation de Charlize Theron, qui ne ménage pas ses efforts et ses rondeurs !
Depuis young adult , je suis ps déçue ! Cette histoire est déprimante mais c’est le genre de film que l’on oublie pas et sspoiler: spoiler: urtout qui spoiler: méritespoiler: une deuxième vision !spoiler:
Charlize Theron livre encore un très beau jeu pour ce film, dans un rôle de mère de famille débordée si loin de l'image qu'elle véhicule. Toutes les femmes se retrouveront dans ce film touchant, emprunt d'humour et peut-être dérangeant, à l'heure où la maternité serait la réalisation ultime des femmes.
Sur un sujet qui aurait pu paraître banal les dialogues plein de finesse ,e un duo d actrice formidable et une fn quii surprend font un film intéressant et plein d emotions
Un film qui donne plus que jamais envie de vivre ! Inattendu et bouleversant. Le casting est parfait, la mise en scène et l’image sont remarquables. Il est rare de sortir aussi enjoué d’une séance.
Contrairement à ce que certains laissent entendre le retournement de situation n’est pas si extraordinaire. C. Theron est parfaite mais on est dans un film psychologique et pas dans une histoire fantastique.
Réalisation extrêmement émouvante et juste sur un sujet qui va au delà du seul burn-out maternel. Une belle réflexion sur la maternité, la maturité, la vie...
Un beau film qui a le mérite de parler du rôle de mère tel qu’il est vraiment. Beaucoup de mères se sentiront concernées car on a toutes frôlé cette folie quand le manque de sommeil est trop important. La fin m’a énormément surprise !! Je ne m’y attendais pas du tout
J’avais laissé Charlise Theron en princesse sublime et mutilée dans l’excellent Mad Max, je la retrouve avec 22 kg de plus dans ce film qui représente un sujet jamais abordé : la période d’une parturiente entre les jours qui précèdent et les semaines qui suivent l’accouchement. Les femmes ayant eu des enfants s’y reconnaîtront pleinement : la fatigue, les montagnes de linge dont on ne voit jamais le bout, la difficulté à s’occuper des aînés, l’éviction sociale, l’épuisement…Le film met en lumière ce paradoxe qui plonge la femme dans la pleine maternité tout en montrant l’impossiblité d’être une mère exemplaire ( « une mère parfaite fait des cupcakes »). L’enkylosement est total , elle s’enfonce, se désociabilise, ne parvient pas à communiquer avec les autres sereinement. L’aide de Tully qui lui offre ses nuits, sa fraicheur, sa vitalité ne parvient pas à la sortir de cet enlisement. Car ce n’est pas que Marlo soit forcément dépassée physiquement, elle est dans l’impossibilité de sortir du tunnel, c’est la « charge mentale » qui est bien mise en évidence ici. On flirte en permanence avec la dépression, elle arrive, Marlo essaie par tous les moyens de la mettre à distance. Elle est en cela une héroïne du quotidien, vivant la tête sous l'eau, elle finira par regagner la surface. Il faudra alors attendre l'intervention du deus ex machina pour remettre les choses en place et surtout repositionner le mari au milieu de la maison. Un très beau portrait de femme.
Avec beaucoup de tendresse mais sans complaisance, Jason Reitman signe un très beau film sur la maternité avec, en prime, une belle surprise dans sa dernière ligne droite.
Il y a des films dont on se dit pendant des semaines:� Celui-là, je veux le voir�. Et puis les films qui se jouent à pile ou face, à un quart d’heure près... C’est le cas de celui-ci, c’était lui ou “Sicario�, autant dire rien à voir. Sauf qu’on “gagnait� un quart d’heure! ;) Alors Tully, c’est l’histoire d’une maman de deux enfants et demi, puis trois enfants entiers, au bord du burn out (enfin, un bon pied dedans déjà...) familial pour lequel on a de la tendresse, soit parce que ça vous évoque quelqu’un de cher, soit parce que vous avez connu! Et voilà qu’à cette malheureuse Charlize Theron (formidable dans le rôle pas du tout glamour mais hyperréaliste de la maman à bout) échoie une sorte de Mary Poppins pétulante et jolie en diable. Magique! D’autant plus que tout de suite, c’est le coup de foudre entre elles, à croire qu’elles vont partir ensemble tant leur amitié et leur complicité est sans limites. Marlo va même jusqu’à “faire cadeau� de Tully à son mari pour lui rappeler qu’il existe autre chose que les jeux vidéos. Bref, on est ravis pour elle, c’est comme si une fée Clochette exécutait chacun de ses souhaits, et finalement, ce récit très réaliste de la vie d’une jeune maman loin des clichés de “la belle maternité qui épanouit� est déjà un sacré hommage à la vie quotidienne de la plupart des mères. MAIS.... mais le film prend une autre dimension quasiment à la fin, un petit détail et tout bascule. Un film à tiroirs, c’est toujours cool, et celui-ci est très attachant, et on n’est pas sûrs d’avoir trouvé la bonne clé, donc, on y repense....c’est plutôt réussi, non?!