Tully
Note moyenne
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Freeze47
Freeze47

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3,5
Publiée le 1 juillet 2018
Belles interprétations des 2 actrices phares du film . Belles images aussi . Bref un film qui est à voir !
lhomme-grenouille

3 616 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 juillet 2018
Cela semble désormais acté : Jason Reitman et moi, ce n’est clairement plus ça. Il me semble à présent bien loin ce temps où j’appréciais la pertinence d’un bon vieux « Thank You For Smoking » ou d’un merveilleux « Juno ». Depuis qu’il a dépassé la trentaine, le pauvre semble s’être engouffré dans un tunnel dépressif dont il ne semble pas s’être sorti, et son cinéma non plus d’ailleurs. « In The Air », « Young Adult » ou bien encore « Last Days of Summer » : autant de films qui se posent comme des incantations de normalité ; des leçons de morale très démonstratives et un brin condescendantes. Alors vous pensez bien, quand j’ai vu sortir ce « Tully », avec – encore – Charlize Theron, j’ai d’abord freiné des quatre fers. Seulement voilà, on m’y a invité, et je me suis alors dit que c’était l’occasion de voir si le passage à la quarantaine réussissait davantage à l’ami Reitman… Bon bah en tout cas il ne m’a pas fallu longtemps pour obtenir ma réponse. Et cette réponse, c’est non. Mais clairement non. Pour le coup ce film est une parfaite continuité de ses films précédents. Là encore on se retrouve avec tout le décorum du film « indé », avec des acteurs et des lieux qui se veulent ancrés dans la réalité. Sans fard. Caméra à l’épaule. Le cadre passe son temps à donner cette impression qu’il cherche à capter une réalité du quotidien qui se déroule juste face à lui alors qu’en fait tout cela n’est qu’un agrégat d’artifices assez caricaturaux. Et pour être honnête, c’est vraiment ça qui me gonfle dans ce « Tully » : ça s’efforce d’adopter un style pour capter des détails et une subtilité de la réalité alors que le sujet mis en place n’a rien de subtil et de sensible. Moi, quand je vois les films de Jason Reitman – et en particulier ce « Tully » - j’ai l’impression que ce mec vient de découvrir la vie et qu’il se sent l’obligation de nous en faire une leçon. Dans « Tully », Jason nous montre qu’en fait, quand les femmes elles attendent un bébé, eh bah c’est pas si tout tout rose choupinou que ça ! En vrai, elles ont la peau du ventre qui se déforme. Elles ont mal au dos. Elles ont des vergetures. Elles doivent se mettre de la crème. Elles doivent tirer leur lait. Elles ne dorment pas très bien la nuit. Elles sont souvent dépassées par leurs enfants qui ne sont pas toujours si super gentils choupinous que ça… Du coup Reitman s’attarde là-dessus et s’étirent sur ces points comme si c’était des révélations et qu’il fallait vraiment qu’on comprenne l’ampleur du problème. Du coup, non seulement c’est très démonstratif et rigide, ce qui ne colle que moyennement avec ce style « donnons l’illusion de capter le quotidien au naturel », mais en plus de ça cela amène le film a être incroyablement long pour ce qu’il a à dire et montrer. Il a donc fallu compter presque une demi-heure d’exposition pour voir apparaitre la fameuse « Tully » qui est – excusez du peu – le personnage éponyme du film. Presque une demi-heure pour amener ton élément perturbateur ! C’est LONG. Surtout quand avant on vient de te brosser que des évidences ! Alors du coup est-ce que l’arrivée de ladite Tully change quelque-chose à la donne ? Eh bah à dire vrai, me concernant, oui et non. Oui parce qu’effectivement, l’histoire est enfin lancée. Non, parce que, dans les faits, on passe d’une exaspération à une autre. Avec Tully commence clairement un long spot de pub Herta comme Reitman a déjà été capable de nous en faire dans « Last Days of Summer ». Ce mec nous vend Tully comme un bon vieux plat rustique. « Pensez aux choses simples. Prenez une Tully, et votre vie deviendra un rayon de soleil. Vous sourirez. Vous deviendrez épanouie. Car la vie devient merveilleuse et parfaite à partir du moment où un sauveur vient nous rappeler les bienfaits des bonnes vieilles valeurs conservatrices… Parce que oui, pour moi Tully est l’incarnation même de la nounou traditionnaliste par excellence, et le fait qu’elle ait un joli minois de petite jeune-fille en fleur n’y change rien. spoiler: Parce que derrière le label gayfriendly se cache quand même une nana qui valide totalement l’idée que Marlo doit vivre à travers les désirs de ses enfants et ceux de son mari. Alors certes, dans le discours elle a l’air de défendre des positions progressistes, mais un peu comme un Macron de la puériculture, les actes disent l’exact inverse des dires. Tully dit qu’il faut que Marlo apprenne à se détacher de sa fille, mais dans les faits elle va quand même la réveiller en pleine nuit pour qu’elle donne le sein. Parce que le sein, voyez-vous c’est sacré, et toutes les femmes qui refusent d’allaiter sont des succubes de l’enfer qui ne méritent pas d’être mère. Idem quand il s’agit d’aborder la sexualité de Marlo. Tully dit à Marlo qu’il serait peut-être temps de raviver la flamme avec son beau Drew ! Mais quand il s’agit de passer à l’action, toute la préoccupation se retrouve tournée vers les fantasmes et les désirs de monsieur. Les désirs de madame ? Ah mais c’est de satisfaire monsieur voyons ! Quitte à accepter qu’une jeunette couche avec son mari pour que monsieur soit content ! Bah oui, c’est ça réveiller la sexualité d’une femme au foyer. C’est mater son mari en train de trousser la soubrette ! Bravo !
Alors après – oui je sais – quand je dis tout cela, j’occulte machiavéliquement la conclusion du film qui remet pas mal de ses événements en cause. Parce que oui, mes chers, attention, ce « Tully » est un film spoiler: à twist-end
. Et pour le coup, je ne dis pas, la conclusion module considérablement la perception qu’on peut se faire du film. Et en cela d’ailleurs, c’est la conclusion qui permet à ce « Tully » de gagner une petite étoile de plus que ce que j’étais initialement prêt à mettre. Seulement voilà, l’arbre ne doit pas cacher la forêt non plus. Même si elle est bienvenue, cette conclusion n’occulte pas tous les problèmes précités. Premier problème de taille : la conclusion – comme son nom l’indique – n’arrive qu’à la fin du film. C’est-à-dire que tant qu’elle n’est pas arrivée, ce film est une véritable purge moraliste et démonstrative. spoiler: Un bon film à twist-end, c’est un film qui est cool à voir à la première lecture, mais que la twist-end magnifie par une deuxième lecture encore plus subtile. Ici, dans « Tully », c’est la seconde lecture qui vient sauver la première, ce qui n’est pas totalement la même démarche.
Et quand bien même la conclusion viendrait-elle sauver pas mal d'aspect du film en seconde lecture, cette dernière n’efface pas tout non plus. spoiler: Même si au final ce fut donc bien Marlo qui a couché avec son mari lors de la fameuse nuit de ravivement de flammes (ce qui annule l’idée de triolisme glauque où Marlo ne jouait que le rôle de porte-chandelle), il n’empêche malgré tout que, dans son for intérieur, Marlo considérait que sa libération sexuelle passait bien par la satisfaction des besoins de son mari. Ça, par contre, ça reste. Et désolé, mais pour moi, présenter les choses ainsi ça dit quelque-chose. Et c’est quelque-chose dans quoi, moi, je ne me retrouve pas du tout.
Et l’autre souci que n’efface pas la conclusion de ce « Tully » c’est que, quand même et malgré tout, on reste jusqu’au bout dans cette démarche du « Jason Reitman t’explique la vie ». Pour moi d’ailleurs, le plan final du film dit tout. spoiler: A la fin, qu’est-ce qui fait que la vie de Marlo va commencer à devenir meilleure ? C’est le fait que Drew comprenne qu’il serait peut-être temps d’arrêter de jouer aux jeux vidéo et de commencer à aider sa femme dans ses nombreuses tâches ménagères et éducationnelles. Ça, ça nous est donc présenté comme la grande conclusion, c’est-à-dire l’aboutissement ultime de tout un film. Mais allo Jason ici la Terre ! Eh mec ! Tu ne viens pas de découvrir un nouvel élément dans le tableau périodique ! Des couples qui fonctionnent comme ça, il y en a déjà un petit paquet, et même s’ils sont encore minoritaires, je pense que les spectateurs de films indé connaissent clairement le concept et qu’ils n’ont pas besoin qu’on leur explique aussi longuement et didactiquement ! Le pire, c’est que ce final est un pur doigt d’honneur adressé à ce genre de discours féministe. Puisque l’air de rien, ce plan inverse subitement les rapports d’héroïsme. « Tully » a beau mettre en avant le personnage de Marlo du début jusqu’à la fin, au final qui la sauve ? Son mari. Parce qu’au fond, le personnage de Tully n’a émancipé Marlo de que dalle ! Au contraire, elle manque de l’envoyer à la morgue ! Non, si Marlo peut commencer à espérer s’en sortir à la fin, c’est parce que son gentil nounours de Drew il a eu la grande intelligence d’esprit de se rendre compte de la situation, et qu’il est venu aider sa femme à faire la vaisselle. Merci Drew ! C’est toi le boss. Sans toi, ta femme, elle n’aurait pas fait long feu…
Et franchement, si je m’attarde sur toutes ces questions sociétales ce n’est pas pour faire mon Social Justice Warrior mal léché. Moi ça ne dérange pas qu’on me serve des personnages et des situations qui ne soient pas politiquement correctes à partir du moment où il y a une cohérence dans la démarche, le propos et l’univers. Mais là, avec ce « Tully », impossible de passer à côté de ça, car la morale, au fond, c’est le cœur du film. Ce film n’est qu’une vaste leçon de morale. Et en plus une leçon de morale totalement artificielle ! Donc, désolé mais non, Jason Reitman. Quand on décide de construire tout un film sur une question morale et qu’on démontre minute après minute qu’on ne maitrise même pas le sujet qu’on traite, eh bah ça fait super tâche. Moi en tout cas, sans m’avoir fait détester « Tully », ça m’a vraiment laissé un goût de film loupé, mal mené, et dispensable. Comme quoi, au fond, avec mes deux petites étoiles, je suis limite presque trop gentil à l’encontre de ce bien triste « Tully »… Bon après, ce n’est que mon point de vue. Donc si vous n’êtes pas d’accord et que vous voulez qu’on en discute, n’hésitez pas et venez me retrouver sur lhommegrenouille.over-blog.com. Parce que le débat, moi j’aime ça… ;-)
tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 juillet 2018
Une nouvelle collaboration Jason Reitman (le réalisateur)/Diablo Cody (la scénariste), très aboutie. Une banale histoire de "baby blues", pour Marlo Moreau, début de quarantaine, à l'occasion d'une 3e grossesse "surprise", après une fille (8 ans) et un garçon (6 ans ?.. et possible autiste), quand s'installe, outre la dépression post partum, l'extrême fatigue du quotidien pendant le congé de maternité, l'usure du couple, les désillusions et désenchantements divers de la ménagère "classe moyenne".... Mais le frère de la jeune femme, très à l'aise financièrement, lui propose, en cadeau de naissance, les services d'une "nounou de nuit"...
Qu'elle se décide à appeler, en dépit de sa réticence à faire pénétrer chez elle une inconnue, après des premières nuits harassantes avec le nourrisson, qu'elle allaite. C'est "Tully", 26 ans, qui se présente.... Laquelle ressemble comme une soeur à la Marlo étudiante insouciante, 15 ans plus tôt.... Dramaturgie impeccable, entre psychologie et tension, découvrant peu à peu son fin mot spoiler: : le nom de jeune fille de Marlo étant.... Tully !
, pour une étude de moeurs réaliste, et un portrait attachant.
Charlize Theron, au naturel, excelle - déjà familière du metteur en scène ("Young Adult") - spoiler: tout comme son "double",
Mackenzie Davis.
vincentasc
vincentasc

35 abonnés 148 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 juin 2018
Joli film sans plus et assez conventionnel. Une Charlize Theron qui s’enlaidie a plaisir mais le trait reste gros malgré quelques réjouissantes vérités sur la grossesse et la maternité.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 30 juin 2018
Magnifique interprétation, splendide... et remarquable histoire qui sait nous surprendre grandement à la fin
Blanche G.
Blanche G.

9 abonnés 54 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 30 juin 2018
très déçue par ce film qui se voulait extraordinaire le scénario est simpliste. les acteurs jouent mais sans conviction.
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 juin 2018
C’est estimable de voir une actrice ne manquant pas de charme capable de se transformer physiquement au point de s’enlaidir pour les besoins d’un rôle. Dans ce registre, on peut compter sur l’ex mannequin Charlize Theron qui prouvait dès 2003, dans le film « Monster » de Patty Jenkins, qu’elle ne craignait nullement d’être déformée sur le plan de son aspect extérieur pour incarner de manière crédible le personnage qui lui était attribué.
Aujourd’hui, dans le film de Jason Reitman, si elle ne s’enlaidit pas à proprement parler, elle dévoile en tout cas, pour ce qu’on en aperçoit, un corps marqué par l’âge : celui, dans les premières scènes, d’une femme enceinte s’apprêtant à accoucher de son troisième enfant. C’est tout le sujet du film, justement, que de rendre compte des difficultés d’une mère devant faire face à de multiples tâches au point, après l’accouchement, de subir ce qu’on appelle, en médecine, une dépression post-partum. Marlo (c’est le prénom qu’elle porte dans le film) se débat pourtant comme elle peut pour le bien de ses trois enfants : Sarah, une fillette d’apparence très sérieuse, Jonah, un garçon souffrant d’un trouble psychique et, de ce fait, réclamant des soins spécifiques, et le bébé qu’il faut allaiter et qui nécessite bien des attentions.
Quant à Drew (Ron Livingston), le compagnon de Marlo et père des trois enfants, on ne peut pas affirmer qu’il ne se soucie de rien, mais sa contribution reste très limitée au point qu’il s’isole volontiers de tout en jouant à des jeux vidéos. Ce qui change vraiment la vie, c’est l’arrivée de celle dont cependant Marlo a mis du temps à accepter la venue : Tully (Mackenzie Davis), la nounou, qui parvient, par sa présence, à métamorphoser le quotidien le plus pesant. Avec elle, tout se transforme. Et elle devient, petit à petit, l’auxiliaire indispensable qui réenchante l’existence au risque, peut-être, d’en faire un peu trop.
Bien écrit par la scénariste Diablo Cody, le film réserve quelques surprises tout en évitant habilement les clichés véhiculés dès qu’il est question de la famille : mère, père, enfants et, même, nounou ne manquent pas de déconcerter quelque peu, ce qu’il convient de souligner.
L'AlsacienParisien

686 abonnés 1 431 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 juillet 2018
Quand on regarde "Tully" dans son ensemble, il faut avouer que cette histoire a priori réaliste s'avère déconcertante. En effet, il est délicat d'en dire trop au risque de dévoiler tout l'enjeu pour le moins alambiqué du film. Ce qui se présente comme le portrait d'une mère de famille à la dérive suite à l'accouchement de son troisième enfant se transforme en une rêverie étrange où une nounou de nuit, une sorte de Mary Poppins des temps modernes, prend la relève pour que la maman puisse un peu se reposer. L'interprétation de Charlize Theron est absolument saisissante d'authenticité et on ne peut que très bien reconnaitre une mère dépassée de notre entourage plus ou moins proche. Hormis sa transformation physique, elle se plonge avec véracité et subtilité dans ce rôle dévasté et elle mériterait amplement une reconnaissance de ses pairs. A l'instar de "Monster" où elle était méconnaissable, elle porte ici le poids du deuil des rêves de jeunesse, l'injonction d'être une mère parfaite et une femme présente pour son mari. Elle est bluffante à travers un rôle des plus quotidiens. Le scénario, chargé de réalisme, ne manque pas de touche d'humour et de légèreté avec l'arrivée de la nounou, jouée par la solaire Mackenzie Davis. Au départ se resserrant comme un étau et puis s'aérant dès l'apparition de la nounou, le scénario prend un tournant imprévisible dans la dernière partie et m'a personnellement beaucoup troublé. Je ne peux pas vraiment en dire davantage mais ce coup de théâtre m'a sorti de l'ambiance quotidienne dans lequel s'empièrge le personnage principal. Néanmoins, ce parti prix apporte une jolie prise de risque à ce scénario qui détonne par son retournement de situation final. A la sortie, le film de Jason Reitman surprend, intrigue et pose de nombreuses questions sur la maternité, de la dépression post-accouchement à la solitude quotidienne que cela engendre. Brillamment rythmé et mis en scène, "Tully" impose son point de vue avec brutalité, justesse et générosité, sans oublier une touche de poésie... mais chut je vous ai rien dit !
this is my movies

823 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 juin 2018
J. Reitman n'est plus le chouchou de la presse bobo, et son duo avec la scénariste D. Cody ne fait plus recette. Reformant le trio de "Young adult", que j'avais bien aimé, au contraire de "Juno", le présent film s'affirme comme celui de la réelle maturité, avec un propos plus grave, centré sur des problèmes bien plus intéressants que dans les deux films précédents. Et pourtant, si J. Reitman s'en tire plutôt bien au niveau de sa mise en scène, encore marquée par plusieurs tics hérités du festival de Sundance, si D. Cody réussit à introduire plus de finesse et de nuances dans ses personnages, et si C. Theron signe encore une fois une prestation incroyable, le film est une déception, toute relative. Car oui, ça se laisse voir, spoiler: quand bien même le twist final n'en est pas vraiment un tellement il est cliché et prévisible
, la critique d'une certaine frange de la société américaine est bien acide, il y a un vrai propos, une vraie intensité psychologique mais ça reste aussi trop attendu, presque trop facile, et jamais réellement déstabilisant. Sympa mais sans plus. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
dominique P.

904 abonnés 2 027 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 juin 2018
Ce film est intéressant et pertinent.
Ce film met bien en perspective la réaction d'une mère de trois enfants de 40 ans qui n'a plus rien à voir avec sa vie d'avant la maternité (la vingtaine insouciante où elle était toute mince, très en forme, avec beaucoup plus de liberté et pas de responsabilité parentale...).
Cependant, le film est assez monotone et rébarbatif par moments quand même.
Attention, il y a un gros twist à la fin, auquel on ne s'attend pas et qui remet en perspective l'histoire.
Requiemovies
Requiemovies

240 abonnés 1 153 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juin 2018
Depuis quelques films Jason Reitman a délaissé l’empreinte grinçante d’un cinéma qui avait un peu fait son succès (Juno, Thank you for smoking, Young Adult et Up in the air) pour se tourner vers quelque chose de plus drama, de moins mordant, et plus conventionnel (Last Days of Summer et Men, Women and Children) mais avec d’autres qualités. Entre temps, ses talents de réalisateur/producteur s’exerçaient à travers l’excellente série Casual. Quatre ans donc après son dernier long-métrage, Jason Reitman retrouve Diablo Cody, déjà scénariste de Juno et Young Adult, pour reformer avec Charlize Theron un trio gagnant. Comme dans ses précédents films, à l’identique du travail du duo Reitman/Cody, la magie opère de la simplicité d’un scénario, certes convenu, mais dont émane au fur et à mesure du récit une composition touchante et émouvante de deux femmes. Finesse des profils dépeint, interprétations émouvantes et touchantes, permettent au récit de prendre son envol, qui après un démarrage en douceur finit par amener le spectateur loin des films du genre. Jason Reitman se détache avec facilité des productions familiales qui ont déjà vu le jour jusqu’ici et y apporte, bien aidé par Diablo Cody, un soupçon de tendresse, point inhabituel chez le réalisateur, mais qui fait tout le cachet du film. Là où Tully aurait pu couler, proche d’une morale conformiste par son regard sur la famille et les doutes et obligations parentales, Reitman y déverse au contraire une touche assez surprenante de douceur (l’inverse d’une bonne partie de sa filmographie) et touche le spectateur sur un point inattendu. C’est parfaitement exécuté et très bien amené. La musique est, comme souvent dans ses films, un élément important dans la qualité du récit et la composition de Rob Simonsen est la compagne parfaite de cette histoire. Charlize Theron à qui incombe de porter principalement le film sur ses épaules trouve ici un de ses plus beaux rôles, transformée physiquement, impliquée profondément dans le jeu qu’elle déploie, elle donne à ce personnage de mère dépassée, une hauteur nécessaire sans jamais tomber dans des facilités de réactions par rapport à tout ce qu’elle doit traverser. Bien accompagnée par Mackenzie Davis, au talent de plus en plus confirmé depuis la série Halt and Catch Fire, ce duo de femmes exprime à elles seules tout une expression de ce que la gent féminine tente d’être à travers leur vie de femmes, comme celles de mères.
Empreint de nostalgie, Tully trouve sa pleine efficacité à travers son histoire, simple, concise, aux ressorts dramatiques humains et touchants, pour finir dans un climax émouvant, celui qui se vêtit de nostalgie et qui parle autant aux femmes qu’aux hommes, évoque la personne comme le parent, le soit comme le nous. Simple, peut-être trop sentimentaliste pour certains commentateurs, mais finalement Tully est film rare pour d’autres et presque générationnel.requiemovies.over-blog.com
Shinny
Shinny

42 abonnés 248 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 juin 2018
Une histoire banale, une vie de famille qui a tout pr être heureuse et pourtant le bonheur n'est pas si simple à fleurir. La mélancolie ressentie par la mère de sa jeunesse parlera à toutes les femmes de trente ans. Des scènes justes. Pas d'exploit en terme de réalisation mais la simplicité favorise l'attachement. Par contre dommage qu'il n'y ait pas une remise en question plus forte du modèle patriarcal... on dirait que les femmes se voulant être de bonnes mères n'ont pas vraiment de choix de vie. Qu'il n'existe qu'une méthode.
dejihem
dejihem

155 abonnés 709 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 juin 2018
Un film à caractère sociétal, qui, grâce au scénario subtil de Diablo Cody, va nous faire passer dans une certaine catégorie de montagnes russes psychologiques sur le burn-out matriarcal et la dépression post-partum. Un film sans beaucoup de caractère cinématographique, il faut le reconnaître, le réalisateur s’appuyant beaucoup sur le scénario. Le film est construit en trois parties : la première avec la mise en situation de Charlize Theron mère de deux enfants, dans l’attente du troisième. La deuxième sur l’arrivée de la nounou de nuit, et tout le merveilleux façon Marry Poppins moderne (à un moment on la voit avec une cape et sur un vélo avec une nacelle à l’avant comme dans le film original) qu’elle apporte dans la maison. La troisième partie est beaucoup plus surprenante, faisant passer le film dans une autre dimension, plus traumatique et plus sombre, pour ne rien dévoiler et vous inciter à voir le film...
apyrogier
apyrogier

8 abonnés 29 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juin 2018
excellent suspens, tout le monde fait ce qu'il peut mais le danger est réel, ce n'est pas du cinéma, il faut s'organiser, et accoucher en silence s'il vous plaît
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 juin 2018
Jason Reitman s’est fait une spécialité du cinéma représentant la vie de tous les jours ou l’évolution de notre société et de ses mœurs. A chaque fois il le fait avec la même veine humaniste et en prenant soin de ne jamais juger ses personnages mais plutôt en les regardant avec beaucoup d’affection. On l’a vu avec le culte « Juno » et son adolescente enceinte mais aussi avec « Men, women and Children » sur les conséquences des nouvelles technologies sur les relations humaines. Ici, il reprend son actrice de « Young Adult », Charlize Theron, non pas pour un rôle aussi fantasque, mais pour une immersion dans le burn-out de la maternité, sujet peu traité au cinéma si ce n’est sous l’angle de la comédie potache. Ici point de cela ! Hormis les quelques sourires autorisés par les dialogues mordants (et excellents) signés par sa scénariste habituelle Diablo Cody, qui porte toujours un regard aussi acéré sur notre société, on est plutôt dans une veine mélancolique et un peu triste. Une tonalité qui colle parfaitement à « Tully » puisqu’on est dans le blues de la maternité et un certain côté dépressif, parfaitement retranscrit par une Charlize Theron encore une fois parfaite. D’ailleurs on ne voit qu’elle et les seconds rôles ont d’ailleurs un peu de mal à exister jusqu’à l’arrivée de Mackenzie Davies, qui incarne un parfait contrepoint solaire à la star dans un rôle cependant plus simple et attendu.

Mais « Tully » manque quelque peu de cinéma. Le sujet est intéressant mais ne surprend jamais, tout comme la réalisation tout juste digne d’un téléfilm de l’après-midi. Formellement tout est trop classique et manque cruellement d’idées. Du coup, on devient petit à petit aussi neurasthénique que peut l’être le personnage principal. Attention, on ne s’ennuie pas pour autant, « Tully » ayant l’intelligence d’être court et d’éviter toute redite ou longueur. Mais on aurait aimé tout de même quelque chose de plus étonnant et vibrant, de plus inventif visuellement, tout comme un surplus d’émotion(s), que seule l’interprétation de Charlize Theron parvient à procurer par intermittences. C’est davantage la justesse du propos qui parvient à nous convaincre. Le réalisateur et sa scénariste ont un sens de l’observation d’une finesse inouïe qui permet de rentrer de plein pied dans ce que traverse Marlo. On sent le vécu, le réalisme et une grosse couche de délicatesse dans le film et c’est important pour un tel sujet. Pour terminer, difficile de dire si le retournement de situation final est ici pertinent ou totalement hors contexte. En effet, digne de « Sixième sens », il est certes étonnant à plus d’un titre mais pas vraiment nécessaire si ce n’est d’ajouter une dose de psychologie inutile au film. Bref, Jason Reitman est dans la routine de ses précédents films, loin de son chef-d’œuvre romantique, et seul film du genre de sa filmographie, le sublime « Last days of Summer ».

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