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Antoine C.
13 abonnés
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2,0
Publiée le 10 juillet 2018
Alors oui Ghostland bénéficie d'une mise en scène soignée jusqu'à la perfection, oui Mylène Farmer dont je doutais de la performance en tant qu'actrice est impressionnante de sobriété et de justesse (bien qu'elle donne par ailleurs de sa personne dans des scènes difficilement soutenables pour les âmes sensibles), oui les jeunes femmes sont très convaincantes dans leur rôle de victimes expiatoires de leurs bourreaux pervers et sadiques, oui ce long-métrage nous aspire dans une ambiance oppressante et malsaine, menée tambour battant du début à la fin. Pourquoi ma note est-elle si basse après tant d'éloges pour un film de genre horrifique? Tout simplement parce que je ne perçois pas le message qu'a voulu nous faire passer le réalisateur (Pascal Laugier). Ce déferlement d'atrocités, de violence m'a laissé le goût amer d'être le simple spectateur de séquences abominables ne laissant aucune place à la réflexion. Une sorte de voyage dans l'horreur qui exalte nos plus bas instincts. Au bout du compte, je n'attendais qu'une seule chose, que le film se termine, non par ennui mais pour mettre fin à ce calvaire insoutenable que subissait ces deux adolescentes. Ghostland est profondément dérangeant, choquant, éreintant mais sans aucune portée cinématographique. Dommage...
« Ghostland » est un film que je souhaitais voir de part le fait qu’il ait fait beaucoup parler de lui. Soit disant film offrant de la « violence gratuite » dans lequel certaines choses n’auraient pas dû être montrées, « Ghostland » restera pour moi un film qui n’est pas horrible à visionner au point d’en être traumatisé! En effet, la violence se fait sur des enfants mais, en soit, il est beaucoup question de subjectivité. Donc la dessus, je ne vois pas en quoi ce film serait sujet à des polémiques. Sinon, pour ce qui est de l’oeuvre en elle-même, je ne retiendrais que la très réussie passerelle entre la réalité cauchemardesque et tout l’imaginaire débordant de Beth. Le film reste donc plaisant à regarder sans être pour autant transcendant.
Thriller inventif avec ces multiples passages spoiler: entre la réalité et l'imaginaire de la fille . La mise en scène est parfaite, le suspens, l'ambiance, le scénario, le décor de la "maison de poupées" aussi . Bref un réussite malgré une fin pas assez mindfuck.
Deux monstres nomades de la route envahissent la maison isolée d’une femme et de ses deux ados et les agressent dans une extrême sauvagerie. Bien des années plus tard, la cadette, devenue une romancière d’horreur retourne dans la maison pour tenter d’aider sa sœur, schizophrène aigue, qui y vit toujours avec la mère, même si la situation parait pour le moins saugrenue. Telle est l’introduction posée de ce carrousel d’horreurs et d’effrois hyper-violents, où les habiles jeux psychotiques des protagonistes se révèlent progressivement à l’intérieur de ce quasi huis-clos malsain habité de barbarie furieuse, douloureuse et sadique, au scenario néanmoins surprenant et fin, comme semble décidément les affectionner Pascal Laugier. Si son objectif est de nous laisser haletant, pantelant, abasourdis jusqu’à la dernière minute tout en savourant une inattendue et effroyable intrigue psycho-horrifique, avec en prime cette immuable mutante de Mylène Farmer, alors essai transformé. C’est dommage d’avoir bien trop martelé les brutalités sonores et bien trop insisté sur les hystéries de l’image, qui ont plutôt tendance à affadir un film quand il est suffisamment brillant pour ne pas avoir besoin de ces effets faciles.
C'est sans surprise que l'on retrouve Pascal Laugier aux commandes d'un nouveau film de genre. Je ne serai pas aussi élogieux que la plupart des spectateurs car "Ghostland" ne m'a pas totalement conquis. Ce long métrage ne se distingue pas tant que cela de la plupart des autres films de ce genre. S'il y a bien quelques bonnes idées scénaristiques et de mises en scène, ces deux éléments n'en restent pas moins globalement convenus. Rien de surprenant dans l'intrigue et Pascal Laugier, en tant que réalisateur, fait bien son job sans pour autant y apporter une touche personnelle. Après, le plus important dans un film horrifique, c'est sa capacité à secouer le spectateur. Ici, le cinéaste parvient à maintenir une tension du début - pour une fois, un film d'horreur ne met pas deux plombes à démarrer - à la fin. Il manque cependant quelques pointes de frissons pour réveiller notre intérêt . "Ghostland" est un bon film mais, malgré une ambition certaine de sortir des sentiers battus, conserve bons nombres de clichés liés au genre.
Le come-back de Laugier ! Pascal Laugier est un des rares réalisateurs français à produire des films comme Ghostland, et on ne peut que saluer son audace. Pas étonnant que son nouveau long-métrage d'épouvante est reçu plusieurs prix lors du Festival du film fantastique de Gérardmer... Le scénario s'avère un brin du déjà-vu mais cela est vite oubliable puisqu'on est rapidement mal à l'aise, au sein de cet univers baroque entourées spoiler: de ces poupées et ces personnes flippantes ! Après un décès tragique dans leur famille, une mère et ses deux filles héritent d’un manoir. Et dès la première nuit, spoiler: des meurtriers veulent attaquer cette demeure sombre. Un drame qui va traumatiser toute la famille, même pendant des années ! La première fille nommée Beth est devenue une spécialiste dans la littérature horrifique, et la seconde, Vera, spoiler: s’enlise dans une paranoïa destructrice. La mère, Pauline, n'a jamais quittée la maison depuis les événements passées et toujours accompagnée de sa fille, Vera. spoiler: Et c'est ce qu'on essaye de nous faire croire !!! Ghostland interroge et installe le doute à plusieurs reprises chez le cinéphile parce que la construction du film se révèle spoiler: assez confuse (à partir du milieu du récit) et sert à jouer des fausses pistes à répétition, avec de constants allers-retours entre passé et présent... Des nombreux twists qui peut parfois agacer avec des effets faciles mais qui dans l'ensemble, s'avère excusable. Une bande son quasi-omniprésente lors des moments les plus inattendus, et cela ajoute pas mal d'angoisses envers le public. L'entrée de cet spoiler: ogre et de cette spoiler: sorcière dans le manoir est très prenante ! De même pour spoiler: leur retour, quand les filles deviennent adultes (envers la fin de l'histoire) ! Le cauchemar spoiler: n'est pas terminée, un peu dans la veine d'un It où Pennywise reviendra... La violence accumule toutes les horreurs qui soit : spoiler: le viol, le fétichisme, la torture psychologique, les hallucinations... On est pas prêt d'oublier Ghostland ! La distribution des actrices y est un choix de qualité ! Crystal Reed y est incroyable de justesse, de la même manière que sa partenaire Anastasia Phillips, allant spoiler: des meurtriers veulent attaquer cette demeure sombre.0 La présence de la chanteuse Mylène Farmer n'est pas désagréable mais on pouvait très bien sans passer, surtout lorsqu'elle spoiler: des meurtriers veulent attaquer cette demeure sombre.1 En somme, Ghostland est une oeuvre faisant réagir, elle nous trouble et nous hante après la projection... Ghostland renouvelle le genre dans la matière avec intelligence et efficacité ! Un second visionnage serait judicieux...
Un film avant tout bien construit. On est surpris au début des situations, ensuite, tout se tient, une astucieuse mise en scène. Interprétations convaincantes, huis clos bien rythmé, le coté horrifique est plus orienté dans le subjectif et un déroulé qui tient en haleine. Quelques longueurs qui n'apportent rien et quelques scènes alambiqués (attitudes) pénalisent un peu. Toutefois, un film thriller drame qui mérite d'être vu. 3.5/5 !!!
Ce film n'est pas dans la bonne catégorie!! Je n'est jamais une peur ou été surpris une seul fois. c'est plus un thriller psychologique qu'autre chose. la seul scène potable du film c'est les premières minutes spoiler: ou la jolie Mylène Farmer ce bat pour sauvez ses filles!! après c'est que de l'ennuis pur!!
Après Martyrs, Pascal Laugier a réussi son nouveau pari: nous prendre aux tripes très brutalement avec une véritable intrigue. La présence de Mylène Farmer est une excellente idée. Le récit est cohérent, original, bien mené. Rien à dire. Laugier nous offre ce qu'on espérait de lui...
Véritable film d'épouvante au sens propre du terme, le réalisateur français livre une partition horrifique aussi soignée dans la forme que vide dans le fond. Derrière l'ambiance incontestablement réussie due en grande partie à ses dizaines de poupées, rappel d'une enfance comme les clowns furent utilisés, doublé d'un rythme qui ne laisse aucun répit au spectateur, le scénario réduit à peau de chagrin et surtout les aller-retour sans fondement entre passé et présent, finissent par lasser et laisser le spectateur au bord de la route. On est ici loin de "Martyrs" , bien plus efficace et terrifiant.
À l'instar de Mother! le film joue beaucoup sur le rythme, l'accélérant puis le décélérant, et la mise en scène, dans l'optique de perturber le spectateur, un peu à double tranchant, à cela s'ajoute une sorte de jeu de canevas vraiment pas mal où deux "univers" s'entremêlent, l'intérêt étant de déceler le vrai du faux, bien que comme pour le Aronovsky Laugier manque cruellement de subtilité. D'ailleurs je trouve que ça ne va pas encore assez loin, pour ma part je suis plutôt resté en retrait de cette pseudo panoplie style Rob Zombie de porcelaine, ça manque de glauque, d'un côté torturé et viscéral, et c'est dommage car il y a cet aspect étrange qui plane par moment, mais en vain. Disons que ça tient en haleine mais au bout du compte l'indifférence prime.
Envoutant, melancholique, captivant... enfin un veritable film d'horreur! Merci Laugier pour ce beau moment de cinéma français qui se fait malheureusement trop rare !
Avec une Mylène Farmer sobre et convaincante en guest-star, ce film de séquestration tourné en anglais par le Français Pascal Laugier nous embarque dans un univers glauque à souhait, où la folie pure côtoie l'ultra-violence dans une maison de poupée géante. Sans être révolutionnaire, le scénario opère un retournement assez inattendu à l'issue de la première demi-heure, de manière franchement intéressante. Et la mise en scène est soignée. Un film d'horreur de bonne qualité, à réserver à un public averti.
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4,0
Publiée le 21 juin 2018
Décidément Pascal Laugier aime bien les histoires malsaines qui se déroulent en huis clos... Ce film ne vaut peut-être pas l'inoubliable et excellent "Martyrs", mais il est quand même très réussi. Il n'est pas aussi trash ni perturbant, mais ça ne veut pas dire qu'il ne l'est pas au contraire, car ce dernier avait mis la barre tellement haut que peu de films tiennent la comparaison. "Ghostland" nous fait vivre une expérience violente, dérangeante et malsaine. Un cauchemar sans fin qui atteint des pics d'intensité assez incroyable. Laugier maîtrise parfaitement son film avec des scènes dites d'ambiance très angoissantes et des scènes d'action oppressantes et très puissantes. Pour ce qui est de l'horreur, cette maîtrise ne surprend pas par contre la façon dont il construit et gère son histoire est surprenante et remarquable. Après cette incroyable scène d'ouverture, on pouvait se demander comment il arriverait à enchaîner et pourtant il y parvient en bousculant les codes de la narration avec de nombreux rebondissements et de points de vue changeants. L'histoire est intrigante, mystérieuse, étouffante et captivante. On se rend compte qu'elle est simple, mais le scénario est tellement solide qu'elle prend une autre dimension. Après le décevant "The Secret", Pascal Laugier signe là un très bon thriller horrifique et psychologique.