Ce qu'il reste de la folie
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Olivier Barlet
Olivier Barlet

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4,0
Publiée le 16 juin 2016
"La folie n'existe pas". Cette proposition du dramaturge, peintre et sculpteur Issa Samb (Joe Ouakam) en fin de film est en fait à son origine : en pensée traditionnelle africaine, la folie ne peut être abordée individuellement mais comme un symptôme collectif. Il ne s'agit donc pas d'isoler, d'enfermer le patient, mais de le prendre en charge collectivement. (Lire la suite sur le site d'Africultures)
Yves G.

1 845 abonnés 4 019 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 juillet 2016
La maladie psychiatrique est-elle la même sous toutes les latitudes ? Est-on fou de la même façon en France et au Sénégal ? Des milieux sociaux et familiaux différents provoquent des troubles mentaux différents qui appellent des traitements différents. Tel est le postulat de base de l’ethnopsychiatrie vulgarisée en France par Tobie Nathan.

Joris Lachaise est allé tester ces hypothèses à l’hôpital psychiatrique de Thiaroye près de Dakar. J’y ai passé trois années (à Dakar pas à l’hôpital) et j’ai retrouvé dans ce documentaire les lumières du Sénégal, les intonations du wolof.

Les milieux fermés (prisons, hôpitaux, asiles, bateaux…) sont du pain bénit pour le documentariste. Il lui offre une unité de lieu rassurante et lui garantit la collaboration, plus ou moins forcée, de ses occupants.

Raymond Depardon avait filmé un asile en Italie (« San Clemente », 1982) ; Wang Bing en Chine (« À la folie », 2013). Que cherchaient-ils à (dé)montrer ? Un tableau bouleversant de la souffrance humaine ? Une entreprise foucaldienne de domestication des corps ?

Le documentaire de Joris Lachaise n’a pas une telle ambition. D’ailleurs il n’en a guère et c’est son principal défaut. Il montre des scènes terribles et marquantes de maltraitance, de folie, d’exorcisme : on n’oubliera pas ce malade qui raconte comment il a égorgé sa mère, ou cet autre, d’une folle intelligence, qui disserte sur le conflit israélo-palestinien et la Françafrique. Mais ce documentaire ne démontre rien. On en sort sans réponses aux questions passionnantes que soulève l’ethnopsychiatrie.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 23 juin 2016
Ce documentaire porte sur le traitement de la folie au Sénégal. On suit donc des personnes atteintes de troubles psychiatriques traitées de différentes manières : traitement officiel, des patients ou internés dans un hôpital psychiatrique et leur entretien avec un psychiatre, mais aussi des traitements moins conventionnels comme celui traditionnel par des guérisseurs ou celui religieux par des exorcistes. Ce documentaire s’attarde, un peu trop d’ailleurs, sur les personnes atteintes de troubles psychiatriques les laissant s’exprimer, par des propos incohérents ou des propos cohérents mais qui dérivent à un moment donnée laissant apparaître la pathologie. D’ailleurs, sur ce point, je pense qu’un tel documentaire n’aurait pas pu être tourné en France, où du moins son tournage aurait été très compliqué, en raison des droits à l’image. Ce qu’il reste de la folie est un documentaire intéressant par son sujet mais un peu long donc parfois ennuyeux.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 juin 2016
Merci pour ce film qui adopte une approche très empathique et qui bouscule tous les préjugés occidentaux sur la maladie mentale !
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