Le Collier rouge
Note moyenne
3,2
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137 critiques spectateurs

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Victor-Hugo Rodriguez
Victor-Hugo Rodriguez

17 abonnés 54 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 avril 2018
Petit film français à petit budget qui se veut moralisateur et qui choisit courageusement de montrer un soldat qui refuse la guerre (bonjour au revoir là-haut)... Prenez un François Cluzet que j'ai trouvé affreusement mauvais, une structure très classique de l'histoire entre-coupée de retours en arrière, des petites réflexions qui ne vont pas chercher trop loin sur la guerre, la patrie, la fraternité entre les peuples, et mettez un chien pour rendre le tout plus sympathique, vous mélangez et vous obtenez un bon navet. Une étoile parce qu'on ne s'ennuie pas vraiment vu qu'il se passe quand même des trucs, une autre étoile pour le chien qui est adorable, mais en terme de qualité argumentative ou cinématographique, c'est le néant. Allez-y quand même toutefois, pour le chien.
montecristo59
montecristo59

40 abonnés 288 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 avril 2018
Avec "Le collier rouge", Becker signe une adaptation selon moi réussie de l'excellent petit opus de Rufin que j'avais lu avidement, d'une traite, à l'époque de sa sortie. L'esprit et la trame du livre sont respectés consciencieusement. La beauté de la campagne choisie pour camper le décor, le réalisme des scènes de combat que le scénariste a choisi d'évoquer dans des flash-backs pour tenter de donner du "peps" au récit, la sobre justesse du jeu des quatre principaux protagonistes, tout cela nous immerge de façon crédible dans la France rurale du début du 20° siècle, saignée par la folie expansionniste des grands argentiers, industriels et autres décideurs politiques, ces "assis" monstrueux dénoncés un demi siècle plus tôt par Rimbaud... Sans esbroufe et sans le brio inspiré du récent "Au revoir là haut", c'est de la belle ouvrage quand même.
ymauss
ymauss

62 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 avril 2018
très bon film. Fidèle au livre. L'interprétation de Cluzet est remarquable

Le chien joue très bien. J'ai regretté que son nom ne soit pas au générique.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 7 avril 2018
Je sors déçue de cette "mise en images" à mon avis ratée du roman de Rufin. Sans la prestation de grande qualité de F. Cluzet, le film serait absolument sans relief. Le jeu de Duvauchel, froid, distancé, dessert l'histoire car on n'a pas envie de comprendre son attitude énigmatique. On ne croit à rien, ni à son amour avec Valentine, ni à cette relation incroyable au chien, si bien rendue dans le livre. L'ambiance si particulière décrite dans le roman de ce village, dans la canicule de l'été, avec ces aboiements ininterrompus, et cette prison glauque où se joue le destin d'un héros de guerre n'est pas du tout perceptible dans le film, trop académique dans sa construction en flash back, trop décousu, trop survolé. On ne s'attache à personne, ni au héros presque antipathique ni au chien qui aurait dû nous émouvoir ... Bref, si "Au revoir la-haut" est une pure réussite, "Le Collier rouge" est une transposition d'un très beau roman, mal dosée, mal construite qui fait perdre tout son sens à l'histoire et la rend fade et manichéenne.
Los Bazinos D
Los Bazinos D

1 abonné 55 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 avril 2018
Un film plan-plan, pas très convaincant. La réalisation manque de rythme, le sujet manque de fond. Pourtant les comédiens sont bons, la reconstitution d’époque correcte, mais cela ne suffit pas. C‘est de l’ordre d’un bon téléfilm sans plus.
Jean Marc Dinaut
Jean Marc Dinaut

24 abonnés 314 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 avril 2018
Il y a dans le cinéma de Jean Becker, comme une illumination de l'espace, une sincérité, une authenticité, une poésie, que l'on attribuaient volontiers aux films de Marcel Pagnol. Bien sur, c'est du cinéma à l'ancienne, un peu désuet, Mais tellement agréable à l"œil. Qu'en est il de cet opus ! une bonne adaptation du court roman de J. C. Ruffin paru en 2014. Fidèle au livre, J. Becker met en images (et quelles images) cette histoire simple d'un soldat ( chair à canon) de la guerre 14 18, (interprété fiévreusement par N. Duvauchelle) qui pour de secrètes raisons se rebelle et finit en prison. Son chien fidèle l'attend dehors et jappe sans arrêt. Pour mener l'instruction de cette affaire un juge aristocratique et désabusé (interprété par l'excellent F. Cluset) est nommé. Nous suivons dans la brûlante chaleur de l'été et l'ondoyante campagne vibrante dans le soleil, ce jeu du chat et de la souris jusqu'au surprenant dénouement final. Une vraie tendresse se dégage de tout ce film, versé dans une atmosphère retenue et fière. Voilà en ces temps de superficialité, un bel hommage à la fidélité universelle. Beau film s'il en est !
7fabcool7
7fabcool7

64 abonnés 595 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 avril 2018
Un film super. très prenant du début à la fin, on ne s'ennuie pas. Bref beau film français dans un petit village (de 1919) on s'y croirait dans cet après guerre ou il fait très chaud. Cluzet joue encore bien son role et le jeune prisonnier aussi.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 5 avril 2018
Franchement film super sympa à voir au ciné. Bons jeux d'acteurs, sublime décors de village français. il passe très très bien. Un Cluzet toujours au top.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 4 avril 2018
"Le collier rouge" est un bon film, adapté du roman éponyme, de bons acteurs (mention spéciale à François cluzet), la reconstitution historique particulièrement bien réussie. J'ai eu un peu de mal à rentrer dans le film principalement par la faiblesse des enjeux qui sont assez mal amenés.
Sinon dans l'ensemble bon film qui permets de réfléchir sur les enjeux de la Grande guerre,l'ambiance qui régnait après elle et les souffrances des soldats partis au front
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 13 avril 2018
Film qui m’avait l’air, pour une raison que j’ignore, ambitieux et profond. Alors pour ce qui est d’ambitieux, peut être, pour ce qui est de profond, non. Film qui ne set a rien. Ni drôle, ni divertissant, ni terrifiant et encore moins spectaculaire par son image ou ses enjeux, seul le message pourrait sauver le film... ce dernier aurait pu être pertinent il y’a un siècle, donne un côté faussement d’auteur aujourd’hui. C’est l’étrange malaise d’avoir l’impression que c’est un film amateur, tant la réalisation est bancale, l’histoire est plate et les acteurs, mis à part Cluzet, sont mauvais... et ce n’est pas les scènes d’émotions artificielles qui vont prouver le contraire.
liare
liare

11 abonnés 46 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 avril 2018
On se retrouve avec une petite histoire simple pour ce film de guerre. Il en ressort que si François Cluzet est bien dans on rôle. Je n'ai pas été plus emballé par les autres comédiens, bien mais sans plus.
Je m'attendais à quelque chose de plus poignant et de l'émotion..
NoSerious Man
NoSerious Man

209 abonnés 178 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 avril 2018
La classe de 3ème fut une année très riche en découvertes (aussi bien cinématographiques que littéraires) pour moi ; entre autres, en cours en français m'a déjà été mentionné "Au revoir là-haut" (2013) de Pierre Lemaître, par la suite adapté au cinéma de manière inattendue par Albert Dupontel pour un grand succès commercial et critique lors de sa sortie il y a quelques mois ; et surtout eu l'occasion de découvrir une partie de l'oeuvre de l'écrivain français Jean-Christophe Rufin en commençant par "Le collier rouge" (2014), dans un cadre d'étude portant sur la Première Guerre Mondiale. En ce début d'avril 2018, avant duquel se sont ensuivies une prétendue médiocre adaptation de "Spirou et Fantasio" avec Alex Lutz, la sympathique mais oubliable "Ch'tite famille" d'un Dany Boon recherchant une nouvelle fois à réitérer le succès de son film de 2008, et quelques comédies françaises plus ou moins bonnes telles que "Le retour du héros", "Tout le monde debout", "Les Tuche 3" et "Love Addict", Jean Becker, cinéaste de renommée nationale pour être l'auteur de films comme "L'été meurtrier" (1983), "Les enfants du marais" (1999) et "La tête en friche" (2010), entame une adaptation du court roman de l'oeuvre de Rufin, que j'attendais avec impatience de découvrir le résultat attendu et espéré.
Le film nous plonge en 1919, sous un paysage d'été étouffant accompagné des aboiements d'un étrange chien attaché à la laisse à un arbre face à une prison, son maître, Jacques Morlac (Nicolas Duvauchelle, "Polisse" et "Dalida"), est un héros de la Première Guerre mais y est emprisonné pour une raison que le spectateur ignore. Le juge Lantier (François Cluzet, "Intouchables", "Les petits mouchoirs", "Une rencontre", "Ne le dis à personne", etc.) est chargé d'intervenir dans cette affaire et entame une longue conversation avec le détenu afin de démêler l'enquête: débute alors une mise en abîme qui va s'entendre en courtes parties sur tout le film, pendant lesquelles Morlac fait part au juge de son parcours, en débutant par son engagement à la Première Guerre jusqu'à son arrestation le jour de la fête nationale; Pendant ce temps, la femme de Morlac, Valentine (Sophie Verbeeck), attend désespérément son retour et, spoiler: pour compenser son absence, héberge des soldats en détresse...
Quel est le véritable motif de cet emprisonnement ? C'est cette question que les images posent au spectateurs dès les premières images, caractérisées par un cadre spatial favorable à une très belle valorisation des images et plus particulièrement des paysages de campagne charentaise (à noter par contre que le roman se déroule au Berry), accompagnant une sympathique histoire d'enquête, simple mais captivante, et tout à fait égale à la qualité du roman que j'ai tant aimé, à mi-chemin entre Jean-Pierre Jeunet avec "Un long dimanche de fiançailles" (2004), François Dupeyron avec "La chambre des officiers" (2001, adapté de l'oeuvre de Marc Dugain), ou encore Christian Carion avec "Joyeux Noël" (2005, également découvert en 2015 en cours). D'un rythme soutenu, le schéma narratif est globalement facile à repérer pour ceux qui n'ont pas lu le support de base, et court (d'une durée d'1h25), et si on peut être dérangé, comme moi, par les quelques baisses de rythme marquées par des scènes de dialogues parfois un peu plates, ou encore des scènes obscures un peu vagues, on se laisse sans soucis intéresser par le mystère, dont la solution était pourtant déjà connue de ma part ayant lu le roman, et j'ai pris un vrai plaisir à la redécouvrir.
Concernant la direction des acteurs, c'est du bon! François Cluzet est égal à lui-même, c'est-à-dire: froid, parfois glaçant, personnage(s) souvent détestable... tout ceci mais nuancé, car Becker a réussi à la fois à rendre le personnage un minimum attachant tel que l'a rendu Rufin dans son écrit, en maintenant une performance égale à l'acteur en général. Il signe par ailleurs ici l'un de ses meilleurs rôles à mon goût. Puis, concernant les moins célèbres Nicolas Duvauchelle et Sophie Verbeeck dans les rôles du couple Morlac, ils livrent des prestations convaincantes et adéquates aux personnages originelles. Autre élément intéressant de l'intrigue (du roman ET du film), la présence du chien. Beaucoup de ceux qui lisent mes quelques écrits sache que je suis particulièrement sceptique à la première vue d'un film en mettant un en scène, car ceux-ci sont souvent très niais et leur présence est souvent inutile si ce n'est pour ajouter de l'animation à l'intrigue... Ici, il n'en est rien, mieux, le film m'a fait prendre conscience d'un symbolique passé inaperçu sous mes yeux à la lecture du livre: la guerre, cet acte barbare, ne serait-il pas transformateur de l'Homme en animal? L'Homme et l'Animal ne feraient-ils pas qu'un, finalement? Ces problématiques sont obscurément mises en valeur par spoiler: la présence du personnage du chien (nommé Guillaume dans le roman, sans nom ici) durant tout le long du récit raconté par Morlac, car celui-ci l'a accompagné sur le front et dans les tranchées, même durant les batailles. Ici, le chien combat de la même manière qu'un soldat sur deux jambes, et la fin, tant attendue, le montre une dernière fois puisque c'est à cause de cette même idée que le soldat, pourtant considéré comme un héros de guerre, est arrêté: de mon point de vue, il ne distingue quasiment plus, d'un point de vue physique, ce qui diverge l'Homme de la Bête.
Une idée ma foi avantageuse donnant encore plus de matière à l'histoire mais qui, à mon plus grand regret aurait dû être mieux exploitée au final: on y songe réellement qu'à la fin du récit, et à la place celui-ci s'enlisse un peu trop dans un jeu de comique maladroit voire un peu balourd spoiler: (le personnage de Louis, parfaite copie conforme du personnage de Germain dans "La tête en friche" du réalisateur, sorti huit ans plus tôt en 2010, c'est-à-dire simple d'esprit et assez mal aimé par les autres protagonistes). Cependant, la sous-intrigue de Valentine est bien amenée et donne une personnalité à un personnage pourtant plutôt secondaire.
Jean aurait pu faire beaucoup mais ne présente au final qu'un bon film français, passant actuellement complètement inaperçu (il n'y a qu'à voir le nombre de notes sur Allociné ou sur SensCritique, ou encore la quasi-absence de témoignages à son propos dans les médias!), malgré le fait que celui-ci possède de (très) nombreuses préciosités mais au final un peu sous-exploitées, qui aurait pu en faire un nouveau produit intéressant à décortiquer dans les écoles (voir "Joyeux Noël" de C. Carion du même genre, ou encore "Germinal" de Claude Berri pour le thème de la Seconde Guerre ;) ) Un siècle après son achèvement, la guerre est une nouvelle fois dénoncée par une allégorie de sa barbarie et de son impacte sur les soldats, au nombre de 70 millions (dont 10% sont revenus avec d'importants traumatismes), surtout ici, ce qui le distingue des autres films à ce sujet, sur le comportement d'un homme à travers mûre réflexion, véritable résultat d'un contact avec Dieu. Le fils de Jacques Becker signe ici non pas de sa plume mais de son coeur une bonne adaptation du roman, résultat conforme à mes attentes, élevées, mais qui hélas ne semble pas rencontrer le succès espéré qui aurait peut-être égalisé avec la réalisation de Dupontel en novembre dernier si ses nombreuses qualités ne s'étaient pas aussi peu montrées d'entrée de jeu.
lionelb30

535 abonnés 2 905 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 avril 2018
Dans la lignee de ces autres films. De bons sentiments et finalement ce fait plutôt du bien malgres une histoire moyennement credible et des acteurs moyen sauf Cluzet pas mal du tout.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 avril 2018
film superbe, poétique. presque un huit-clos, on s'atrache rres vite aux personnages. le chien est un acteur à lui seul. a voir.
Stephenballade

455 abonnés 1 241 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 avril 2018
Indéniablement, c’est un joli film. Malheureusement, il ne fera pas le buzz auprès du public, et ce pour plusieurs raisons. D’abord la bande-annonce : elle est standard et on ne peut pas dire qu’elle transcende beaucoup la curiosité du spectateur mis à part chez les amoureux des chiens, notamment les amateurs des beaucerons (race aussi appelée bas-rouge). Ensuite, il faut reconnaître que "Le collier rouge" est également englué dans l’actualité cinématographique. En effet, il semble bien difficile d’exister au beau milieu de films à grand spectacle tels que "Black Panther", "Tomb Raider", "Pacific Rim uprising", "Blue" ou encore le tout récent "Ready player one". D’autant plus difficile que le sujet semble moins parlant que "Belle et Sébastien 3 : le dernier chapitre", "Tout le monde debout", "La finale", et je ne parle même pas des films bien plus commerciaux tels que "Les Tuche 3" ou "La ch’tite famille". Le gros souci vient donc de la bande-annonce, et pourtant il n’y a pas grand-chose à lui reprocher. Elle donne le « la » quant à l’histoire, sans toutefois en révéler de trop. Seulement elle semble aussi donner de l’importance au chien, très présent dans cette petite présentation. Alors qu’en est-il ? Eh bien on ne peut pas dire que le trailer ment ou non sur la marchandise. Dans une France d’après-guerre magnifiquement reconstituée tant dans les costumes que dans les décors, le chien n’a pas autant d’importance qu’on pourrait le croire au départ. Pire : il serait même totalement anecdotique s’il ne provoquait pas le rebondissement final. Quant à l’histoire, elle est ce qu’elle est, mais trouve sa racine dans quelque chose de plus intime et de plus profond. Ne connaissant pas le roman éponyme de Jean-Christophe Ruffin, je ne parlerai pas de la qualité de l’adaptation. Pour autant, par son montage bien maîtrisé et son approche photographique très réussie (un minimum de semblant d’empathie sera éprouvé envers les personnages principaux), je trouve le film bien construit en plaçant le spectateur au même niveau que le commandant Lantier (François Cluzet) pour reconstituer le passé de Morlac (Nicolas Duvauchelle) et comprendre le pourquoi du comment de son emprisonnement. Au dénouement de l’histoire, impossible de ne pas voir une leçon de morale qui insiste sur le fait qu’il n’y a rien de pire que les non-dits, surtout lorsque les apparences sont trompeuses. C’est là que se trouve le véritable intérêt de ce film. Alors il est vrai que par rapport à ce qu’on attend du film, on peut être déçu, à moins de connaître l’œuvre littéraire originelle, encore que j’ignore si le film respecte le bouquin à la lettre avec cette confrontation entre deux hommes et une histoire d’amour. Après, la réalisation est sobre, et effectuée avec une rigueur à la hauteur de l’enjeu encouru par Morlac. De plus elle est soulignée par une esthétique visuelle de grande qualité, portée par une maîtrise de l’éclairage, un éclairage qui met en évidence les couleurs y compris dans la pénombre et qui se distingue par de très beaux contrastes. Comme déjà souligné plus haut, on notera le soin particulier apporté aux décors, en particulier par les vieilles masures restées dans leur jus, ou par ces grands espaces de verdure dans lesquels aucune habitation ne vient gâcher le paysage. Pour autant, la dureté du travail de la ferme est plutôt bien rendue, notamment sous la chaleur accablante, en une époque où les machines agricoles n’existaient pas encore. Mais que cette terre est belle, avec ses hautes inflorescences dorées par le soleil. Côté casting, rien d’extraordinaire. Chacun fait le boulot, proprement avec tout le sérieux qu’il se doit. Mais pas de quoi susciter la plus grande admiration du spectateur de ce côté-là. Alors oui, on ressort de la salle pas véritablement transcendé ni par l’histoire ni par l’aspect technique du film (jeu d’acteur et réalisation) bien que le montage, la photographie et surtout la direction artistique pour les décors tirent bien leur épingle du jeu et même mieux que ça. Il n’empêche qu’on se surprend à sortir de la salle avec l’esprit préoccupé par les questions existentielles soulevées. Et rien que pour le fait qu’on reste songeur, le film est déjà réussi.
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