The Florida Project
Note moyenne
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203 critiques spectateurs

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cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 janvier 2018
Ou un univers coloré sert de décors à la précarité urbaine. Dans ces lieux trop clinquants pour être vrai, se jouent des drames du manque de perspectives ou chacun cherche un sursis. C'est pourtant filmé avec une vrai gaïté, surement parce que cela se passe la plupart du temps à hauteur d'enfant, à travers le personnage de Moonee et que les adultes fuient leurs réalité à travers les échappatoires (combines, joints, télé, paresse). William Dafoe est la seule personne vraiment adulte, entre bienveillance et exigeance, sa composition est tout en subtilité.. Une peinture implacable de l'envers du rêve américain, beau et triste à la fois
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 décembre 2017
« Bienvenue au royaume enchanté », est-il écrit en grand en haut de certaines des affiches de ce film. Belle ironie puisque, en fait de « royaume enchanté », le réalisateur Sean Baker nous en fait plutôt visiter l’arrière-cour. Nous voici donc non loin du parc de Disneyland d’Orlando, en Floride, mais dans une réalité tout autre que celle qui est dédiée aux touristes. Là se trouvent des motels qui, probablement, avaient été initialement construits pour recevoir la clientèle la moins fortunée du parc, mais qui sont aujourd’hui les abris des laissés-pour-compte, de gens très pauvres s’étant fixés là et essayant de s’en sortir comme ils peuvent pour y subsister.
C’est le cas de Halley, une jeune femme au corps couvert de tatouages et qui ne parvient à régler son loyer que par le moyen de combines louches, de trafics et de vols. Le reste du temps, elle le passe à ne rien faire ou, parfois, à participer aux jeux de Moonee, sa fille d’à peine six ans. On ne peut pas dire que la mère ne s’occupe pas du tout de son enfant : elle lui fait prendre son bain et se débrouille pour que la fillette puisse manger à sa faim. C’est vrai, mais néanmoins, Halley se comportant elle-même plus ou moins comme une enfant, la petite Moonee reste souvent livrée à elle-même.
Et à quoi peut passer son temps la fillette ? Comme elle est pour le moins dégourdie et qu’elle parvient à se faire accompagner par un garçon et une fille de son âge, elle ne manque pas une occasion de faire les 400 coups. Ces épisodes sont à la fois la force et la limite du film : ils lui donnent une formidable énergie, car on a affaire à des enfants qui n’ont peur de rien, mais ils en font aussi quelque chose comme une suite de sketchs divertissants spoiler: . Voici Moonee et ses camarades crachant sur une voiture, puis les mêmes provoquant une panne d’électricité, puis les mêmes mettant le feu à un motel abandonné, etc.
Il manque peut-être au film un élément scénaristique venant perturber cette suite de saynètes et relançant l’attention du spectateur. En vérité, cet élément survient, mais seulement à la fin du film, et de manière assez prévisible. Car on se doute bien qu’une jeune femme comme Halley vivant seule avec son enfant et n’ayant pas froid aux yeux peut voir se retourner contre elle ses audaces et ses impertinences.
Quant à Bobby (Willem Dafoe), le gérant du motel, même s’il se doit de faire preuve d’un minimum d’autorité, on le devine rempli de bienveillance pour les résidents, et en particulier pour Halley et Moonee. Lui aussi, malgré son employeur qui, à l’occasion, lui fait la leçon, se montre capable de complicité avec les laissés-pour-compte, et y compris avec les enfants qui font des bêtises. Il apporte une belle chaleur humaine à ce film, quelque chose qui fait du bien, même si cela ne suffit pas à écarter tous les dangers. 7/10
orlandolove
orlandolove

169 abonnés 1 731 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 janvier 2018
Après le prometteur "Tangerine", Sean Baker affirme son identité de cinéaste. Son second film, "The Florida Project" se révèle plus équilibré et plus cadré, très intéressant à plus d'un titre. On y retrouve toute l’énergie du réalisateur, sa vision très humaniste des banlieues oubliées des grandes métropoles. C'est un tout petit long peut-être, mais la scène finale est magnifique. Et William Dafoe est formidable.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 janvier 2018
Au départ du projet, il y a le scénariste Chris Bergoch. Emmenant sa mère emménager en Floride, il remarque des enfants tout jeune joués au bord de l’autoroute menant à Dinsey Land Orlando. Renseignement pris, il découvre que la plus part des motels longeant la voie routière et construits pour loger les touristes du parc sont désormais habités par les familles pauvres du secteur. De ce constat, il co écrira avec le réalisateur, Sean Baker, le scénario de ce pamphlet montrant avec justesse le revers de la médaille du rêve américain. Un film dans la veine de ce qui se fait de mieux dans le cinéma indépendant américain actuellement et qui fût présenté à Cannes.
Sean Baker loge donc son film dans un motel dans lequel vivent des gens au bord de la rupture et axe son histoire autour d’une petite fille de 6 ans à l’énergie folle et d’une bande d’enfants délurée. Sean Baker assume la filiation avec la série des 30’s, « Les petites canailles », qui mettaient en scène des enfants pauvres toujours partants pour de nouvelles aventures et surtout bêtises. Donc il enchaine les scénettes de vie de ce monde toujours sur la même note, çà pourrait être redondant et pénible à la longue ; mais il parvient à instiller des variations, des modulations dans un crescendo émotionnel intense. Donc dans ce récit mené tambour battant, pas le temps pour le glauque, pour s’appesantir sur le sort de ces pauvres gens ; filmé à hauteur d’enfant dans l’arrière court colorée et chatoyante de Disney, ce monde devient un terrain de jeu féérique et improbable pour cette bande de gosses mal élevés. Oreilles chastes s’abstenir, car ces sales garnements menés par la jeune et incroyable Brooklyn Prince hurle, insulte, invective, crache, remue dans tous les sens de la première à la dernière minute. Et ce pauvre envers du décor d’une Amérique de cartes postales prend un autre aspect dans les yeux des enfants. Et au milieu de ce monde d’échoués de la vie, Willem Dafoe. Seul homme du film toujours juste même si parfois dur, il tente de maintenir tout ce monde à flot ; une belle composition par un grand comédien militant. Ce film pourrait être dramatique, le fond l’est, mais le traitement est revigorant, drôle, enlevé et frais ; car il évite bien de donner des leçons morales ou sociales, Sean Baker pose juste un regard bienveillant sur ses ouailles (comme Willem Dafoe dans le film). On voit juste que quelque chose ne tourne plus rond en ce bas monde, mais que les enfants parviennent très bien à s’adapter et à composer… mais jusqu’à quel âge encore ? Pour ce film parmi mes préférés de cette année ; deux adjectifs me viennent : somptueux et déchirant.
Et pour finir car c’est l’atout majeur du film ; Cécile Mury dans Télérama : « Rares sont les films qui captent aussi bien l'énergie volatile, la spontanéité crue de l’enfance, la toute puissance de son imaginaire. »
Mon blog: tout-un-cinema.blogspot.fr
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 14 février 2019
Pour commencer, je salue les acteurs, plus particulièrement les actrices, à commencer par les deux petites filles, bluffantes et Bria Vinaite (Haley) aussi issue d’un casting sauvage. Ce sont ses vrais tatouages ! Ils n’ont pas été dessinés pour les besoins de son personnage. Elles sont toutes d’une crédibilité inouïe. Le jeu de Willem Defoe est tout en subtilité. C’est normal, c’est Willem Defoe, mais franchement, son interprétation est remarquable. Bienveillant et autoritaire. Tendre et ferme. Quant au récit, il est bruyant, cacophonique, déprimant, malaisant, mal élevé. Ces Motels qui se trouvent à proximité des hôtels de luxe qui ponctuent la route qui mène à DisneyWorld sont la face cachée voire honteuse d’une Amérique qui est impuissante à s’occuper de tous ses citoyens. La joie est illustrée côté enfants, insouciants, presque indifférents par ces Motels aux couleurs chatoyantes, sucre d’orge. Une façade qui cache la misère comme la poussière sous le tapis. Tous ces précaires sont de la poussière ; ils entachent la belle maison U.S. Un débarras qu’on garde bien fermé quand des visiteurs se présentent. Sean Baker se garde bien de juger ces précaires. Pourtant, je ne vous cache pas, j’en voulais à la mère. Je lui en voulais pour ne pas avoir un minimum de dignité, un minimum de discrétion. Haley et sa fille inciviles. Je n’ai pas aimé la violence de Haley, elle a été pour moi le personnage antipathique du film. « The Florida Project » est tout aussi vulgaire que les paillettes de Las Vegas qu’un certain Verhoeven s’était permis de critiquer dans « Show girls » et qui a vexé une Amérique exagérément pudibonde ! Comment cette Amérique peut-elle ne pas être vexée par la vision de Sean Baker ? Je ne fais pas la morale, en France nous avons aussi nos faces cachées et honteuses que l’on s’évertue de camoufler. Après un film pareil, je vais me plonger dans une comédie à la française, bien franchouillarde pour me redonner du moral car j’en ai bien besoin. Déprimant et instructif. A voir en VO pour le jeu impressionnant des actrices.
Shinny
Shinny

42 abonnés 248 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 janvier 2018
je suis ressortie du cinéma déprimée remuée par ce filM bien joué filmé de manière assez classique mais efficacement. Une petite histoire déchirante qui pourtant a le mérite de ne jamais porter aucun jugement de ne pas donner de leçon à qui que ce soit juste de montrer l'envers du décor et de porter la parole des invisibles.
DestroyGunner
DestroyGunner

27 abonnés 921 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 décembre 2017
Formidable et décapant. Les acteurs sont vraiment excellents et l'expérimenté subit la concurrence d'enfants et d'actrices au jeu spontané.
Alice025

1 887 abonnés 1 499 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 décembre 2017
Un film de qualité, c'est certain. « The Florida Project » nous embarque dans la vie du motel « Magic Castle », en suivant plus particulièrement une mère et sa fille, ainsi que le gérant. Ce motel étant à deux pas de Disney World, on voit vite la distinction entre le côté riche et le côté pauvre. Car la plupart des résidents y vivent en permanence et galèrent à joindre les deux bouts. Halley, la mère, ne se préoccupe pas vraiment de l'éducation de sa fille et utilise tous les subterfuges malhonnêtes pour survivre, avec son côté vulgaire, qui forcément se répercute sur sa fille.
Alors oui c'est très coloré, il fait beau, on suit la routine de ces enfants qui sont innocents dans le sens où ils ne connaissent pas encore bien la dureté du monde réel. Mais je n'ai pas trouver ce film « joyeux » comme j'ai pu le lire dans de nombreuses critiques. J'ai souvent eu ce sentiment de malaise entre cette innocence et la pauvre vie dans laquelle ils sont tous. Cette histoire fait en tout cas réfléchir et ne laissera pas indifférent, surtout par sa fin. Un beau drame.

cinephile-critique.over-blog.com
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 juin 2019
Un film magnifique sur l’enfance. Ce qu’il raconte est cru, parfois cruel, dur, prenant, par moment révoltant et pourtant il est lumineux et respire la vie comme un enfant. On est irradié par le soleil Floridien et ses jeunes acteurs qui ont soif de jeu et de vie alors que l’amusement se refuse à eux à deux pas de DisneyWorld. J’ai même apprécié Willem Dafoe dans ce film alors que j’ai en général beaucoup de mal avec cet acteur. C’est un vrai beau drame.
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mai 2018
Portrait d’une Amérique fragmentée. Classe moyenne résidente d’un motel, les enfants n’y voient pas d’inconvénients à vivre leur vie. Innocence, insouciance, le cœur du film est remplit de joie, de jeux et de sourire. Sean Baker n’accable pas le spectateur avec des parents dans la galère, mais plutôt de les traiter comme des égarés qui font fasse à leur situation. Rien de transcendant dans le propos et la manière d’apporter du drame à l’histoire. Juste une prise de vu et d’instantané d’une classe qui lutte.
cinéman
cinéman

49 abonnés 926 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 mars 2024
Il y a une certaine beauté de l'image, un charme particulier à filmer un motel violet dans une Floride ensoleillée. Le scénario peut sembler minimal, mais l'endroit en lui-même amène son lot de surprises quotidiennes qui découlent pourtant de la totale banalité de cet endroit fréquent aux Etats-unis. L'histoire de fond évolue lentement entre une jeune adulte qui enchaine les petits larcins pour nourrir sa fille, et un William Defoe, gardien des lieux, désabusé mais quelque peu compatissant. Les enfants omniprésents jouent remarquablement. Pourtant, si le thème porte sur la misère de certains Américains, au milieu de la richesse et du luxe, on peut toutefois se poser une question légitime : cette femme est-elle responsable de son sort ou faut-il accuser la société ? Dommage que jusqu'à la fin, on ne sache pas vraiment quel parti prend l'auteur. Rien n'est clair, d'autant que la police et les services sociaux sont présentés comme assez bienveillants. En outre, voir Disneyland dans les dernières images résonne comme une ambiguité : le capitalisme semble devenir la réponse à ses propres maux.
Craoux
Craoux

38 abonnés 324 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 mars 2018
Sans la présence de Dafoe, je ne me serais pas embarqué dans ce (trop long) Florida Project. J'ai fait de gros efforts pour ne pas écourter la séance que je m'infligeais car je n'ai jamais trouvé le bon angle pour être en empathie avec les personnages centraux (Halley, jeune mère écervelée toxico et j'en passe, dont on comprend qu'elle a atteint son plus haut degré d'évolution .. très limitée .. et les enfants, criards et inconséquents). Le soupçon d'humanité amené par le personnage du gérant (Dafoe) sent l'artifice scenaristique, comme un contrepoint nécessaire à l'intérêt que l'on nous demande de porter à cette mère sans relief dont le personnage n'évolue pas et ne peut évoluer (elle en est incapable). C'est en vain qu'on aura attendu presque 2 heures pour un épilogue aussi peu inventif (s'enfuir du monde des adultes pour se réfugier dans ce mirage - capitaliste - qu'est DisneyLand). On peut aimer les mômes, déplorer qu'il y a des citoyens de "seconde zone", mais pour autant, on peut garder sa lucidité et dire qu'un documentaire "social" sans rythme ne fera jamais un bon film.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 9 novembre 2018
L’histoire d’un piètre film malgré ses bonnes critiques, des marginaux qui ne me prend pas par les tripes, ce que je retiens est la prestation de Willem Dafoe.
FlecheDeFer ..
FlecheDeFer ..

50 abonnés 383 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 février 2018
Grosse déception pour moi. J'en espérais beaucoup mais le fait que les personnages principaux soient insupportables (tant la mère que sa fille) ne donne pas trop envie de plaindre ces paumés de l'Amérique que le film traite pourtant avec une grande bienveillance. Le souci principal du film est ici que l'on veut nous faire sentir que ces gens vivent au jour-le-jour, sans perspectives, du coup le film fait la même chose et vit au scène-par-scène, là aussi sans perspectives, mais du coup comme on n'a aucun liant entre ces scènes très inégales, l'ennui s'installe assez vite jusqu'à une scène finale qui se veut sans doute poétique mais qui ne veut rien dire et tombe totalement à plat.

Reste donc deux choses: une ambiance de cette Amérique des laissés-pour-compte fondamentalement réussie, et l'interprétation: Dafoe, formidable comme toujours, touchant et si humain, et la mère, apparemment non-professionnelle, mais éblouissante. La fille par contre m'a passablement agacé, comme d'ailleurs ses petits camarades: cabotinant sans cesse, incapable de toute diction, il faut vraiment que la presse encense par défaut tout acteur/actrice de moins de 7 ans pour pouvoir s'extasier sur cette performance,,,
angelo F.
angelo F.

59 abonnés 129 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 décembre 2017
Ce film dramatique américain est excellent en tous points.
L'analyse économique et psychologique des personnages est bien amenée et traitée.
Bien que dramatique, cette histoire est également divertissante.
J'ai apprécié le dynamisme de ce film et les couleurs qui adoucissent et amènent un peu de bonne humeur.
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