The Florida Project convainc globalement grâce au prisme choisit : la vision de la vie par le regard d'une petite fille. Le film est poétique, touchant, William Dafoe est renversant dans ce second rôle, et la fin sublime. Pour autant, le film de Sean Baker aurait gagné a être réduit d'une vingtaines de minutes.
A mi-chemin entre la filmographie de Wes Anderson pour son côté extrêmement coloré, pétillant et des oeuvres comme "Jeux interdits" ou "La guerre des boutons" pour les nombreuses facéties et autres insolences de cette bande de gamins. Centré sur le point de vue du personnage de Moonee magnifiquement interprétée par la jeune Brooklynn Kimberly Prince, un portrait d'une famille mono-parentale dysfonctionnelle logeant dans un motel bas de gamme entre langage grossier, petites magouilles et misère sociale mais aussi une peinture touchante, parfois âpre de la spontanéité et de la naïveté de l'enfance. Une première partie assez ennuyeuse où il ne se passe pas forcément grand-chose, nous plongeant de façon intéressante dans le quotidien routinier, vide d'occupations ou de travail des protagonistes pour aboutir ensuite à un dernier segment à la dramaturgie plus étoffée à travers l'intégration à l'intrigue des services sociaux. Une mise en scène toute simple mais très fonctionnelle, des acteurs, tant confirmés à l'image de Willem Dafoe que débutants comme Bria Vinaite dans le rôle de la mère, très convaincants. Peut-être pas le film de l'année mais une jolie découverte et un réalisateur qui sera à suivre.
Probablement le meilleur de Sean Baker ! The Florida Project est un film sincère gardant un équilibre parfait durant les 2 premiers tiers du film ; équilibre entre la tristesse de vivre dans de telles conditions mais la joie revit à plusieurs moments, grâce aux personnages des enfants. Par sa mise en scène, Sean Baker nous démontre une représentation terrible de la société de la Floride avec certains plans marquants (l'hélicoptère, l'arbre, ou encore les maisons abandonnées). Également, Sean Baker choisit de focaliser sa réalisation très souvent du point de vue des enfants, faisant monter une émotion forte jusqu'à sa fin ; Deux points de vue sont à souligner : point de vue enfantin (joie etc) et de l autre le point de vue adulte, avec les galères qui s enchaînent. Tout s emboîtent jusqu'à son dernier tier, qui est inévitable mais émotionnellement douloureuse. Incroyable performance de la jeune enfant qui interprète le personnage de "Moonee". Rarement vu une performance d'acting d'un/d'une enfant, aussi forte et aussi sincère ! Tous les autres enfants jouent merveilleusement bien. Photographie superbe dans un paysage rempli de mélancolie. Sean Baker mérite une plus grande attention
le thème est intéressant avec le contraste du pays magique de Disney et la réalité... Contraste avec le rêve Américain et la grande précarité.. Et celui du soleil Floridien... et son cliché Bling Bling.. face à la froideur de cette "survie"..
Cependant, ici, le traitement de ce thème là manque d'ingrédients, de dramaturgie pour en faire un film puissant émotionnellement. Et donc attiser davantage l'intérêt qui se perd au fil des minutes.. Dômmage !
Comme souvent, je suis un peu surpris de la critique qui porte aux nues certains films et plus particulièrement celui-là. Bien sûr, celui-ci est accrocheur et visuellement très beau... Mais doit-on pour autant le qualifier de merveille absolue ? Non, enfin pas pour moi. J’ai effectivement pris du plaisir à le regarder malgré quelques longueurs. Ce conte désenchanté dépeint la misère sociale entretenue par des dialogues assez basiques, les frasques des gamins font rire mais leur répétition devient quelque peu lassante. On n’est pas dans l’émotion mais dans une approche mélancolique qui nous emporte et l’empathie n’est pas loin. Le film repose essentiellement sur la qualité du jeu de la jeune actrice principale, maman incapable d'élever sa fille, toxicomane, prostituée et violente. La vie du motel du Château magique, à une encablure du DisneyWorld nous fait quelque peu réfléchir sur la précarité. Willem Dafoe est excellent comme souvent, dans son rôle de gardien et de régulateur de tensions dans ce microcosme qui ne nous fait pas rêver.
Un très bon film sur des familles en difficultés financières et pas que vivant dans un hôtel près de Disney et à travers les yeux d enfants et notamment d'une petite fille avec du caractère qui n'ai pas scolarisée et livrée un peu à elle même c'est touchant à voir absolument
La scène finale est bouleversante ! Le film est un peu lent, puisque le réalisateur filme la vie de ses personnages sans "rebondissements" cinématographique. Son travail est néanmoins intéressant et dénué de jugement.
Des enfants livrés à eux même dans un motel miteux près de disneyworld en Floride profitent de leur vacances d été en faisant les 400 coups. Mais la triste réalité du monde des adultes ne manquera pas de leur gâcher leur insouciance et leur liberté. un très beau petit indé
Mon plus grand regret pour ce film, sera surement d'avoir visionné la bande annonce au préalable. De fait, j'en avais déjà tiré les trois quart des analyses et n'ai pas été surprise par la tournure des événements. Le film nous conte une histoire bien différente de Disney, alors que le parc d'attraction est à quelques minutes du lieu du récit, une autre vie gravite autour. Dans les différents motels, de nombreuses personnes en situations précaires, séjournent à plus ou moins long terme dans ses motels qui paraissent plus délabrés les uns que les autres. On découvre alors ce quotidien au travers de Moonee et de sa mère, qui vivent de l'aide de leurs proches et de petits "boulots". Le scénario est vraiment intéressant, je déplore simplement qu'il n'aille pas au bout des choses. On nous balance quelques infos sur l'histoire de ses personnes, mais très peu sur leur passé qui pourtant semble être marquant sur ce qu'ils sont aujourd'hui. J'ai également été déçue par la fin, qui arrive trop brutalement et qui pour moi allait devenir un des moments les plus intéressants du film. Je voulais en savoir plus ! On s'attache assez rapidement à Moonee et ses amis Jancey et Dicky, vivant comme ils peuvent leur vie d'enfants dans une problématique d'adulte, sous l’œil bienveillant de Bobby. On a de l'empathie pour les personnages tout au long du film, car on perçoit les choses au travers du regard de Moonee et des autres enfants. Un monde de jeu permanent et des parents peu présents. La réalisation est superbe, Sean Baker nous offre plusieurs plans sublimes sur les personnages et les paysages, l'utilisation des couleurs et de la lumière tranche avec ce quotidien si pauvre. La Bande originale est vraiment chouette et le casting merveilleux ! Malgré quelques petites déceptions face au scénarios, j'ai vraiment beaucoup aimé ce film, devant lequel j'aurais pu rester des heures !
le film d'abord pour sa vision à hauteur d'enfants qui est une très bonne idée qui retire le ton moralisateur de l'histoire..les gamines sont géniales, et W.Dafoe. est charismatique.le personnage de la mère inscousciente est correct au début mais devient vite une tête à claque..... limite insupportable,c est pas son biais qu'on comprend que ça va mal finir.un beau sur de l'Amérique qui réalise ses rêves"dysney world" et ceux qui restent sur le bas côté.
On suit ici Moona, 6 ans et ses amis avec qui elle passe l'ensemble de ses journées à faire les 400 coups ainsi que sa mère qui essaie tant bien que mal de joindre les 2 bouts dans un motel violet, juste en banlieue de DisneyWorld et de tout son luxe.. L'envers du rêve américain, traité d'une très belle façon malgré la dureté du sujet, tout en couleurs, lumineux, rempli de vie et de mouvement, tout en contraste avec des personnages attachants. Un film agréable sur une réalité qui l'est beaucoup moins..
Plus je pense à ce film, plus je le trouve génial. Plusieurs niveaux de lecture. Des personnages bien pensés, des vrais gens de tous les jours très crédibles. Une excellente idée d'opposer DisneyWorld et aux tristes motels d'à côté, hébergeant de "presque SDF". L'angle apporté par la vision des enfants têtes-à-claques est touchant et parfaitement trouvé. J'ai failli décrocher au début car ça peine un peu à démarrer, mais je suis ravi de m'être un peu forcé. Plus on avance dans le film, meilleur il est!