The Florida Project
Note moyenne
3,8
2968 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

203 critiques spectateurs

5
21 critiques
4
72 critiques
3
63 critiques
2
31 critiques
1
8 critiques
0
8 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
DestroyGunner
DestroyGunner

27 abonnés 922 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 décembre 2017
Formidable et décapant. Les acteurs sont vraiment excellents et l'expérimenté subit la concurrence d'enfants et d'actrices au jeu spontané.
Anne M.
Anne M.

85 abonnés 658 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 décembre 2017
Il ne faut pas s’y tromper, « the Florida project » sous des apparences pop, colorées, ensoleillées, est un film extrêmement triste et désespéré.

Orlando, en Floride à quelques dizaines de mètres de Disney World (on le découvre à la fin), des familles souvent monoparentales vivent dans la précarité. Elles louent à la semaine des chambres dans une périphérie urbaine aux couleurs acidulées, tenu rigoureusement par le gérant Bobby.

C’est l’été, les grandes vacances, sous un soleil de plomb parfois surpris par un orage, la plupart des adultes sont oisifs. Les enfants, très jeunes, sont livrés à eux-mêmes du matin au soir. Et bien sûr font des bêtises.

C’est aussi l’histoire de Moony, dont la maman sombre dans la spirale de la misère. Mais Moony continue de bondir comme un jeune faon, certaines de ses réflexions enfantines sont pleines de grâce malgré son comportement déstructuré , son attachement à sa maman est sans faille.

La caméra comme dans certains autres films indépendants semble être juste un témoin, captant ici et là des images de ce quotidien misérable et oisif. Les acteurs sont plus vrais que nature, ils semblent jouer leur propre rôle. Certaines scènes suggestives sont très réussies (tout ce qui touche au bain de Moony par exemple

Voir ce film en période de Noël, remet certaines choses à leur place, plaçant le spectateur face à une réalité triste qui touche de nombreux américains.
Mon blog : larroseurarrose.com
dominique P.

904 abonnés 2 027 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 décembre 2017
Ce film indépendant américain qui se passe à Orlando en Floride m'a beaucoup plu.
Une femme de 25 ans environ, pauvre, vit avec sa fille de 6 ans dans un motel pas cher où elle paie à la semaine (beaucoup de personnes en grande précarité y vivent à la semaine).
Elle ne travaille pas et laisse sa fille jouer avec d'autres enfants de tout l'ilot hôtelier (qui a plusieurs couleurs et c'est joli).
Le gérant de l'ilot hôtelier est le témoin de tout ce qui s'y passe et notamment de la vie de cette jeune femme et de cette petite fille.
Ce gérant s'avère gentil, humain, compréhensif mais ferme quand il le faut.
Cette femme qui est trop insouciante et qui éduque mal sa fille, n'est tout de même pas dangereuse et a toute sa tête mais elle laisse trop de liberté à sa fille qui est insolente, très espiègle, une vraie boule d'énergie et qui fait beaucoup de bêtises mais en même temps elle aime sa mère et lui obéit quand il le faut.
Donc on voit le quotidien de tout l'ilot hôtelier mais surtout le quotidien précaire et malheureux de cette femme et de cette petite fille.
Ce film a également pour but de parler des oubliés, des invisibles, des victimes de la crise et de la violence économique.
Egalement, rares sont les films qui captent aussi bien l’énergie volatile, la spontanéité crue de l’enfance, la toute-puissance de son imaginaire.
Aussi ce film est plein de vitalité et de couleurs et c'est agréable.
Cette histoire dramatique qui est particulièrement bien traitée et analysée m'a beaucoup plu.
Scaar Alexander Trox
Scaar Alexander Trox

16 abonnés 7 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 décembre 2017
Mmmmh. Un beau "oui, mais" pour ce Florida Project. À ceux qui s'attendent à quelque chose d'aussi enlevé que ce que la bande-annonce laissait penser, calmez vos ardeurs : TFP est loin d'être le bijou de comédie sociale douce-amère espérée, et la quasi-unanimité critique, toujours douteuse, doit inspirer la méfiance. Si l'on doit reconnaître quelque chose à Sean Baker (dont je n'ai pas vu Tangerine), c'est qu'il sait filmer et faire jouer les gamins. On ne peut pas faire plus authentique et naturels que ceux de son film, à commencer par la révélation au cœur de l'action, Brooklynn Prince, petit monstre plein de caractère et doté d'une attitude que savait exploiter la BA. Quand le réalisateur s'aventure avec eux, et à leur hauteur, dans ce suburban wasteland coloré, ça donne un spectacle très agréable, frais, parfois poétique (bien qu'un peu répétitif vers la fin). En parlant de poésie, on apprécie celle avec laquelle Baker filme ledit wasteland : la direction artistique est peut-être un peu datée (on a l'impression de mater un film de la fin des années 90), mais il arrive à lui prêter un charme improbable, doux et estival, notamment lors de ces nombreux couchers de soleil. Hélas, le film parle aussi des adultes, et là, c'est moins inspiré. Hormis le personnage de Bobby le gérant, belle figure humaniste et voix de la raison jouée par un Willem Dafoe au top de sa forme, ça traîne beaucoup autour de la mère de la gamine, et comme c'est une épuisante écervelée qui n'évolue pas d'un iota du début à la fin et nous ferait presque aimer les services sociaux (le film aurait dû s'appeler La Mauvaise éducation, mais c'était déjà pris...), sans que Baker ne pose le moindre jugement sur elle (ni quoi que ce soit), tout ce que l'on voit de la petite Moonee, c'est une catastrophe "in progress" qui ne se prendra pas une seule tarte des cinquante méritées tout au long du film. C'est deux heures parfois pénible d'échec total, filmé avec une insistance un poil glauque. Et c'est tout à ce rayon. Et en parlant du rayon substance, qu'on ne sorte pas l'argument de la "dénonciation du rêve américain", il ne vaut pas un kopek ; les critiques se paluchent dessus à la sortie de chaque chronique sociale indé américaine parce que ça fait bien, alors que tous les pays du monde ont produit leur lot de films dotés du même propos ; ce qu'on voit dans TFP, ce n'est pas l'échec du "rêve américain", mais simplement des figures universelles de miséreux qui rament pour s'en sortir. Les défenseurs du film louent son refus du misérabilisme ; ça l'est quand même un peu. Et l'épilogue torché à Disneyworld, dénué de subtilité (réfugions-nous dans le rêve capitaliste !), n'allège pas les gros sabots de la narration. Alors, tempérons un peu la critique : je ne déconseillerai pas du tout le film. Il a ses moments de grâce, se montre plutôt juste dans son étude de caractères (ce qu'il en fait est une autre affaire), et a justement du caractère, ce qui est déjà pas mal. Mais au bout du compte, on a un peu du mal à ne pas y voir un freak show un peu vain (donc trop long), sauvé par ses acteurs. J'étais prêt à lui refiler quatre étoiles, je ne lui en donne que trois au final...
Gfa Cro
Gfa Cro

59 abonnés 576 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 décembre 2017
Vu et avis le 20171222

Film sur la pauvreté tourné au plus près d'une fillette.

Je n'ai pas beaucoup de recul par rapport à ce film, mais à brûle-pourpoint j'ai l'impression qu'il y a peu de film aussi proche de l'enfant. J affabule sûrement, mais j ai l impression que 75% du film, l image est sur la fillette a moins de 10m. Sans avoir le recul de chercher, j ai l impression de n avoir vu que gummo de similaire, mais en sordide de mon point de vue.

J'ai été très surpris de trouver qu'au fond ce film ne me semble pas du tout sordide. Je vois dans ce film la force de l'enfance/la vie. Probablement que cette fillette aura des difficultés à s'adapter à la vie que la société va à attendre d'elle. La fin du film nous rappelle intelligemment que l'école va passer par la et va probablement l'amener vers cette normalité. Je ne suis pas sûr que dans son cas, ce soit une mauvaise chose : elle a des amis, elle est turbulente mais bien dans sa peau, elle manque de repère sur le bien et le mal mais au fond, elle semble savoir ce qu'elle fait. Elle agit légèrement car elle en a la possibilité mais pas forcément parce qu'elle ne s'en rend pas compte (et la c est la pièce interdite, allons y quand même ; promis, on ne dit rien à nos parents ? ; ...). Tout tient au fond dans le désœuvrement, avec une mère qui n'a pas réussi à se fixer un but/une ligne de conduite et est donc incapable de transmettre cela à sa fille.
Emmanuel S.
Emmanuel S.

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 22 décembre 2017
Film dépourvu d'histoire où des enfants hystériques et mal élevés remplissent l'écran et la bande son. Je me demande comment ce genre de film peut être produit et distribué !
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 décembre 2017
L'envers du décor du rêve américain, celui où évoluent les sans grades et les laissés de côté du capitalisme triomphnt, prend encore plus de signification à proximité de Disney World et de son côté chatoyant et féérique. C'est à sa périphérie que Sean Baker a tourné, dans un univers coloré qui contraste avec la misère sociale, dans un motel où survivent nombre de femmes seules avec enfants. Le film procède à un autre décalage en suivant particulièrement une petite fille espiègle, joyeuse et qui n'a pas sa langue dans sa poche. La misère est-elle plus belle au soleil et dans le regard d'une gosse ? Pas vraiment. Mais quand le film séduit par son côté réaliste et documentaire, il déçoit quelque peu dans sa narration et sa mise en scène. Les vignettes se succèdent rapidement mais le temps semble parfois long tant le réalisateur enchaîne sans transition et sans que les scènes ne soient menées jusqu'à leur terme. La dramaturgie finale remet des enjeux véritables dans la balance mais cette bonne impression est gommée par un dénouement ouvert qui ne correspond pas du tout au reste du long-métrage. On a beau adhérer aux partis pris et au discours de Sean Baker, il y a une énorme frustration dans un traitement maladroit et trop vague de son sujet.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 28 octobre 2018
Marquer par ces couleurs flachis.
Le film impose un rythme agréable, dans la découverte des personnages et de l'univers dans une première partie. Qui séduis facilement.
Malheureusement le reste impose des longeurs, et des trames sans fond.
Peux être suis-je passer à côté de quelques choses. une critiques de la société Americaine ou je ne sais quoi (vu la fin cela m'étonnerait pas

Il n'en reste qu'à vouloir enchaîné de beaux plans, et imposer un rythme unique, le film s'y perd et ne trouve pas grand chose à dire... si ce n'est le jeux tres bon d'une gamine a la grande geule
Le cinéphile

791 abonnés 2 796 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 décembre 2017
The Florida Project convainc globalement grâce au prisme choisit : la vision de la vie par le regard d'une petite fille. Le film est poétique, touchant, William Dafoe est renversant dans ce second rôle, et la fin sublime. Pour autant, le film de Sean Baker aurait gagné a être réduit d'une vingtaines de minutes.

https://m.facebook.com/la7emecritique/
Edwige H.
Edwige H.

30 abonnés 5 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 janvier 2018
Très bien. L’histoire peut être un peu triste si on prend de la hauteur mais on a pas l’impression de pathos en le regardant. Peu d’intrigue mais on passe un bon moment, les couleurs sont belles et on est plongés dans l’univers de l’enfance / adolescence alors c’est frais. Bria Vinaite est agréable à regarder et voir évoluer. Le personnage de Willem Dafoe est touchant.
HUGØ
HUGØ

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 décembre 2017
La première fois que je pleurais au cinéma...
Émouvant, engagé, simple et juste M-A-G-N-I-F-I-Q-U-E
Ce film est absolument à voir !
Les acteurs sont géniaux, certains méritent d'aller loin
janus72
janus72

52 abonnés 280 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 21 décembre 2017
Les longues et pénibles agitations d'un trio d'enfants à qui un coup de pied aux fesses serait pour le moins salvateur !
C'est long - agaçant et criard au propre comme au figuré (couleurs bien Pop).
Mais que vient faire Willem Dafoe dans cette purge ? ? ?
Bref, largement dispensable pour qui veut garder son flegme.
Ufuk K

617 abonnés 1 723 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 décembre 2017
Sean Baker après le merveilleux "tangerine " revient cette fois ci avec " florida project " qui est un film pop et coloré. En effet nous y suivons le quotidien de jeunes enfants et leurs parents qui vivent autour de Disney. Le réalisateur démontre très bien le fossé qu'il existe entre le géant américain et sa population qui vit autour très pauvre en général et dans la précarité complète. J'ai trouvé l'ensemble rock, drôle, émouvant et tragique avec des comédiens épatants.
Cinephille
Cinephille

174 abonnés 634 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 décembre 2017
On peut tout à fait comparer ce film à American Honey d'Andrea Arnold : même Amérique des paumés, des délaissés. Dans un cas on suit des jeunes adultes sur la route, dans ce film on suit des jeunes mères de famille et leurs enfants dans un motel. Autant American Honey m'avait enthousiasmée par son énergie, son dynamisme, sa mise en scène, ses acteurs. Autant The Florida project m'a laissée froide de bout en bout. On a l'impression que Sean Baker, complètement subjugué par la jeune Brooklynn Prince la filme sous toutes les coutures, en lui faisant dire tout et n'importe quoi. Et qu'aucun autre personnage ou acteur ne l'intéresse vraiment, notamment pas les mères des enfants. A aucun moment je n'ai été émue, je n'ai quasiment jamais eu le moindre sourire. Esthétiquement Sean Baker tire assez bien parti de son cadre naturel, la mise en scène est plutôt réussie. Mais ça ne suffit pas.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 décembre 2017
Après "Tangerine" qui nous plongeait dans le milieu des transsexuels, Sean Baker continue d'explorer une facette oubliée de l'Amérique en s'attardant sur ses délaissés. Avec "The Florida Project", il filme mes motels miteux de Floride non loin du parc Disney. Tout est ensoleillé, coloré et si le royaume magique n'est pas loin, la magie semble avoir délaissé le motel du "Magic Castle" où la jeune Moonee passe son temps à traîner avec ses amis. Des journées passées à enchaîner les bêtises avec une malice contagieuse et qui agace plus Bobby, manager du motel, que Halley, la mère de Moonee. Une mère attachée à sa fille mais qui peine à joindre les deux bouts, assumant sans problème les magouilles qu'elle fait pour survivre tout en y entraînant Moonee. Dans ce royaume désolé, Moonee reste insouciante mais la réalité pourrait bien la rattraper. Filmé avec tendresse et énergie à hauteur d'enfants, "The Florida Project" dégage une véritable âme et une sacrée volonté de cinéma avec l'envie de s'attarder sur des personnages comme on en voit rarement, authentiques et sans forcément avoir de parcours psychologique prédéfini. Ce qui rend parfois le personnage d'Halley agaçant tant cette mère provocatrice et vulgaire cumule les ennuis. Malgré cela, on ne peut que reconnaître l'originalité du point de vue que propose Sean Baker, révélant deux actrices rafraîchissantes (Brooklyn Kimberly Pierce et Bria Vinaite) tandis que Willem Dafoe, embarqué dans le projet dans le rôle de Bobby, dégage une véritable compassion en manager mi-agacé mi-touché par les situations qu'il rencontre chaque jour. Un film souffrant de quelques longueurs mais dégageant une belle énergie.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse