Le Dahlia bleu
Note moyenne
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Pascal
Pascal

254 abonnés 2 408 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 avril 2025
Si George Marshall a laissé pendant l'âge d'or d'Hollywood une longue filmographie riche de nombreux opus, la qualité de son travail artistique est sans doute moins éblouissant.

Il a malgré tout mis en image quelques rares titres qui ont encore aujourd'hui gardé une certaine réputation cinephilique.

Parmi eux " le dahlia bleu" (1947) dont le scénario fut écrit pour le cinéma par un des maîtres du polar Raymond Chandler.

L'attrait principal de ce polar qu'est " le dahlia bleu" repose essentiellement sur son casting composé d'Alan Ladd et de Veronika Lake.

La postérité étant ce qu'elle est, on a aujourd'hui oublié que Ladd fut à son époque une des plus grandes vedettes masculine de l'industrie cinématographique nord américaine.

Les défauts majeurs du dahlia bleu sont de plusieurs ordres. Des enchaînements de l'intrigue peu crédibles dans la logique interne du récit et surtout comme on va le voir, l'intervention de la marine américaine sur la fin du film.

Elle opposa en effet son veto, à ce qu'un ancien militaire soit montré comme un meurtrier victime d'une blessure physique et émotionnelle contractée sur le terrain des combats ( la guerre vient seulement de prendre fin).

La conséquence directe de cette censure, c'est qu'à l'écran, l'exposé de la résolution du mystère est totalement raté.

On notera la présence d'Howard da Silva, acteur qui fit partie de la liste noire d'Hollywood mais aussi de l'interprétation hallucinée de William Bendix

Le début est sans doute la partie la plus réussie dans ce film noir qui mérite certes le coup d'oeil, mais qui ne figure en rien parmi les titres les plus emblématiques d'un genre qui comporte de nombreux chefs d'oeuvre.
VERTIGO
VERTIGO

7 abonnés 413 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 avril 2026
Alan Ladd Véronica Lake Wiliam Bendix George Marshall Raymond Chandler = Chef d'œuvre du film noir US!
En détaillant le sujet de ce film très politique nous sommes en 1946 juste après la fin de la démobilisation des appelés qui sont des millions et le héros de cette guerre et Alan Ladd qui avait été réformé de son service militaire pour raisons médicales joue un héros de cette guerre dans le pacifique de retour au pays et voulant retrouver sa femme, il la retrouve dans les bras d'Eddie Harwood, patron du club Le Dahlia Bleu, et s'enfuie du domicile conjugal. Il est revenu du pacifique avec 2 appelés dont celui joué par l'excellent William Bendix. Puis Johnny Morrison joué donc par Alan Ladd rencontre Joyce Harwood jouée par la blonde platine Veronica Lake qui le prend dans sa voiture sous une pluie battante. Le scénario de Raymond Chandler est excellent et nous fait croire que tous ces personnages y compris l'épouse jouée par Doris Dowling, se rencontrent tous par hasard. Mais l'épouse a été assassinée et Alan est accusé par la police de ce crime et doit s'enfuir pour prouver son innocence et trouver le vrai coupable. On sent la présence de la mafia durant toute la durée de ce film noir remarquable. Je ne vous raconte pas la suite plein de surprises et de rebondissements.
Romain Z
Romain Z

14 abonnés 246 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 novembre 2022
Rien n'est plus réjouissant que de s'apercevoir qu'il existe des petites perles de Film Noir que l'on a pas encore vu.
Meme si le couple Alan Ladd- Veronika Lake a plutôt l'air d'une version low cost de celui de Dana Andrews- Gene Tierney et si George Marshall serait à peine la doublure de Preminger, le film avec son intrigue capillotractée , ses personnages stylisés à l'extrême et sa thématique sur le retour difficile des soldats démobilisés, coche avec réussite toutes les cases du genre. Plaisir de gourmet
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 15 novembre 2022
Rien n'est plus réjouissant que de s'apercevoir qu'il existe des petites perles de Film Noir que l'on a pas encore vu.
Meme si le couple Alan Ladd- Veronika Lake a plutôt l'air d'une version low cost de celui de Dana Andrews- Gene Tierney et si George Marshall serait à peine la doublure de Preminger, le film avec son intrigue capillotractée , ses personnages stylisés à l'extrême et sa thématique sur le retour difficile des soldats démobilisés, coche avec réussite toutes les cases du genre. Plaisir de gourmet
Lolo plays on
Lolo plays on

1 abonné 81 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 décembre 2021
Pas mal. Un film noir classique à l'épilogue certes un peu facile, avec ce coupable dont on est pas certain de trouver le mobile plausible. En tous cas, il tient largement la route en termes d'atmosphère. Dommage que Ladd et Lake n'aient pas plus de scènes en commun, la part dévolue à cette dernière n'étant pas , narrativement parlant, d'une utilité folle. William Bendix tout à fait remarquable dans un rôle assez fréquent dans sa carrière et qu'il maîtrise à fond, celui du protagoniste simple et sans filtre, ici affligé d'une souffrance qui le rend encore plus irritable.
claude M.
claude M.

5 abonnés 60 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mai 2020
La photo de ce film noir est superbe, et si le film manque un peu d'envergure, les scènes entre les personnages sont savoureuses. Le duo Alan Ladd- Véronica Lake fonctionne parfaitement (contrairement à "La clef de verre"). Tous les acteurs sont à leur place, Alan Ladd est sobre, Doris Dowling, à la courte carrière est belle et mystérieuse. Scénario Raymond Chandler (Le grand sommeil)
Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 mars 2020
Le scénario essaie de multiplier les suspects mais on devine vite qui a fait le coup. Véronica Lake est mignonne mais Alan Ladd a le charisme d'une endive et semble s'ennuyer tout au long du film alors qu'il est en fugue. Encore un film policier US qui a mal vieilli.
Gérard Delteil
Gérard Delteil

256 abonnés 2 058 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 mai 2019
Des acteurs solides, une superbe photo en noir et blanc, un fond sonore jazzy rendent le film agréable. Malheureusement le scénario, improvisé au fur et à mesure parait-il, est particulièrement confus - comme le sont souvent les scénarios de Chandler. La fin, avec bagarres et fusillades dans un lieu clos, est particulièrement datée. Ces défauts empêche de faire de ce Dahlia bleu un grand film noir. Néanmoins le duo Alan Ladd - Véronika Lake vaut le détour, sans compter Doris Dowling, superbe femme fatale.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 décembre 2018
Un film noir de haute volée, avec une splendide Veronica Lake et un très bon Alan Ladd. Haletant jusqu'au bout !
chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 septembre 2018
Un classique d'après-guerre du film noir à l'ambiance sombre et à l'atmosphère pesante! On a tendance à oublier que Veronika Lake avait ètè la partenaire d'Alan Ladd dans un certain nombre de films noirs, parmi lesquels "The Blue Dahlia" de George Marshall, d'après un scènario de Raymond Chandler où se mêlent action et meurtre! Même si dans ce film, elle n'a rien d'une femme fatale, Lake ètait la vamp idèale! Et cependant, on utilisa mal ses dons, tout particulièrement dans "I Married a Witch" de Renè Clair! Oui, Alan Ladd reprend du service et il va devoir viser juste pour s'en sortir! il est poursuivi par la police, par des assassins, et surtout, par la belle Veronika Lake qui n'hèsitera pas une seconde à le prendre en stop! Comme dans l'excellent "This Gun for Hire", le jeu glacè de Ladd fonctionne à merveille avec cette ètonnante plongèe dans un night-club d'Hollywood! N'oublions pas de citer William Bendix en plein dèlire amnèsique, incapable d'ècouter une simple chanson sur un juke-box...
Jrk N
Jrk N

48 abonnés 245 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 février 2018
Un des quatre films du couple Veronika Lake - Alan Ladd. Le calme et la beauté tranquille de Lake et la distance de Ladd inspireront Bogart -Bacall. Mais Lauren Bacall n'avait pas cette petite taille fragile de Veronika Lake qui amène tous les hommes à lui dire "Baby" bien qu'elle soit sans doute la seule à comprendre ses propres affects dans ce film tordu et mystérieux dont le scénario virtuose a été écrit dit-on au jour le jour par Chandler. Lake reste presque toujours impassible, comprenant qu'au cinéma son visage fait tout. Une leçon qu'a oublié l'Amérique pendant les 60 années suivantes. La musique de Victor Young (Johnny Guitar), le noir et blanc de Lionel Lindon et les robes qui sont évidemment de Edith Head font plus pour la réussite du film que la mise en scène de Marshall.
TTNOUGAT

699 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 juin 2017
La mise en scène n’a pas la beauté et le caractère qui suffisent pour accorder 5 étoiles à ce film. Marshall n’est ni Siodmak, ni Preminger, ni Dassin pour ne citer que ces trois experts du genre film ‘’noir’’. Par contre, au même titre que ‘’le grand sommeil’’, le dahlia bleu mérite sa réputation. Il y a bien cette ambiance particulière qui donne une légère nausée à cause des personnages tous aussi peu reluisants les uns que les autres. On est loin du réalisme et proche du maniérisme surtout avec le couple Lake/Ladd, la présence de deux femmes fatales est en plus originale. Un personnage typique apporte quelque chose en plus, Bendix n’est d'ailleurs jamais aussi bon que dans ces rôles à cheval entre la violence et la pitié qu'ils nous font éprouver. De toutes manières c’est du beau cinéma d’auteur et un bel exemple de deux comédiens souvent critiqués qui lorsqu'ils jouent ensemble remontent leur niveau de jeu.
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 17 septembre 2016
Un film à ranger au rayon des impostures policières. Certes le film se regarde en raison d'un assez bon rythme et à l'absence de temps morts, mais côté empathie on repassera, avec un Alan Ladd sans aucun charisme jouant au roi du coup de poing en costume cravate et un William Bendix horripilant. Quant à la très belle Veronica Lake, elle ne joue pas, elle minaude. Ces défauts auraient sans doute été atténuées si la fin avait su nous surprendre, mais nous avons au contraire un final en forme de gloubi-boulga aussi inepte d'incompréhensive et en plus décevant. Rétrospectivement après ce final lamentable on se demande à quoi on servi pendant tout le film ces rencontres, ces sous-intrigues, ces fausses pistes et ces morts inutiles, sinon à faire de l'esbroufe à bon marché.
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 juin 2015
Alors qu'il rentre de l'armée, Johnny retrouve sa femme liée à un individu louche, un patron d'une boîte de nuit. Mais lorsqu'il est apprend qu'elle est assassinée, il va voir plusieurs soupçons lui tomber dessus...

Alors oui, Le dahlia bleu n'est pas exempt de tout reproche, à commencer par une intrigue qui s'enlise légèrement pour finir de manière décevante et une tension qui n'est pas toujours là lors des moments propices, mais, du début à la fin, le film est prenant, notamment grâce à son atmosphère et ses personnages. On se retrouve là devant un archétype du film noir où le héros va se retrouver à subir une situation délicate qu'il n'avait pas prévue.

Cette situation, c'est la mort de sa femme pendant que lui est dans une voiture, donnant l'une des plus belles scènes du film. Il met en place une atmosphère nocturne, mélancolique, désabusée et noire où vapeur d'alcool, meurtres et fumée de cigarettes ne sont jamais bien loin, elle est prenante de bout en bout et plane tout le long sur le récit. George Marshall sublime la ville, la nuit et ses pluies torrentielles et, tout le long, l’ambiguïté est de mise sur les enjeux et personnages.

La réalisation est maîtrisée et surtout efficace, permettant de mieux faire ressortir la noirceur des propos et personnages. D'ailleurs, ces derniers sont bien traités, notamment Johnny Morrison, mais c'est tout l'ensemble de la galerie tournant autour de lui qui bénéficie de ce bon traitement, ambigu et intéressant. Ils sont aussi très bien interprétés, à l'image d'Alan Ladd mais surtout la belle et mystérieuse Veronica Lake.

Bien qu'imparfait, Le Dahlia Bleu s'avère tout de même être un beau film noir, proposant une atmosphère nocturne et désabusée associée à des personnages ambigus et tout le long intéressant.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 avril 2015
1945, un marine revient de la meurtrière bataille du Pacifique avec deux collègues soldats. Il en revient indemne et espère être accueilli à bras ouverts par sa femme après de longs mois d’absence… Mais il va en être autrement ; en son absence, le petit cocon familial avec femme et enfant a volé en éclats. Un meurtre va même être commis ; et le pauvre homme est le coupable tout désigné par avance.
Meurtre, personnages hauts en couleur, rebondissement final, couple magnifique à la « Bogard/Baccal », tension assez constante ; tous les éléments du grand classique film noir US sont bien là. Bon, il faut avouer que le roman inachevé de Raymond Chandler offre un scénario très moyen et artificiellement alambiqué. C’est surtout le jeu très avant gardiste pour un film des 40’s d’Alan Ladd et des deux actrices qui fait la différence avec la production moyenne de l’époque. La femme d’Alan Ladd offre aussi une composition époustouflante. Il traite aussi du difficile retour des militaires au pays ; sujet traité très fréquemment par le cinéma US quelques décennies plus tard. J’ai aussi bien aimé les 45 premières minutes et la mise en place de l’histoire ; dommage que Marshall ne sache pas de dépêtrer de son histoire dans la seconde moitié.
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