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Profiterole
7 critiques
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0,5
Publiée le 19 septembre 2022
Je ne comprend absolument pas l'engouement pour ce film, ce fut le plus mauvais jeu d'acteur de Virginie Efira de toute sa carrière. Je l'ai trouvée absente et très mauvaise, je n'y ai pas cru une seule seconde à cette histoire.
Pourquoi avoir déroulé cette trame passionnelle à la "je t'aime moi non plus" sur une période d'au moins trente ans. Le film est long, on s'ennuie, surtout lors de la troisième période heureusement la plus courte, avec la fille des deux protagonistes qui nous expose sa catharsis en analysant la psychologie amoureuse de ses parents. Ces derniers sont bien interprétés mais le film s'étire en scènes inutiles, en longueurs contemplatives qui nous font décrocher en permanence. Qui plus est il n'en ressort au final aucune émotion. On sent la volonté de faire émerger quelque chose de fort de la part de l'auteur mais qui s'est totalement perdu dans son propre discours et nous a égarés ainsi dans un film dont on ne se souvient même plus l'histoire une fois le générique terminé.
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1,5
Publiée le 11 août 2021
La morale de ce film est peut-être d'éviter tout partenaire potentiel qui vous suggère de lire Au-delà du bien et du mal ou Ainsi parlait Zarathoustra. Ou qui mentionne la science gay de Nietzsche est peut-être moins son drapeau rouge. Philippe mal joué par Niels Schneider semble avoir assimilé l'idée qu'il n'existe pas de moralité absolue et il s'est convaincu que le monde n'existe que pour satisfaire ses désirs et qu'il doit poursuivre ceux-ci quel qu'en soit le coût pour les autres. C'est un type tellement odieux qu'il est difficile de croire que Rachel jouée par la jolie Virginie Efira s'obstine vraiment à le poursuivre de son amour ne serait-ce que pour donner une légitimité à leur fille. Car personne ne peut se soucier de ce qui arrive à Philippe il est clairement irrécupérable pour le spectateur. Et Rachel est un personnage assez antipathique tous simplement parce qu'elle supporte le narcissisme de ce Philippe...
Le style téléfilm n'est pas si désagréable, il faut juste aimer les romances à la française, avec voix off omniprésente. L'ensemble selon moi est fade, plutôt insipide, et comporte trop de longueurs pour pouvoir accrocher vraiment de bout en bout. Le jeu des acteurs/actrices est excellent, rien à redire.
adaptation du livre plus ou moins autobiographique de Christine Angot, ce film est le portait d'une mère courage et un brin naïve qui élève seule la fille qu'un rejeton de famille bourgeoise, à la fois cynique et charmeur lui a fait sans vouloir l'épouser, ni même reconnaitre l'enfant. Drame presque ordinaire des années, à ceci près qu'à l'adolescence le papa et la jeune fille développe une relation incestueuse, laquelle va briser jusqu'à sa vieillesse, la vie de sa mère. Les acteurs jouent bien même si Efira n'est guère crédible grimée en vieille dame, la mise en scène est sobre, parfois impudique quand la jeune Rachel amoureuse s'abandonne, beaucoup plus feutré quand sa fille grandit. pas trop de mélo, juste de la révolte de Chantal contre la domination sociale et masculine et contre sa mère qui n'a pas su la protéger; Mais j'ai trouvé que les personnages ne sont pas caricaturaux. Le papa aime manifestement Rachel et sa fille, la Maman qui se bat, croit naïvement à la sincérité de son amant et la fille ado admire son père....Film profond malgré sa simplicité
Pas loin d'en faire trop dans le mélo, Catherine Corsini réalise une anti-romance toxique au fil des années et des décennies. Je n'accordais pas un grand intérêt jusqu'à ce qu'une grande révélation, assez osée il faut le reconnaître, bascule le film dans une vive émotion, allant jusqu'à nous faire couler des larmes avec ce beau message universel de résilience à la fin. Un amour impossible parlera à ce qui ont manqué d'un amour ou qu'ils en ont été trahi.
Un amour impossible, adaptation du roman éponyme de Christine Angot, est une histoire d’émancipation, de survie et de révolte. Un mélo romanesque et poignant et qui tourne au tragique.... Une histoire qui commence par la passion au-delà de la raison de Rachel, jeune femme « roturière » pour Philippe brillant jeune homme issu d’une riche famille bourgeoise. Nous sommes en 1960 à Chateauroux et la ségrégation sociale est vécue comme une fatalité pour Rachel, comme une nécessité pour Philippe. De leur liaison brève et intense va naitre Chantal, que Philippe mettra des années à reconnaître. L’histoire se poursuit par l’enfance de Chantal, que Rachel élève donc seule, acceptant l’abandon de son bel amant, et Christine Corsini décrit avec beaucoup de justesse la complexité des relations mère-fille. Par sa mise en scène élégante et fluide, elle sait aussi évoquer avec pudeur et ellipses le drame qui se nout quand le père réapparait en terrible pervers manipulateur... Dommage que la dernière partie du film devienne alors trop didactique, que Jehnny Beth - Chantal adulte -surjoue son malaise et ne trouve pas le ton juste pour exprimer ce qui est au delà des mots. Mais heureusement demeure Virgine Efira, absolument extraordinaire de bout en bout, de la jeune femme emportée par la passion jusqu’à la mère ravagée par le chagrin...
le vide. rébarbatif. inintéressant. empoulé. film à petit budget, encore plus petit que d'habitude pour les films français. mal tourné. dialogues attristants.
On use aisément du vocable ‘chef d’œuvre’, j’en suis parfois moi-même la victime consentante. Mais donner envie enflamme le verbe, raison pour laquelle il faut savoir manier les adjectifs -et surtout les adverbes- avec parcimonie. Pourtant ils mériteraient ô combien de pleuvoir sur ce qui apparaît comme le meilleur film de Catherine Corsini, réalisatrice discrète de « La nouvelle Eve » et de « Partir ». Pour rendre grâce à cette nouvelle proposition, j’ai tenté de peser les mots, de les agencer bien, intelligemment. Mais qui suis-je pour croquer un tel sommet ? Je me contenterai donc de vous dire avec pudeur qu’aucune autre œuvre ne m’a jamais autant ressemblé. Une histoire de femmes, une histoire d’amour aussi et surtout, d’amours au pluriel, d’amours même si elles furent contrariées, empêchées ou perverties. Nous suivons 35 ans de la vie d’une mère tombée raide dingue d’une gueule d’ange brillante comme une lave brûlante, dangereuse au point de l’engloutir malgré elle, malgré sa volonté de réalisation professionnelle à laquelle elle ne renonça pas, non plus. Malgré l’attention, la tendresse insigne, le devoir qu’elle s’assigna seule d’élever sa fille puisqu’il ne voulut pas s’engager, se marier ni même assumer sa progéniture. Catherine Corsini adapte avec la plus juste émotion l’œuvre autobiographique de Christine Angot, démontrant que cette dernière se révèle bien autre chose que le cerbère du piège télévisuel dans lequel je regrette qu’elle soit tombée. Et puis elle dirige, à doigts de velours, une Virginie Efira au sommet de son art. Un peu comme Claude Sautet avait dirigé Romy Schneider dans « Une histoire simple ». Virginie Efira lâche prise pour s’approcher au plus près de ce personnage indépendant et pourtant prisonnière d’un amour impossible, à sens unique mais irrépressible. Un amour humilié par un milieu social auquel elle n’appartient pas et ne voulant pas d’elle. Humilié au point de souiller sa fille à l’aube de l’adolescence qui n’aura d’autre choix que la rancœur, sourde et destructrice. Il faut voir « Un amour impossible », pas tant parce qu’il s’agit en effet un chef d’œuvre mais parce que le film comme l’ouvrage éponyme dont il est tiré, se dévoile comme une dissection -clinique mais sans froideur ni mauvaise distance- du sentiment humain. Il faut le voir aussi pour Niels Schneider, parfait en intello retors portant en lui l’histoire tout entière de la domination sociale et de ses sadismes. Et pour une révélation. Jehnny Beth, que l’on connait comme chanteuse abrasive et sensuelle du groupe Savages, transperce l’écran, campant une Christine Angot adulte plus vraie que nature. Catherine Corsini est un génie de la narration cinématographique et au final je me moque qu’à mon tour cette chronique soit taxée de l’adjectif ‘emphatique’. D’autres verront ce que j’ai vu. David Fargier aka Vents d’Orage
Malgré toute la sympathie que l’on éprouve pour les deux principaux personnages féminins, la plate mise en scène de Catherine Corsini, la reconstitution appliquée des années 60, les dialogues souvent trop écrits plombent cette adaptation de l’émouvant livre autobiographique de Christine Angot. L’absence de recherche artistique, l’ennuyeux déroulement chronologique font sentir au spectateur la lenteur de ce film trop long, malgré la sincérité évidente de Virginie Efira dans ce rôle de martyre de la cause féminine.
Un film fort. Une émotion rare s'est emparée de moi au fil des minutes. Un dénouement bouleversant, je me suis projetée dans ce rapport mère-fille. Virginie Effira est franchement inattendue et renversante en Rachel, mention spéciale a l'actrice interprétant Chantale adulte. La réalisation a la meme force que ses héroïnes.
En sortant de la séance je me suis retrouvé place de Clichy avec l'impression troublante de croiser dans la rue les mêmes âmes perdues que dans le film en essayant d'identifier la présence des blessures secrètes parmi les inconnus que je croisais. Ce film de Catherine Corsini intègre une véritable maîtrise du temps et du cadre avec des acteurs formidables ! Bravo. Les plans de la fin à la trinité sont heureux. Il s’agit d’un récit qui nous transporte et nous transforme. Un pur chef d’œuvre.
Film formidable, à voir A-BSO-LU-MENT !! Je n'ai pas vu de film français aussi bien depuis longtemps ... Les images sont d'une beauté inénarrable et l'histoire parfaitement écrite est à couper le souffle... Je suis allée le voir 2 fois au cinéma tant j'ai été émue par le jeu exceptionnel des acteurs, dont virgine efira que nous n'avons jamais vue dans un rôle aussi poignant... Une histoire d'amour impossible dans tous les sens du terme autour d'un destin de femme des années 50 Catherine Corsini, une réalisatrice que j'ai découverte ce vendredi et je vais de ce pas aller voir touuuus ces films !!!!!!!!
Un casting extraordinaire, Niels Schneider tient là un rôle à sa hauteur. Catherine Corsini l'emmène vers des sommets. On ne s'ennuie pas une seconde; c'est très rythmé !
j'ai vu le film à 9h ce matin, c'est croquettement bien .
Superbe film de Catherine Corsini. Un film touchant,sobre et si réaliste avec un jeu d'acteurs formidable qui nous emmène 2h15 sans s'en apercevoir tant la réalisation est belle. Beaucoup de travail sur les années 1975 et plus .On sort enchanté mais ce film nous envoute longtemps après et ne nous laisse pas indifférent. Bravo pour cet amour impossible