2229 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
187 critiques spectateurs
5
14 critiques
4
64 critiques
3
67 critiques
2
22 critiques
1
12 critiques
0
8 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
LaureP
18 abonnés
199 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 3 octobre 2017
Je connais peu le personnage donc n'ai aucune idée de la fidélité de la personnalité assez énervante d'ailleurs. L'ambiance fin 60's est bien rendue, quelques trouvailles de mise en scène assez sympa, l'actrice principale est lumineuse. J'en ressors mitigée, agacée par le personnage, excellement bien interprété par ailleurs.
LE REDOUTABLE est une comédie très drôle pour moi. Pour moi et pour ceux qui comme moi, ont suivi la carrière de GODARD jusqu'à LA CHINOISE. C'est là que l'ai décroché, lui aussi apparemment ayant peté les plombs entre la révolte de mai 68 en France et la révolution selon MAO en Chine. D'ailleurs le film montre bien son incapacité à comprendre l'une comme l'autre, se faisant éjecter par les étudiants grévistes parisiens comme par la diplomatie chinoise. D'ailleurs que comprend-il à part lui...et encore! Le voilà en désaccord avec tout son entourage faisant le vide autour de lui: les copains, les collègues, les amis, et même sa femme finiront par s'en aller. C'est elle qui raconte leur histoire, le film est basé sur son livre (Anne Wiazemsky - UN AN APRES) qui relate leur vie commune de mai 1968 à mai 1969. Je pense que Michel Hazanavicius a du comme moi, aimer les premiers films de GODARD: A BOUT DE SOUFFLE, PIERROT LE FOU, UNE FEMME EST UNE FEMME, ALPHAVILLE...Dans son film et à plusieurs reprises il fait intervenir des gens qui parviennent à s'approcher de GODARD pour lui dire qu'ils ont aimé ces films-là... C'est donc un film hommage au cinéaste innovateur de cette première époque et en même temps un biopic qui ne ménage pas le réalisateur devenant carrément insupportable et odieux dans la deuxième époque. Mais Michel HAZANAVICIUS n'est pas méchant, au contraire, d'ailleurs Anne WIAZMSKY qui a vu le film dit de lui qu'il a réussi à faire d'un être "odieux" un personnage "émouvant et drôle". La performance de Louis GARREL (dans le rôle de Jean-Luc GODARD) est stupéfiante et elle est sans doute pour beaucoup dans la sympathie et l'attachement qu'on a pour ce personnage pourtant déplaisant. Il arrive même à nous faire rire, ce qui n'est peut-être pas arrivé au vrai J.L. GODARD! La jeune actrice Stacy MARTIN (dans le rôle d'Anne Wiazemsky, ex Madame GODARD donc puisqu'ils étaient mariés, d'ailleurs à plusieurs reprise GODARD lui fait remarquer qu'elle est sa femme) est également excellente dans son rôle où elle doit encaisser, endurer, toutes les "crises" de son mari, y compris ses crises de jalousie! Je crains qu'une chose c'est que le film ne trouve pas son public: les jeunes ne connaissent pas GODARD et même s'ils font l'effort d'aller voir le film ils ne l'apprécieront pas, ceux de mon âge seront partagés: les inconditionnels de GODARD n'aimeront pas le film car ils trouveront qu'on salit l'image de leur idole, les autres qui comme moi ont aimé les premiers films de GODARD ne sont pas très nombreux et je ne suis pas sûr qu'ils aient encore envie de voir GODARD... même pour rire! Dommage!
c'est excellent, drôle, cocasse . on découvre un personnage perturbé , pris entre ses idéaux et l'amour. super louis Garrel qu'on ne connaissait pas comme cela
Ce film n'est pas drôle. La salle ne rit pas beaucoup, car il y a peu de gags, que la fille est un peu nunuche et que les discours de Godard en caricature de l'intellectuel révolutionnaire avec quelques répliques et jeux de mots par ci par là n'est malheureusement pas assez souvent mis en situations comiques, mais plutôt pesantes. C'est dommage car il y avait matière à en faire plus, et que Hazavanicius nous a habitué à mieux.
Une amie m'avait parlé de cet excellent film et j'ai fini par aller le voir. Effectivement c'est vraiment un très bon film, bien construit, bien réalisé et interprété. L'ambiance années 60 est là, le ton du film est savoureux et jubilatoire. J'ai passé un excellent moment de détente cinématographique et cela fait du bien.
Oublions Godard que le film traite (très poussivement) comme un pur personnage de comédie. Oublions la période de mai 68 qu'il survole de façon purement anecdotique, malgré quelques séquences d'amphi et de manifs bien troussées. Que reste-t-il ? Un film sur un couple d'artiste qui se délite. Il semblerait que c'est le coeur qu'Hazanivicus cherche a donner à son récit. C'est malheureusement là où le bât blesse : incapable de donner la moindre profondeur et substance à ses personnages, le cinéaste tourne en rond autour de quelques disputes anecdotiques et reste totalement à la surface. Il faut voir le portrait d'Anne Wiazemski en cruchette futile et transparente et la façon très macho dont Hazanivicus la filme (pas d'intériorité, juste un corps à dénudé), pour voir à quel point le cinéaste rate son entreprise. Et livre un film fort détestable.
Que fait donc « Le Redoutable » de Godard ? Un pantin ridicule pour qui l’engagement politique ne fut qu’un caprice, une crise d’égo. Accessoirement aussi un macho incapable de considérer sa compagne. OK. Hazanavicius a donc des comptes à régler. Mais avec qui ? Godard ? La nouvelle vague ? Ou plutôt avec un cinéma qui ne se conçoit pas comme un produit calibré ? Venant d’un réalisateur qui s’adonne à la mode du recyclage vintage de manière aussi systématique que gentiment stérile, cela pourrait être savoureux, un peu pervers - voir méchamment cynique. Mais non. Hazanavicius n’assume même pas son bras d’honneur et essaie de repeindre son « brûlot" aux couleurs inoffensives du pastiche gentillet façon OSS 117. Sauf qu’ici rien ne marche : l’humour est laborieux, les références sont attendues et tombent à plat (couleurs pop, montage pseudo-godardien, etc). Jusqu’à maintenant, le cinéaste recyclait les formes du passé avec une certaine efficacité. Ici, il tourne à vide. Et quand on voit le sort qu’Hazanavicius fait de son actrice, la charmante Stacy Martin, réduite au rôle de potiche qu'on dénude à loisir, le réalisateur se tire définitivement une balle dans le pied. Car il suffit de comparer comment chacun des deux cinéastes filme les femmes pour voir la médiocrité de ce « redoutable ».
J ai bien aime. J ai trouvé ça drôle et intelligent. J aime bien Godrard et je trouve que le film dressé un portât ait assez juste du cinéaste qui est certes un genie mais un homme a ce ses faiblesses aussi. Donc bravo
Attention ceci n’est pas une comédie, c’est un drame avec de l’humour. Le drame d’un couple, parce que le mari, monsieur Godard, est un personnage absolument odieux. La réalisation légère, créative, changeante, ne parvient pas à compenser la pesanteur de sa méchanceté. Il s’agit néanmoins d’un film haut en couleur, artistique et original, avec des répliques remarquables et un jeu élégant. Je voudrais le recommander, mais je n’ai simplement pas passé un bon moment.
Un mauvais film pas désagréable à regarder. Mauvais parce que le parti pris du réalisateur consistant à s’emparer du témoignage d’une éphémère épouse de Godard en 1967-68 pour lyncher le réalisateur n’est pas d’une grande élégance. On peut s’interroger sur le message contenu dans « La chinoise », film dont Godard semble mal digérer le mauvais accueil en 1967. Mais pour démontrer que le réalisateur s’est fourvoyé, il aurait fallu essayer de comprendre comment ce maoïsme délirant s’est installé dans les milieux intellectuels que fréquentait celui-ci à l’époque. En lieu et place, Hazanavicius verse au dossier des parties de jambes en l’air et des scènes dans lesquels le maoïste suisse se comporte comme un butor. Quant il se moquait d’OSS 117, il était tordant parce qu’il n’y avait pas de cible désignée (à part René Coty); ici, tenter de refaire du Godard en se moquant de Godard, n’est pas du tout drôle, y compris pour ceux ne vouent pas un culte à l’étoile de la Nouvelle Vague. Pourtant, cela se regarde sans ennui. Peut-être à cause du côté reconstitution historique qui sert de prime de rattrapage à une création incapable de saisir l’air de ce temps. Les décors, les costumes, des voitures d'époque à la pelle, les affiches, tout cela est superbe. La villa de Lazareff sur la côte d’Azur est un must de la déco années 60. Les acteurs sont très bien et les seconds rôles surprenants (Romain Goupil en flic, Mocky en « vieux con »…). Mais ce qui est à retenir et qui sauve le film, c’est l’histoire d’amour de cette pauvre Anne trimballée d’un bout à l’autre du film et qui lui donne ce côté regardable ; une histoire conventionnelle bourgeoise, juste ce que Godard détestait. Mauriac aurait apprécié.
En 1967, Jean-Luc Godard est au sommet de sa gloire. L'auteur du Mépris d'À bout de soufle et de Pierrot le fou incarne à lui seul la Nouvelle Vague. Pourtant il ne se résigne pas à reproduire les recettes éculées de ses précédents succès. Pressentant les événements de Mai-68, il cherche à réinventer son cinéma.
"Le Redoutable" est la libre adaptation de l'autobiographie de Anne Wiazemski qui épousa Godard en 1967 - et le quitta trois ans plus tard. C'est d'abord l'histoire d'un couple déséquilibré (elle a vingt ans, il en a dix-sept de plus) mais profondément uni (une profonde tendresse les unit et jamais n'éclate entre eux la moindre dispute). Mais c'est avant tout l'histoire d'un homme : un scrognegneu en révolte permanente contre l'ordre établi, un grand bourgeois au langage châtié qui revendique sa proximité avec une classe ouvrière qu'il ne connaît pas et qu'au fond il méprise. Un tel personnage aurait dû être horripilant ; mais son intégrité le rend attendrissant.
On a, à bon droit, dit le plus grand bien de l'interprétation de Louis Garrel. Il se fond parfaitement dans le rôle de Godard - avec la même aisance que Pierre Niney dans celui de Yves Saint Laurent. Les cheveux, les lunettes, le zozotement, tout est parfait. Mais sa prestation ne doit pas éclipser celle de Stacy Martin, parfaite elle aussi dans le rôle de la jeune Anne, si jolie, si fraîche, éperdue d'admiration pour Godard, mais au final suffisamment intelligente pour comprendre son aveuglement et refuser son égoïsme.
L'interprétation de Louis Garrel ne doit pas non plus faire oublier la mise en scène de Michel Hazanavicius. Le réalisateur oscarisé de The Artist aurait pu se contenter - comme Godard à la fin des années soixante s'était refusé de le faire - de suivre lentement la pente toute tracée creusée dans ses précédents films. Au lieu de tourner le troisième épisode de "OSS 117", il se frotte à un genre nouveau pour lui, le biopic, et à un monstre sacré, Godard. Le défi est relevé haut la main.
Michel Hazanavicius non seulement se passionne pour le cinéma, mais est aussi un réalisateur surdoué qui doit en avoir encore sous la pédale, réalisant une carrière en dents de scie de par ses choix éclectiques et libres. L'idée de portraitiser un cinéaste comme Godard est un effet miroir; Hazanavicius est inspiré par Godard. Il lui ressemble certainement par certains aspects. Il sait donc de quoi il parle.
Quoiqu'il en soit, Jean-Luc prend vie devant nos yeux, parfaitement incarné sous les traits de Louis Garrel. Le portrait psychologique que nous découvrons en le suivant, au travers des yeux de sa jeune femme, durant ces quelques mois de 1968 est passionnant et permet de comprendre sa nature sans compromis et obsessionnel. Le réalisateur le décrit lui aussi imperturbable dans ses idées, mais avec humour, finesse, et clins d’œil. Dépeint de manière peu flatteur, notre helvète se meut en autiste incompris, obnubilé par ses propres réflexions. Il apparaît également comme un être sans défense, vite dépourvu, qui s'excuse souvent après s'être emporté.
En suivant ainsi ce redoutable, on comprend mieux sa démarche artistique ainsi que son futur parcours en tant qu'OVNI du 7ème art remettant en permanence en cause son travail pour se réinventer à chaque fois.
Le film est drôle, intelligent, bien joué. On ne s'ennuie jamais.
Ca me donne envie de revoir les films de Godard. Louis Garrel est très bon et stacey martin est charmante. (j'avais eu beaucoup de mal avec Nymphomaniac dans lequel je l'avais découverte) La réalisation emprunte beaucoup a Godard, en "citant" son sujet. Intéressant mais j'en attendais encore davantage.
Film intéressant , qui met en exergue la personnalité caractérielle de Godard , poussée à l' extrême, mais très bien interprétée par Louis Garrel ; l' évolution psychopathique latente de Godard atteint son paroxysme lors de l' ultime scène de jalousie-désespoir. A faire froid dans le dos , Garrel plus vrai que vrai ! Par contre on se serait passé du Godard roi de la baise, tout au long du film ; il est vrai que sa partenaire est fade ; et ce n'est pas possible que Godard ait été montré comme un personnage de comédie burlesque ! Hazanavicius a cru faire du Woody Allen, mais SANS le Woody Allen!!