Un film inclassable et difficilement racontable. Je dirais que c’est un western moderne mais surtout un exercice de style de la part des deux réalisateurs. Car c’est la mise en scène qui est le cœur et presque la seule raison d’être de ce film, ce qui en fait son intérêt car cette dernière fourmille d’idées mais aussi son talon d’Achille car le film manque de profondeur et d’avoir vraiment quelque chose à raconter ou évoquer. Cela aurait aussi mérité d’avoir des personnages un peu plus écrits surtout que le casting de gueules est intéressant. Alors c’est sûrement trop expérimental pour être passionnant mais c’est suffisamment original pour être très intéressant.
Encore un film français qui pour faire passer la pilule de son manque de scénario et dialogues saupoudre du porno et de la violence ( comme Assayas ou Kechiche ). N'est pas Tarantino qui veut...
Histoire simple, film compliqué, forme aussi éprouvante que sublime... Œuvre amorale, violente, multi-référencé et totalement sur-alambiqué. Elle tient plus d'un hallucinant roman graphique filmé, ultra stylisé jusqu'à l’excès, que d'un vrai polar d'action. Même si par moment, on a l'impression d'être face au Chien Andalou de Bunuel, l'inspiration de la direction artistique a plutôt tendance a être bloqué, sur une période qui irait de 68 à 73. Bien loin d'un Tarantino, finalement. Ce film est pour moi une expérience assez unique, aussi onirique que sensuelle. Une vrai traversé syncopé des portes de la perception, à travers une œuvre visuelle d'art contemporain, sous une pluie sublimé de gore et de coup de feu. Et cette musique bordel !... Cette musique !... Que de fascinantes beautés oubliés collectés dans cette bande-son... Il me faut absolument l'OST. Un film, certes, trop pénible pour le commun des mortels. Mais dont je suis persuadé qu'il fera le régal, des amateurs de cycles de films de fantasmes graphiques complétement barrés, dans le circuit des séances de minuit des cinémas Utopia. Une curiosité francophone qui a de quoi généré un culte, dans certains cercles de cinéphilie, un peu partout dans le monde . à voir au moins une fois dans sa vie. Certes, le scénario est un fallacieux prétexte artistique sans importance. Mais, on dira ce qu'on voudra, on ne répétera jamais assez que, ce film est malgré tout fondamentalement beau, hypnotique, bourré de talent et d'originalité... Mais pour la prochaine fois, faudrait juste que la production se calme un peu sur la consommation d'éther :D
Il ne suffit pas d'avoir un bon titre pour m'avoir à la bonne, mais peut-être que sous LSD c'est peut-être bon, vu les critiques et les quelques prix qu'il a eus! Du mauvais Bunuel ou du Tarentino sous mauvais hallucinogène
un film qui ne laisse pas indifférent. l'esthétisme est mis en avant même si le film reste un western tourné en France. PLV : être surpris par un film fait du bien
Nullissime pour ne pas dire pire au risque d'être accusé de vulgarité! Des wagons de mauvais clichés redondants et sans intérêt. Ce n'est même pas beau tellement c'est surfait, gratuit et dénué de sens. Difficile de tenir jusqu'à la fin pour être sûr que rien ne relèvera le niveau. Il y a bien longtemps que je n'avais pas vu quelque chose d'aussi mauvais et ennuyeux. Se mettre à deux pour faire ça!... C'est pitoyable. Je n'oserai même pas revendre le DVD dans une brocante, il part direct à la benne.
Autant le dire tout de suite « Laissez bronzer les cadavres » est un film formellement stupéfiant. Les premières minutes sont tout bonnement d’une esthétique spectaculaire, enchaînant plans symétriques et images conceptuelles démentes. Le travail de réalisation est à saluer d’un voire plusieurs chapeaux bas.
Malheureusement pour l’équipe de talentueux auteurs, un film ne se résume pas à sa réalisation. Et si exceptionnelle soit-elle, celle-ci obéit quand même aux aléas du scénario. Pas de bol, ce dernier se révèle assez brouillon et malgré quelques très bonnes idées (le chapitrage non linéaire, alternant entre différents points de vues et retours en arrière), la dramaturgie avance de plus en plus à tâtons au fur et à mesure du film. On en vient à douter du nom des personnages dans ce théâtre de la mort, à complètement négliger le drame au profit du spectacle visuel. Je suis le premier à déplorer le manque de vision de réalisateur dans la plupart des productions actuelles, mais « Laissez bronzer les cadavres » aurait pu être un film excellent s’il s’etait un peu plus penché sur l’histoire qu’il veut raconter.
JOUISSIF !!!! Un gunfight permanent sous LSD, un pur produit des seventies alors que ce n'en est pas un ! Totalement psychédélique, tout est parfait dans ce film, les gueules typiques, des flics bien cliché, un vrai faux film des années 70 réussi, c'est rare car c'est souvent à côté de la plaque mais là, on touche au sublime. Et Elina Löwensohn, quelle bonne idée d'avoir fait appel à cette merveilleuse actrice dans ce rôle d'artiste déjantée, badass et un peu alcoolo ! Sans oublier Bernie Bonvoisin qui passe une bonne partie du film à poil spoiler: avant de se faire trouer dans un festival de projections d'or fondu se substituant au sang, exprimant ainsi l'avidité de l'homme et le peu de valeur de sa vie.
Du duo Cattet-Forzani je n'ai vu qu'Amer qui malgré des qualités visuelles indéniables ne m'avait pas convaincu mais Laissez bronzer les cadavres me plaît davantage. Bien sur dès le début on se rend compte que ce film sera spécial car les réalisateurs ne souhaitent pas faire une œuvre lisse quitte encore une fois à délaisser un peu le scénario pourtant Laissez bronzer les cadavres est plus abordable. Parfois ça vire à l'exercice de style avec l'impression de passages inutiles mais le tout forme un film singulier qui se regarde presque comme un tableau dont on admire les différentes nuances. Le casting comporte quelques têtes connues dont celle de Stéphane Ferrara (il avait fait son chemin dans les années 80 puis il s'est fait plus discret), des gueules qui apportent un plus à ce film faisant parfois penser à un western. En tout cas c'est vraiment appréciable de voir que certaines personnes se décarcassent encore pour nous offrir des films différents.
Un pénible exercice de style où le ridicule et l'ennui finissent par tuer protagonistes et spectateur d’une même manière. La constante et très appuyée sur-esthétisation annihile l’impact esthétique en homogénéisant plans magnifiques et instants grossiers. En résulte un film prétentieux au scénario insipide, la faute à un montage qui ne participe pas à l’écriture dramatique et cinématographique. Succession de scènes fortes reliées entre elles par des heures rouges sur écran noir, acteurs aux prestations inégales, goût outrancier pour la violence, mais aussi quelques scènes superbement mises en images qui auraient pu élever le métrage au rang d’œuvre d’art s’il n’y avait pas ce trop-plein visuel. La folie d’une humanité à l’agonie rendue par la folie plastique, de quoi faire un excellent court-métrage. Voire moyen-métrage. Mais à mon sens, pas un long métrage. La longueur et les répétitions font perdre l’électrochoc constant qu’aurait dû être Laissez bronzer les cadavres.
"Laissez Bronzer les Cadavres" est un polar nerveux s'attardant sur un braquage qui finit en règlement de comptes. Empruntant à première vue un style tarantinesque, le film est surtout très expérimental, avec un énorme travail sur la mise en scène, les plans et bruitages. Ici, le fond sert à justifier la forme et certains passages sont assez déroutant de par leurs choix esthétiques, parfois assez crus et violents. Un film qui s'apprécie d'autant plus en sachant à l'avance que ce n'est pas une oeuvre conventionnelle.
Ce film essaye d'adopter un ton décalé et une réalisation très graphique, rompant avec les standards du genre. Le résultat est lourd et finalement assez convenu. Toutes les tentatives d'originalité dans la mise en scène et la réalisation des plans génèrent une forte impression de déjà vu. Ce serait un travail d'amateur on dirait: "ouais sympa". Ici ce sont de supposés pros et on a bien du mal à finir de visionner cette ouvre oubliable.
Comment dire ,,après la curiosité du début et l'exaltation du montage grandiloquent à coup de règlement de compte , j'avoue avoir décroché pas mal. Des débuts prometteurs ,puis le film s'étire trop ,, les plans type "western spaghetti" sont tout compte fait lassant . Sur joué ,ce film veut trop imiter le maître Sergio Leone ,,mais n'est pas le maître qui veut .. Donc avis presque négatif pour moi ,, Petit plus Ferrara et Bonvoisin au générique.