Laissez bronzer les cadavres
Note moyenne
2,3
445 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

77 critiques spectateurs

5
3 critiques
4
10 critiques
3
17 critiques
2
22 critiques
1
18 critiques
0
7 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Obligeance française
Obligeance française

7 abonnés 200 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 mars 2018
Une œuvre atypique, quasi expérimentale. Une sorte de western fantasmagorique. La distribution est solide avec la charismatique Elina Löwensohn. La mise en scène est originale et donne tout son charme à ce film.
Thibault F.
Thibault F.

83 abonnés 823 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 mars 2018
C'est toujours aussi enthousiasmant de voir se concrétiser des projets de ce type. Laissez bronzer les cadavres, à l'image de son titre, est un ovni dans le paysage cinématographique franco-belge. Un projet décomplexé autour d'un couple de metteur en scène, Hélène Cattet et Bruno Forzani qui amorce un slasher sous acide à tous les égards : la réalisation est est psychédélique où les formes géométriques sont légions, les couleurs vives écrasantes et où les dimensions du temps (malgré la présence du minuteur qui revient en arrière ou fait un bond dans le futur) et de l'espace se confondent. Comment mieux résumer ce film comme une oeuvre expérimentale qui se rapproche, avec les qualités supplémentaires qui délaisse l'amateurisme, du film composés par des universitaires durant leurs cursus ? On retrouve dans le casting de nombreux comédiens issus de la série Z (dont la signification m'était totalement inconnue) ; je retiens la prestation sans égale de Elina Löwensohn dont le visage et le corps déformé renforce le côté très intemporel et étrange de l'oeuvre cinématographique. Malgré toutes ses qualités indéniables (sa mise en image léchée, l'exotisme des décors, la situation ubuesque entre le vol d'un butin et les scènes d'orgies primitives), l'intrigue devient rapidement incompréhensible et les personnages vites caricaturaux. La situation des personnages frôlent parfois la fainéantise et le vide absolu. A conseiller uniquement pour les fans du cinéma underground
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 1 mars 2018
Une parodie de sous-Tarantino. Les réalisateurs ont voulu styliser leurs images à l’excès comme si un western spaghetti avait été croisé avec le cinéma expressionniste. Le résultat est indigeste. Une multitude de gros plans, de jeux de lumière, de caméra portée à l'épaule jusqu'à l'indigestion.
Les dialogues sont extrêmement mauvais ainsi que l'histoire vue et revue.
landofshit0

314 abonnés 1 745 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 février 2018
Dès le départ les effets visuels nous saute à la gueule, et malheureusement ça ne va jamais s’arrêter, les deux réalisateurs en font clairement trop. Ils placent à chaque instants des plans travaillés, c'est le gros reproche du film car ça n'a pas une seule seconde de naturel, c'est trop pensé et beaucoup trop recherché ce qui au final pénalise le film bien plus que ça ne l'aide. On à l'impression qu'ils veulent en mettre de partout pour impressionner. Alors il y a des beaux plans c'est vrai, mais ils les insèrent à la façon d'un débutant qui signe son premier film. Le débutant cherche à en mettre plein la vue, il en fait trop car si jamais c'est sa seule et unique chance de faire un film au moins il l'aura fait avec ses idées visuelles. Il faut savoir doser ce n'est pas en en mettant partout que l'on fait du bon bien au contraire, époustoufler c'est placer les bonnes choses au bon endroit sans en faire trop, c'est loin d’être le cas ici.

Pour ce qui est des acteurs ils sont royalement mauvais, on à vraiment l'impression d’être dans une série Z, ça joue hyper mal on se croirait chez Rollin. L'écrivain est le plus mauvais de tous, enfin il n'y a pas un seul bon acteur là dedans, non seulement ils déclament leur texte sans conviction, on se croirait dans un court métrage fait avec des potes qui ne savent pas jouer, mais les expressions des ces gens sont catastrophiques. C'est d'autant plus gênant quand les réalisateurs passent leur temps à faire des gros plans sur les yeux des comédiens, le film est vendu comme se rapprochant du cinéma de Leone à cause de ça, mais chez Leone il y a au moins quelque chose qui passe dans les regards. Les regards de Leone disent quelques chose, ceux de laissez bronzer les cadavres ne disent rien, la direction d'acteur y est pour beaucoup car c'est les réalisateurs qui ne savent pas donner les bonnes indications de jeux aux comédiens, c'est singé mais surement pas jouer.

L'histoire est nulle elle semble avoir été pondue par un ados qui pense faire un truc cool. En corse les flics portent les tenus des motards de Californie c'est bien connu la corse c'est un peu l’Amérique, oui bon c'est surement pour l’esthétisme mais il n’empêche que c'est con, et puis le lieu est cheap, on y croit pas un seul instant à tout ça.

Les deux réalisateurs ont clairement des références mais ils ne savent pas les utiliser correctement, c'est d'autant plus dommage qu'ils ont un vrai sens esthétique( ils ont peut fait des études d'esthéticiennes?) mais sans dosage et sans histoire ça ne vaut pas grand chose.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 27 février 2018
Voici un film dont j'ai salivé dans l'attente de le visionner.
Certaines critiques en ont fait l'éloge lors de sa sortie.
Je me souviens d'avoir lu qu'il était question de références à Sergio Leone ou encore à un Tarentino...
Donc, un niveau d'espérance élevé pour le grand amateur du genre que je suis !
Je me retrouve face à un « OFNI » (Objet filmé non identifié) !!
Jugez-en par vous même :
Dès le début, pour planter le décor (minimaliste) et les personnages, nous avons une succession de gros plans dont le « créateur », le Grand Sergio, n'a rien à leur envier. Cela commence bien !
Ensuite générique animé avec couleurs saturées pour « faire comme ». Vous voyez de quel genre je veux parler ?
Le tout emballé par un extrait de « Faccia e faccia » de Morricone. Histoire de bien souligner les présumées sources au cas où certains n'auraient pas compris ! ( ) Plus tard, pour illustrer une scène "saignante", il y aura à nouveau l'emploi d'une BO du Maestro italien. Mais cette fois, la source viendra d'un giallo dont j'ai oublié le nom.
Et enfin çà tiraille ! Le film va peut-être enfin démarrer ?
Que nenni ! C'est de courte haleine. Avec toujours un succédané de gros plans brefs. A effet « clippé ». Où es-tu Tony (Scott) ?
Je vous rassure tout de même. Les bastos vont encore siffler par la suite.
Seulement, voilà.
D'emblée, je trouve qu'il y a un gros soucis avec la dialectique . L'ensemble n'est absolument pas homogène. Trop de scènes inutiles (sur une durée pourtant courte : 1h28 in petto).
Sans compter des flash-back « érotico-psychédéliques » qui n'ont strictement aucun intérêt. Néanmoins, j'ai noté en bonus dans l'un d'entre-eux, un clin d’œil à "Goldfinger" et à "Quella sporca storia nel West " !
Des acteurs (qui pour la plupart ont des « gueules ». Toujours en rappel de), des acteurs dis-je, qui parfois marmonnent à défaut de parler correctement.
Dans l’enchaînement de certains plans- contre-plans, je songe vaguement à Leos Carax (période « Mauvais Sang »). Est-ce voulu ou accidentel ? Rien n'est moins sûr.
J'allais presque oublier la répétition de certaines séquences pour qui n' aurait pas tout compris !
Le pitch me direz-vous ? C'est simple. Il tient sur un timbre-poste.
Quelque part en Corse, une bande de malfaisants s'attaquent à un fourgon blindé d'or. Pour ensuite le planquer non loin de là (et eux avec).
Mais évidemment la cavalerie en la personne de la Police va se mettre en chasse.
Je ne vous en lâcherez rien de plus.
Pour ceux qui aiment le bis « bas du plafond », ou sous acide, ou le cinéma dit « expérimental », allez- y !
Aux autres, j'ai envie de leur dire « Laissez tomber les cadavres » !
Vinz1
Vinz1

272 abonnés 2 826 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 février 2018
Le dernier film de Cattet et Forzani possède un scénario malingre (celui de braqueurs trouvant refuge chez une artiste en Corse) qui donne la part belle à ce qu’ils savent faire de mieux : l’enchaînement de plans esthétiques emplis de couleurs sur fond de musique en hommage à celles des westerns comme Ennio Morricone savait en faire. Seulement voilà, ce coup-ci c’est raté car ils le font ad nauseam et le fait de ne pas s’attarder plus de deux secondes sur un plan magnifique donne le tournis ou pire : il donne envie de rendre tout son petit-déjeuner ce qui avouons-le, est beaucoup moins artistique même si le film est rempli de happenings pas forcément du meilleur goût !
Prad12
Prad12

122 abonnés 1 086 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 5 mars 2018
Une scorie subventionnée et d'une prétention stratosphérique..... l'art cinématographique dans toute sa vacuité et son inutilité..... ça veut être d'avant garde, c'est déjà dépassé.....
FaRem

10 571 abonnés 11 461 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 février 2018
"Laissez bronzer les cadavres" est selon moi beaucoup plus accessible que "L'étrange couleur des larmes de ton corps" le précédent film de Hélène Cattet et Bruno Forzani par contre on retrouve toujours cet univers riche et coloré. Entre les nombreux gros plans rapprochés, le montage ultra dynamique, ce nombre incalculable de références ou cette ambiance parfois onirique, c'est un film assez exigeant du moins sur la forme. Techniquement, c'est très solide et visuellement, c'est assez impressionnant ce qui nous fait vivre une expérience forte, mais aussi parfois déroutante. L'histoire, elle, est par contre très classique et malheureusement trop rapidement redondante malgré les rebondissements ou l'inversion des rôles dans ce huis clos à ciel ouvert. C'est pas mal pendant une heure seulement la dernière demi-heure est très en dessous et particulièrement poussive. C'est original, sanglant et un peu violent, mais ce n'est pas spécialement divertissant et c'est bien là le problème. En somme, c'est un film qui se laisse regarder, mais sans plus.
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 février 2018
Putain. Alors en toute franchise durant le premier quart d'heure j'ai cru que j'allais revivre la déconvenue de L'étrange couleur des larmes de ton corps, c'est à dire un assemblage ronflant qui ne menait nulle part, car ce qui avait marché pour Amer c'est le côté exercice de calques totalement assumé, pour une première œuvre le duo Cattet & Forzani avait frappé fort, et à mon sens loupé le coche dans la marche à franchir. Et là avec Laissez bronzer les cadavres ils valident l'essai, en fait j'ai vécu le film comme un crescendo étourdissant, assez agacé au début pour finir sur le cul, je dirais que c'est à partir du moment où le montage, jusque là très découpé et calculé au millimètre (quitte à ne voir que ça), s'amuse des temporalités et des points de vue, on revient une minute en arrière puis 5 minutes en avant avec un autre personnage, puis la même chose avec un autre, etc, tout ça pour exposer une situation presque banale, du moins qui resterait linéaire dans une réal disons classique, un peu comme pour la séquence de l'échange dans Jackie Brown que j'adore. Et puis ce climat, très western aride, du sang et de la sueur avec une musique bien propice (je ne sais pas si c'est une compo de Morricone, mais c'est dans l'idée), ces gueules d'acteurs et plans qui s'empilent et se fracassent les uns aux autres, puis la nuit tombe, et là, c'est à dire à partir des dernières 20-30 minutes, le film devient complétement taré. Un pur délire graphique de chaque instant, les couleurs et les lumières explosent de partout, l'ambiance devient crépusculaire, ça vire au Reservoir Dogs sous méthamphétamine, jubilatoire au possible, d'ailleurs j'ai beaucoup aimé le petit côté fantastique, ça n'est jamais vraiment évoqué si ce n'est par les flashbacks du passé des lieux (dont un qui ressemble à une vieille pub censurée pour Perrier, c'est fou), la fièvre grimpe vers des sommets, bref hallucinant.
Un bon gros kiff sensitif et esthétique que je regrette de ne pas avoir vu en salles.
Jonathan P
Jonathan P

73 abonnés 395 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 janvier 2018
De la peinture jaillit un tir, qui traverse les genres et les sons d’un western gothique, visuellement splendide.
Boulevarducinema.com
beautifulfreak
beautifulfreak

131 abonnés 343 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 janvier 2018
Le tandem de choc - après "Amer" et "L'étrange couleur des larmes de ton corps" - a encore frappé avec un film référentiel tout autant que personnel , et selon moi c'est leur meilleur film, relativement moins élitiste et hermétique (et plus "open"), que les précédents. Bon ok je précise "relativement" car pour le spectateur "moyen", cette adaptation de Manchette ("Nada", un des meilleurs Chabrol) avec l'antisocial Bernie Bonvoisin, eh ben ce spectateur petit joueur qui n'est pas en osmose avec le fétichisme, le psychédélisme ou le cinéma bis des 70's, risque de trouver cela bien étrange (sans toutefois s'ennuyer car ça fourmille d'idées et de trouvailles). On y retrouve leur goût pour le giallo, Morricone, les couleurs bariolées, les très gros plans, le montage cut, l'érotisme décalé et la violence fétichisée. Une expérience brute et sensorielle, un véritable festin pour les yeux et les oreilles. Et là, contrairement aux précédents, je n'ai pas décroché.
Juliano
Juliano

17 abonnés 135 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 février 2018
Dans un village abandonné, sous un soleil de plomb, les balles pleuvent et les lingots se tâchent de sang. Jouissive montée d’adrénaline.
BigDino
BigDino

9 abonnés 473 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 novembre 2017
Une adaptation étrange du premier roman de Manchette, qui sublime le côté simpliste de l'histoire par une mise en scène psychédélique.
Pourquoi pas. Seulement beaucoup d'images symboliques et de clins d'oeil sont d'une lourdeur bien trop appuyée. Reste que le parti pris est intéressant et offre certaines scènes de toute beauté. En résulte un objet atypique qu'il est intéressant de découvrir, malgré les nombreuses lourdeurs.
ATHMOS.ONER
ATHMOS.ONER

166 abonnés 259 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 novembre 2017
Des films, j’en vois des centaines chaque année.
De très bons films, une dizaine voir une vingtaine si nous sommes dans une bonne année.
Des ovnis cinématographiques, quand il y en sur les doigts d’une main, c’est une année miraculeuse.
En 2017, le cinéma Français peut être fier de la proposition unique d’Hélène Cattet et Bruno Forzani.
Je ne vais pas y aller par 4 chemins sinueux dans le maquis Corse, «Laissez bronzer les cadavres » est une claque magistrale, pour peu que l’on soit sensible au graphisme sous LSD, aux plans percutants, mais aussi amateur de cinéma transalpin des années 60/70.
Il a fallu attendre 3 ans pour que le duo sorte un nouveau film et en sortant de la séance, on se dit que ça valait le coup d’attendre cette adaptation du « néo polar » de Manchette et Bastid.
Dès les premières minutes, on sent qu’il se passe quelque chose d’unique à l’écran. Comme si Tarantino avait pris trop d’hallucinogènes et qu’il réalisait un hommage sanglant à Sergio Leone sans aucunes contraintes castratrices hollywoodienne.
Pas de bon film sans une galerie de personnages emblématiques et l’on est tout de suite rassuré avec l’apparition d’Elina Löwensohn et Bernie Bonvoisin qui crèvent littéralement la toile ! Les autres protagonistes ne sont pas en reste, tout ce beau monde est filmé en très gros plans et avec du gros grain qui permet de savourer ces gueules cabossées et charismatiques dignes des pires salopards vus dans les meilleurs westerns. Et puisque l’action est transposée dans les années 70, le marshall devient un duo de gendarmes, la calèche un fourgon blindé, les chevaux, des motos.
Le montage du film surprend dès les premières secondes, il risque d’ailleurs d’en rebuter plus d’un car il est coupé à la machette et fait des retours en arrière incessants avec un timing affiché à l’écran pour aider à situer l’action.
Si le montage ne va pas sauter aux yeux des moins aguerris, en revanche, je vois mal qui pourrait manquer d’être stupéfié par le graphisme du film ?! Entre les effets de couleur marqués, les passages oniriques avec des silhouettes, les paillettes et lingots d’or magnifiés, les couleurs chaudes comme la braise, les tirs qui détruisent une robe et finissent par déshabiller une femme… La liste est longue, il se passe toujours quelque chose filmé avec une trouvaille visuelle. C’est un régal pour les pupilles de ceux qui n’ont pas froid aux yeux.
C’est que ça n’était pas évident de trouver un ton pour filmer un tel mashup des genres ! C’est pourtant fort bien mastiqué avec un menu d’hommages copieux, audacieux et étrangement digeste. Dans cette gigantesque carcasse décharnée qui passe au méchoui, à la limite du trop cuit, on y trouve pelle mêle des boulettes de western spaghetti post-moderne, des morceaux de polar noir, de la puple de pulp, du citron pressé de Giallo… Oui c’est un véritable festin de cinéma noir sous un soleil de plomb.
La violence rouge écarlate est omniprésente, ça mitraille, ça canarde, il pleut des balles, la peau et les crânes se trouent et pourtant, les personnages parviennent à laisser libre cours à leur imagination, çà et là, dans de brefs moments oniriques et charnels, dont l’érotisme débordant permet de remplir des coupes de champagnes sorti tout droit d’un mamelon ou encore de se faire copieusement arroser d’urine… Après tout, à chacun son breuvage, pourvu que l’ivresse des sens soit garantie (cela doit vous sembler déjanté, allez voir le film, vous comprendrez !).
Si tout cela est déjà fort en chocolat, pépite sur le gâteau, la photo est digne du relief des personnages ! Chaque cadrage est une trouvaille ou un clin d’oeil aux plans des ténors du genre, c’est tellement frappant que l’on en vient à regarder la personne avec qui l’on va voir le film en écarquillant les yeux : tu as vu ça ? Oui c’est génial ! Et l’on se replonge dans le film, rassuré de ne pas être en train de rêver ; ce qui se passe à l’écran est une merveille de tous les instants.
Mention parfaite pour la scène du repas où la caméra fait un travelling en mode ping pong entre les deux acteurs qui dialoguent en étant assis aux extrémités de la table. A chaque aller-retour, l’image est zoomée de façon astucieuse et invisible, jusqu’à ce que l’on arrive à un très grand plan statique ; pourtant, le tout semble filmé en un unique plan séquence ! Mais comment ne pas parler non plus de la photo aérienne façon photo de drone de surveillance envahi par des fourmis : tout bonnement génial !!!
Ces expérimentations artistiques sont accompagnées d’un univers sonore puissant, saturé, où chaque bruit prend une ampleur peu commune, comme par exemple le crissement d’un pantalon en cuir ou encore les balles qui sifflent avec des sons suraigus. Sans oublier des reprises de morceaux d’Ennio Morricone. La boucle des hommages est bouclée.
Le scénario tient sur un timbre-poste, cela n’est pas choquant, nous ne sommes pas là pour philosopher mais pour se laisser secouer, pour vivre une expérience hallucinante, brutale, cosmique, sensuelle, limite hypnotique et généreuse.
Voilà un western-polar Corse et corsé !
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 novembre 2017
Une esthétique et une musique qui empruntent au western italien, une ultra-violence qui vient de chez Tarantino, cette adaptation d'une série noire de Manchette apparaît comme une bonne surprise mais au fil du récit - et des gros plans / inserts - on se fatigue devant tant de sang et de recherche emberlificotée. Bref, on en vient à regretter les bons vieux nanars de Russ Meyer, "Faster Pussycat" en tête...
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse