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Un visiteur
5,0
Publiée le 2 novembre 2018
Magique. Difficile de ne pas être dithyrambique à propos d'un film qui a tout pour lui. Un wedding planner un peu désabusé et son équipe de personnages haut en couleur se retrouve à gérer un mariage où rien ne se passe comme prévu. S'en suit alors un enchainement de situations cocasses, drôles, génantes, , parfois pathétiques et même touchantes. Si Bacri ne prend pas assez de risques, les seconds rôles sont eux tout bonnement jubilatoires. A voir absolument.
On passe un bon moment les acteurs sont sympathiques et beaucoup sont connus mais pendant tout le film je n’ai pas eu de fou rire ni de moment d’émotion, ça se laisse regarder.
Gilles Lellouche toujours très bon dans ses rôles !
« Le sens de la fête » est un film qui me tentait beaucoup. J’aime bien les réalisateurs, le casting a de la gueule et à sa sortie, les bandes annonces que j’avais pu voir m’ont beaucoup fait rire. Malheureusement, je n’ai pas pu faire le déplacement dans les salles obscures à l’époque mais c’est très confiant que maintenant, je me suis retrouvé à le découvrir en Blu-ray.
Globalement, le scénario écrit par Éric Toledano et Olivier Nakache est sympathique. On retrouve la patte des deux auteurs avec des dialogues parfaitement bien ciselés qui font mouche et pour moi qui ait participé à quelques grandes manifestations festives du côté des coulisses, je trouve que derrière la caricature, on retrouve bien l’univers à la fois brouillonne et millimétré que peut être un mariage.
J’ai vraiment ris de bon cœur devant cette comédie avec ses personnages haut en couleurs qui en font certes un peu trop par moment mais qui assure l’essentiel du spectacle. On est dans un film chorale convaincant qui ne réserve pas beaucoup d’originalités mais qui fonctionne. En fait, mon principal regret, c’est le chaos général qui peut régner. Dans cette fourmilière, c’est compréhensible mais le film reste quand même trop bruyant, très assourdissant et cela m’a pas un peu dérangé parfois même si je ne me suis jamais vraiment ennuyé pour autant.
Jean-Pierre Bacri (Max Angeli) porte en tout cas très bien ce projet. Le film semble écrit pour lui et le ton acide de l’acteur colle au ton de son personnage. Ce qui m’a surpris, c’est que dans l’ensemble, les personnages sont assez agaçant voire même détestable. Cependant, alors qu’on est habitué de le voir balancé des punchlines avec un humour noir et une condescendance amusé, Jean-Pierre Bacri est le seul de la troupe qui fait mouche dans le sens où on comprends son agacement tant il est entouré de bras cassés. Malgré sa façon cash de dire les choses, Jean-Pierre Bacri est celui qui m’ait apparu le plus crédible dans son registre et le seul pour qui j’ai eu une vraie sympathie.
Pour le reste, chacun est dans son stéréotype et s’amuse à grossir plus ou moins les traits de son personnage. Si Jean-Paul Rouve (Guy) s’en sort très bien grâce à sa retenue, les autres sont quand même amusant. C’est juste dommage que parfois ils en fassent vraiment des tonnes à l’image d’un Gilles Lellouche (James) dont le personnage aurait mérité plus de finesse tout comme celui de Eye Haïdara (Adèle) ou encore Vincent Macaigne (Julien). Il y a aussi des acteurs qu’on aurait aimé voir davantage, des portraits amusants, certains qui auraient pu être plus développé mais finalement, tout le monde réussi à avoir son petit moment et à trouver sa place dans sa troupe.
Ce qui m’a le plus déstabilisé, c’est le couple de marié. On nous parle des préparatifs de leurs mariages, ils sont sensés être au cœur de l’événement. Benjamin Lavernhe (Pierre) à sa part. On tourne son personnage tellement en ridicule qu’il en devient grotesque et même Hélène Vincent (Geneviève) qui joue sa mère à le droit à son quart d’heure. Du coup, je ne comprends pas pourquoi le scénario a quasiment effacé de l’intrigue Judith Chemla (Héléna), la future marié. L’actrice est inexistante dans son jeu mais aussi dans le scénario. Heureusement qu’elle porte la robe blanche pour nous aiguiller sur son rôle. On ne croit pas du tout en son couple et cette façon de ne mettre en avant que le marié et sa mère porte pas mal préjudice à ce mariage à mes yeux.
Même si ce n’est pas leurs réalisations que je préfère, le duo Éric Toledano et Olivier Nakache fait sinon une nouvelle fois du bon boulot. Les coulisses de la restauration et du spectacle sont bien montré, on se retrouve vraiment plongé en plein cœur de l’événement et même si sur la fin, j’ai trouvé qu’on perdait un peu en intensité, le divertissement se laisse suivre avec grand plaisir.
La photographie est aussi très belle. Dès les premières images, j’ai été étonné par la qualité de l’image et la lumière qui se dégage de ce long métrage. J’aurais aimé retrouver dans cette mise en scène la tendresse qu’il pouvait y avoir dans les précédentes réalisations d’Éric Toledano et Olivier Nakache mais ça se suit bien quand même.
Maintenant, si ses coulisses sont parfois brouillonnes, on n’est jamais vraiment perdu, on est pris dans l’effervescence de cette soirée et pour cela, il n’y avait pas besoin je trouve de tout ce bruit. Le son général est vraiment trop lourd à mon goût et même la bande originale composée par Avishai Cohen étouffe trop le récit. Certaines musiques et chansons m’ont plu mais toutes mis bout à bout apporte des lourdeurs au film à mon sens.
Pour résumer, je suis vraiment content d’avoir enfin pu voir « Le sens de la fête ». Cette comédie chorale efficace nous plonge bien dans les coulisses d’un mariage et joue de façon assumé avec ses clichés. Porté par un Jean-Pierre Bacri en grande forme et porté par une pléiade de seconds rôles convaincant, le film m’a amusé. Je regrette juste un petit manque de finesse, quelques maladresses, un couple de marié peu efficace et surtout une ambiance trop bruyante et lourde. Cela peut paraître beaucoup mais dans l’ensemble, ça fonctionne quand même et c’est déjà bien.
Parfaitement rythmé, drôle, attachant, Le Sens de la fête trouve sa réussite dans l’écriture de ses personnages, leurs traits de caractères passionnants, et leurs relations touchantes. Bref les réalisateurs de Intouchables ont encore frappés.
Une comédie chorale interprétée par un sacré bande de pieds nickelés avec le génial Jean-Pierre Bacri pour chef d’orchestre, pour un résultat certes inégal mais souvent drôle et divertissant.
Nous sommes (l’addition SVP !) dans un film choral qui n’abandonne aucun personnage au bord du scénario sans que le rythme en pâtisse. Les cris de Bacri cachent une bienveillance bourrue, et Rouve se vautre dans le(s) canapé(s) et langue de belle-mère. Même si l’écriture au scalpel exagère le naturel, la moquerie devient parfois tout un poème. Le film louche sur les loosers et Lelouche sur le crooner. Cette comédie humaine et sociale est délicieusement cruelle, très à fable, à quiproquos et à qui veut passer un excellent moment.
Le scénario est un sympathique mélange de réaliste et d'originalité propre au 7ème art. Le temps d'une soirée, le pire des scénarios pour un traiteur organisateur d'un mariage et pour une fois un film de mariage qui n'est pas un navet, c'est suffisamment rare pour le souligner. Succulent, sûrement plus que les feuilletés...
Je ne suis pas un grand fan de Jean-Pierre Bacri mais il faut avouer qu'il embellit clairement ce long métrage. De plus, l'ensemble des personnages du film sont excellents. Ce film est une vraie réussite et pourtant le pari était compliqué. En effet, centrer le film sur l'organisation d'une cérémonie de mariage de bobos parisiens ne donne franchement pas envie. Et pourtant, l'intrigue est bien ficelée et le film est rempli de rebondissement, ce qui fait qu'il n'y a pas de temps mort. Enfin une bonne comédie française et ça faisait un long moment...
Un bon film qui malgré la comédie parle d'un sujet de fond, celui de la gestion d'une entreprise et des sacrifices que cela suppose surtout pour les petites structures. Malgré une happy-end gentillette, l'ensemble du film est bien mené. Le rythme joue beaucoup, tout comme les différents personnages bien identifiables. Bacri, que je n'apprécie pas du tout en temps normal, livre ici une prestation parfaite. Enfin, Eric Toledano et Olivier Nakache sont, pour moi, réellement des réalisateurs majeurs de leur génération.
Voilà ce qu’on appelle un grand film. Avec un thème assez piégeur de wedding planner, les réalisateurs réussissent le tour de force de faire un film culte instantané. Ajoutez les jeux de Bacri et tous les excellent seconds rôles et vous avez le film quasi parfait!
L'histoire qui se déroule sur une seule journée est intéressante et risquée mais le duo de réalisateur s'en sort dans l'ensemble très bien. Il y a du rythme des rebondissements et pas mal d'humour pour que l'on ne s'ennuie pas.
Les acteurs sont bons dans l'ensemble et bacri qui surjoue quelque peu au départ rentre progressivement de mieux en mieux dans son rôle.
Reste que je suis un peu resté sur ma faim avec quelques scènes moins drôles pas forcément utiles et des seconds rôles pour certains trop présent qui n'apportent malheureusement pas grand chose au film ( le personnage joué par rouve notamment)
Comment ce film peut il être évalué à 4/5, le scénario est absolument plat et les gags prévisibles à des kilomètres... Parfois on se dit que ça passe le temps mais là c'est carrément un dur moment à passer...
« Le sens de la fête » a le sens du rythme, aucun temps mort sous la baguette du chef d’orchestre Jean-Pierre Bacri (Max). Ce film choral tente d’équilibrer un casting varié ; certains arrivent avec peine à avoir « leurs moments à eux ». La relation factice entre Josiane et Henri (Suzanne Clément et Kevin Azaïs) que j’ai trouvée limite inutile n’a pas entaché le rythme. Leurs séquences étant baignées dans le bruit des cuisines et le mouvement perpétuel de ces corps préoccupés à mettre en place la cérémonie. « Le sens de la fête » a le sens de la mesure, des dialogues ciselés aux petits oignons, pas de vulgarité, et si ça dérape en grossièretés banales, là encore, le chef d’orchestre Max veille à la bonne conduite. Pas de gags lourds, appuyés, pas de répétitions, pas de surcharges. Par exemple, quand James invite à faire tournoyer les chiffons, seuls les regards dépités et silencieux de Pierre (Benjamin Lavernhe) et de Max suffisent, inutile d’en rajouter avec une séquence faite de reproches. L’organisation de ce mariage pèse lourd mais le ton demeure léger. « Le sens de la fête » a le sens du message social et la diatribe de Max à son personnel n'est en rien démagogique. « Le sens de la fête » nous dit aussi quelque chose sur le métier de photographe de mariages. J’ignore si on demande toujours un photographe à des mariages, j’ignore si c’est de plus en plus rare, mais le film nous montre combien les portables et autres iPad peuvent suffire et faire des invités, des photographes en puissance. Il suffit de désigner un ami proche ou un membre de la famille pour obtenir les photos du mariage. Et parfois, elles n’ont rien à envier aux professionnels ! Guy (Jean-Paul Rouve) semble dépassé voire ringard. Contrairement à certains pisse-vinaigre, notre comédie dite « A la française » se porte bien. Gardons-nous bien de généraliser. Elle est variée, indigente, navrante, audacieuse, classique, décalée, décapante, insolite, ringarde, politiquement incorrecte et roborative. Une comédie qui fonctionne bien a nécessairement « Le sens de la fête »! Tolédano et Nakache en ont assurément.