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Martin K.
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4,5
Publiée le 8 août 2018
Sam tombe amoureux d’une voisine qui disparait mystérieusement du jour au lendemain, commence alors une enquête pour tenter de découvrir ce qui lui est arrivé. Cette disparition semble être due à un complot, à moins que ce complot ne soit qu’un phantasme ou un rêve crée par l’imagination débridée d’un personnage principale qui s’ennuie…
Bien que délirante, absurde et drôle, l’histoire est assez inquiétante pour qu’on la prenne au sérieux ; tout comme Sam, nous souhaitons avoir des réponses. A ça s’ajoute des visuels qui transmettent efficacement la folie du récit.
Under the Silver Lake reprend les codes des Films Noir et des théories du complot pour les réadapter à la culture actuelle. Il y’a notamment quelques références à la culture populaire et la musique des années 80 et 90, et pour une fois ces références sont introduites de façon naturelle (elles ne sont pas lourdement mises en avant pour faire jouir les spectateurs geek, comme dans Stranger Things et Ready Player One). La notion de « théorie du complot » est elle-même devenue culturellement importante aujourd’hui, notamment avec internet. Le « complotisme » peut se rapprocher de la notion d’enquête ; après tout, de vrais complots ont existés (il suffit de s’intéresser à l’histoire de la CIA ou de tout autre service secret pour en avoir la preuve) et de nombreux personnages réels ou non ne font que lutter contre eux : la police qui combat le terrorisme dans la vraie vie ou les personnages des romans (souvent adaptés en films) de Tom Clancy et Dan Brown luttent tous contre des formes différentes de conspirations. Tout meurtre prémédité peut donc être vu comme un complot, mais ce qui marque le plus les esprits sont ceux concernant la politique et les médias ; l’industrie hollywoodienne, elle-même au centre de nombreuses théories, a produit une longue liste de films conspirationnistes avant Under the Silver Lake (Eyes Wide Shut, The Manchurian Candidate, JFK, Blow Out, etc.). Comme l’histoire, la politique, la religion, l’art, le sexe et tout le reste, les théories du complot se nourrissent de la réalité pour nourrir les phantasmes. Le film de David Robert Mitchell s’intègre parfaitement dans cette logique, faisant notamment penser à VALIS de Philip K. Dick et à The Crying of Lot 49 de Thomas Pynchon, deux chefs-d’œuvres à lire absolument.
Chef-d'oeuvre. Foisonnant, délirant, drôle, pop, surprenant, brillant... Un jeu de pistes et de mystères qui nous emmène très loin. Hyper maîtrisé et totalement jouissif. Les mots manquent pour décrire ce film. Je recommande chaudement!
David Robert Mitchell signe encore un film magnifiquement mis en scène après le génial It follows. Unique, drôle et fou, on a juste envie de retourner le voir pour cerner tous les détails de cet univers étrange et foisonnant. Silver Lake est un film immédiatement culte!!!!
David Robert Mitchell rentre dans la cour des grands cinéastes avec ce film passionnant, surprenant et labyrinthique. La mise en scène est absolument brillante et Andrew Garfield tient là son meilleur rôle!! Un film à la fois drôle, dense et pop!! Je n'ai qu'une envie: le revoir !!
Under The Silver Lake est probablement l'un des films les plus étranges que j'ai pu voir dans ma vie. C’est mystérieux, sensuel, troublant et l’ambiance est incomparable ! L’intrigue est assez labyrinthique, il se passe des choses vraiment obscures mais j’ai jamais vu ça ailleurs je pense, certaines images sont iconiques. L’un des meilleurs rôles de Andrew Garfield d’ailleurs !
Voici un film multigenre assez mental (comme on peut le voir parfois dans des productions de David L. ou autre), maîtrisé de bout en bout même si on nous emmène un peu partout dans une sorte de cauchemar éveillé (la durée du film, m'a parut un peu longue. Les 2h étaient suffisant ; selon mon avis). On n'échappe pas pour les cinéphiles aux références multiples, mais qui arrive tout de même à nous épater avec une certaine beauté. LA mise en image est remarquable et le film en lui-même explore "en upercut" les peurs et divers délires de cette nouvelle génération. Après "It Follows (tout aussi psychologique que fascinant , réitère la chose en changeant un peu de registre mais toujours alliant un coté étrange, et un coté que l'on admire ; fascinant. Ce film ne plaira pas à tout le monde, car on est loin des productions habituelles qui nous porte par un scénario souvent complexe mais ici alliant une multitude de chose et fait de façon soignée. Du coup, le scénario devient plus complexe (pour notre plaisir ou non, si on est pas spécialement "mis en garde" sur le genre du film et son scénario assez énigmatique. Comme si l'on était sur un jeu de piste, tout en partant d'un simple (je me comprends) scénario ; mais ou l'on comprends assez vite à ce que l'on va devoir s'attendre… Certains le trouveront inabouti et j'en passe, mais en même un coté fascinant liant la mise ne scène, le déroulement de l'histoire, les références et compagnie. Bref, on démarre sur un film posant la question de ce que l'on fait ici, puis peu à peu (les cinéphiles auront sans doute un avantage selon leur filmographie) ; l'ensemble se développe et garde le coté déroutant mais admirable du film et toute les références même minimes et j'en passe ; dont je pense ; peu de personne n'auront capté toute les idées et ce qui va faire avancer le film. On pense à quelques choses de simple mais le réalisateur nous emmène bien plus loin même si quelques longueurs subsistent et un bon quart d'heure dont on aurait pu se passer. Un peu comme la fait "It follow" positivement conquis par le public mais ou la réflexion ne pouvait que faire avancer le film avec en retour, une fois le générique lancée ; des idées qui continuent de fusées en fin de film. Ici on repousse encore la chose et le mélange de quelques genre ajouté à une complexité comme les cinéphiles amateurs de ce genre ; ne pourront qu'admirer. Pour ma part, je pense qu'une seconde vue ; sera nécessaire pour bien caler la chose et éviter tout almagame. Bref, une bonne surprise qui mérite le coup d'être vue si on est dans ce "trip" là ; occasionnellement ou non. Mais qui révèle un talent indéniable pour le réalisateur. amateur vous êtes prévenu^^
Pour son troisième film, le réalisateur David Robert Mitchell nous offre une fascinante plongée dans les abysses de la stupidité. Le réalisateur trentenaire cuisine ici un infâme melting pot de théories du complot et d'humour gras indigeste. Quand au rôle des femmes dans l'histoire, c'est bien simple, elles sont réduites à des figures d'adolescentes écervelées obsédées par le sexe. L'histoire manque totalement de saveur et certaines histoires développées en parallèle (comme l'histoire du tueur de chiens) ne sont simplement pas résolues, ce qui laisse une question en tête : Pourquoi les avoir installées ? J'ai personnellement fini la séance avec les larmes aux yeux en me souvenant de l'argent dépensé pour voir ce film. Résultat : 2 heures et 20 minutes de monumentale idiotie.
Les fans de David Lynch et Alfred Hitchcock ne pourront pas rester insensibles devant le nouveau film de David Robert Mitchell. « Under the Silver Lake » est un polar qui suit un looser un peu geek dans une enquête pour découvrir ce qui est arrivé à sa belle voisine qui a disparu. Tentant tant bien que mal à avancer, il va se voir confronter à des énigmes et embuches en tout genre qui donneront l’occasion au cinéaste de multi-référencer son histoire aux classiques d’Hollywood. Entre citations, décors et musiques, le film est aussi une liste de pop culture pleine d’entrain. Malgré toute la capacité d’Andrew Garfield à nager dans cette fabrique de rêve, le film prend trop de directions pour vraiment tenir le cap. Pendant deux heures et vingt minutes, le cinéaste crée de nouveaux chemins dans son labyrinthe et ne semble plus savoir quand s’arrêter. Néanmoins la mise en scène reste fascinante et l’histoire offre de bons moments de satisfactions. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Comme ça le présageait, c'est assez moyen. Surtout parce que c'est un égo-trip du réalisateur qui essaie de se persuader que le sens métaphorique des choses permet de justement ne pas donner de sens. Alors, oui. Mais pas quand ton film ne donne pas les réponses, un vrai méchoui !
Une oeuvre complexe et foisonnante qui nécessite d'être vu plusieurs fois pour en apprécier toute la richesse. Envoutante ville de L.A. où Andrew Garfield nous emmène explorer des lieux hors du commun. A mi chemin entre Mullholland Drive et le Fisher King de Terry Gilliam, un pur moment de cinema.