Under The Silver Lake
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315 critiques spectateurs

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Stéphane D
Stéphane D

179 abonnés 2 397 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 septembre 2026
Il faut certainement avoir digéré l'intégralité de l'histoire du cinéma pour apprécier où se situe cette oeuvre et le message véhiculé. Pour les autres ce sera juste quelque chose d'étrange et dont on perçoit mal le sens.
spoiler: Le personnage principal n'a pas d'emploi, un appartement se vide discrètement dans la nuit, il y a des tombeaux que personne ne connaît sous "des mètres de béton", etc

La curiosité est quand-même activée mais les univers traversés ( spoiler: le groupe de musique Jésus. la femme faucon...
) déstabilisent l'intérêt réel.
Greg
Greg

13 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 septembre 2026
Under the Silver Lake possède une vraie identité, une ambiance singulière et une vision volontairement décadente de Los Angeles. Mais derrière son apparence de grand puzzle paranoïaque, l'intrigue manque parfois cruellement de cohérence.

L'enquête avance trop souvent grâce à une succession de coïncidences et d'éléments improbables qui surgissent exactement au moment où le scénario en a besoin. Personnages mystérieux, indices providentiels et situations complètement WTF permettent d'ouvrir de nouvelles pistes avant de parfois disparaître sans véritable explication. À force, le mystère paraît moins savamment construit qu'artificiellement entretenu.

L'étrangeté et l'absurde peuvent être passionnants lorsqu'ils cachent une véritable mécanique à reconstruire. Ici, l'accumulation finit surtout par donner une impression de récit décousu et arbitraire.

Ajoutons à cela une représentation très sexualisée de Los Angeles et une durée de 2h20 qui se fait sérieusement sentir lorsque le délire ne prend pas.

Original, intrigant par moments et certainement très clivant, mais un labyrinthe dont les détours finissent par être plus intéressants que la destination.
TLT
TLT

18 abonnés 31 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 septembre 2026
Revu hier soir au ciné (rentrée 2026) et de nouveau impressionné par ce film génialissime. Un réalisateur sur qui compter avec ses autres réussites que sont It Follows & TEOOS sorti cet été et que j'ai beaucoup aimé aussi 
Clément
Clément

2 abonnés 115 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 août 2026
Under the Silver Lake, réalisé par David Robert Mitchell en 2018, est un film particulièrement difficile à classer. À la fois néo-noir, thriller, comédie noire et délire paranoïaque, il suit Sam, interprété par Andrew Garfield, dans une enquête autour de la disparition mystérieuse de sa voisine. Mais très vite, l'enquête devient surtout un prétexte pour explorer Los Angeles, ses mythes, ses codes et les obsessions de son personnage. Le film assume complètement son côté labyrinthique et refuse de donner au spectateur un récit classique et immédiatement lisible.

Ce qui frappe d'abord, c'est la mise en scène extrêmement travaillée. David Robert Mitchell construit Los Angeles comme un véritable terrain de jeu cinématographique. Les cadres larges, les mouvements de caméra, les panoramiques et les travellings donnent l'impression que chaque décor contient potentiellement un indice. La photographie de Mike Gioulakis est particulièrement réussie : les couleurs sont riches, les contrastes travaillés et l'image possède une dimension presque irréelle. Le film donne constamment l'impression de regarder une carte postale de Los Angeles qui cacherait quelque chose de profondément malsain.

Le travail sur le cadre et le point de vue est également très intéressant. La caméra semble parfois observer Sam plutôt que simplement l'accompagner. Elle peut s'attarder sur un élément du décor, suivre un mouvement sans raison apparente ou abandonner momentanément le personnage. Cela correspond parfaitement à son état mental : plus Sam cherche des réponses, plus son regard devient paranoïaque et déconnecté du réel. Le montage finit même par devenir plus fragmenté et désorientant à mesure que son obsession progresse.

La bande originale de Disasterpeace est probablement l'un des plus gros points forts du film. Elle reprend certains codes de la musique hollywoodienne classique, notamment l'influence de Bernard Herrmann, tout en y ajoutant des sonorités plus modernes et électroniques. Le résultat donne au film une atmosphère à la fois romantique, mystérieuse et inquiétante. La musique ne se contente pas d'accompagner les images : elle participe directement à la construction du mystère et donne parfois aux scènes une ampleur presque fantasmatique.

L'autre grande qualité du film est son rapport au cinéma. Mitchell multiplie volontairement les références au film noir, à Hitchcock et au cinéma hollywoodien. On pense notamment à Vertigo ou à Fenêtre sur cour, mais le film ne se contente pas de reproduire ces références : il les mélange avec la culture populaire contemporaine, les théories du complot et l'imaginaire d'Internet. Los Angeles devient ainsi un immense décor rempli de signes que Sam tente désespérément de décoder.

Cependant, cette ambition constitue également la principale faiblesse du film. Under the Silver Lake est très long et parfois franchement trop indulgent envers lui-même. Avec près de 2 h 20, le film accumule énormément de pistes, de personnages et de symboles. Certaines énigmes sont passionnantes, mais d'autres semblent surtout être présentes parce que Mitchell veut voir jusqu'où il peut pousser son concept. Le récit peut donc donner l'impression de se disperser plutôt que de réellement progresser. Plusieurs critiques ont justement relevé ce côté « meandering », voire surchargé.

Le personnage de Sam peut également poser problème. Andrew Garfield est très bon dans ce rôle d'homme paumé, voyeur et obsédé par les signes qui l'entourent, mais le film ne cherche pas vraiment à le rendre sympathique. Au contraire, son comportement devient progressivement assez dérangeant. Cette dimension peut être intéressante, car elle permet de questionner son regard sur les femmes et sur la ville, mais le film reste parfois ambigu sur ce qu'il souhaite réellement critiquer. Certains aspects de son personnage auraient mérité d'être davantage développés.

Il y a donc un véritable contraste entre la richesse formelle du film et les limites de son scénario. Visuellement, Under the Silver Lake est extrêmement cohérent : chaque cadre, chaque mouvement de caméra, chaque morceau de musique semble participer à la construction de cet univers paranoïaque. Mais sur le plan narratif, certaines pistes paraissent beaucoup moins convaincantes et la résolution n'est pas forcément à la hauteur de tout ce que le film a construit auparavant. C'est finalement davantage le voyage que la destination qui reste en mémoire.

En conclusion, Under the Silver Lake est un film fascinant mais profondément imparfait. Sa photographie, sa mise en scène, son montage et surtout sa bande originale lui donnent une identité extrêmement forte. David Robert Mitchell réussit à transformer Los Angeles en un immense labyrinthe cinématographique où chaque détail semble cacher un secret. En revanche, sa durée, son scénario volontairement labyrinthique et l'accumulation parfois excessive de références et de théories rendent l'expérience inégale. C'est un film qui peut facilement agacer par son côté prétentieux et dispersé, mais dont la richesse visuelle et musicale est suffisamment importante pour en faire une œuvre singulière, ambitieuse et difficile à oublier.
Mélody Boudart
Mélody Boudart

6 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 août 2026
Film assez peu accessible du grand public, beaucoup d’informations non abouties, un peu trop farfelu à mon goût et part un peu dans tous les sens. Pour autant la critique souhaitée est intéressante mais beaucoup de mal à se focaliser dessus tant les informations sont nombreuses. Quelques longueurs aussi, ce qui rend le film plus lourd à digérer. Belles images malgré tout et beau jeu d’acteur.
Cadreum
Cadreum

80 abonnés 836 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 août 2026
Le succès d'It Follows valut à David Robert Mitchell la seule récompense que Hollywood distribue encore avec générosité : la permission de faire n'importe quoi, une fois. Il en a fait Under the Silver Lake, film sur un chômeur de trente-trois ans qui déchiffre des messages cachés dans les boîtes de céréales. A24 l'a acheté, envoyé en compétition à Cannes en 2018, puis a reculé sa sortie de mois en mois avant de le lâcher dans une poignée de salles et sur les plateformes, avec la discrétion qu'on réserve aux erreurs commerciales.

Sam a trente-trois ans et vit à Silver Lake, quartier de Los Angeles dont les loyers ont doublé pendant que la population continuait de s'y déclarer artiste. Il doit plusieurs mois à son propriétaire, qui lui donne cinq jours avant l'expulsion. Il emploie ces journées à observer ses voisines depuis son balcon, aux jumelles, avec la constance d'un homme dont les heures ne servent à rien d'autre. Une jeune femme, Sarah, s'installe au bord de la piscine, ils se plaisent, elle disparaît dans la nuit : appartement vidé, symbole peint sur le mur. Sam se met à chercher. Il trouve, sous la ville, un fanzine complotiste, un roi des clochards, des codes dans les pochettes de disques, des milliardaires qui se font enterrer vivants en compagnie de jeunes femmes, et un vieil homme au piano qui lui explique que toutes les chansons de sa jeunesse, toute sa rébellion, ont été écrites sur commande par le même employé. Le film annonce un Los Angeles souterrain et fournit surtout l'inventaire de ce qu'un homme est prêt à croire pour ne pas compter les jours qui le séparent du trottoir.

Le dispositif de point de vue est verrouillé : hors de rares exceptions, aucune image n'existe que la présence de Sam ne certifie. De ce verrouillage, Mitchell tire sa véritable trouvaille, qui est une économie de l'information. Les indices sont filmés avec une emphase strictement égale : même insert, même légère poussée avant, même suspension du montage, que la piste soit féconde ou parasitaire. Le polar classique hiérarchise à la place du spectateur et lui indique par le découpage ce qui compte ; Mitchell abolit cette hiérarchie et produit dans le corps même du film ce que le complotisme est réellement, non pas une maladie du contenu des croyances, mais une maladie de la pondération.

La musique de Rich Vreeland travaille avec une malice supérieure. Cordes herrmanniennes, cuivres d'enquête, pastiche de grand orchestre : la partition promet en permanence un genre que le cadre refuse de fournir. Elle précède les images et les surdétermine, elle transforme un homme en chemise sale traversant un parking en héros de récit. Le premier complotiste du film est donc sa bande-son, qui attribue du sens à des plans qui n'en portent aucun. C'est la seule réussite du film qui soit intégralement mesurable.

Suspendre la hiérarchie des signes fonctionne. Suspendre le jugement sur celui qui les lit est autre chose, et rien dans le dispositif ne l'imposait : le contrechamp qui montrerait ce que Sam ne voit pas n'aurait pas rompu l'égalité des indices, seulement l'impunité du regard. Mitchell s'en prive et ne garde que la durée. Il disqualifie son héros par usure, en le maintenant à l'écran jusqu'à ce que le spectateur en ait assez de lui, méthode qui délègue le verdict au seuil de tolérance de chacun. Si étant qu'il en aie un.

Reste le point où le film se ment. Sarah est un corps observé aux jumelles depuis un balcon avant d'être une personne à qui l'on parle ; le film lui accorde une soirée, quelques gestes, un peu d'humour, puis la retire du récit en une nuit et la convertit en énigme. Quand elle réapparaît, c'est enterrée sous la ville, offerte à un milliardaire et à son attente de transcendance, objet de plus dans un caveau. Le film croit dénoncer cette conversion ; il l'opère lui-même, et avant le milliardaire. Les autres femmes entrent dans le champ par apparition — au bord du cadre, dans un reflet, au fond d'une profondeur de champ — plutôt que par une trajectoire dont on aurait suivi l'origine, et plusieurs sont créditées par fonction avant de l'être par nom, l'Actrice, la Fille au ballon, la Voisine seins nus. La nudité est unilatérale, et son emploi le plus révélateur revient à cette tueuse masquée et nue dont le corps constitue en même temps l'objet de la frayeur et la prime de spectacle. On ne tient pas un discours sur la consommation des jeunes femmes en organisant leur exposition selon les échelles et les durées de cette même industrie. Le seul argument qui sépare Mitchell de son personnage lui est extérieur — Sam est sale, ridicule, il pue. On reconnaît là l'opération par laquelle le cinéma américain des années 2010 a converti la critique de l'objectification en licence d'objectifier, à condition d'y adjoindre un protagoniste antipathique et une entrevue promotionnelle.

L'odeur, justement. Elle est la seule vérité stable concernant Sam, et le cinéma ne peut ni la montrer ni la faire entendre : elle doit être dite par des tiers, à répétition, sans jamais accéder à l'image. Dans un récit entièrement organisé par la lecture de signes visuels, l'information sur le protagoniste échappe par principe au code. Dommage.

De là découle l'ironie la plus dure du film. Le seul mystère qu'il résout est celui sur lequel Sam n'enquête jamais — les chiens tués, la mise en garde peinte sur son pare-brise, sa violence. Ces indices circulent selon le régime d'insert exactement identique à celui des fausses pistes, et disparaissent dans le bruit qu'ils partagent avec elles. Le montage démontre alors la fonction sociale du récit complotiste : une machine à externaliser sa propre violence, à la loger chez des cardinaux et des milliardaires afin de n'avoir jamais à l'identifier chez soi.

La scène du compositeur porte la thèse et livre en même temps le point de fuite moral. Un vieil homme démontre au piano que la rébellion d'une génération entière fut une commande rémunérée ; Sam le tue à coups de guitare. Le film ne change alors ni de lumière, ni de rythme, ni de régime narratif, ne convoque ni police, ni corps, ni lendemain. Le meurtre est traité en opération conceptuelle — abattre l'auteur, en finir avec l'origine — et cette absence de conséquence dans le découpage exonère le film à la seconde exacte où il prétend parler de ceux qui commandent les ambitions d'autrui. Un long métrage financé par une marque qui vend de l'auteur met en scène l'assassinat d'un auteur et n'en tire aucune facture. Encore une fois, dommage.

Le dernier plan signe l'aveu. L'homme qui épiait depuis son balcon se retrouve à la fenêtre d'en face, expulsé et récompensé dans le même cadre, nu contre sa voisine, entre des perroquets qui parlent sans rien vouloir dire. La sagesse proposée porte un nom : le quiétisme. Découvrir que le monde est truqué y conduit à renoncer à toute prétention d'agir sur lui, ce qui constitue la position politique la plus confortable disponible pour un homme blanc de trente-trois ans à Los Angeles.

Sam ne cherche pas Sarah, il cherche une intrigue dans laquelle il serait conséquent, et le film le sait. Sa lucidité s'arrête au seuil qu'il ne pouvait franchir : il diagnostique un délire dont il partage la grammaire, il filme en objets les femmes dont il déplore qu'on fasse des objets, il tue un auteur en croyant liquider l'idée d'auteur. Le diagnostic vaut malgré la médication, laquelle consiste à baiser sa voisine et à fermer les jumelles.
Youssef Bahari
Youssef Bahari

4 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 6 mai 2026
Franchement, on a l’impression que le film a été écrit sous une inspiration complètement débridée. Le scénario part dans tous les sens, comme si les idées s’enchaînaient sans véritable logique
Baloude
Baloude

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 12 février 2026
Le film est vraiment nul, il est incompréhensible, l’histoire est mauvaise avec des scène très bizarres et des moments vraiment aléatoire.
Le film ne m’a pas de tout plus je ne le recommande pas.
Xavier D
Xavier D

88 abonnés 1 177 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 novembre 2025
Un film bizarre et intriguant, où un simple voyeur enquête sur la disparition inquiétante d'une de ses voisines. Andrew Garfield, se déconnecte complètement de ses rôles précédents. Un thriller, avec un humour noir, assez original. Une intrigue puzzle à résoudre. Une fin en queue de poisson, où on se demande vers où ce film voulait m’emmener.
Kouto
Kouto

35 abonnés 4 825 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 septembre 2025
Ayant tout du film qui divise « Under the Silver Lake » est une œuvre labyrinthique inclassable offrant une forme de polar noir saupoudré d’humour au récit elliptique dans un néo Los Angeles. Multipliant les références cinéphiliques et se payant la pop culture, le réalisateur David Robert Mitchell offre un film profondément abscons.
LECOUPCRITIQUE
LECOUPCRITIQUE

14 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 septembre 2025
Une atmosphère vintage/moderne maîtrisé qui nous plonge dans l’ambiance directement, Andrew Garfield nous prouve à quel point il peut être polyvalent en incarnant la perversion et le voyeurisme dans son personnage, rajoutant de la dénonciation de certains fait de la société. Un film très bien ficelé, Palme d’or complètement mérité.
Anso
Anso

1 abonné 13 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 11 août 2025
Je n'ai pas réussi à me faire embarquer par ce film absurde, certes plein de références cinématographiques mais très ennuyeux. Les personnages n'ont aucun relief, ne sont pas attachants et on se perd dans l'histoire qui n'a aucun sens. Vu les excellentes critiques de la presse, j'ai tenu 1 heure en me disant que quelque chose allait se passer, m'accrocher.. mais rien.... alors je suis partie! Et qu'on ne parle pas de Lynch comme référence.. on n'en est très loin!
Lujsharkzz
Lujsharkzz

15 abonnés 712 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 juillet 2025
La tension est prenante après la première demie heure et jusqu'à la fin, qui elle déçois un peu, on s'attendait à quelque chose de plus grandiose. Après les thèmes abordés sont sympa, on apprécie suivre l'espèce d'enquête même si elle est perchée. Cert1ins dialogues sont également très bon. Après ça semble long, il y a de l'explicite pas forcément nécessaire, et certaines questions semblent suspendue et sans réponse, limite ignorée dans la conclusion. Même si j'apprécie l'angle pris par le film un peu à la "they live", ça finit un peu dans la déception, avec quelque chose de moins grandiose, mais tout de même marquant. Sympa, mais trop long pour mener à pas grand chose.
Jérémie
Jérémie

183 abonnés 850 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 juin 2025
Ce film est une plongée dans un Los Angeles halluciné, un labyrinthe où réalité et délire se croisent sans cesse. Sam, notre anti-héros, s’enfonce dans un mystère qui se dérobe à chaque pas, comme si la ville elle-même jouait à cache-cache avec lui.

L’idée d’une conspiration occulte derrière les paillettes et le glamour hollywoodien est séduisante. Mais le film s’égare vite dans ses propres énigmes, multipliant les symboles et les références sans vraiment les creuser. On a parfois l’impression d’assister à une suite de visions cryptiques plutôt qu’à une enquête solide.

Le scénario, volontairement flou, laisse le spectateur autant perdu que Sam, ce qui peut être une force ou une faiblesse selon l’appétit pour l’absurde et le symbolique. Le rythme traîne parfois, et certaines séquences s’étirent sans vraiment apporter de réponses.

Le casting est impeccable, l’atmosphère est hypnotique, mais on reste frustré par le manque de substance dramatique. Le film préfère l’ambiguïté et le mystère à la clarté narrative.
BabsyDriver
BabsyDriver

102 abonnés 1 012 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 juin 2025
Un film que j'ai longtemps eu envie de voir et qui m'a finalement un peu déçu. Son réalisateur David Robert Mitchell ne manque pas d'ambition, mais son enquête navigant entre pop culture cryptée et légendes urbaines est assez attendue. Reste une mise en scène très élégante qui sait capter l'atmosphère particulièrement étrange de Los Angeles aussi bien que les grands films noirs qui l'ont précédé.
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