Under The Silver Lake
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309 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 février 2019
L’oeuvre de David Robert Mitchell, qui avait été nommée pour six prix à Cannes, était un des films les plus attendus de la rentrée. Il raconte l’histoire de Sam, un jeune homme qui vit seul, sans emploi, à Los Angeles. Lorsque sa voisine Sarah disparait mystérieusement, ce dernier se lance aussitôt à sa recherche. Under the Silver Lake c’est à la fois un film sur un jeune homme désillusionné et un film noir palpitant, qui met en scène un jeu de piste à travers la cité des anges.

L’oeuvre doit dans un premier temps beaucoup à son acteur principal Andrew Garfield, qui semble réellement porter le film sur ses épaules. L’interprète britannique, qui dresse le portrait très juste d’un personnage aussi bien attachant qu’inquiétant, livre une performance à couper le souffle. La ville de Los Angeles devient, elle aussi, un personnage à part entière et le réalisateur nous en fait découvrir les différentes facettes. Hollywood est le décors rêvé pour ce personnage qui va au fur et à mesure se créer son propre film. L’oeuvre est visuellement haute en couleurs et dotée d’images d’une grande beauté. C’est au directeur de la photographie Mike Gioulakis que l’on doit ce travail remarquable. Parfois pastels et douces ou fortes et scintillantes, les couleurs du film reflètent bien cette ville un peu nostalgique pourtant d’une modernité effrénée. C’est un peu aussi l’état d’esprit dans lequel le personnage se trouve, un conflit constant entre ses idoles d’un temps révolu et sa tentative d’appartenir au monde qui l’entoure. Cette confrontation entre passé et modernité est aussi très présente dans la réalisation du cinéaste, marquée de nombreuses références visuelles, notamment à Lynch et Hitchcock. A travers la génération représentée par son personnage principal, il confronte l’age de la pop culture à l’age d’or Hollywoodien. (lire la suite : https://cultureauxtrousses.com/2018/10/13/under-the-silver-lake/)
Yetcha

1 081 abonnés 4 735 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 février 2019
En voilà un film qui divise, mais après les deux premières réalisations de l'auteur que j'avais littéralement adorées, j'avais hâte de découvrir ce Silver Lake. La durée de 2h20 me faisait peur et j'ai attaqué ça avec défiance. Puis le film se passe, les cadrages sont hitchcockiens, la lumière est lynchienne, l'intrigue est de palmesque, l'ensemble est purement hypnotique... On ne sait pas toujours se qui se passe sous nos yeux, on ne comprend pas tout, mais on reste scotché d'un bout à l'autre par cette maîtrise incroyable de la caméra et de l'intrigue. Un film a voir mais qui divisera toujours.
Gustave Aurèle
Gustave Aurèle

184 abonnés 2 626 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 février 2019
Un film fascinant avec un Andrew Garfield hallucinant, une bonne intrigue originale et mystérieuse...
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 novembre 2025
Pastiche de film noir, satire d’Hollywood, “potacherie” autour de théories conspirationnistes et autres délires paranos… La bizarrerie du film amuse au début mais finit par lasser sur la longueur (car le film est vraiment trop long). Aspect “m’as-tu vu” de la réalisation. Aspect vain du scénario qui n’aboutit pas à grand-chose. Bref, intéressant dans son projet, frustrant dans sa concrétisation.
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 février 2019
Quatre ans après son excellent "It follows", le réalisateur américain David Robert Mitchell revient en grande forme dans un thriller paranoïaque, alambiqué qui résonne comme un évident hommage à la filmographie de David Lynch et plus particulièrement le grandiose "Mulholland Drive" mais aussi à bon nombre de films noirs des années 40 comme "Le faucon maltais" ou "Le grand sommeil". Une plongée prégnante, suffocante dans une Los Angeles hallucinée, schizophrène pour une oeuvre au scénario complexe mais génialement tordu, une écriture d'une richesse impressionnante. Un film qui a divisé les critiques à cause d'un côté de prime abord difficile d'accès mais dans lequel je vois personnellement une énorme sensation.
NarnoNarno
NarnoNarno

49 abonnés 718 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 février 2019
Lointain cousin de “Mullholland Drive“ ou de “Inherent Vice“, “Under the Silver Lake“ est une nouvelle fois l’occasion de déambuler dans un Los Angeles fantasmé. Le réalisateur de “It Follows“ continue de filmer excellemment bien (très beaux cadres et mouvements de caméra, belle photo) mais avec toujours cette volonté de laisser son spectateur à côté de la plaque. A l’image de son personnage principal, il faut donc constamment décoder l’intrigue et les mille idées que le réalisateur semble vouloir nous transmettre. Certes, il y a quelque chose d’intriguant à tenter de suivre l’univers foisonnant de D.R.Mitchell (beaucoup plus intéressant et construit que son précédent film), mais au risque de ne plus le suivre et de lâcher prise. Au point de trouver finalement ce film comme absurde et sans fondement. Même si A.Garfield trouve ici son meilleur rôle en montrant une facette intéressante et méconnue, il est encore regrettable que D.R.Mitchell n’arrive pas à mettre ses talents visuels et son univers barré pour un film plus cohérent et enfin passionnant.
Sebastien B
Sebastien B

3 abonnés 38 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 février 2019
Une fausse enquête entre rêve et réalité dans un univers hollywoodien qui finit par sérieusement perturber son jeune personnage principal. Un film à l’esthétique lynchienne, improbable mélange de Mulholland Drive et Inherent Vice. Une gallérie de personnages et de situations mémorables.
Kev T
Kev T

41 abonnés 658 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 mai 2019
Une sorte de satire de la société hypermoderne, des sectes et du conspirationnisme, ce film Lynchien est bourré de symboles (comme ceux après lesquelles Garfield court). Un film abstrait, murement réfléchi qui propose différentes lectures. Andrew Garfield est génial, une fois de plus, en montrant sa belle capacité à habiter des personnages différents.
GrandSephiroth
GrandSephiroth

69 abonnés 727 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 janvier 2019
Thriller bien étrange réalisé par DavidRobert Mitchell (qui avait déjà œuvré sur le sympathique It follows), Under the silver lake met en scène Andrew Garfield (The Amazing Spider-Man, Tu ne tueras point, Silence) dans la peau de Sam, un trentenaire apathique à quelques jours de se faire éjecter de chez lui par les huissiers qui passe ses journées à fumer des joints et à espionner sa voisine d’en face quand elle se balade seins nus sur son balcon. Lorsqu’il fait la connaissance de sa nouvelle voisine Sarah, interprétée par Riley Keough (Mad Max fury road, Dixieland, It comes at night), il tombe immédiatement sous son charme et contre toute attente, parvient à se faire inviter chez elle à coucher avec elle dès leur premier contact. Mais alors qu’elle disparaît subitement, il ne peut s’empêcher de partir à sa recherche et entreprend une enquête de plus en plus surréaliste dans la ville de Los Angeles en suivant un étrange individu accompagné de trois actrices, dont une jouée par Callie Hernandez (Sin City j’ai tué pour elle, La La Land, Alien Covenant).

Très rapidement, le film dévoile un ton décalé malgré son fond dramatique pour mieux accentuer la dégénérescence de la société qu’il semble pointer du doigt. On voit par exemple Sam recevoir une fille dans son appartement et lui faire une levrette sans tabou alors qu’ils parlent de choses personnelles avec le téléviseur allumé. Le jeu de piste auquel il se livre paraît sans queue ni tête avec tous les messages qu’il voit cachés dans les publicités, dans ses musiques favorites ou d’autres éléments de la pop-culture jusqu’à son paquet de céréales et un magazine contenant la carte du premier jeu de la série The Legend of Zelda. Le titre du film serait une mise en abyme des machinations douteuses qui se cachent dans la Cité des Anges (qui comprend justement un quartier appelé Silver Lake), entre meurtres mystérieux (le type qui se fait découper en deux puis tirer de chaque côté de la route) et mises en garde contre des tueurs de chien.

L’expérience de Sam pourrait aussi bien relever d’hallucinations, ce qui expliquerait pourquoi il est parfois confronté à des filles qui aboient et pour quelle raison il se retrouve à prendre un bain de tomates. Le film critique en tout cas bel et bien l’état de la société actuelle en montrant les résultats de ses vices et en vient à élaborer le complot d’une secte spoiler: qui fait en sorte de mettre fin à la vie de certaines personnes de leur plein gré en les convainquant de l’utilité de derniers jours agréables
, bien au-dessus de plaisir futiles comme l’argent, la possession de voitures ou même le sexe. Le réalisateur parvient à perdre le spectateur tout en maintenant son attention en haleine, et ce n’est pas la nouvelle prestation de qualité d’Andrew Garfield qui vient contrarier la qualité de ce film.
lejedy
lejedy

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4,5
Publiée le 15 janvier 2019
j'ai beaucoup aimé ce film, bon d'acteur une bonne mise en scène, je me suis parfois demandé si je n'etais pas dans un film de brian de palma au jeux de caméra et a la musique .Ce film est complétement baré, je le recommande
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 25 janvier 2019
Le film n’a rien à voir avec une bande annonce alléchante et une affiche accrocheuse. On comprend difficilement le propos de David Robert Mitchell donc c’est un auteur, voire un génie. La presse s’enflamme et Cannes sélectionne. On a alors droit à un long délire (les films d’auteur dépassent obligatoirement les 2 heures) sans fil conducteur parsemé de scènes gratuites. Je filme des excréments au fond d’une cuvette : génial ! Ça part dans tous les sens ? Quel talent ! Tout est de cet ordre. Au final : les riches sont misanthropes et les femmes sont soit des prostituées soit des actrices ce qui semble revenir au même !! C’est prétentieux, ridicule, gratuit. Bref inutile. N’est pas Lynch qui veut !
The Claw
The Claw

71 abonnés 727 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2019
Un film complètement délirant et bien foutraque, que j'ai complètement adoré (ou presque!).
En fait, dès les premières images, j'étais déjà conquis, avant même que l'intrigue ne se lance. Chaque plan du film est magnifique, on pourrait faire arrêt sur image à n'importe quel moment, et on aurait l'impression d'être devant une vignette d'une bande dessinée, mais en film.
Et puis cette ambiance donne envie de regarder le film : c'est ensoleillé, c'est coloré, c'est fun et bizarre à fois, bref, on s'y sent bien.
L'intrigue, comme je l'ai dit, elle est complètement folle, ça part dans tous les sens, on se demande constamment comment le personnage principal fait pour trouver tout ça, c'est du délire pur. Et je ne parle même pas de la galerie de personnages qu'il va rencontrer au fil de l'histoire. A un moment, je me disais qu'il y avait un peu de "Twin Peaks" là dedans, et environ 2 minutes plus tard, voilà qu'apparaît un des acteurs de "Mulholland Drive" : et là je me suis dit qu'il devait y avoir une sorte d'hommage à David Lynch (même si le film est quand même bien différent des films de David Lynch).
Un film qui ne plaira pas à tout le monde malgré tout je pense, car c'est vraiment ultra délirant, mais pour peu qu'on accepte ce contrat de la folie totale, c'est un grand film.
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2019
Totalement emporté par le film, j'ai adoré, mais sans trop comprendre ce qui se passait, truc qui m'est rarement arrivé, si ce n'est chez Lynch ou Araki, à un moment où l'action se pose un peu on se dit que ça sera difficile pour D.R. Mitchell de nous tenir en haleine à ce rythme pendant près de 2h30, que ça va retomber dans le rang et qu'on va plus ou moins s'emmerder, et bien non (enfin pour ma part). Cependant j'en sors sans trop savoir quoi en dire, incapable même de résumer l'histoire (hormis la quête de l'amour soudain et la paranoïa de la conscience de l'existence humaine), si le film à un sens hormis d'être un canevas de références, si il décèle encore moult codes à déchiffrer, si ce n'est pas juste un délire de petit malin... Mais j'ai du mal à faire la part des choses tant j'ai décollé et surkiffé tous ces virages entre la romance, le thriller ou l'épouvante, avec la bande son tantôt hitchcockienne tantôt planante, j'ai pris ça comme un voyage, tout en acceptant à l'avance de me faire bananer par le réalisateur.
À revoir en dégommant un joint, dommage que je ne mange plus de ce pain là depuis des lustres, ça pourrait presque me donner des regrets.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 6 janvier 2019
Mitchell nous offre ici un film délirant, presque absurde (vraiment ?), réalisé avec beaucoup de plan zoomant très appréciable et qui nous rapelle une vieille réal, et des acteurs parfaitement joués avec leur point de vue et leur façon de voir les choses (et nous celle de Mitchell). Ce long métrage nous montre au grand jour les sociétés secrètes allant du "Silver Lake aux collines d'Hollywood" et cette ville atteinte qu'est Los Angeles. Mais le plus grand atout du film c'est qu'il est presque incomplet sans tous ces mystères internes à résoudre sur lesquels les internautes ont déjà commencer à enquêter. Ces enquêtes permettront sûrement de découvrir la vérité qui se trouve "Sous le lac argenté"
Le Faucon M
Le Faucon M

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0,5
Publiée le 27 septembre 2020
Très étrange, très radical. Mais incroyablement efficace et pertinent, un film qui ma parlé. Car n'oublions pas les sujets principaux du film : qu'est-ce qu’être adulte ? Ou va le monde ? le monde a-il un sens ? que peut-on se permettre ? L'individu est-il tout-puissant ? La réponse est plutôt non car à la fin, le héros (Andrew Garfield) décide de retourner à la "vraie vie". Il échappe ainsi à cette tentation dangereuse de croire que l'homme peut vivre comme un animal sur terre. Se goinfrer de ce qu'il veut, et jouir de toutes orgies : voila ce qu'il ne choisit pas. Du moins pas tout à fait... La fille qu'il a aimé est bien la figure de son passé, enterré sous des murs de ciments. Il est certain qu'il doit l'enterrer dans tous les sens du termes. Voila pour les sujets. Cela passera par nudité, dettes, et insolence. Mais ce ne sont pas les seuls éléments qui méritent notre attention pour l'analyse de ce film. Je pense aussi qu'il y a une très grande quantité de symboles et de messages dans la mise en scène, qu'il faut observer et étudier attentivement. Les jumelles = le voyeurisme. Le bassin = la pensée. LVoila pourquoi c'est un film qui a de l’intérêt à mon sens, pour la simple et bonne raison qu'il invite à déchiffrer tous les sens. Que ce soit chanson, film ou même publicité, tout doit être passé au scanner... L'énumération du sex-appeal dans la publicité alimentaire secoue particulièrement le spectateur et fait un drôle d'effet. Ainsi pour les amateurs du cinéma de symboles, du cinéma des profondeurs je recommande particulièrement. Meme s'il y aura des cartouches de tirés, le film ne prend pas ou très peu de précaution quand il souhaite communiquer. La scène de sex du début en est un parfait exemple. Pour conclure je dirai qu'il est vraiment possible de participer à un voyage existentielle en voyant ce film, une oeuvre à part entière...
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