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Un visiteur
4,0
Publiée le 9 décembre 2018
Envie d'être surpris, envie d'être déconcerté ? Ce thriller énigmatique vous transporte là où vous ne l'attendiez pas. Un film noir, intriguant, transgressif, qui vous amène à vous interroger sur les références qui modèlent votre existence, tout en soulignant l'absurdité et la futilité de son but ultime. Qu'il est bon parfois de réfléchir et de remettre en question, même si vous n'y trouverez pas de réponse
un film énigmatique avec des références ça et là (Hitchcock, De Palma, Lynch…) via une construction qui s'appuie sur des genres différents, avec même un côté rétro, notamment par la musique. quant au scénario, on ne peut qu'être dérouté tant il part dans tous les sens : tortueux, invraisemblable (accumulation de scènes incompréhensibles) et finalement sans fin. chaque instant de ce film inclassable repose sur la présence de A. Garfield, qui après son énorme performance dans "tu ne tueras point", reste une consolation.
Imprévisible et parfois complètement absurde. J'ai eu énormément de mal à accrocher à l'intrigue à cause de trop nombreux éléments perturbateurs qui viennent entraver le scénario. Réservé aux initiés ou aux amateurs de David Lynch.
Finalement après avoir été quelque peu déconcertée, je me suis laissée prendre au jeu et j’ai bien aimé ce film un peu déjanté, plein d’humour, de suspens, de rebondissements, de symboles. Le jeu des acteurs est admirable, les images très belles. Un peu trop long sans doute. C’est un film à part, original et fantaisiste. On peut aimer ou pas… en tout cas, cela vaut le coup de se faire sa propre opinion.
Peu d’enthousiasme pour ce film, je vais passer mon chemin, des idées et de l’utilité culturelle concernant les masques mortuaires. Le coup de poing bruyant sous forme de chanson pop transformé en un brutal bain de sang, la mauvaise blague.
Visuellement sympathique, mais trop emprunt de références intello-cinématographiques. N'étant pas un amateur de D. Lynch version Twin peaks, je n'ai pas goûté aux subtilités oniriques du film.
Trés bon film rythmé qui m’a bien rafraichi cet été. Une critique pertinente de la perte et la recherche de sens dans nos sociétés occidentales. Le jeu des acteurs est un régal. Top.
Quelque part entre Mulholland drive (David Lynch), Boulevard du crépuscule (Billy Wilder) et Répulsion (Roman Polanski), David Robert Mitchell nous propose une plongée hallucinée dans la psyché d'un trentenaire de Los Angeles aux ambitions artistiques contrariées. Film d'une ambition folle, au rythme trépidant, à la fois drôle, angoissant, fantastique, Under the silver lake brasse un nombre incalculable de réalités, de mythes et de références à la Cité des anges et à l'industrie cinématographique d'Hollywood, et aux désillusions qu'elle engendre. Il nous embarque ainsi dans un tourbillon d'images souvent très belles - la photo est splendide - qui n'apportent que peu de réponses, mais qui posent beaucoup de questions. Et qui nous offrent un voyage incomparable dans les entrailles physiques et mystiques d'une ville aux mille fantasmes. Vertigineux.
C'est sous la surface de l'eau, que va se passer la quête du héros. Ce jeune homme un peu désoeuvré rencontre une voisine, qui disparait dès le lendemain. Sa disparition sera prétexte à une quête effrénée pour tenter d'en comprendre les causes et les circonstances. Dans l'ambiance de la pop culture, qui inonde le monde, Sam va enquêter en décryptant des signes imperceptibles au commun des mortels. Parfois, l'atmosphère est proche de la théorie du complot, parfois, on s'approche de la dépersonnalisation schizophrénique ou des mécanismes hallucinatoires sous l'emprise de stupéfiants. Parfois également, c'est la croyance en une religion, qui est tournée en dérision. Ce film un peu fantatstique, un peu gore parfois dure deux heures vingt, mais on ne s'ennuie pas. On est emporté avec ce héros visitant la "cité des anges" au travers de ces fêtes un peu délirantes, un peu surréalistes. Le héros ne quitte quasiment pas son jean et ses baskets, sinon lorsqu'il couche avec des femmes. La sexualité semble assez libre et désaffectivée : "on baise", on ne fait pas l'amour. J'avais vu le précédent film de ce cinéaste, je n'avais pas apprécié son propos, mais la thématique de la sexualité, de la mort, de l'eau, de la déréalisation de l'univers étaient aussi présentes. Cette fois, j'ai sans doute accepté de ne pas trop chercher à comprendre et d'être dupe de l'histoire, de suivre ce récit sans appuis. Je ne me suis pas ennuyé et ai été emmené dans cet univers...
Encore un film surprenant du très remarqué David Robert Mitchell! Habitué à des scénarios décalés qui changent du blabla hollywoodien, il ne nous déçoit pas avec ce nouveau long-métrage. Sceptique à l'idée d'aller le voir suite à la lecture des autres critiques, je ne suis pas déçue d'y être allée malgré tout. L'entrée en matière nous présente d'emblée un personnage dont on devine rapidement la backstory: Sam, symbole d'une génération égarée, minée par le trop-plein d'informations. Le film est tout du long teinté de voyeurisme (au travers du personnage ou du cadrage), de perversion mais aussi d'amour qui au fond nous touche jusque dans les recoins sombres de notre âme. Au travers d'une épopée déjantée, on s'attache peu à peu au personnage dont on sait finalement peu de choses. Des décors magnifiques, une bande originale agréable, le film nous intrigue jusqu'à la fin, bien qu'on se pose des questions au début.
Le film commence comme un Hitchcock ou un Lynch, s'ensuit une enquête à la Philip Marlowe, puis ça part dans tous les sens, avec du très bon, du n'importe quoi aussi et un film qui, on a l'impression, ne sait plus trop où il va au fur et à mesure qu'il avance. Mais l'ensemble est prenant, Andrew Garfield très bon et oui certaines scènes sont particulièrement réussies. Dommage donc que le réalisateur n'est pas mieux contrôler l'histoire, il aurait pu alors, je pense, faire un grand film.
Interminables m'ont semblé être les 140 minutes de ce film. Malgré les références cinématographiques de cette œuvre, cela m'a paru complétement incohérent et surtout inintéressant. Le mélange des genres voulu par le réalisateur, David Robert Mitchelll, m'a totalement déstabilisé (dans le mauvais sens du therme) pour accoucher d'un film navrant à mon goût.
Au moins a t-il le mérite de ne pas laisser indifférent... Sincèrement, des réalisateurs qui tentent autant de choses dans un même film, surtout après l'impressionnant « It Follows » du même David Robert Mitchell, moi je dis respect. Ce réalisateur a juste un million d'idées, de références, essaie quelque chose presque à chaque plan, faisant de « Under the Silver Lake » une œuvre complètement folle et imprévisible. D'ailleurs, j'aurais vraiment adoré adorer. J'y ai même cru un bon moment : certaines scènes ne me plaisaient pas trop, mais il y avait toujours une « cohérence dans le délire », une volonté d'aller de l'avant, de progresser dans le récit, de percer l'étrange mystère de cette disparition. L'occasion de plusieurs moments assez dingues spoiler: (les références à Marilyn Monroe sont un délice, pour ne citer qu'elles) , de rencontres plus bizarres les unes que les autres spoiler: (celle avec le pianiste, principalement, aussi marquante que troublante) , sorte de labyrinthe vertigineux dans lequel on se perd presque avec délice. Malheureusement, le réalisateur s'est un peu trop persuadé que cela suffirait pour obtenir un film culte : ce n'est pas le cas. Je ne suis pas contre une part de mystère, mais là, c'est juste trop : énormément de choses ne sont jamais expliquées, au point de ne comprendre presque plus rien sur la fin : beaucoup de digressions, de bizarreries menant un peu nulle part, personnages secondaires au fort potentiel laissés sur le bas-côté... Je peux accepter beaucoup de choses, mais il ne faut pas exagérer. C'est d'autant plus dommage car à chaque fois que j'y pense, je me dis que cela aurait pu être une mine d'or. Tant de talent, d'audace, de culot pour prendre le cinéma hollywoodien actuel à contre-courant... De plus, visuellement, c'est une grosse claque : plans, cadres, décors, photo... Un régal, confirmant le potentiel hors-norme de Mitchell. Pour toutes ces raisons, je me dois de mettre une « bonne » note. Mais il y a aussi une grande part de frustration, voire de déception en observant ce qu'aurait pu, dû être « Under the Silver Lake » avec autrement plus de rigueur dans l'écriture et ses aspirations spirituelles, philosophiques, métaphysiques (oui, rien que ça!) : déboussolant.