Under The Silver Lake
Note moyenne
3,1
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315 critiques spectateurs

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Cinememories

605 abonnés 1 691 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 septembre 2022
Le trouble adolescent semble être le principal gagne-pain du réalisateur David Robert Mitchell, qui apprécie sa richesse morale. Il aborde toujours ces films avec obsession, et ne manque pas de rappeler que c’est ce qui constitue exactement son squelette scénaristique. Cependant, on peut distinguer ses précédentes œuvres par des exercices de style particuliers. Dans « The Myth of the American Sleepover », c’est un brin de folie et de mélancolie qui s’abat sur les pulsions des personnages et dans « It Follows », c’est le mariage entre le fantastique et l’horreur qui alimente les erreurs et les angoisses de l’adolescent. Autre chemin ici, tenant plus de l’hommage sur ce coup, on s’installe dans un univers noir, décalé et déjanté. Il sera davantage question de spirale de non-sens dans une société qui n’encourage pas ses locataires, elle ne fait que les noyer dans leur fantasme les plus profonds.

Andrew Garfield incarne un Sam, homme lambda d’un Los Angeles contaminé par les vices et le désir. Sa condition fait qu’il passe à côté d’un monde qui ne lui est pas destiné et il finit par s’enrôler dans un road-trip contre son gré. Il n’y a pas de violence quant aux décisions qu’il prend au fur et à mesure, ni de remords, cependant sa force mentale le pousse à la curiosité, chose qui reste encore acceptable. On découvre une ville, ses mythes, ses secrets, ses blessures, sa sensibilité et son âme peu accueillante et encourageante. C’est pourquoi il finit par prendre en main ce qui le perturbe. Son traitement est assez similaire à la fresque de « Mullholand Drive », où l’abstrait et les spéculations manipulent l’esprit du héros et des spectateurs par la même occasion.

Entre théorie du complot et symbolisme à tout-va, il y a peu de places aux sceptiques. Le récit n’interroge pas pour autant nos croyances, mais il préfère mettre en évidence les failles et le caractère enivrant de ces dernières. La pop culture est d’ailleurs retournée dans tous les sens, afin de nous faire douter et nous faire prendre conscience qu’il existe d’autres niveaux de perception. La réalité est instable dans ce film qui éparpille les références, mais qui néanmoins, grade toujours un œil sur l’objectif, à savoir définir la théorie du Silver Lake. À quel niveau faudrait-elle la placer ? À qui peut-on se fier ? Les ragots sont-ils crédibles ou faut-il les repousser ? Il y a un important recul à avoir face à des thématiques aussi ouvertes et nous n’avons clairement pas le temps d’y consacrer toute notre concentration dessus, alors que l’œuvre nous offre également un divertissement de qualité. Théâtrales et surtout immersives, les transitions arpentent l’état d’esprit de Sam, son côté playboy et blasé de la vie. À ses côtés, on pourrait manifestement croire au désespoir et à la fatalité de l’homme à sombrer au fond de la routine qu’il s’est intuitivement créée. La technologie, la culture, les enjeux et les opportunités. C’est en restant ouvert à la négligence que la racine du mal a pu prendre forme dans la cité des anges, à présent déchus pour leur comportement qui n’aboutit évidemment pas à ce qu’on aurait pu attendre de l’idéal américain ou Hollywoodien.

En somme, « Under The Silver Lake » est l’antithèse parfaite de « La La Land ». Los Angeles est un paradis noir, que l’on ne peut dompter malgré l’ambition, la fortune et l’espoir. Il n’y a que la perversion, la corruption et le fantasme qui sévit chaque parcelle de terre ou d’air qui constitue cette atmosphère ambiguë et vertigineuse. La quête du bonheur est superficielle, chaque intervenant évoque le profil qui lui convient. S’enfermer dans un tourbillon de haine, de dépendance permet de combler un manque évident. Comme des chiens enragés, tout le monde devient le parasite de son quotidien. Le for intérieur est devenu un phénomène de société qui se transmet par l’influence et la foi est renversée par la tendance de l’envie. La femme est une arme sentimentale destructrice et l’homme reste la dernière victime de son affection.
axelle J.
axelle J.

130 abonnés 501 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 11 août 2018
Normalement je suis fan des films indépendants, pas du tout grand public, qui font réfléchir.
Je pensais me régaler avec ce film, grave erreur.
C'est une histoire complètement abracadabrantesque.
Et chose très importante à souligner : aucun personnage n'est attachant, ils sont tous vraiment détestables.
Aucun n'est à sauver, tellement ils sont horripilants (le personnage principal, la fille disparue, la voisine au perroquet, et toutes les personnes croisées en chemin).
Tout cela sur une durée qui n'en finit pas et qui donne la nausée.
spoiler: A éviter vraiment.
angelo F.
angelo F.

60 abonnés 129 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 12 août 2018
L'intérêt de ce film c'est le type qui cherche une réponse à la disparition d'une fille.
Je voulais savoir comment cela allait se passer et surtout le fin mot de l'histoire sur cette disparition.
Mais le jeune type va se trouver embringué dans une suite d'évènements vraiment ridicules.
Le début du film commence bien et puis patatras, tout part en vrille sans logique.
J'ai détesté ce film et pourtant je suis très bon public
Aucun personnage n'est attachant, rien n'est drôle.
spoiler: En plus, ce n'est vraiment pas la peine de rester jusqu'à la fin, cela ne vaut vraiment pas le coup quand on connaît enfin l'explication de la disparition, explication d'un ridicule absolu.

C'est vraiment une histoire indigeste.
spoiler: Heureusement que j'ai un abonnement illimité et que je n'ai pas payé exprès pour voir cela.
Stéphane C
Stéphane C

76 abonnés 389 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 11 août 2018
Avis à la censure d'Allo ciné, merci de partager ma critique telle quelle car elle n'est pas hors sujet et parfaitement argumentée :

Après l'excellent "It follows", David Robert Mitchell revient avec un film mêlant vieille théorie du complot et humour gras, et qui m'a très vite ennuyé ! Ce n'est pas ma came...
Soigneux G.
Soigneux G.

7 abonnés 18 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 août 2018
Un vent de fraîcheur sur le cinéma cette année !!! Très original, complexe et loin d’être dénué de sens !!! Tout est maitrisé en passant du jeu d’acteurs à la mise en scène et l’histoire !!! Bravo D.R Mitchell pour cette pépite et rendez-vous au prochain film !!!
dominique P.

912 abonnés 2 027 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 11 août 2018
J'étais plutôt impatiente de voir ce film car l'histoire avait l'air bien mystérieuse.
La première demi-heure est géniale j'ai trouvé puis ensuite tout se gâte complètement et cela part dans le n'importe quoi, tout cela pour soit disant résoudre le mystère de la disparition d'une femme.
Le héros principal se retrouve dans des situations absurdes.
Voilà tout à fait le style de film prétentieux, vain, sans intérêt.
De surcroît, il dure 2 h 20, il est interminable.
Et c'est vraiment pénible cette longueur devant une histoire aussi tordue.
Car oui cette histoire est réellement tordue et le dénouement (l'explication) est encore pire.
Par ailleurs, à part des questionnements et le mystère, rien dans ce film ne suscite l'empathie, l'intérêt, l'émotion.
Bref, un film prétentieux et vide, c'est tout.
Scénario Catastrophe
Scénario Catastrophe

37 abonnés 156 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 août 2018
Il est impossible de décrire ce film sans passer pour un barge. On se demande même comment ce film à été construit parce qu'il regorge de détails...qui ne sont peut être pas tous nécessaire, de prime abord, mais qui, en y réfléchissant bien, donnent de l'épaisseur à ce scénario, hors du commun et à la croisée des genres. Il y a une quantité de personnage, mais chacun d'eux existe grâce à des personnalités et des tenues très marquées. Chaque détails de l'histoire sont palpitants, les musiques sont trop cools. Je ne suis pas ennuyé une seule seconde parce que je ne savais jamais sur quoi j'aillais tomber. Construire un tel cahos relève du génie. Les multiples sujets abordés sont super intéressants et je sens que ce film me fera cogiter longtemps.
dansoar
dansoar

7 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 août 2018
compliquer de mettre en scene l'âme humaine dans un film. difficile d'imager l'imagination. Il y a dans ce film des intentions alléchantes. un jeune homme prêt a tout imaginer pour ne surtout pas voir que son flirt de la veille l'a juste ignoré. l'idée que la pop culture est l'oeuvre de quelques uns un modèle mondialisé pour asservir les rebels générations après générations. un auteur paranoïaque persuadé qu'un grand mystère se cache sous un lac argenté. une course poursuite déjantée a travers la ville. mais je ne me suis pas laisser emporter. scénario trop sage?
Ufuk K

627 abonnés 1 766 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 décembre 2018
" under the silver lake" présente au dernier festival de cannes et plébiscité par la presse est une déception pour moi .En effet malgré une bonne première partie très intéressante qui égratigne la société américaine s'écroule en seconde partie avec des péripéties sans aucun intérêt. Quel dommage.
miouze
miouze

69 abonnés 164 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 29 mars 2019
J'attendais un chef-d'œuvre, c'est raté, je n'ai pas adhéré du tout. Oui il y a des moments comiques voire bouffons, oui il s'installe du suspens, oui on veut savoir ce qui s'est donc finalement passé, MAIS... oui aussi le côté loufoque est débile, oui l'anachronique lumière vieux-polar-hollywoodien est déroutante, oui les personnages que j'aurais dû trouver géniaux sont trop, trop tout, trop déjantés, trop bizarres, trop incompréhensibles, trop rasoirs, oui le film est trop long de 1h, quel était donc le but, l'idée ? Ça n'était pas pour moi.
Cinemadourg

922 abonnés 1 829 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 août 2018
Sam habite la banlieue de Los Angeles.
Il ne travaille pas, n'a pas vraiment d'argent mais il est plutôt beau gosse et drague à peu près toutes les femmes autour de chez lui.
Un jour, une jeune blonde qu'il convoitait disparaît mystérieusement, c'est le début pour lui d'une enquête totalement folle et surréaliste.
Andrew Garfield ("The Amazing Spider-Man", "Tu ne tueras point") nous emporte dans un délire paranoïaque somme toute assez intéressant la première heure, mais qui part un peu dans tous les sens ensuite, perdant peu à peu tous les spectateurs présents dans la salle, dont moi-même.
Le film est long (2h19) et aborde des tas de thèmes plus ou moins compréhensibles, on en ressort avec un sentiment confus d'une oeuvre originale mais compliquée et plutôt indigeste.
Vraiment tordu.
--> Site CINEMADOURG <--
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 11 août 2018
Esthétique, nourri mais... sans but, résolument long et insipide. Le réal à fait ce film... pour lui même.
Rainfall_Shadow
Rainfall_Shadow

49 abonnés 393 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 août 2018
un film bien déroutant mais qui révèle une splendeur de filmer dans la noirceur de LA, soulignons la magnifique interprétation d'Andrew Garfield ...
tixou0

793 abonnés 2 048 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 11 août 2018
Sam (Andrew Garfield - l'étoile est pour lui !), godelureau dans le début de la trentaine fauchée, se la joue "Fenêtre sur cour". Mais à LA (il a vaguement dû tâter du rêve hollywoodien, mais là, il attend simplement d'être expulsé pour cause de loyers impayés, en rassurant sa mère au téléphone, qui le pense au travail), et limitant sa surveillance à deux voisines : une cougar exhibitionniste à perroquets, et une jolie poulette à bronzette, piscine, avec bichon frisé. Cette dernière (et ses colocataires) disparaissant le temps de la nuit suivante, le jeune oisif se trouve une autre occupation : retrouver la belle disparue.
Commence alors, en quatre jours, une quête fiévreuse, avec rencontres providentielles et TP de cryptologie amusante.
David Robert Mitchell déçoit avec cet "Under the silver Lake", plus encore qu'avec "It Follows" (2015) ! Il s'est sans doute amusé comme un petit fou à bricoler une histoire sans queue ni tête, certain de passionner la critique pro avec des "hommages" appuyés à tout un tas de (bons, eux) cinéastes... Notons qu'il a su convaincre pas moins de 5 producteurs et 15 producteurs délégués ! Globalement, c'est d'abord très "lynchien" (mais un Lynch du pauvre). Mais DRM convoque aussi, outre Sir Alfred déjà cité, le Kubrick de "Eyes Wide Shut", le Polanski de "China Town", et encore Paul Thomas Anderson, et même "La Fureur de vivre" (scène à l'Observatoire), les films de série Z d'horreur et fantastiques, des classiques divers (et même le cinéma muet).... Sans oublier l'esthétique "jeux vidéo".
Alors, on peut s'amuser à lister ces "clins d'oeil" appuyés, mais cela ne fait pas un film cohérent, ni même (et surtout) personnel, mais juste une sorte de quilt cinématographique (en beaucoup moins réussi qu'une vraie courtepointe !).
Aaaarrrrrgh
Aaaarrrrrgh

30 abonnés 180 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 avril 2020
Un délire réjouissant empruntant de multiples genres et porté par la performance remarquable d'Andrew Garfield. Volontairement irrévérencieux et foutraque, Under the Silver Lake s'apprécie aussi pour sa bande son impeccable et sa mise en scène tantôt survitaminée, tantôt irréelle, proposant son lot de moments de grâce mémorables. Un bijou inclassable terni par quelques longueurs, pris parfois à son propre jeu...
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