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Un visiteur
3,0
Publiée le 13 août 2018
Vous voulez comprendre ce qu'est une décompensation psychotique bipolaire/schizophrène/ crise maniaque/bouffée délirante aiguë à la Kanye west? Ce film est pour vous. Sam ne dort plus et se fait une montagne de la disparition ( déménagement) nocturne d'une voisine sosie de Laura Palmer nageant dans la piscine à la manière de Maryline Monroe. Tout prend sens pour Sam qui vivait jusque là une vie morne.Sam ne dort plus. La machine à histoires mentales est lancée sans possibilité de la mettre sur off. Sam se croit génial en trouvant du sens dans tout ce qui l'entoure et l'enquête se poursuit à la manière d'un calembour: trois petits chats/ chapeau de paille / paillasson. J’admets avoir un sérieux rapport entre amour et haine pour Hollywood, dit le cinéaste. On peut y sombrer facilement dans la folie à force d’espoirs déçus et de fréquentations bizarres. » Voilà ce que dit le réalisateur. Chronique d'une histoire " réelle" de l'auteur? ça me donne envie de revoir le film espagnol Vanilla sky si je me trompe pas dans le titre.
Une histoire sans queue ni tête probablement conçu sous l'emprise de la drogue. C'est lent, c'est assez peu intéressant, on attend quand même la fin dans une longue succession de scènes molles ou psychédéliques tout ça pour un final aussi décevant que le film.
Mon Dieu que l'on s'ennuie avec cette histoire complètement tirée par les cheveux et qui semble ne mener nulle part... hormis peut être à un petit monde du cinéma de LA qui se regarde le nombril. Les références, la photographie (très belle), les idées délurées ne suffisent pas à rattraper le coup. Le temps semble bien long.
Navet clinquant qui souhaite bluffer le spectateur , difficile de se laisser prendre malgré la farandole de créatures et les scènes racoleuses , malgré le confort de la salle je ne tenais plus sur mon fauteuil.
Waw. Claque monumentale sur la réalisation du film ! Il ne faut pas être dépressif pour regarder ce film en sortant tu te pose énormément de questions. Andrew Garfield est juste énorme ! A voir absolument.
Le pitch m'a intéressé, j'aime bien les mystères à résoudre et j'apprécie la ville de L.A. Mais je n'ai pas du tout aimé ce film vain, creux, prétentieux, incongru. Ce qui fait tenir c'est qu'on souhaite savoir ce qui est arrivé à la femme, pourquoi elle est partie de son logement. Mais les moyens pour y arriver sont ridicules et pour nous pauvres spectateurs c'est plutôt un calvaire.
NUL!!! ennuyeux et interminable on a limpression quil va pas se finir... La bande annonce a rien a voir avec le film Bref je deconseille vivement se film
David Lynch a un fils moderne, quadragénaire, (donc) un peu geek, bercé de culture pop, et il s'appelle aussi David. Pour tous les amateurs de Lynch (mais peut être pas pour les autres), courrez voir Under the Silver Lake, c'est génialissime. Et comme dit le bobo code, "silence", gardez cela pour vous, car les amateurs de blockbusters ne comprennent pas (comme le prouve d'ailleurs certaines critiques sur ce forum). Ce film est une perle.
Los Angeles est plutôt bien rendue par Mitchell, les collines de Hollywood sont plutôt spectaculaires et assez peu vues sous cet angle notamment. Joli rendu de l’atmosphère des films des années 50, avec ces musiques un peu grandiloquentes. Mais était-ce utile d’y ajouter ces extraits de « Comment épouser un millionnaire » ? Il y a trop de références dans ce film, il faut travailler aux Cahiers du Cinéma pour toutes les saisir : du coup s’installe petit a petit un sentiment d’exclusion.
La fable qui nous est contée est plutôt solide, des rebonds d’une scène a une autre densifient le scenario. Je reste quand même sur ma faim : cette scène autour de la pop culture est cousue de fil blanc, et le maquillage grossier ne permet pas de se projeter du tout.
Enfin reste Andrew Garfield : c’est officiel, je n’aime pas cet acteur. Ces grimaces permanentes m’ont été insupportable et je n’ai pas cru que cette nonchalance dans le jeu était si jouée que cela.
Au final, en sortant de la, j’ai pensé aux fables que nous livrait Tim Burton avec Johnny Depp : c’était je crois l’ambition de Mitchell, il reste du travail…
« Under the Silver Lake » (joli titre, superbe affiche) est une sorte de fable onirique interminable (2h20), filmée à l’ancienne, dans un Los Angeles moitié phatasmé, moitié surréaliste. J’avoue que le film fourmille de jolis plans, d’idées de réalisation intéressante, d’une utilisation intelligente des décors de la Cité des Anges qui a rarement été filmée avec talent. Los Angeles n’est pas une ville très intéressante au niveau architectural et elle est donc rarement mise en valeur par le cinéma, ce qui est ironique vu que c’est précisément LA ville du cinéma. Mais David Robert Mitchell la filme comme Damian Chazelle l’avait filmé dans « La La Land », c'est-à-dire avec une tendresse évidente. Cela dit, cela reste un Los Angeles de carte postale, rien de subversif, rien de glauque, rien de misérabiliste dans « Under the Silver Lake », on est très loin des ghettos : les appartements sont beaux, les actrices bien fichues, le temps est invariablement beau. Ca fait penser à « La la Land », beaucoup… Si ce n’est sa longueur inexplicable, le film de Mitchell est visuellement réussi, il y a même un peu d’humour décalé (voire trash) par moment qui fonctionne. La musique semble toute droit sorti d’un film des années 50, c’est un décalage intéressant surtout que certains plans font aussi penser à une réalisation « old school ». Ca se voulait sans doute un hommage à l’âge d’or du cinéma. Le problème, c’est qu’au bout de 15 minutes, on a compris qu’on allait trouver le temps abominablement long devant un film qui ne va nulle part. Ce n’est pas la mine ahurie permanente d’Andrew Garfield qui va nous aider à nous intéresser à la quête improbable d’un looser pathétique qui recherche une fille qu’il a à peine connu. De tous les seconds rôles, c’est encore Patrick Fischer qui hérite du rôle (bien trop court) le plus intéressant, le plus drôle et le plus écrit du film. Il incarne un écrivain complotiste complètement parano qui cherche des messages cachés et des faits divers dissimulés dans tout ce qui lui tombe sous la main. La seule scène où il intervient est la plus intéressante du film et elle symbolise parfaitement la dérive paranoïaque d’une société moderne qui cherche désespérément des solutions cachées aux questions complexes du moment. Pour ce qui concerne le scénario, et l’intrigue du film, ils sont totalement impossibles à résumer ni même à appréhender dans leur ensemble. La quête de Sam est une succession de rencontres, d’expériences, de jeux de pistes complexes (et totalement farfelus) qui le mèneront à un dénouement complètement improbable. Pour une raison peu évidente, le scénario se double d’intrigues secondaires aussi inutiles que bizarres, spoiler: comme le sérial killer de chiens qui sévit ou la femme-chouette qui trucide les habitants de la ville en faisant croire à des suicides. En fait, j’imagine que le scénario de « Under the Silver Lake » est sorti de la tête d’un type qui venait de prendre de l’acide et qui s’est dit « Je vais écrire une histoire d’enquête pseudo policière sur la disparition d’une jolie bonde un peu nunuche et je vais en profiter pour y glisser des références à la pop culture, tout en la dézinguant au passage, ça va plaire aux intellos. spoiler: Je vais y mêler du complotisme à deux dollars, puisque c’est dans l’air du temps, je vais aussi y injecter une sorte de survivalisme branché, ça va bien avec le complotisme. Je vais y mêler des intrigues secondaires en laissant planer le doute sur une éventuelle schizophrénie de mon personnage principal. Et puis bien sur, je vais terminer brutalement mon scénario par une scène qui ne veut rien dire parce que c’est moderne. Personne n’y comprendra rien, les intellos trouveront ça « merveilleusement subversif et délicieusement décalé » et avec un peu de chance, on ira au Festival de Cannes ! Le grand public, quand il aura compris que ce film est un fourre-tout indigeste, ce sera déjà trop tard : il aura payé sa place ! Je vais lui mettre quelques scènes de sexe et pas mal de filles dénudées, ça fera passer la pilule !». Voilà, le scénariste coupable en question, je le dénonce : c’est le réalisateur lui-même David Robert Mitchell, a qui je ne dis pas merci pour cette séance de cinéma interminable qui m’a emmené au bout de l’ennui.
Le film semble plus le travail d’un film d’études. Le scénario est très décousu, beaucoup de séquences sont gratuites et n’apportent globalement rien au film si ce n’est des longueurs et cette longueur renforce l’idée que certaines scènes de violence et de sexe sont gratuites, en tout cas elles auraient pu avoir du sens ou être drôle, mais là... non! Bref ce film est en devient trop long et se cherche du début à la fin...
J'avais beaucoup aimé le précédent film de ce réalisateur "It follows" donc je suis partie en confiance en allant voir ce film. Le début commence très bien et plus le film déroule l'histoire plus c'est mauvais, très mauvais. Cela part dans l'absurdité la plus totale pour finir en bouillie indigeste. Et sur 2 h 20, c'est très dur.
Excitant sur le papier, "Under the silver lake" était l'un des films les plus attendus de l'année; à l'écran, le film se révèle totalement inconséquent, sorte de brouillon plutôt joliment mis en scène mais dont le propos reste confus, opaque. Après la clarté de ses deux premiers films, David Robert Mitchell a cette fois voulu injecter une bonne dose de mystère dans sa fiction, sauf que les procédés employés sont infructueux. Le problème tient essentiellement à une question de point de vue et à une construction globale approximative : l'étrangeté qui émane du film est plus fabriquée par son personnage que par la mise en scène – on n'est décidément pas chez Lynch où c'est la singularité d'un montage syncopé qui crée du vertige –, d'où une impression d'artificialité qui provient du décalage entre l'intérêt pour la pop-culture de Sam (Andrew Garfield pas mal, puisqu'il n'a rien à jouer) et celui du spectateur. L'obsession du personnage pour les messages codés n'est jamais transmise car le but (la quête ?) n'est jamais clair, mais toujours enseveli sous un déluge de scènes bizarres, jetées sans être connectées. Si le film fait illusion pendant une heure et demi, grâce à une réalisation inventive – quoique légèrement tapageuse – qui comble le vide, il n'est pas loin de finir en roue libre, l'absence de cohérence scénaristique nous achevant pour de bon. Il y a en effet une gêne notable à voir un cinéaste prendre l'étrangeté avec aussi peu de considération dans la mesure où la plupart des scènes existent en vase clos : aucune association d'idées ou d'images mais une suite de pistes superficielles en ce qu'elles ne sont jamais amenées et reprises (un exemple parmi tant d'autres avec la scène du réservoir qui laisse indifférent tant le personnage de Callie Hernandez ne représente rien pour le spectateur). Après 2 h 19 (durée absurde, au vu de ce que le film a à montrer), on a bien le sentiment de s'être fait avoir, d'avoir pataugé dans un petit aquarium plutôt que d'avoir nagé dans un lac sans fond. Volontairement peu intelligible mais dont la résolution est banale, un film au mystère poussivement fabriqué, un premier faux pas dans la filmographie de David Robert Mitchell.
Un condensé misogyne, vide et pseudo arty sans scénario ni message, quelle déception ... aucun effort dans l’écriture, beaucoup de scènes faussement chocs ou iconiques qui ne font pas honneur à tous les films qu’elles paient sois disant hommage
Attention, cet avis contient des spoilers tels que : spoiler: Oui oui, c'est la même maison que dans Neon Demon. Faut-il y voir un message caché ? La bande-annonce promettait un trip rythmé et complètement halluciné : Indiana Jones et les vestiges de la pop culture à Los Angeles Parano. En fait le film est aussi léger qu'un ancre lâchée dans un étang. Que se passe-il sous ce lac d'argent changé en plomb ? Andrew, plagiste indolent voudrait bien harponner la sirène de la piscine. A peine croisée, celle-ci prend le large. C'est le prétexte d'une pêche en eaux troubles à la rencontre de la faune bigarrée de L.A., ses gros poissons, ses petites pépés. Mais l'épopée qui se voudrait métaphysico-carnavalesque tourne en rond dans son sinistre bocal. Au final le film s'étouffe des mêmes travers que de nombreux films sur les démons de la ville des anges version cauchemar glam (Neon Demon, the Canyons, Bling Ring...) : narcissisme raide, artificialité, authentique superficialité et vacuité. Le tout sous sédatif. Rien de bien stupéfiant. Moralité : parfois la bande-annonce suffit.