Under The Silver Lake
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309 critiques spectateurs

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Antoine11
Antoine11

2 abonnés 85 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 août 2018
Under The Silver Lake ; film tout simplement étrange mais alléchant jusqu'à la fin !
On suit les aventures de Sam, mec complètement paumé à travers Los Angeles pour retrouver sa bien aimée (inconnue malgré tout) !
Sorte de Mulholland Drive des temps modernes inspiré de la pop culture et une B.O. parfaite, ce film est à ne pas louper !
L'AlsacienParisien

686 abonnés 1 431 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 août 2018
Très très singulier et étrange autant dans sa forme que dans son fond, "Under the Silver Lake" se moque des intrigues traditionnelles et s'enfonce dans un capharnaüm atypique. Pourtant, David Robert Mitchell nous avait déjà haleté avec son premier film "It follows" qui déjouait habilement les codes du genre horrifique pour en révéler une angoisse différente et malsaine. Ici, c'est au tour du film noir d'être détourné à l'image d'un Rubik's Cube qu'on agite dans tous les sens en gardant des références cinématographiques connues (Lynch, Cronenberg, Tarentino,...). Le film est hypnotisant par son image si travaillée et peaufinée, son scénario puzzle parsemée d'indices et de détails et sa bande originale étonnante. Seulement, dans cette quête tortueuse entre notre réalité et l'irréalité au coeur du versant noir d'Hollywood, la confusion finit par nous toucher, à nous perdre complètement dans l'imprévisible esthétique de cette histoire magnifiquement ambiguë. Au travers des fêtes extravagantes et des comportements troublants, ma raison de bon spectateur modèle m'a empêcher de délecter à fond cette oeuvre extra-ordinaire, tout comme "Mulholland Drive" qui m'avait séduit mais totalement perdu. Cependant, on sent l'autodérision, l'humour, très bien véhiculés par le personnage pommé de Andrew Garfield, magiquement loufoque et à côté de la plaque. La résolution de ce jeu de pistes aboutit sur une regard de notre société contemporaine, fait rire tout en effrayant. En cela, "Under the Silver Lake" est une oeuvre maligne et réfléchie, séduisante et provocatrice (de par sa longueur...), qui mérite le coup d'oeil au risque de nous déplaire, de nous déconcerter. Parfois, c'est imparfait, à la fin, c'est inabouti mais une chose est certain, Mitchell est un cinéaste pas comme les autres.
Gregg S.
Gregg S.

30 abonnés 402 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 décembre 2019
Très proche du cinéma d'Araki (mais sans ses délires visuels), ce film cumule références et indices tel le petit Poucet. La première partie manque un peu de rythme mais révèle par la suite une histoire passionnante et pleine de mystères. Les acteurs s'amusent comme des fous (Andrew Garfield est beaucoup plus crédible dans ce genre de rôle). Une agréable surprise.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 août 2018
Si l’on devait différencier Under the Silver Lake de Mulholland Drive – mêmes thématiques abordées, même goût pour le mystère –, l’accent serait porté sur la bouffonnerie généralisée du premier, pleinement assumée par une introduction mettant en scène un rongeur heureux d’agoniser. Satire virulente de la société hollywoodienne allégorisée en religion sectaire changeant ses pratiquants en dieux et ses consommateurs en masse puante, lutte de vie et de mort entre une chouette nocturne et un putois, armistice incarnée par le coyote qui montre le chemin tel un Virgile guide de Dante, le film a l’audace de mêler l’au-delà et l’en deçà par un titre sans cesse répété à l’opacité finalement dispersée à mesure que les démiurges s’enterrent telles des divinités pour un jour espérer être exhumées et louées. C’est tout un monde qui prend vie sous nos yeux et fait sens, tout un culte que nous, spectateurs, alimentons à chaque visionnage, que cette critique nourrit d’ailleurs ; le Compositeur a engendré les thèmes qui nous animent sans pour autant penser à nous, se moque de son public, réfugié dans sa tour d’ivoire loin de tous les regards. Hollywood élevé au rang de dieu de pacotille pourtant tout-puissant qui offre à ses hôtes la vie éternelle, aux élus la visibilité de ses sentiers pleins de gloire et de perdition – le fameux bracelet transmis –, transformé par David Robert Mitchell en thriller hypnotisant et halluciné : on aime ! Tout se renverse, les déjections christiques deviennent dorées, les compagnes de Jesus les épouses de Dracula dans un brouillage général, vaste code, incompréhensible langage d'un perroquet loquace. Malgré quelques longueurs et un goût somme toute appuyé pour l’autosatisfaction des mystères mis en scène, Under the Silver Lake nous embarque dans une descente aux Enfers ou une montée en Extase (les deux chemins se croisent) génialement réalisées et brillamment interprétées ; rien n’est plus délicieux que de se perdre en si bonne compagnie, de tenter tant bien que mal de déchiffrer la conspiration, de décoder les codes d’une pop culture réinsérant le ludique dans le monde adulte, changeant l’homme en explorateur, en rêveur affamé. Superbe.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 août 2018
Chaque année, une petite pépite est présentée au festival de Cannes et chaque année, elle repart bredouille, renforçant sans cesse l'incompréhension régnant entre le spectateur et le jury. Qu'importe, il ne fait aucun doute qu'"Under the Silver Lake" atteindra une aura culte au fil des années tant le troisième film de David Robert Mitchell vient décortiquer le fantasme et le fétichisme hollywoodien avec un regard particulier, filmant les errances de son personnage comme un rêve éveillé. A Los Angeles, Sam, la trentaine, une dégaine d'adolescent (Andrew Garfield, jamais aussi bon que lorsqu'il embrasse un rôle avec une part d'ombre) ne fait rien de ses journées si ce n'est épier ses voisines. Lorsque Sarah, l'une d'entre elle, disparaît sans laisser de traces, il décide de la retrouver, se perdant alors dans une Los Angeles labyrinthique où il découvre l'existence de symboles cachés, de messages camouflés dans les chansons et de mythes inquiétants. Visiblement plus occupé à retrouver la belle Sarah qu'à payer son loyer en retard, Sam s'engage sur des chemins étranges... Après avoir été largement remarqué avec "It Follows" qui devait beaucoup à John Carpenter, David Robert Mitchell peut cette fois-ci remercier David Lynch, le réalisateur de "Mulholland Drive" étant vraisemblablement une immense influence d'"Under the Silver Lake", partageant avec lui son goût du mystère et des images étranges. Mais Robert Mitchell, non content de citer également Hitchcock ou De Palma, parvient néanmoins à rendre personnel ce récit d'une errance dans lequel un personnage se perd dans les méandres de la pop-culture en y cherchant absolument une signification. Certes, on pourra reprocher au film d'essayer de brasser trop large et de s'égarer un peu dans quelques scènes, semblant vouloir trop en montrer, trop en raconter. Cela n'empêche en rien "Under the Silver Lake" d'être une œuvre particulièrement hypnotique et fascinante, posant un regard aussi décalé que lucide sur les effets pervers de l'usine à rêves et la façon dont elle joue sur l'imaginaire des gens, emplissant leur cerveau de mythes et d'images à laquelle ils cherchent un sens. Parce qu'il faut bien que tout ait un sens, non ? C'est en tout cas à cette interrogation que David Robert Mitchell répond plus ou moins évasivement en multipliant les jeux de piste ludiques, s'y perdant un peu, mais se montrant résolument généreux et ambitieux, achevant de faire de son troisième long-métrage un film en passe de devenir culte.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 14 août 2018
Film très attirant au départ et très décevant au bout de 5 minutes, malgré le talent de son acteur principal, qui se démène comme il peut pour mettre un peu de mystère là où c'est creux. L'étoile et demi c'est pour lui et les quelques jolies décors.
Nicothrash

464 abonnés 3 292 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 août 2018
Mais quelle étrange bobine ! David Robert Mitchell qui m'avait enfin surpris dans le domaine de l'épouvante avec son succulent It Follows nous propose quatre années plus tard une plongée hallucinée dans un Los Angeles hypnotique entièrement dédié à la cause de la Pop Culture. Le chemin tortueux que va emprunter Andrew Garfield pour retrouver une jeune inconnue, disparue presque immédiatement après leur rencontre, risque d'en laisser plus d'un sur le carreau ! Et je dois bien avouer que je suis également resté sur le bord de la route à moult moments du métrage. On choppe quelques références, on s'amuse de l'aspect drôlatique du film et de la prestation étonnante et plutôt maitrisée de Garfield mais alors on est bien loin d'un David Lynch dont l'oeuvre a à priori servie de modèle à Mitchell. Mais où diable a-t-il voulu nous emmener ? Les différents messages sont quasi impossibles à sonder et certaines scènes relèvent carrément du délire ! Et c'est lorsque l'on croit comprendre le fin mot que le réalisateur s'amuse à nous reperdre aussi sec, très franchement ça m'a usé et malgré sans doute toutes les bonnes intentions de Mitchell, je n'ai pas bien compris l'intérêt de ce jeu de piste sans queue ni tête que n'aurait pas renié le regretté Jodorowsky. Après plus de deux heures de questions pour la plupart sans réponse, on reste également sur sa faim après le final ... J'avais véritablement envie d'accrocher mais la prétention et la longueur de l'ensemble ont eu raison de moi, une déception donc et un avis très partagé.
Natcha
Natcha

2 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 14 août 2018
Une belle affiche et un résumé attrayant m'ont attirée mais j'ai été vraiment déçue.
Quelques belles images mais c'est long, décousu, absurde et même mal doublé. Certaines scènes sont incompréhensibles voire violentes et n'apportent rien à l'intrigue (si on considère qu'il y en a une !).
Je n'ai pas réussi à m'attacher au personnage principal et attendu, en vain, un sens à l'histoire.
Eric W
Eric W

13 abonnés 24 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 août 2018
J'adore ce film-pizza (= un film qui demande reflexion entre amis autour d'une pizza).
Un bel hommage au cinéma hollywoodien passé avec plein de références d'acteurs ou de films.
Une grande maitrise de l'image et du montage.
Une critique inhabituelle et profonde du système politico-économique capitaliste: La culture pop américano-mondiale n'est qu'un produit de consommation de masse bénéficiant au système. J'adore la scène ou spoiler: le vieux pianiste créateur montre qu'il a crée lui-même la musique de soi-disant rebelles comme Cobain!

Ce film montre la tendance parano d'une jeunesse en recherche de sens à la vie qui découvre que sous la surface miroitante et fascinante du lac d'Argent ( le système capitaliste) se trouve une réalité sordide et sombre où la grande masse est manipulée et déroutée par une petite minorité caricaturée ici par la jet-set hollywoodienne .
Une vision très marxiste ( oui vous savez un certain Karl Marx qu'on croyait mort et enterré!), mais très pertinente d'un monde ou les classes sociales n'ont jamais été aussi extrême: Le monde appartient à une infime minorité de quasi-dieux qui se font enterrés vivants dans des cavernes secrètes tels des pharaons avec leurs courtisanes. Ce sont ces gens quasi-divins qui créent notre culture qui n'a que pour but de nous endormir, nous faire rêver et nous éloigner de la Réalité .
Tout cela est merveilleusement bien évoqué dans ce film décapant!
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 14 août 2018
alors:
- trop long
- un fil conducteur sans fin
- plein d'histoires autour qui n'ont pas de fin non plus
- des scenes dérangeantes

j'aime bien les films loufoques mais il faut quand même donner une fin aux histoires...
bref, pathetique... le film aurait pu duré 1H en virant quelques truc inutile (compositeur, ...)
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 14 août 2018
Que se passe-il sous le lac d'argent ? En réalité, rien. Si ce n'est peut être 02h20 de fausses pistes et d'incohérences scénaristiques, tout cela bouclé par une fin digne d'un pathétique nanard.
dejihem
dejihem

155 abonnés 709 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 août 2018
Le triple travelling du début nous emmène vers un film mental, thriller cauchemardé en quête de référence cinéphilique. Par le choix de la ville, Los Angeles, d’un acteur mollement identifié, de jeunes femmes sexuellement typées, et tout ce petit monde se prenant soit pour des acteurs, soit pour des personnages mystères, le tout rejoignant l’Amérique profonde en quête de jouissance, le réalisateur cherche à nous faire entrer dans la psyché états-unienne, cinéma et morbidité à la fois.
Pour tout jeune crétin en quête de sensation américaine, le film me déçoit. Pour un cinéphile et psychologue le film fait sens, quoiqu’ un peu trop long.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 22 août 2018
Ce film du festival de cannes n'est pas du tout ce à quoi je m'attendais. Ne connaissant pas type de film sélectionnés par ce festival je m'attendais à un film d'un certain standing. Mais non le film n'a pas trop de logique enfin vraiment peu à mon sens. L'histoire est confuse tout comme celui qui le visionne. On est ressorti du cinéma très déçu et on a essayé de s'expliquer les uns aux autres pendant de longues heures la logique et l'utilité de certains passages...
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 14 août 2018
Soporifique...
Malgré des plans léchés et une construction intéressante, on se perd dans ce labyrinthe sans queue ni tête. Au bout de 2h 20, le film se termine en queue de poisson (enfin fini...).
Inachevé, brouillon, il n'en reste pas grand chose. N'est pas Polanski ou Hitchcock qui veut.
Critik D
Critik D

175 abonnés 1 103 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 août 2018
Difficile de donner un avis sur ce film... La réalisation est magnifique, offrant de superbes plans, avec une esthétique collant parfaitement à l'univers du film. La bande originale représente également l'ambiance souhaité pour le film, accentuant ainsi cette idée de noirceur, d'ambiguïté avec un côté un peu malsain. Le reste... Et bien je n'ai pas compris où le réalisateur / scénariste voulait en venir ! On part du postulat de la disparition d'une jeune fille, dont le protagoniste principal s'est entiché. Il va la chercher et ainsi passer par différents lieux et personnages clés de L. A. Mais tout cela n'avais aucun intérêt pour moi, la construction de cette enquête ne mène à rien, d'autant que le personnage s'en écarte par moment pour reprendre sa vie en main... En finalité, esthétiquement c'est un très beaux films, scénaristiquement je me suis vraiment ennuyée !
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