Totalement emporté par le film, j'ai adoré, mais sans trop comprendre ce qui se passait, truc qui m'est rarement arrivé, si ce n'est chez Lynch ou Araki, à un moment où l'action se pose un peu on se dit que ça sera difficile pour D.R. Mitchell de nous tenir en haleine à ce rythme pendant près de 2h30, que ça va retomber dans le rang et qu'on va plus ou moins s'emmerder, et bien non (enfin pour ma part). Cependant j'en sors sans trop savoir quoi en dire, incapable même de résumer l'histoire (hormis la quête de l'amour soudain et la paranoïa de la conscience de l'existence humaine), si le film à un sens hormis d'être un canevas de références, si il décèle encore moult codes à déchiffrer, si ce n'est pas juste un délire de petit malin... Mais j'ai du mal à faire la part des choses tant j'ai décollé et surkiffé tous ces virages entre la romance, le thriller ou l'épouvante, avec la bande son tantôt hitchcockienne tantôt planante, j'ai pris ça comme un voyage, tout en acceptant à l'avance de me faire bananer par le réalisateur. À revoir en dégommant un joint, dommage que je ne mange plus de ce pain là depuis des lustres, ça pourrait presque me donner des regrets.
Mitchell nous offre ici un film délirant, presque absurde (vraiment ?), réalisé avec beaucoup de plan zoomant très appréciable et qui nous rapelle une vieille réal, et des acteurs parfaitement joués avec leur point de vue et leur façon de voir les choses (et nous celle de Mitchell). Ce long métrage nous montre au grand jour les sociétés secrètes allant du "Silver Lake aux collines d'Hollywood" et cette ville atteinte qu'est Los Angeles. Mais le plus grand atout du film c'est qu'il est presque incomplet sans tous ces mystères internes à résoudre sur lesquels les internautes ont déjà commencer à enquêter. Ces enquêtes permettront sûrement de découvrir la vérité qui se trouve "Sous le lac argenté"
Très étrange, très radical. Mais incroyablement efficace et pertinent, un film qui ma parlé. Car n'oublions pas les sujets principaux du film : qu'est-ce qu’être adulte ? Ou va le monde ? le monde a-il un sens ? que peut-on se permettre ? L'individu est-il tout-puissant ? La réponse est plutôt non car à la fin, le héros (Andrew Garfield) décide de retourner à la "vraie vie". Il échappe ainsi à cette tentation dangereuse de croire que l'homme peut vivre comme un animal sur terre. Se goinfrer de ce qu'il veut, et jouir de toutes orgies : voila ce qu'il ne choisit pas. Du moins pas tout à fait... La fille qu'il a aimé est bien la figure de son passé, enterré sous des murs de ciments. Il est certain qu'il doit l'enterrer dans tous les sens du termes. Voila pour les sujets. Cela passera par nudité, dettes, et insolence. Mais ce ne sont pas les seuls éléments qui méritent notre attention pour l'analyse de ce film. Je pense aussi qu'il y a une très grande quantité de symboles et de messages dans la mise en scène, qu'il faut observer et étudier attentivement. Les jumelles = le voyeurisme. Le bassin = la pensée. LVoila pourquoi c'est un film qui a de l’intérêt à mon sens, pour la simple et bonne raison qu'il invite à déchiffrer tous les sens. Que ce soit chanson, film ou même publicité, tout doit être passé au scanner... L'énumération du sex-appeal dans la publicité alimentaire secoue particulièrement le spectateur et fait un drôle d'effet. Ainsi pour les amateurs du cinéma de symboles, du cinéma des profondeurs je recommande particulièrement. Meme s'il y aura des cartouches de tirés, le film ne prend pas ou très peu de précaution quand il souhaite communiquer. La scène de sex du début en est un parfait exemple. Pour conclure je dirai qu'il est vraiment possible de participer à un voyage existentielle en voyant ce film, une oeuvre à part entière...
je n'ai rien compris au message avec les symboles, la chouette illumnati, autres signes, et clins d'oeil je me suis noyé dans ce film que j'ai agréablement suivi. mais le pire du pire c'est qu'en revisionnant le film, je me suis arrêté au début, quand sa copine prend le PLAYBOY sur le lit là j'ai remarqué une chose qui m'a étonnée, la fille sur la couverture, hé ben, c'est la même sur le panneau publicitaire, et elle prend la meme pose que celle tuée dans le lac d'une balle sur la poitrine....
Barré, barré, barré. Drôle, énigmatique, 2nd degré, un bordel sans nom qui nous régale des ses références films, musique, plans. Un délire qui fait du bien. Parce qu'il sort du lot. On n'aime pas? Je comprends. Mais on ne peut PAS juste "aimer". Perso, j'adore. Et en plus, j'assume. Tellement, que je le conseille. Conseil n°2 : ne le regardez pas qu'une fois : vous louperiez des choses (affichage, t-shirt, musique, etc...) Amusez-vous bien :)
C'est dommage car on commence très fort, le film est un véritable ovni avec de nombreuses références (entre autre Lychn et Hitchcock, rien que ça) mais au fil des minutes on s'essouffle véritablement. L'histoire est hors du commun, ça ressemble à rien de ce qu'on l'on a pu voir jusqu'à maintenant ou presque, la B.O. est sympa, les acteurs (et personnages) aussi, il n'y a pas trop de temps mort ... quoique ! Je trouve dommage que ce soit aussi long et que la seconde partie traîne autant et soit aussi brouillonne. J'adore pourtant le style mais par moment, ça devient carrément n'importe quoi. Et puis, quel dommage d'avoir une fin comme ça avec un tel potentiel de base. Cependant, je reste perplexe sur certains aspects comme le fait qu'on arrive pas à cerner s'il on est dans le réel ou non. En général, on a toujours un petit indice, au moins, qui nous l'indique mais là c'est spécial. Enfin bref, le long métrage aura au moins le mérite d'être super original. A ne pas mettre devant les yeux de tout le monde. 11/20.
Objet Cinématographique Parfaitement Identifié : prétentieux, vain, clinquant et creux. Et incroyablement misogyne. À l'heure de Me Too, c'est consternant et c'est de la provocation.
Très agréablement surpris par Under the Silver Lake qui est un peu une sorte de film noir moderne, une variation du Privé de Robert Altman, mais plus bizarre. D'ailleurs le film s'ouvre de la même manière que celui d'Altman, un type qui a des voisines à moitié nue. Bel environnement ! Alors certes chez Altman c'est beaucoup plus désabusé, mais là mine de rien, on est quand même face à un film où tout ne fait pas sens, peut-être même assez nihiliste, où le monde est plein de choses qui nous échappent et qui échappent au héros.
J'ai apprécié ce côté où justement on n'aura pas toutes les réponses qu'on se pose, que le film laisse des choses en suspens, on n'a pas besoin d'explications rationnelles pour toutes les petites intrigues du film, on peut imaginer, se laisser porter... et puis tous ces petits mystères qui s'accumulent participent fortement à l'ambiance du film. On est pris dans un malstrom de choses étranges qui font tourner la tête au héros et où ne sait jamais si c'est du lard ou du cochon.
Tout comme Inhérent Vice avant lui (et en beaucoup mieux), Mitchell reprend les codes du film néo-noir, on y retrouve la drogue, le sexe, la violence, le nihilisme... Le héros n'est pas tout blanc non plus, on se doute qu'il est bizarre, rien que sa manière de regarder les filles au début du film, avec des jumelles, depuis son balcon, montre déjà à quel point il est tordu.
Ce joyeux bordel, parfaitement bien rythmé, sans temps mort malgré sa durée de 2h20, arrive à capter l'attention du spectateur tout du long, sans jamais trop en faire non plus. Ce n'est pas non plus outrancier, ce qui rend le film appréciable. Parce que bien souvent lorsqu'un réalisateur veut faire du Lynch (et là impossible de ne pas penser à Mulholland Drive, déjà parce qu'on y retrouve dans un rôle très similaire, le type qui faisait des cauchemars, mais également pour l'ambiance générale) il se vautre totalement (Richard Kelly par exemple) en multipliant les lourdeurs symboliques, les trucs bizarres de manière totalement gratuite...
Là Mitchell s'en est vraiment bien sorti, sans dépasser le maître, il arrive à propose un film qui existe au-delà de ses influences et de ses références, sans perdre non plus le film de son histoire et sans que ça soit trop décousu.
Bref, c'est pas mal du tout. Moi qui avait détesté au possible son premier film, aimé son deuxième, je me dis que c'est un réalisateur à suivre finalement.
Piouuuuu....quelle claque...quelle fourre tout.ça part dans tous les sens : on a de la SF, de l'horreur, du thriller,...Une esthétique superbe...après faut suivre ce rêve (cauchemar?) éveillé, et aimer regarder 2h20 d'un trip hallucinogène...m'a fait penser à un gros mix de Memento avec Las Vegas Parano. On en sort, sans trop savoir si on a aimé ou détesté, mais je prends le pari qu'il ne vous laissera pas indifférent!
Après l’excellent « It follows », David Robert Mitchell confirme son gout pour l’étrange et le hors norme. De là à le comparer à David Lynch comme le font certains est exagéré. La comparaison qui me parait plus approprié est celle de l’univers déjanté et sexy de Greg Araki. Comme dans « Kaboom », le héros de « Under the silver lake » est confronté à d’étranges événements dont il souhaite comprendre la signification. David Robert Mitchell sait créer une ambiance irrationnelle et scotcher le spectateur à l’écran même si, à la fin du film, il reste un sentiment de scénario non abouti. Qu’importe, on aura pris plaisir à une bande son plus que sympa et à des séquences plutôt étranges et sexys. Et puis, AndrewGarfield, omniprésent, lui aussi plutôt charmeur avec ses airs de rien, peut-être pas le meilleur acteur actuel, mais au moins, après Scorsese, confirme ses envies de films d’auteurs.
Film à la réalisation magistrale, à l’ambiance (magnifiquement) opprésante ! Toit ça mené par un acteur très talentueux du nom d’Andrew Garfield à contre emploi. Cependant le film essaye de partir dans plusieurs directions qui n’ont pour la plupart pas de fin...J’ai eu beau me creuser la tête pour adorer ce film, seulement la réalisation et l’interpretation m’ont époustouflé dans ce long métrage.
La pop culture aura été largement mise à l'honneur en cette année 2018. Hormis "Ready Player One", l'autre curiosité assez jubilatoire fut "Under the silver lake" de David Robert Mitchell. Après le puissant "It Follows", il va sans dire que nous attendions cette nouvelle production avec impatience. Celle-ci nous donne la confirmation d'une chose : le cinéaste est bel et bien l'un des plus originaux de la jeune génération : Mitchell est audacieux et ose. On y retrouve un côté très vampirique du rapport à Hollywood. Qui dit pop culture dit film multi référencé où trônent comme modèles Hitchcock et David Lynch. Les passages animés font quant à eux beaucoup penser à l'univers BD de Daniel Clowes. Au final tous les genres se mêlent dans une sorte d'orgie qui ravira assez les cinéphiles. Une enquête déjantée, passionnante, parfois déroutante au coeur de la Cité des anges.
Un petit snack, des jeunes gens font la file, la caméra s'attarde sur une jeune fille effaçant maladroitement une phrase sur la vitrine, ce mot "Beware the killer Dog" ne nous dit pas grand chose, la caméra s'attarde sur un type au regard absent jusqu'à ce qu'il se pose sur un duo de jeunes filles. La première scène m'a de suite interpellé, une atmosphère se dégage, un malaise s'installe. Le ton est donné ! 2h20 plus tard, le sentiment est mitigé.. Qu'a tenté de faire le réalisateur de l'excellent "It Follows" ? Si l'on comprend rapidement ses références et clins d'œil (Lynch, Hitchock, et même Kubrick), on ne peut s'empêcher de sombrer dans une profonde incompréhension de ses motivations réelles et pire, si un film comme Mulholland Drive intriguait au point de vouloir en connaître les subtilités, Under the Silver Lake ne provoque malheureusement pas le même effet et c'est même d'un profond ennuie que nous sommes envahi. (Trop) loin des standards habituels des films du genre, l'intrigue se perd dans un labyrinthe de personnages secondaires hauts en couleur mais vides de sens. Certains font même penser aux figurants de Truman Show, errant dans le décor à la recherche d'une interaction avec le personnage principal.. Tout y est bizarre et décalé, ce qui n'est habituellement pas pour me déplaire, seulement ici ça ne semble pas abouti comme si le projet en était à sa génèse plutôt qu'à sa finalité.. Vraiment intriguant...
Long... très long film... j’y suis restée complètement insensible du debut jusque la fin mais j’ai tenu bon... en pensant que j’allais enfin comprendre... mais... non!!! Film de déjantés fait pour des déjantés fumant quelque chose pour ouvrir les esprits trop étriqués tel que le mien certainement ;)
"Under the silver lake" est un exemple de film pour lequel il est bon de choisir très vite, dès les 5 premières minutes, si on va le regarder comme faisant partie des films "sérieux", à voir au premier degré, ou bien comme étant à ranger dans la catégorie des films facétieux, à voir comme une parodie ne se prenant jamais au sérieux. De toute façon, il parait difficile de prendre au sérieux jusqu'au bout ce que l'on voit, mais si on s'aperçoit trop tard qu'il s'agit d'une parodie, plutôt brillante par ailleurs, pleine de références cinématographiques et musicales, il est probable que l'on passe finalement complètement à côté du film. Par contre, si on prend conscience très vite de son côté parodique, on peut passer une moment agréable avec cette histoire de rêve éveillé vécu par Sam, un jeune homme de 33 ans qui se lance à la recherche d'une séduisante voisine disparue sans crier gare, à la fois voyeur et toujours prêt à rechercher un sens caché à tout ce qu'il voit, à tout ce qu'il entend.