Under The Silver Lake
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309 critiques spectateurs

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PiMovies
PiMovies

22 abonnés 8 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 janvier 2022
Apres un premier visionnage il y a plus d 1 an ou je n avait pas accroché au style et a l'histoire du film, je m'y suis remis et l'ai enfin terminé ! Andrew signe une performance incroyable, comme toujours en effet, l'histoire, le style et la bande son sont juste génial malheureusement ce ne sera pas du goût de tout le monde car le scénario peut s'avérer assez dingue et crippie et la longueur du film pourrait en ennuyer certain. Je recommande vivement mais pas à toutes sortes de publics (enfants surtout).
Marc L.
Marc L.

68 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 septembre 2019
Les odyssées “sous influence” constituent un Genre à part entière, et l’un de ceux qui récolte le plus mes faveurs depuis que j’ai découvert ‘Easy rider’ il y a de nombreuses années de cela. La dernière expérience en date, le mémorable et fumeux ‘Inherent vice’ de Paul Thomas Anderson, plongeait au coeur de ces années 70 férues de communion astrale par les plantes : on s’amusait de ces péripéties et rencontres toujours plus barrées, dont on n’était jamais tout à fait assurés qu’elles ne relevaient pas de l’imagination embrouillée de Doc Sportello, de ces déductions qui n’en étaient pas et de ces pistes vouées à mener de moins en moins quelque part à mesure que l’enquêteur improvisé s’enfonçait dans les vapeurs de sa propre conscience fiévreuse. Orchestré par un des des plus brillants réalisateurs en activité, ce Trip plus ou moins Bad faisait mouche, son unique défaut de cuirasse étant que tôt ou tard, tout esprit cartésien ne pouvait que se révolter contre ces dérapages psychédéliques en série, désespérant d’établir une véritable logique, ou au moins un début et une fin, à ce qui ne relève que des bouffées délirantes d’un cerveau en surchauffe. Né trente an plus tard, Brecht aurait peut-être pu dire que quand le spectacle n’a plus la confiance du cerveau, il suffit de dissoudre le cerveau et d’en choisir un autre : à vrai dire, c’est un peu ce qu’on a fait cette fois-ci, pour pouvoir pleinement apprécier le nouveau film de David Robert Mitchell, qui confirme sa place dans le top 5 des réalisateurs américains les plus prometteurs. Point de symétrie parfaite avec ‘Inherent vice’ d’ailleurs, le véritable point focal du film est Los Angeles, cité-mirage et phare dans la tempête pour les fous en tous genres, capitale des excès et des débauches polymorphes, bâtie sur le sable des ambitions déçues et des rêves brisées : au commencement, il n’y a que la rumeur d’un tueur de chiens, un comic amateur cryptique et un mystérieux symbole sur le mur en guise d’indices pour résoudre la disparition d’une jolie voisine. Des preuves qui n’en sont pas mais dont, faute de mieux, Sam se contentera pour entamer des recherches erratiques dans un dédale urbain de plus en plus étrange et décalé : ‘Under the silver lake’ est l’histoire d’une dérive psychologique qui prend ses aises, puis ses distances avec la réalité, où les petites anomalies qu’on peut mettre sur le compte de l’excentricité propre à L.A. finissent par phagocyter le réel, avant d’en devenir le döppleganger. Sam se lasse porter plus qu’il ne donne l’impulsion à son enquête et accueille comme autant de présages concrets des signes qui n’en sont que dans la logique de la pop-culture dont il se gave. Le trentenaire n’est pourtant pas accro à l’herbe qui fait rire : oisif, spleenique sans même avoir conscience de l’être, il comptabilise les occasions qu’il a laissé passer et contemple la lente désagrégation des normes culturelles rassurantes d’un monde qui semble de moins en moins le sien. Que cherche-t-il, au juste ? Un mystère à résoudre qui ferait mentir le constat objectif d’une existence sans enjeux ? Des explications fumeuses pour stabiliser un univers angoissant ? Et qu’importe que la voie à suivre puisse se trouver dans les paroles jouées en Reverse de l’album d’un groupe gothique ou au fond d’une boîte de céréales collector, si c’est ce qu’il a envie de croire? Riche en clins d’oeil et références à cette pop-culture qui se réinvente en permanence et donne le mouvement d’un monde qui a tué les religions et les idéologies et n’a rien trouvé de mieux pour les remplacer, ‘Under the silver lake’ semble nous dire que la réalité n’existe pas, que contrairement au mot de Phillip K.Dick, elle n’est pas ce qui continue d’exister quand on cesse d’y croire : au contraire, elle ne serait qu’une toile désespérément blanche sur laquelle on plaquerait sa propre réalité, ses angoisses, ses névroses, ses croyances et ses fantasmes, afin de lui faire prendre vie, comme une sorte de ‘Ready player one’ I.R.L. Ou alors, la vérité se trouve encore ailleurs...car le film est trop labyrinthique et confus pour susciter une analyse unique et rien d’autre ne peut corroborer ce point de vue que mon ressenti personnel : c’est le propre des Grands Films Malades, après tout.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 8 juin 2019
Voilà arrivé l'OVNI filmique de 2018. On ne l'espérait plus pour tout dire. Une sorte de jeu de piste géant au cœur d'un Los Angeles que l'on est peut habitué à voir à Hollywood, une plongée dans un univers rendant à la fois hommage à la culture geek/gamers et au cinéma classique le plus pointu. Du prétexte de la disparition initiale à la résolution métaphorique de l'intrigue s'enchaîne une multitude de situations aussi géniales qu'incongrues, succession de saynètes problématiques vécues comme des tableaux à traverser. Après un It follows au succès d'estime important (primé au festival de Gerardmer en 2014), le relativement jeune David Robert Mitchell (44 ans) place la barre haute pour ce nouveau film, témoignant à la fois d'un style cinématographique propre et d'un usage appuyé des citations. Les plus évidentes d'entre elles apparaissent être le Mulholland Drive de David Lynch et Fenêtre sur cour d'Alfred Hitchcock. Le maître du suspense étant largement évoqué par ailleurs. On peut distinguer également une familiarité sur l'aspect fantasmatico-poétique avec l'un de ses grands contemporains, Wes Anderson. Difficile d'expliquer la réussite de l'entreprise, alchimie rare entre un personnage lympathique peu attachant de prime abord, un cadre superficiel voire haineux et des personnages secondaires (notamment féminins) réduits à jouer les utilités. Mention particulière au fabuleux clash sur fond mélodique entre notre jeune enquêteur et un étrange pianiste, présenté comme LE compositeur universel. Cette joute résume parfaitement l'esprit du long-métrage : culotté, référentiel, gentiment foutraque et pourtant maîtrisé de bout en bout. Une réponse obscurantiste d'une génération perdue au récréatif Ready player one.
nada r.
nada r.

10 abonnés 99 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 septembre 2018
Film psychedelique, où Andrew Garfield campe un personnage aussi étrange qu’attachant. Ancré dans les films des années 60, et avant, il est parfois difficile de se rappeler qu’il a lieu à notre époque aussi bien dans son tournage que l intrigue. La musique, les dialogues, la facon de filmer etc tout rappelle l ancien temps du cinéma hollywoodien. Les clins d oeils sont nombreux (ex Andrew Garfield se colle la main sur une BD The Amazing Spider-man). C est un film critique, notamment sur la societe d aujourd hui et la pop culture, déluré et completement « absurde ». A voir car il réussi le pari d’etre completement fou, sans ennuyer ni paraitre « too much » et ce meme dans certaines scenes ridicules. Absurde.

Un des meilleurs moments demeure le début lorsque «  Never my Love » retentit. Quelle joie de réentendre cette chanson, trop peu connue aujourd’hui
Juleslapeuf
Juleslapeuf

11 abonnés 153 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mai 2024
J'adore l'absurdité du film, et j'adore les théories du complot en général. L'ambiance dans le film est vraiment très bien construite, et elle passe très bien à l'image, avec en plus de ça, un Garfield paranoïaque dérangé parti dans une quête sans fin et insipide.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 mars 2019
Under the silver lake est un des rares film qui relève et exploite le thème des complots, des messages cachés et codés sans tomber dans l'incohérence et en restant crédible. La réalisation est dynamique, l'image et les lumières retranscrit bien le délire du film et de la ville de L.A. en général sans parler d'Andrew Garfield qui nous offre ici peut-être une de ses meilleures interprétations.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 16 mai 2020
Au dernier festival de Cannes, une œuvre a marqué les esprits, c’est avec beaucoup d’impatience que nous voulions la découvrir. Il s’agit du deuxième film du réalisateur prometteur David Robert Mitchell, Under The Silver Lake. Celui-ci nous plonge dans un thriller labyrinthique et paranoïaque prenant pour toile de fond une Hollywood colorée et dépravée. Le film invoque sans cesse les fantômes d’Hitchcock, de De Palma ou de Lynch mais tout en gardant une
rafraîchissante singularité. A travers l’enquête du héros s’improvisant détective pour retrouver une jeune femme disparue, le réalisateur nous entraîne dans une enquête à travers les mystères de cette célèbre ville. Il nous offre ainsi une fresque somptueuse ultra-référencée rappelant les vieux polars noirs des années quarante .
mexico03
mexico03

3 abonnés 21 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 août 2018
dans la lignée des films de David Lynch, il n'y a pas de but les scènes se suivent il raconte à Los Angeles emprunt à des codes et des messages subliminaux. film étrange mais qui interroge, donner un sens à sa vie par la recherche d'une personne.
Sebastien B
Sebastien B

3 abonnés 38 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 février 2019
Une fausse enquête entre rêve et réalité dans un univers hollywoodien qui finit par sérieusement perturber son jeune personnage principal. Un film à l’esthétique lynchienne, improbable mélange de Mulholland Drive et Inherent Vice. Une gallérie de personnages et de situations mémorables.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 23 septembre 2018
Trés bon film rythmé qui m’a bien rafraichi cet été.
Une critique pertinente de la perte et la recherche de sens dans nos sociétés occidentales.
Le jeu des acteurs est un régal. Top.
DE DIOS
DE DIOS

2 abonnés 45 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 janvier 2022
Il fait partie des rares film où je cherche le moindre détail pour essayer de percer un secret..qui faut avouer par dans tous les sens mais si on réfléchit le film essaie de nous passer des messages subliminaux sur comment ça ce passe à Hollywood sans nous dévoiler la vérité. Le film est intéressant dans sa réalisation, Andrew Garfield joue très bien son rôle on ce sent avec lui perdu, je pense que c'est un film qui faut regarder plusieurs fois pour tout comprendre.
Bistouflex39
Bistouflex39

3 abonnés 67 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 juillet 2024
Wow le film était bien cool, j'ai bien aimé le style et l'ambiance. Pourtant je sais que j'ai rien compris enfin si, mais après avoir vu les explications et les théories ! Une dinguerie à quel point le réalisateur s'est creusé la tête pour nous offrir une gigantesque carte au trésor à l'image du film. En effet pour celui qui voudra aller au bout et se prendre la tête, le film est fait pour être étudié, analysé, pour en déchiffré tout les codes et les clés glissées à l'intérieur. Mais je vous conseille quand même les théories YouTube ^^ La après moulte révélations le film prend tout son sens ! Pour ce qui est de la première lecture, on est happés par la quête obsessionnelle Sam. Qui débutera lorsque Sarah, femme qui charmera notre tendre Sam, se volatilisera du jour au lendemain. A partir de la, Sam se mettra à enquêter, et nous découvrirons tout un monde emplie de complot, aseptisé, mystique et où la psychose est maître.
Le film est une ode à la pop culture jonchée de référence filmographique, musicales, geek etc.
Un plaisir.
Tout ça pour ça ? (clin d'œil)
Non pas vraiment ...
Taahz
Taahz

2 abonnés 305 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 août 2024
Un film à suspens dans la veine de Mulholland Drive. L'intrigue est prenante et inattendue. Machinations, complotisme et autres ravissements du genre sont au coeur de cette histoire qui se déroule à Los Angeles, où l'on suit Andrew Garfield qui interprète un aspirant acteur à la ramasse.

Under the silver lake est riche en détails et nécessiterait sûrement plusieurs visionnages pour en apprécier tout le contenu.
ROB
ROB

3 abonnés 58 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 février 2022
Un film très Lynchien dans son style très étrange et déjanté avec des acteurs au top une histoire très complexe un film qui ne plaira pas à tout le monde mais qui est excellent
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 16 septembre 2018
Encore un film surprenant du très remarqué David Robert Mitchell! Habitué à des scénarios décalés qui changent du blabla hollywoodien, il ne nous déçoit pas avec ce nouveau long-métrage. Sceptique à l'idée d'aller le voir suite à la lecture des autres critiques, je ne suis pas déçue d'y être allée malgré tout.
L'entrée en matière nous présente d'emblée un personnage dont on devine rapidement la backstory: Sam, symbole d'une génération égarée, minée par le trop-plein d'informations. Le film est tout du long teinté de voyeurisme (au travers du personnage ou du cadrage), de perversion mais aussi d'amour qui au fond nous touche jusque dans les recoins sombres de notre âme. Au travers d'une épopée déjantée, on s'attache peu à peu au personnage dont on sait finalement peu de choses.
Des décors magnifiques, une bande originale agréable, le film nous intrigue jusqu'à la fin, bien qu'on se pose des questions au début.
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