La Captive
Note moyenne
2,2
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21 critiques spectateurs

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soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 mars 2025
J'aurais aimé participer au concert de louanges qui a accompagné la sortie de cette adaptation très libre de "La Prisonnière" par Chantal Akerman. Pourtant, malgré la meilleure volonté, Stanislas Merhar, interprète désincarné de Simon, ne permet pas au récit de décoller. Certes, le cadre est soigné et parfois admirable (certains gros plans sur le visage de Sylvie Testud) et la dernière séquence magnifique.
Entretemps, on passe d'un salon à une chambre avec l'ennui qui caractérise le triste héros, essayant de se raccrocher de temps à autre à une expression charmante du visage d'Ariane. C'est peu, bien trop peu.
Zebrakelo
Zebrakelo

14 abonnés 404 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 mars 2025
Pur produit français : beau par sa lenteur et ses répétitions, ses innombrables et plats dialogues avec des blancs, ses regards qui veulent tout et rien dire, etc.
Bon jeu d’actrice et d’acteur, réaliste, et critique (avant l’heure) sur la toxicité masculine de l’homme, avec sa jalousie et sa possessivité malsaine : il est haïssable, et en effet il n’y a pas d’échappatoire.
asonipse
asonipse

9 abonnés 279 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 janvier 2025
Film ennuyant. Toutes les scènes sont très lentes. La relation entre Ariane et Simon est vraiment embigue. La possessivité de Simon est maladive.
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 décembre 2024
Beaucoup d’ennui pour cette adaptation de Marcel Proust. On n’arrive pas à croire en cette histoire d’amour détournée et alambiquée. C’est très lent. Le héros est amoureux de Ariane qui loge chez lui, mais celle-ci semble plus attirée par ses copines. Des allées et venues dans Paris et ses musées, une surveillance par le fiancé qui devient parano. On ne comprend pas bien pourquoi. Des allusions pas claires à une bi- sexualité possible de la jeune fille et de ses copines, tout particulièrement de la belle Andrée (très bien joué par Olivia Bonamy, mais que l’on a malheureusement pas revue depuis dans des films majeurs) . Un ou deux belles scènes sauvent le film d’un ennui total, telle la scène dans une salle de bain double- side ou Ariane et Simon prennent leur bain dans 2 baignoires séparées et parlent de sexe assez librement , on devine ensuite, par transparence le corps dénudé, assez esthétique de Sylvie Testud . Mais tout cela n’est pas très crédible, adaptation trop molle de Proust , qui est de toute façon très difficile à adapter au cinéma . Proust , comme L.F. Céline , l’autre géant du XXeme siècle, ont des styles trop pointus, trop marqués, trop « révolutionnaires » pour être adaptable. Par contre le film donne vraiment envie de lire de livre original « la Prisonnière », parce que les personnages sont quand même assez atypiques. Testud est très bien, dans un de ses premiers rôles , mais Merhar transmet peu. On a plaisir à découvrir les deux jeunes premières : Bérénice Béjo et Anna Mougalis ,dans une petite conversation « féministe » d’adolescentes, 2eme très bonne scène du film ,qui feront ensuite toutes deux de belles carrières.
Thierry Schalck
Thierry Schalck

45 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 décembre 2024
Formidable film de Chantal Akerman, ardu au début, mais moins que JEANNE DIELMAN, on est plus dans le plaisir malgré la radicalité de la réalisation et l'aridité du sujet. Alors on s'accroche, puis on se fait accroché et, de la froideur, émerge une beauté et une émotion puissante.
Du cinéma inventif, qui sort des chemins balisés et de la "mono-forme" (comme dirait Peter Watkins), et nous emmène dans des contrées inexplorées. C'est (ou plutôt: je trouve ça) très triste et très beau.
Chantal Akerman fut une merveilleuses réalisatrice.
Clntra
Clntra

41 abonnés 270 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 septembre 2024
Adapter Proust n'est pas l'objectif le plus facile et sans doute Akerman s'en sort plutôt bien. A mon avis peut-être aurait il fallut s'éloigner un peu de Proust tout en gardant le thème principal,
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 avril 2021
Dans sa fiole de bourgeoisie préservée au cœur du riche Paris, Simon a pour sa mie, traitée comme une servante, les sentiments immatures, possessifs et jaloux que Proust imagina huit décennies plus tôt dans son roman "La Prisonnière". De la qualité de l'adaptation, je ne saurais juger au-delà de ce clin d'œil pas très propre du titre, et cela ne me surprendrait pas que la volonté d'actualisation de l'ouvrage surpassât par endroits la licence artistique. Mais Akerman, comme dans son Nuit et jour, arrive ici à me toucher démesurément.

Le calme et la tendresse des personnages, où viennent se lover puis grandir, presqu'affectueuses, les douces tares d'un couple, sont d'un romantisme dysfonctionnel que j'admire. Pas assez en faire, trop en faire : où se situe la limite quand les sentiments les plus forts aiguisent les contrastes, faisant pâlir l'inessentiel et vibrer tout ce qui est beau ?

Au sein de ces dilemmes futiles qui, dans sa jalousie, s'imposent à Simon, j'excuse encore plus que d'habitude la passivité et la placidité à outrance qui sont la griffe de la réalisatrice, car ils sont le fond clair nécessaire à ce que se décèle (sombrement) la violence du mal qu'il se fait malgré sa politesse et ses mots murmurés.

De par cet univers de fantasme permanent où la compréhension de l'autre est ardue et où Simon a le pouvoir de donner vie à ses peurs, Akerman me donne l'impression de la comprendre. Elle ne me dit pas si je me trompe, mais peu importe : son film, dans un sens ou dans l'autre, je l'ai vécu.

→ https://septiemeartetdemi.com/
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 342 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 février 2021
Le film est l’adaptation libre de « La prisonnière », 5e tome (sur 7) du roman de Marcel Proust (1871-1922), « A la recherche du temps perdu) » et publié en 1923 à titre posthume. Le sujet, même conventionnel, n’est pas inintéressant : Simon (Stanislas MERHAR) vit dans l’appartement parisien de sa grand-mère (qui dispose d’une Rolls Royce et d’un chauffeur), souffre d’allergie aux pollens (ce qui l’empêche de sortir en plein air) et veut tout connaitre de sa compagne Ariane (Sylvie TESTUD) (qui le vouvoie) pour mieux la comprendre et l’aimer. Pedro Almodóvar en aurait fait un superbe mélodrame. A sa place, Chantal Akerman alterne plans fixes ou longs plans séquences (en voiture notamment) avec des dialogues souvent creux et artificiels. On regrette aussi ceux d’Emmanuel Mouret qui a beaucoup exploré le sentiment amoureux. Le style est proche de celui d’Éric Rohmer (1920-2010) avec beaucoup de bavardages futiles et d’un ton monocorde pendant 1 h 48 mn. C’est un monde irréel qui n’est pas captivant pour le spectateur. Contrairement au titre, Simon est captif de ses névroses et obsessions (comme Chantal Akerman) tandis qu’Ariane est totalement passive voire soumise. Pourquoi avoir adapté ce roman de Proust ?
Boby 53
Boby 53

26 abonnés 249 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 avril 2020
Je n'ai pas lu le Proust en question, mais l'intrigue du film me donne envie. Attention, pour esperer y trouver tout ce qui manque au film: chaleur, passion, sentiments. Chez ces grands bourgeois tout est tellement glacial! On est dans le plus pur fantasme intellectuel, et on s'y ennuie ferme. Les comediens sont excellents de rigidité et d'impavidité. Dommage.
Shawn777

805 abonnés 3 931 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 avril 2020
Ce film, réalisé par Chantal Akerman et sorti en 2000, n'est franchement pas terrible. Le synopsis m'intéressait pourtant et puis la réputation de la réalisatrice m'avait poussé à voir ce film, dont c'est d'ailleurs le premier que je vois de sa filmographie, mais le résultat en est finalement décevant. Le scénario est adapté, ou inspiré selon certains, du roman "La Prisonnière" de Marcel Proust mais ne l'ayant pas lu, je ne pourrais pas le comparer au film. Enfin c'est en tout cas ici l'histoire d'un couple un peu atypique puisque l'homme suit tous les faits et gestes de son "amie" et lui pose constamment des questions. Bon, voilà, nous sommes un peu (complètement) dans le thème de la relation nocive et destructrice, ce qui est d'ailleurs un thème très intéressant, mais qui est traité ici de manière beaucoup trop ennuyante. Je sais bien que nous sommes dans un film d'auteur français, je ne m'attendais pas à un film d'action, néanmoins un film d'auteur ne rime pas forcément avec lenteur. Nous avons effectivement de très bons films d'auteur français qui sont pour autant passionnants et intéressants. Ici, l'histoire traine en longueur pendant environ deux heures et si on arrive à accrocher au début, le film nous perd ensuite dans sa seconde partie, qui en devient alors très lente. En fait, plus le film avance, moins il ne se passe de choses. Le début est quant à lui intéressant puisque nous apprenons à découvrir les personnages et leur relation, l'homosexualité, au départ suggérée, d'Ariane étant un sujet très intéressant dans ce contexte. Malheureusement, je trouve les personnages assez mal écrits, nous avons effectivement compris qu'ils étaient dans une relation étouffante mais au bout d'un moment, le fait qu'ils n'expriment rien en devient agaçant et ennuyeux, les dialogues étant de plus très longs. La mise en scène est cependant bonne, les plans et les cadrages étant très soignés et précis. En ce qui concerne les acteurs, on peut supposer qu'ils incarnent bien leur personnage puisqu'ils ne font passer aucune émotion. "La Captive" fait donc partie, en ce qui me concerne, de ces films d'auteur intellos plus lassant qu'ingénieux.
Nicolas S
Nicolas S

54 abonnés 667 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mars 2020
Malgré sa lenteur et son maniérisme un peu agaçant, 'La Captive' est un beau film sur la jalousie et le désir de posséder l'autre entièrement. Il y a de vrais morceaux de bravoure, notamment lors de scènes de poursuite dans les rues de Paris qui font penser tantôt à Hitchcock, tantôt au cinéma expressionniste.
tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 octobre 2015
Simon (Stanislas Merhar) est jaloux, maladivement. Et obsessionnel. Il a tout loisir de se consacrer à ces deux passions, Ariane (Sylvie Testud), et l'obsession jalouse (et sans doute largement fantasmée) qu'il a d'Ariane (crypto lesbienne et masochiste jusqu'au-boutiste), car c'est un grand bourgeois, rentier avec gouvernante (Liliane Rovère) et chauffeur, habitant dans un vaste appartement haussmannien (en travaux, qu'on imagine perpétuels - pour le raccord littéraire), en compagnie de sa grand-mère (à héritage ?). Arte rend hommage à Chantal Akerman, qui vient de disparaître, avec son proustien (?) "La Captive" (2000) - je le découvre ce faisant. La mise en scène est somptueuse, c'est indéniable (la superbe affiche donne le ton). Mais le fond du film n'est qu'un exercice de style nombriliste, qui sonne très souvent creux.... Impression donc mitigée.
Captain fantastic
Captain fantastic

32 abonnés 285 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 26 mars 2015
Ouh la la !!! Le calvaire !! Il ne se passe rien du tout mais alors du tout du tout !!! Il faut attendre 15 mn pour avoir un dialogue et quand il arrive c'est inintéressant à souhait !! En plus, ca joue mal !! A la fin du film on se dit juste qu'on a juste perdu une soirée voilà tout !!
gagn
gagn

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3,5
Publiée le 26 janvier 2014
intriguant, captivant on se laisse entrainer dans cette surveillance maladive.
Sylvie Testu remarquable, c vraiment une grande actrice.
Schwann
Schwann

19 abonnés 261 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 10 septembre 2012
"Hitchcock, Kubrick, Proust et le thriller, c'est l'alchimie Akerman au coeur du cinéma moderne", lisait-on dans les Cahiers du Cinéma lors de la sortie du film de Chantal Akerman, aussi avais-je hâte de le voir. Mal m'en prit, et pauvre Proust. La Captive réduit la Prisonnière à deux personnages bourgeois qui ne font rien de leurs journées et n'expriment aucune émotion, aucune fibre artistique - Simon parle de Racine par-dessus la jambe. On s'ennuie profondément en regardant le film, Stanislas Merhar n'y fait rien malgré le plaisir de le voir à l'écran, Rachmaninov et Schubert n'y font rien malgré le plaisir d'entendre leur musique. On parle souvent des transpositions ratées de Proust, celle-ci en est une. Difficile de déplacer son œuvre dans une époque autre, qui n'a plus les mêmes repères. Difficile d'extraire juste une petite part de l'œuvre de Proust, sans la dénaturer complètement ; surtout quand Akerman essaye de se réapproprier les enjeux proustiens : la jalousie de Simon vis-à-vis d'Ariane est complètement plate ... Difficile enfin d'en faire une tragédie qui n'a pas lieu d'être. Comme quoi, même avec une mise en scène particulièrement réussie, un film ne plaît pas s'il n'a pas de fond. Et en l'occurrence, le film d'Akerman est bien vide.
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