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dillinger75
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4,0
Publiée le 12 novembre 2017
Un très bon thriller, avec tout ce que j'aime! Le personnage de Joachin Phoenix est comme je les aime, à l'image de Robert Pattinson dans Good Time ou Ryan Gosling dans Drive, torturé, froid, et en même temps fragile et émouvant. D'ailleurs il ne parle pas beaucoup mais il est chargé d'une telle émotion dans tout son corps que l'on n'a pas besoin de sous-texte. Comme souvent avec Phoenix, il habite son personnage et la performance n'était pas aisée ici, il est présent sur toutes les scènes du film, le personnage est vraiment "sale" et dérangé psychologiquement, on ressent la souffrance de cet homme à l'enfance chaotique dans les flashback amenés à plusieurs reprises par la réalisatrice. On comprend que cette enfant qu'il vient sauver à plusieurs reprises lui rappelle certaines malheureuses heures de sa jeunesse. Et que dire de la réalisation, de superbes plans dans un New York aussi glauque que lumineuse avec ses gratte ciel et ses néons la nuit. Le film est d'un rythme plutôt lent comme Drive, il n'y a pas de scènes d'action superflues. La réalisatrice nous offre aussi quelques scènes incroyables, genre "WTF", spoiler: notamment lorsque Phoenix est dans la cuisine chez sa mère (assassinée) allongé sur le sol au côté de l'assassin agonisant et chantent tous deux, alors qu'on attendait qu'il le fasse souffrir, et c'est là la force du personnage
La bande son est superbe également et participe à l'atmosphère de tension, et à l'avidité de voir ce qu'il va se passer avec Joachin Phoenix. Les seuls bémols pour moi seraient les scènes de violence qui sont souvent coupées et nous laisse un peu frustré car on se dit que Phoenix ne s'est pas vengé, mais c'est aussi sa sensibilité, il n'est pas dans une logique de vengeance. Et d'autre part la scène d'infiltration dans la maison close qui nous est présentée via la caméra de surveillance et du coup on perd en intensité. Alors je ne ferais pas la comparaison avec Taxi Driver comme d'autres mais il vrai que la filiation est bien là et pour le meilleur.
Je ne comprends pas autant de mauvaises critiques ! Ce film est un monument du cinéma ! Il surpasse TAXI DRIVER en tous points, même si j'adore vraiment ce film cultissime. A l'époque où l'on commence enfin à prendre conscience des effets de la maltraitance, de la pédophilie et du viol, spoiler: ce film nous emmène dans l'esprit des victimes de manière subtile et violente. C'est brutal et troublant. On ne pourra plus jamais voir d'un air distant le mal qu'inflige les bourreaux à leurs victimes. Pour ceux qu'ils veulent une cascade et une scène violente toutes les minutes sous peine de s'ennuyer passez votre chemin. Si vous voulez comprendre l'âme humaine , c'est une leçon virtuose. Bravo Lynne Ramsay ! Vous avez fait un chef d'oeuvre.
Gros coup de coeur pour le film de Lynne Ramsay, dont j'avais déjà adoré "We need to talk about Kevin". Toujours l'enfance,toujours le trauma, et toujours le mal fait aux enfants, pour cette réalisatrice qui a un vrai point de vue sur le sujet. Un Joaquin Phoenix au delà des mots, prix d'interprétation à Cannes, Oscar en Février prochain? Un film fort,prenant et émouvant, la scène du lac est une merveille et la fin un crève-coeur - Un choc assez inoubliable. Pour moi , au dessus de The square, 120 battements et Faute d'amour, je lui décerne MA Palme d'Or !
Brut de décoffrage, la mise en scène est assez froide et permet une mise à distance plutôt bénéfique. Joaquin Phoenix a encore poussé son jeu, il mérite sans conteste son prix.
Après les coups de massues Ratcatcher et We need to talk about Kevin, Lynne Ramsay revient accompagnée de Joaquin Phoenix pour une nouvelle claque cinématographique. Hélas moins bien tenu, A beautiful day (dont on préferera le titre V.O. You were never really here) reste cette fois avant tout une performance artistique de son comédien principal (récompensé cette année à Cannes pour le rôle) plus qu’une démonstration sensoriel de ce que peut-être le cinéma. A beautiful day comme tout film qui ne ressemble à aucun autre s’inscrit dans une mise en scène radicale, hypnotisante et souvent violente, dans une ambiance qui met régulièrement mal à l’aise. On peut adorer comme détester, toujours est-il qu’il ne laisse pas indifférent. Evidemment, la prestation de Joaquin Phoenix l’emporte sur l’ensemble, et le spectateur se voit inviter à suivre ce traumatisé de guerre dans sa vendetta professionnelle qui ne se déroule pas exactement comme prévu. Mais l’hyper violence esthétique que Lynne Ramsay met en scène peut troubler, aux détours d’une histoire assez peu développer, tirée par les cheveux et sans filets. A beautiful day est un film brut, comme une pierre taillée grossièrement à l’image de son anti-héros principal. Figure monolithique, barbe hirsute, corps massif et regard glacial, dont les traumas émanent tout au long de son parcours. On se sent alors perturbé par ce puzzle cinématographique, attirant parfois, captivant régulièrement, de par la présence de Phoenix, mais finalement assez léger sur son histoire et la psychologie passive de cet ancien soldat. Tiré par les cheveux à certains moments, le scénario s’embourbe et ne laisse que le plaisir visuel d’une œuvre étrangement attirante comme dérangeante. En résulte le sentiment d’un film nécessaire ; mais malmené à ce point le spectateur sans un fond réellement plus dépouillé que ça est-il bien utile ? Jusqu’à la dernière minute, nous n’aurons pas de réponse à cette question et on devra se satisfaire d’avoir accepter un rendez-vous dont on connaissait tout de même la tenue avec Lynne Ramsay derrière la caméra. A beautiful day n’est pas son meilleur film, mais continu de construire la filmographie d’une réalisatrice atypique, terriblement cinéaste et qui dans la production de telles œuvres vivifie encore le cinéma. Cette fois, à découvrir en priorité pour la prestation immense de Joaquin Phoenix.
j'ai beaucoup aimé la performance des acteurs la réalisation la mise en scene. j'ai compris le message qui a voulu être transmis enfin de mon interprétation. Un vrai plaisir mais l'étude aurait dû être plus poussé je pense, ça le méritait
Un film qui ne laisse pas indifférent. En vrac : une violence assez folle, Joaquin Pheonix sensationnel, un scénario bien ficelé, quelques clichés, une esthétique dans la réalisation à souligner, un rythme qui tient en haleine. À voir.
Joe, un vétéran d'Irak brutal et torturé, se lance à la recherche de la fille d'un sénateur. Confronté à un déferlement de vengeance et de corruption, il est entraîné dans une spirale de violence dont il n'avait pas anticipé les risques.
A beautiful day est un film de Lynne Ramsay sorti en 2017. Le film a obtenu le prix du scénario à Cannes 2017 ainsi que le prix du meilleur acteur pour Joaquin Phoenix.
A beautiful day est un film clivant qui ne fait pas consensus chez les spectateurs. Exercice de style à la violence sèche et souvent inattendue, le film ne peut pas fédérer tant son personnage vacille entre la violence, l'amour de sa mère, ses traumas passées et sa volonté d'en finir. Joaquin Phoenix incarne très bien cette violence rentrée, prête à jaillir à la moindre occasion. D'une certaine façon, le film a quelque chose de coréen dans le ton des films de Park Chan Wook avec peu de dialogues et des fulgurances de violence sèche. A beautiful day est très loin d'un Drive et encore plus éloigné de 8 mm, aux réalisations plus classiques.
Le film est remarquable pour son introspection au sein de cet esprit complexe et torturé. Le parallèle avec Taxi Driver ne me semble pas si inapproprié que cela, même si la réalisatrice s'en défend. Dans les 2 cas, les personnages centraux sont des névrosés dans leurs bulles, ils mènent une croisade salvatrice. Celle de Robert de Niro dans Taxi driver est plus expliquée, bavarde et insérée dans le format d'un film de près de 2 heures.
J'ai trouvé J.Phoenix très bon dans ce film qui repose sur une épure de scénario. On peut regretter le manque de clarté délibéré sur les souvenirs qui hantent Joe, les seules déductions que l'on peut avoir provenant de ses flashs. Pour cette raison, le jury cannois est un peu "gonflé" d'avoir décerné le prix du meilleur scénario à ce film qui a bien d'autres qualités.
Voici un film bouleversant qui à n'en pas douter peut susciter des réactions diverses, de rejet comme de fascination. Ce film ne ressemble à rien de connu dans la production cinématographique actuelle. L'histoire ? On la devine par fragments, tant le récit est éclaté, surchargé d'ellipses, de sous-entendus, d'approximations qui déroutent et peuvent amener le spectateur à lâcher prise. Mais, moyennant une réelle exigence de lecture, on se trouve dans un univers passionnant où certes la violence et les flots de sang sont pratique commune mais dont l'enjeu est la mise à nu d'une âme d'écorché vif. Joe, le personnage principal - qui du reste occupe presque tous les plans du film -, est un tueur à gages qui ne recule devant aucun meurtre, fût-il sordide. Il vit avec sa mère, une vieille femme au bord de la détresse. Qui est-il ? Quelques flashbacks furtifs offrent de menus indices. Un ou deux plans dignes de "The Wall" et nous voici en pleine guerre d'Irak ; quelques plans rapprochés sur le visage incertain d'un tout jeune adolescent et c'est l'enfance de Joe qui surgit, une enfance dominée par un père violent ; plusieurs scènes de cols blancs et c'est le monde de la politique qui est rapidement évoqué mais dont on devine les turpitudes coutumières. Et Joe dans tout cela, quelle est sa mission ? Sauver une très jeune fille d'un réseau de prostitution entretenu par les cols blancs. On l'aura compris, " A beautiful day" (dont le titre original est "You were never really here", difficile à prononcer pour un Français mais beaucoup plus adapté à l'esprit du film) est une réplique de "Taxi driver". Même situation, même passé lourdement parasité, même mission à accomplir, même règne de l'ultra-violence : Martin Scorsese a fait une émule en la personne de Lynne Ramsay. Et pourtant le film que la réalisatrice nous offre témoigne d'une originalité incontestable. Le scénario d'abord présente un modèle de récit éclaté, nous l'avons déjà souligné. Autre trait distinctif, le peu de dialogues d'un bout à l'autre du film : nous avons affaire à un taiseux, pouvait-il en être autrement ? Mais ce qui fascine le plus, c'est la qualité constante de l'image : quel travail sur les gros plans, sur les éclairages, sur ce qu'on pourrait appeler la vie de la caméra ! Enfin la bande son est impeccable : la musique bien sûr, celle de Jonny Greenwood, envoûtante à souhait, mais aussi le jeu sur les sons qui peuplent le film et lui confèrent son caractère quasi initiatique. Et puis on ne saurait terminer cette critique sans saluer le travail d'acteur de Joaquin Phoenix, splendide dans son rôle de brute écorchée, jouant de son physique massif et sculptural, véritable colosse aux pieds d'argile. Oui, il a bien mérité son Prix d'interprétation masculine au Festival de Cannes. Ce film est épatant, on peut vous l'assurer...
un thriller qui finit par faire craquer à partir de l'histoire des 2 principaux personnages déchirés, qui quoique fondamentalement différent, se rejoignent par leur enfance respective totalement traumatiques, un habile mixt entre thriller et psycho, mm si la finesse n'est pas de mise dans ce scénario, d'ailleurs là n'est pas le but.
Ce film est terriblement vain et j’irai même jusqu’à dire à la limite prétentieux, il n’en restera rien à quiconque dans les mois à venir (sauf toujours les 10% d’exceptions). Pourtant indiscutablement le travail se sent, chaque plan est travaillé mais ils sont très majoritairement laids, les beaux n’ayant quasiment aucun rapport avec l’histoire qui n’est que violence psychologique et physique permanente. Il ne faut pas confondre mise en scène et montage, seul ce dernier est réussi. Si l’idée du départ est assez généreuse, le résultat est l’inverse puisque un très grand nombre de spectateurs se referment et s’ennuient comme en témoigne ‘’allociné’’. Le scénario est si obscur que si on ne connaît rien au départ, on ne comprend quasiment rien. Je pensais voir un film ‘’anglais’’ doté des qualités de son cinéma et j’ai eu l’impression de voir un film américain de série, certes original mais qu’apporte t-il ? Sa bande musicale surement, c’est trop peu. Attendons de voir le box office pour savoir s’il confirmera le prix de Cannes.
Lynne Ramsay n'est pas une cinéaste d'une grande gaieté. Après le très torturé we need to talk about Kevin, elle revient ici avec un revenge movie d'une grande brutalité pourvu d'un scénario aussi épuré que conventionnel (le prix du scénario à Cannes demeure un mystère) servi par une mise en scène ultra stylisée, parfois un peu trop, qui peine à faire sortir le film du pur exercice de style. Joaquin Phoenix livre une performance fascinante incarnant parfaitement toutes les ambiguïtés et traumas d'un personnage complètement torturé. Le film, contemplatif et malaisant, lui doit beaucoup. Dans un registre proche on est en droit de préférer le magnifique good time des frères Sadfie ou le sublime Only god forgives de Refn, des films beaucoup plus puissants où la mise en scène n'apparaît pas comme un simple artifice. Bref, ça se regarde sans déplaisir mais c'est loin d'être le taxi driver du 21ème siècle.
Un film qui laisse perplexe , ce film pose beaucoup de question à la sortir de la salle Mais qui est très intéressant dans la technique Un scénario assez décousu mais qui ce rattrape par un travail sur les personnages assez prenant A voir