A Beautiful Day
Note moyenne
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259 critiques spectateurs

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Jorik V

1 370 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 novembre 2017
Encore une fois, on marche sur la tête quand on sait que ce film a reçu deux prix à Cannes cette année ! D’abord, le prix d’interprétation masculine pour Joaquin Phoenix et ensuite le Prix du scénario ex-æquo avec le pénible et interminable « Mise à mot du cerf sacré ». Hormis, « 120 battements par minute » (Grand Prix du Jury) et « Faute d’amour » (Prix du jury) qui, tous deux, auraient pu prétendre à plus haute distinction, le reste du palmarès n’a ni queue ni tête et on en vient à se demander comment le Jury décerne ses prix et ce qui se dit lors des délibérations. Certes la sélection de cette soixante-dixième édition était pauvre mais justement, autant sacrer les meilleurs ! Bref, « A beautiful day » permet à Phoenix de ravir la timbale niveau acteur dans une œuvre où il n’est pas mauvais, loin s’en faut. Mais ce rôle mutique et quasi sans expression ne méritait certainement pas un Prix. Il en impose, son regard félin en dit beaucoup, sa dégaine faussement molle impressionne, mais on l’a déjà vu bien plus renversant ailleurs tout comme on a déjà vu ce genre de personnage bien mieux interprété ou en tout cas de manière plus marquante (Robert de Niro dans « Taxi Driver » par exemple et justement , cité grossièrement sur l’affiche).

« A beautiful day » se voit donc également offrir le Prix du scénario. Sauf que c’est peut-être le film de la compétition cannoise sorti jusqu’ici qui en a le moins ! Ce qui n’est pas forcément une critique ; mais quand on n’a pas vraiment d’histoire à se mettre sous la dent hormis une vague descente aux enfers à tendance rédemptoire, on se rattrape sur le reste. Et on a beau chercher, il n’y a pas vraiment de double niveau de lecture à l’horizon. De plus, le personnage principal dispose de problèmes psychologiques clichés et qui pèse des tonnes assénés par le biais de flashbacks trop rapides et maladroits et la ligne directrice principale se constitue d’une vengeance sans vraiment de raisons notoires et de caractéristiques tout ce qu’il y a de plus classiques. Toute la première partie du film, c’est-à-dire la moitié, il ne se passe pas grand-chose. On assiste à la présentation nonchalante d’un ancien soldat devenu tueur à gages dans un New-York interlope filmé de manière caricaturale. Les bas-fonds de la Grosse Pomme ont d’ailleurs été beaucoup mieux représentés par les frères Safdie dans « Good Times », autre film de la compétition cannoise autrement plus réussi dans le même genre.

Quand l’intrigue principale se met en place, Lynne Ramsay se borne à shooter son revenge movie de manière étrange, coupant au montage les accès de violence nécessaires à la vigueur d’un tel projet. Préférant nous offrir des plans alambiqués où elle se regarde filmer, la fin du film arrive vite et on se demande pourquoi la cinéaste a sabordé son postulat de base classique mais pas déplaisant de la sorte. Le film est très court (dans un sens heureusement, ce qui évite la lassitude) confirmant ainsi qu’elle n’a pas grand-chose à raconter, ni à nous proposer de bien convaincant. « A beautiful day » est donc un film d’auteur dans la lignée de ses précédents long-métrages tel que « We need to talk about Kevin » : attirant de prime abord mais au final assez vain et poseur. Pourtant, quelques plans interpellent, une bande sonore agressive mais aboutie marque l’oreille et de subites montées de violence sèche nous réveillent. Tout cela dessine par bribes ce qu’aurait du être son film, une mémorable plongée dans les entrailles d’une ville et de ce qu’elle accouche de plus horrible. Mais on a le droit qu’au squelette décharné de cette promesse, ce qui est d’autant plus triste et frustrant.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 9 novembre 2017
Que de la violence gratuite, aucune intrigue.
Un dépressif suicidaire qui va avec son marteau.
Tous ces films sans propos qui se cachent derrière l'ultra violence, merci au réalisateur de nous faire partager ses névroses et idées sordides sans que ni tête

SI vous aviez passé une journée, ce film risque de vous la gâcher!
benoitG80

3 608 abonnés 1 464 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 novembre 2017
Avec « A Beautiful Day », jamais on aura aussi bien réussi à nous embarquer dans le mental d’un être complexe, traumatisé, violent et dépressif, pour ne pas dire « marteau » !
Car si l’arme fétiche de cet ancien soldat d’Irak, est justement cet outil, c’est sans contexte en référence à et à l’image de la personnalité même de Joe, bête féroce fragile à la fois, monstre de muscle aux yeux éplorés, qui se fissure par petits bouts...
L’acteur Joaquin Phoenix est simplement monumental dans son rôle et fait à lui seul le film et sa raison d’être !
Hallucinant, impressionnant, passionnant, Joaquin/Joe est partout, voit tout, entend tout, et vient à bout de tout...
Un homme à la limite de la folie qui vit avec une mère qui l’est tout autant, dont les multiples fêlures remontent déjà aux premières maltraitantes durant l’enfance !
Pour renforcer cet aspect la réalisatrice Lynne Ramsay a tout misé sur une mise en scène sèche, épurée et élégante, mais de fait également très oppressante, aux accents presque psychédéliques, meublés de nombreux flashs aussi bien visuels et magnifiques, qui font d’ailleurs écho à ceux que vit, dans sa tête bien secouée, notre héros !
Quel talent d’avoir su marier autant de beauté au niveau de de la photographie, avec autant de douleur psychologique et de dimension dramatique...
On reste époustouflé, subjugué par les plans et les couleurs, les champs et les contre-champs, le net et le flou, qui par ricochet nous renvoient au mal être de cet homme et de cette adolescente Nina, dont l’un est censé sortir l’autre des griffes d’un réseau pédophile...
C’est alors une plongée à tous niveaux que la réalisatrice va nous offrir, celle de cet homme qui vacille dans une spirale infernale autant physique que morale, comme celle de l’horreur des hommes où Nina sera la victime de prédateurs ignobles.
Pour accompagner le travail esthétique brillant du chef opérateur Thomas Towneed, il faut aussi citer la bande son de Jonny Greenwood qui en imprimant une tension extrême, nous reste encore dans la tête bien longtemps après !
C’est tout simplement stupéfiant d’atteindre un aussi bon niveau dans ces deux domaines réunis, un régal !
Quel film magistral, qui assurément pourra tout à fait et avec raison, en déstabiliser plus d’un, mais pour lequel je suis entré en pleine adéquation dans le monde intérieur et torturé du personnage central, véritable phénomène aux limites insoupçonnées, dont la seule présence à l’écran est ici écrasante !
Audrey L

831 abonnés 2 880 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 novembre 2017
À voir si vous appréciez Joaquín Phoenix, car autrement le film risque de vous paraître maladroit. Pour ce qui est de l'acteur, dont je voulais découvrir le film qui lui a - enfin !!! - accordé le Prix d'interprétation masculine à Cannes, on est copieusement servis, la récompense est méritée pour ce grand Monsieur qui joue une séquence entière de souffrance en tremblant comme pris de spasmes... Chapeau. Mais le jeu brillant de l'acteur se perd dans un tas de petits défauts qui laissent un goût assez amer en fin de séance. Tout d'abord : Mais qu'est-ce que c'est cette bande-son ?! Très inégale, soit on est dans un silence pesant pendant dix minutes, soit un vacarme assourdissant ou des bruits étranges nous font nous questionner pour savoir quel sens en tirer. Car, le grand problème de A Beautiful Day est là, je crois bien qu'il y a 30% du film que je n'ai pas du tout compris, ou du moins dont je doute de mon interprétation personnelle... Par exemple : spoiler: je n'ai pas bien saisi ces décomptes faits par les personnages, l'histoire de Joe enfant, cette obsession du sac plastique sur la tête, son métier précédent et son lien avec les cadavres que l'on aperçoit en flash-backs...
Autant dire une grande partie du film que je ne suis pas certaine de bien interpréter... Même en demandant aux voisins de siège, nous comptions les uns sur les autres pour nous expliquer... Autrement, le film se termine beaucoup trop brusquement à tout juste 1h20 ! Pas vraiment de final pour amener cette césure de fin, dommage. Reste la séquence du lac, magnifique et envoûtante. L'affiche française n'aide pas ce film en le comparant à Taxi Driver, car de nombreux spectateurs n'apprécieront pas la référence... Mais encore une fois, un Joaquín Phoenix que je garde comme un grand acteur, qui mérite sa récompense (en Converses sur la scène de Cannes ! Quel grand moment, où l'on voit les gens restés naturels...). Vous pouvez essayer si vous adorez comme moi l'acteur, ou si vous aimez les films à interpréter soi-même...
Yves 4.
Yves 4.

124 abonnés 642 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 novembre 2017
bon scénario , Thriller implacable , peu de dialogue , J.Phoenix , Brut de décoffrage terriblement efficace...au marteau...!!!
Francis L.
Francis L.

31 abonnés 127 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 novembre 2017
Inutile de dire ma déception mais au final j'ai compris que tout ce qui vient de Cannes est à bannir. le film est court et ne raconte pas grand chose en tous cas pour moi c'est un brouillon à chacun d'en tirer les conclusions. La salle semblait être de mon avis et dire que certain prétentieux osent le comparer à taxi Driver. Bon ceux qui me liront sont prévenus à voir si vous avez un abonnement sinon garder votre argent pour Noel.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 8 novembre 2017
La mode ces derniers temps est à la bande annonce nule pour un film finalement pas mal, voir bien (la Tour Sombre /Seven Sisters...) ; et bien là c'est l'inverse : bande annonce engageante... mais film nul !
Alors argumentes mec me demanderez vous... oui c'est lent mais inintéressant, esthétique mais prétentieux, creux, vide, la musique omniprésente par petites brides ressemble parfois à un concert de musique expérimentale. C'est violent ou pas... vue qu'on ne voit aucune scène d'action.
Le scénario est inexistant... okay, Joaquin Phenix est un génie, mais il ne peut sauver le film de l'ennuie...
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 8 novembre 2017
Sans aucun intérêt en ce qui me concerne. Lent, histoire inintéressante et à peine compréhensible ......NUL !!!!
Le cinéphile

799 abonnés 2 797 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 janvier 2025
A Beautiful Day, si ce n’est dans son histoire, n’a pas forcément la légitimité d’être comparé à Taxi Driver, tant Linne Ramsay parvient à créer une identité propre. Le film, subtile et froid, est parfois à la limite de la prétention, dans un traitement qui se veut parfois trop contemplatif, est porté par l’excellent Joaquin Phoenix. L’acteur signe une prestation musclée et puissante, et s’inscrit comme un des meilleurs acteurs de sa génération.

http://www.lavisqteam.fr/?p=32446

https://hitek.fr/actualite/napoleon-gladiator-her-10-meilleurs-performances-joaquin-phoenix-_46038
titicaca120

436 abonnés 2 179 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 novembre 2017
c'est difficile de noter un film que l'on a pas aimer car vu les récompenses
et certaines critiques il est presque considéré comme un chef d'oeuvre.
suis je passé à côté ou tout simplement cette façon de narrer les événements
ne me convient pas enfin hormis la prestation magnifique de Joaquin Phoenix
et la bande son extraordinaire je n'ai rien aimé d'autre et j'en suis profondément désolé.
Jean-Claude L
Jean-Claude L

52 abonnés 289 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 novembre 2017
Un grand plaisir de retrouver Joaquin Phoenix complètement transformé physiquement et dans un rôle extrêmement difficile et violent malgré lui c'est très bon et la musique est exellente à voir
Naughty Doc

1 056 abonnés 550 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 novembre 2017
Lynne Ramsay revient après le très bon We Need to Talk About Kevin pour un nouveau film coup de poing (You Were Never Really Here / A Beautiful Day --> choisissez le titre que vous voulez, les 2 ont leur sens dans le film

Joaquin Phoenix incarne Joe, un homme de main violent au passé chargé et enigmatique (la réalisatrice n'explicite jamais vraiment mais fournit suffisamment d'indices et de flashbacks rapides pour que le spectateur comprenne la psyché du personnage) mandaté par un gouverneur pour retrouver sa fille, enrôlée dans un réseau de prostitution.

Sous ses airs de Taxi Driver et de Drive saupoudré d'un zeste de Park Chan-wook, le film a néanmoins son identité propre et s'éloigne de l'ultra violence pour un film sous forme de marche funèbre à la mise en scène sobre mais efficace.

Lynne Ramsay tient sa caméra de main de maître, offrant des plans très beaux visuellement,où la narration passe avant tout par l'introspection de Joe et ses tendances masochistes. Joaquin Phoenix est impérial et complètement habité par son personnage, rongé par les fantômes de son passé, et en recherche constante d'expériences avec la douleur et la mort. C'est simple, l'Oscar du meilleur rôle masculin devrait lui revenir s'il était nominé.

Derrière cette perte d'humanité, le film nous gratifie d'une relation touchante entre Joe et sa mère, offrant de rares moments de légereté et de repères pour le personnage (ainsi que la meilleure scène du film selon moi

Très vite, une descente aux enfers s'installe, certes pas forcément jusqu'au-boutiste dans son propos, sa narration et son visuel. Narrativement, je dois avouer que le film m'a un peu déçu, c'est du vu et revu et de l'archi simple, mais néanmoins efficace grâce à tous les talents impliqués sur le film.

Johnny Greenwood revient une seconde fois avec la réalisatrice pour nous gratifier d'une bande son phénoménale, à la fois envoutante, prenante et expérimentale (marque de fabrique de l'ancien membre de Radiohead), magnifiant pas mal de segments du film.

En résumé, A Beautiful Day est un très très bon film, vraiment excellent par moments, qui bien qu'un peu court (les 1h25 passent à une vitesse ahurissante) laisse une excellente impression sur le spectateur de par son ambiance fascinante, confirme le talent de sa réalisatrice et se veut comme la consécration d'un acteur pas assez reconnu et récompensé dans le milieu.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 8 novembre 2017
Trois actions en tout. Si le film dure 1h40 c’est parcequ’il faut 10 mn pour descendre un escalier et 15 mn pour ouvrir une porte. Navrant !
Olivier T.
Olivier T.

12 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 novembre 2017
Perturbant, je ne sais pas quoi vraiment en penser, mais tellement fascinant que je me pose la question de le revoir...
L'Info Tout Court

469 abonnés 1 025 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 novembre 2017
Ce n’est pas courant de voir des longs-métrages avec un si parfait équilibre. Le meilleur exemple se révèle être la bande-originale de Jonny Greenwood (membre de Radiohead et compositeur des films de Paul Thomas Anderson) qui sublime les plans par ses dissonances et ses ruptures de ton, mais sans jamais nuire à l’équilibre entre image et son. Cette remarque peut se porter sur tous les autres aspects de A Beautiful Day.
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