La rivalité entre Bjorn Bjorg et John McEnroe a été avec celle qui opposa le suédois à Jimmy Connors dans les années 70 (plus longue et toute aussi acharnée) l'emblème de l'apogée du tennis de l'ère open. Par la suite, si l'opposition entre André Agassi et Pete Sampras ou encore plus récemment celle triangulaire entre Roger Federer, Rafael Nadal et Novak Djokovic ont été spectaculaires, elles n'ont pas suscité les mêmes passions. Le niveau des joueurs n'est certes pas en question, Roger Federer étant sans aucun doute le joueur le plus titré et le plus talentueux de l'histoire de son sport mais l'opposition des tempéraments n'est plus aussi affirmée et le comportement des joueurs sur le court s'est progressivement assagi. Les Nastase, Connors ou McEnroe aux attitudes fantasques et parfois vulgaires n'est plus de mise aujourd'hui. Reste de cette période mythifiée la fameuse finale de Wimbledon, cinquième victoire d'affilée du géant suédois et paradoxalement amorce de son déclin qui le mènera à sa retraite prématurée à seulement 25 ans suite à sa finale perdue contre le même McEnroe encore à Wimbledon. C'est à partir de cette fameuse finale de 1980, point d'inflexion de la carrière des deux joueurs que le réalisateur Janus Metz Pedersen ("True Detective" saison 2) a tenté de nous emmener dans les coulisses du drame sportif pour démontrer que derrière les apparences, les deux hommes n'étaient pas si différents à l'origine. Le tumultueux gamin de Stockholm a en effet du en passer par le coaching dictatorial de Lennart Bergelin (Stellan Skasgârd) ancien joueur de Coupe Davis suédois pour discipliner une impétuosité qui l'empêchait de canaliser des dons exceptionnels d'endurance et de régularité. L'intention était louable mais on se doutait qu'il serait difficile de surpasser la légende sportive qui souvent se suffit à elle-même. Si le casting est remarquable concernant le rôle de Bjorn Borg interprété par un Sverrir Gudnason confondant de vérité, il a été très difficile de trouver un acteur capable d'endosser le costume de l'incontrôlable John McEnroe. Shia Laboeuf lui aussi bad boy mais à Hollywood fait ce qu'il peut mais le compte n'y est pas. Le réalisateur suédois en mettant l'accent sur l'appréhension de ce sommet de tension par Bjorn Borg parvient à amoindrir cette carence de casting sans doute impossible à résoudre mais il déséquilibre ainsi fortement la portée narrative de son film. En sus, pour pallier les difficultés à rendre crédibles les performances tennistiques, il utilise un montage stroboscopique qui finit par lasser. Seuls les quelques flashbacks expliquant la construction de la relation entre Borg et son entraineur sont vraiment dignes d'intérêt. Au final, "Borg vs McEnroe" confirme qu'il faut y regarder à deux fois avant d'aborder par la fiction des évènements aussi mythiques. Une chose est sûre, le film donne une sacrée envie de revoir le match. Le DVD a heureusement anticipé celle-ci en proposant de larges extraits des moments cruciaux en bonus.
Un très bon film de sport sur un des duels les plus importants de l histoire du tennis. C’est l’histoire de Borg, le bourreau de travail, machine froide à gagner mais en proie au doute, face à McEnroe la boule de nerfs qui rêve de le faire tomber de son piédestal. On voit deux champions qui dominent leur sport et la difficulté qu’ils ont à dissimuler leurs faiblesses pour assouvir cette volonté d’être les meilleurs, cette obsession de la gagne qui vire à la pathologie. Le fameux match du siècle que l’on suit est haletant et arrive à instaurer un suspens alors que le résultat est connu. Dommage qu’à l’image de Borg (parfaitement interprété), le film ne soit trop froid et mécanique et peine à susciter des émotions.
Difficile à voir en salle car peu diffusé en France, ce film vaut pourtant le détour. Que l'on soit fan de tennis comme moi ou pas, la rivalité de l'impassible suédois Björn Borg (surnommé "Iceborg"), et du bouillonnant américain John McEnroe à la fin des années 70 est superbement montrée dans ce long métrage réalisé par le danois Janus Metz Pedersen. Le combat entre ces deux champions pour être le meilleur joueur du monde atteint son paroxysme lors du tournoi de Wimbledon 1980 alors que Borg est numéro 1 et McEnroe numéro 2. Ce biopic, extrêmement bien fait, nous plonge dans l'intimité de ces deux gladiateurs des courts avec quelques flashback bien distillés nous permettant de mieux comprendre leurs personnalités si différentes. On apprend par exemple que, malgré les apparences, Borg et McEnroe étaient animés du même feu et de la même rage de vaincre. Ils avaient juste chacun leurs façons très personnelles de gérer et de montrer ce stress et cette soif de victoire. J'ai été bluffé par la crédibilité des deux acteurs et par les nombreuses séquences tennistiques d'un très grand réalisme par rapport aux caractéristiques de ces deux athlètes : revers à deux mains de Borg, service de gaucher dos au filet de McEnroe... Une belle réussite, intéressante et extrêmement fidèle à la réalité. --> Site CINEMADOURG <--
Le surexcité Shia LaBeouf interprète à merveille le bouillonnant McEnroe, tandis que Gudnason fait un Borg plus vrai que nature, d'un apparent calme glacial mais traversé de doutes et de superstitions. Le film rend parfaitement justice à l'affrontement psychologique de ces deux champions même s'il peine un peu à retranscrire la tension lors des matchs. En revanche, c'est un réel plaisir que d'avoir un florilège de répliques de McEnroe, hilarantes.
le légendaire match de 1980, la finale inoubliable quand le jeune Mc Enroe au caractère exécrable va pousser dans ses derniers retranchements l'impassible suédois. un tie break exceptionnel pendant lequel l'américain va sauver 7 balles de match pour s'offrir le droit de rêver. magnifique film et l'on découvre le vrai caractère de Borg que l'on croyait amorphe.
Très bon biopic sur 2 champions hors du commun, aux caractères opposés !! La mise en scène est très bonne, avec une tension qui mont jusqu'à la finale tant attendu !! D'ailleurs les scènes de match sont bien réalisés aidé par une BO qui accompagne parfaitement ses scènes !! Niveau casting c'est du très bon, notamment Shia Laboeuf que j'ai trouvé plutôt convaincant en Mc Enroe au caractère de fou furieux par moment !!
Malgré sa popularité, le tennis est un sport peu représenté au cinéma car, contrairement à la boxe, il semble peu adapté à ce média. Il est donc important de saluer l’audace de Janus Metz Pedersen de porter sur le grand écran le duel qui opposa deux légendes du tennis lors de la finale de Wimbledon en 1980.Nous sommes face à deux caractères totalement opposés en apparence mais qui en réalité sont assez proches car des nombreux flashbacks nous montrent que Björn Borg était dans sa jeunesse un enfant colérique et rebelle. En effet, ce monument du tennis est le véritable héros du film (ce qui peut s’expliquer par le fait que ce soit une coproduction de pays nordiques) car sa psychologie est beaucoup plus approfondie que celle de son adversaire américain dont l’expressivité le rend finalement moins complexe. Janus Metz Pedersen réussit totalement cette étude psychologique qui s’associe à une tension dramatique plus que palpable qui culmine dans un affrontement sportif aussi palpitant que les plus beaux combats de boxe du cinéma (il faut dire que le match représenté était assez exceptionnel). En effet, le cinéaste réussit, par l’utilisation de techniques issues des films sur la boxe (notamment la série des Rocky), l’exploit de rendre totalement cinématographique ce sport qui ne semblait ne pas l’être jusqu’à présent. Borg/McEnroe se révèle donc être un véritable plaisir cinématographique qui permet en plus faire faire connaitre à bon nombre de spectateurs un match incroyable mené par deux figures majeures du sport.
J'ai vu un film... en avant-première (Merci au Club300) et j'ai vraiment adoré. Tout d'abord, pas besoin d'être un expert du tennis pour apprécier le film et de rentrer dans un antagonisme de style entre 2 champions d'exception. D'un côté, l'iceborg, de l'autre le Big Mac... On replonge également dans une autre époque, presque une autre planète où les sportifs sont devenus les gladiateurs de temps modernes, à jouer pour des enjeux qui les dépassent. Le film est parfaitement bien réalisé, et le montage est incroyable car il était impossible que des comédiens, qq soient leurs talents, adoptent un style de reconnaissable entre mille pour qui est un peu expert... Le montage contribue vraiment à rendre le film prenant, et le suspens insoutenable... Et sans vouloir spoiler Borg fait un match remarquable, mais c'est ce jour-là que Mc Enroe a conquis le public. Tellement drôle de retrouver Gerulaitis, Connors et de voir Nastase... Le destin de champion est toujours intéressant, à découvrir, car pour être hors-norme, il y a certes de l'acquis, mais finalement tellement de travail, et tellement de mental... Et celui de Borg était incroyable, une volonté de feu pour refroidir le métal... Son enfance, sa capacité à dominer les démons est aussi une école de la vie... Après ces champions à l'égo surdimensionné -entretenu par leur entourage- sont bien sûr des personnalités intéressantes. Le casting était un exercice de style... Outre la ressemblance physique, il fallait y retrouver le charisme des personnages interprétés. Shia LaBeouf est époustouflant, car il interprète avec tellement de naïveté un gamin de 21 ans. Quant à Sverrir Gudnason, c'est vraiment Borg... C'est un très beau film. Je lui souhaite un beau succès, et dans 10 ans, on pourra faire un film sur la rivalité entre Federer et Nadal, l'autre grand duel de champion.
Le film parvient à retranscrire la tension et la rivalité professionnelle de deux joueurs d'exception ainsi que les implications personnelles d'une victoire pour les deux champions incarnés d'une part par un Shia LaBeouf qui joue plaisamment avec son image (comment ne pas voir dans la scène de conférence de presse une mise en abyme!) et de l'autre par un charismatique Sverrir Gudnasson oscillant entre les diverses facettes du Suédois, de sa beauté glacée à sa nervosité intérieure. La mise en scène autour de la finale tant attendue peut sembler un peu classique par son aspect documentaire mais parvient à retranscrire les tempêtes sous crânes inhérentes à ces combats d'arènes. Une réussite indéniable.
J’ai adoré ce film de la 1ère à la dernière minute. Je manque peut être un peu d’objectivité car je suis fasciné par les histoires de sportifs surtout quand ils sont aussi emblématiques. Mais le film est objectivement très bien réalisé. Les alternances passé / présent permettent de véritablement cerner et comprendre les personnalités des 2 champions qui se révèlent bien différentes de leurs images publiques. On comprend le pourquoi de la froideur de Borg et de sa retraite prématurée. La souffrance de McEnroe et sa passion pour ce jeu. Les 2 acteurs incarnent magnifiquement les 2 champions. La réalisation est soignée, on est pas dans un documentaire, il y a une vraie démarche esthétique, artistique.
Pas facile de filmer le tennis et de le rendre sexy et pourtant la mayonnaise prend dans ce match de légende entre 2 titans. Au-delà du match on parvient à rentrer dans la psychologie de 2 joueurs que tout oppose, l’insubmersible Bjorg affecté et inquiet et McEnroe en génie touché par l’émotion. Superbe prestation d’acteurs mais mise en scène un peu légère.
j'avais oublié de noter ce bon film même pour les non fans de tennis les 2 acteurs sont impressionnant le Suédois ressemble trait pour trait à Borg très bonne surprise pour moi
Wimbledon, juillet 1980. La finale du tournoi masculin oppose Bjorn Borg, numéro un mondial, vainqueur de 4 titres consécutifs sur le gazon anglais à John Mac Enroe, son challenger en pleine ascension. Un match pour entrer dans l'histoire...
Il y eu un temps où je me passionnais pour le tennis, Bjorn Borg, avec son allure d'"extra terrestre" et son tennis d'exterminateur, m'avait donné envie de commencer à la pratiquer. J'ai passé de nombreuses heures devant le téléviseur à regarder les tournois de Roland Garros et de Wimbledon durant des années. Je me souviens parfaitement de la finale de 1980 et du tie break de folie dans le quatrième set. Le réalisateur Janus Metz Pedersen rend hommage à la légende à travers ce biopic. Les passionnés de tennis ne découvriront pas grand chose mais ce biopic caressera les nostalgiques dans le sens du poil et rend plutôt bien hommage à un sport où les champions de l'époque étaient des icônes, certainement plus qu'aujourd'hui... On découvre dans le film que joueur aguerri au calme imperturbable, Bjorn Borg était un adolescent colérique et irascible qui ne supportait pas la défaite. On découvre également un champion maniaque et superstitieux qui respectait et imposait à ses proches un cérémonial ainsi qu'un homme à la personnalité complexe. Le film est plus axé sur le champion suédois que sur le jeune joueur américain en pleine ascension. On découvre chez John Mac Enroe beaucoup d'admiration pour son ainé et une grande ambition qui le fera accéder au rang de numéro un mondial en 1981. En effet, en juillet 1981, Mac Enroe remportera la victoire contre un Borg au crépuscule de sa carrière. Les 2 joueurs deviendront des amis. Assez curieusement, une fois la place de numéro un mondial acquise, Mac Enroe ne confirmera pas vraiment tout son talent, se gâchant dans des colères mémorables et des attitudes anti sportives.
Le film s'appuie sur les performances de Shia Labeouf (Mac Enroe), Sverrir Gunarsson (impressionnant dans les mimiques et la gestuelle du champion suédois y compris sur le court), Stellan Skasgard (Lennart Bergelin, l'entraineur de Borg) et Tuva Novotny (Mariana Simionescu).
Alors que le tennis s'est depuis encore "professionnalisé" et que les gains ont explosé, on découvre qu'à seulement 26 ans et alors que les saisons étaient bien plus courtes qu'aujourd'hui, le champion suédois était arrivé au bout, ne rêvant plus que de prendre sa retraite. Aujourd'hui, les matériels ont évolué, la vitesse du jeu a explosé et les records sont tombés (Sampras, Nadal et Federer ont dépassé le nombre de tournois du grand chelem remportés par Bjorn Borg depuis longtemps).
J'ai trouvé ce film très bien. Pas mal d'émotions !! Je suis allé le voir car j'ai la carte ciné. Je ne me rappelais plus du résultat de cette finale avant de voir la fin de film ce qui m'a donc tenu en haleine même si je me doutaisspoiler: un peu que Borg gagnerait Les acteurs sont vraiment très bons dans leur rôle surtout Borg. J'ai passé un bon moment de cinéma en faites. Dommage qu'on ne revienne pas encore un peu plus sur leurs jeunesses où ils apprennent à être des battants!