Jusqu’à la Garde
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627 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 11 février 2018
Sous haute tension. Avec Julien, le fils, on se sent tiraillés entre ces deux parents qui se battent jusqu'à la garde. L'emprise d'un père de famille sans cesse sur la ligne rouge et la difficulté qui en résulte à témoigner des violences conjugales, psychologiques autant que physiques, pour éviter les débordements familiaux est ici montrée : on n'éloigne pas un père de ses enfants avec des preuves si peu solides... on attend le pire.
spoiler: Je pense toutefois que le scénario aurait gagné à explorer davantage les facettes psychologiques des deux parents, et notamment de la mère, prêts à tout pour avoir leurs enfants de leur côté, jusqu'à extrapoler, à manipuler (ce que l'on pressent dans la première scène du film) -- j'aurais aimé, en somme, une morale davantage en demi-teinte, plutôt que le père dangereux versus la mère irréprochable.
moket

678 abonnés 4 748 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 mars 2019
Si le cinéma français proposait parfois autre chose que de la réalité sordide et déprimante, j'aurais pu m'émerveiller devant la performance de Denis Ménochet ou le talent du gamin. Mais cette morosité est si habituelle que même lorsque c'est bien fait, je peine à apprécier totalement.
titicaca120

435 abonnés 2 179 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 février 2018
dès le début dans le bureau de la juge le malaise s'installe
on est confronté à deux thèses opposées avec en prime
la mauvaise foi de l'avocate du mari la seule passablement énervée.
puis une fois le verdict annoncé on est pris aux tripes par le scénario.
les acteurs sont tous magnifiques et nous offrent un grand moment
fort et intense de cinéma.
Clémentine K.
Clémentine K.

248 abonnés 1 432 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 septembre 2018
Une histoire tout d’abord déboussolante car on ne sait pas vraiment sur quel pied danser. Puis, tout va très vite et la violence prend le dessus. Un film qui choque et donc qui fait son travail.
ouadou
ouadou

101 abonnés 417 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 février 2018
La claque de début d’année. Mise en scène tendue. Acteurs éblouissants. Film remarquable. A ne pas rater
Stéphane C
Stéphane C

75 abonnés 389 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 février 2018
Un drame sur fond d’affaires familiales particulièrement anxiogène et très réussi ... on en ressort groggy !
Wikus83
Wikus83

26 abonnés 64 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 février 2018
Attention, grosse claque.

Pour son premier film (!), Xavier Legrand ne nous livre pas tant un drame qu’un thriller psychologique éprouvant à la tension croissante, qui nous laisse scotchés au siège, le souffle coupé. Un (très) grand film français totalement maîtrisé où tout est parfaitement posé, dépeint, suggéré, où rien n’est superflu, novateur dans sa forme, à l’interprétation magistrale.

Une expérience de cinéma rare, qui restera gravée dans les tripes et les rétines.
Serge K
Serge K

22 abonnés 351 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 23 février 2019
Quel navet! quand je pense qu'il a reçu le César du meilleur film! j'ai honte pour le cinéma français, c'un téléfilm de seconde zone, des longueurs à bailler aux corneilles, des plans fixes qui n'apportent rien et qui durent, qui durent , qui durent.... Proud Mary mal chanté dans une salle des fêtes quelconque et qui n'en fini pas, les acteurs mis à part, Denis Menochet, sont mauvais, notamment Léa Drucker, qui , tout en tentant de copier le jeu de Sandrine Kiberlain, ne lui arrive pas à la cheville, d'autres semblent réciter leur texte à la façon d'enfants qui joueraient une pièce de fin d'année pour leur collège ( je pense notamment à la scène interminable chez la juge) , les dialogues sont quasi inexistants, le scénario bourré d'incohérences, bref je me suis ennuyé et sorti frustré de voir récompenser un film aussi nul
isakkk
isakkk

18 abonnés 212 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 février 2018
Un thriller psychologique qui nous cloue au siège, terriblement intense, brillant, des acteurs formidables et justes.
Jonathan M
Jonathan M

169 abonnés 1 529 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 avril 2019
Il est de ces films dont on se prouve à soi-même que le cinéma est bien plus qu'une passion. L'intelligence de jeu, combinée à l'intelligence de mise en scène. "Jusqu'à la garde" est bien plus qu'un film de divorce, c'est le coup d'après. Tout est dit entre les deux protagonistes, va falloir maintenant se reconstruire un quotidien. En 1 scène et 3 plans, les enjeux sont posés. Plus de combat, mais une lutte des apparences pour vaincre la peur. Une mère désemparée face à un mari démuni. L'extrême fragilité des exs époux fait sauter le verrou de la violence. Cette dimension anxiogène ne serait rien sans les interprétations magistrales de Léa Drucker et Denis Ménochet. On est dans la famille Besson et on va souffrir avec eux. Xavier Legrand - qui ne l'ai pas seulement que part son nom - aurait pu tomber dans le piège du pathos, du larmoyant, du déjà vu et j'en passe. Mais son ambition est tout autre. Ce cheminement qui nous conduit à une scène finale qui pulvérise notre coeur - ce plan séquence de 10 minutes complètement insoutenable - fait naître une émotion de cinéma unique. Le film signe alors son entrée dans le panthéon du thriller noir. Brutal. *TOP 2 FILM 2018*
FaRem

10 617 abonnés 11 759 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juin 2018
Xavier Legrand adapte plus ou moins son court-métrage "Avant que de tout perdre" qui avait été nominé aux Oscars et avait remporté un César en 2013. Avec le court-métrage, on savait immédiatement ce que l'on regardait avec une histoire anxiogène alors que le film prend logiquement plus son temps pour développer son histoire. On sait que l'on a affaire à un divorce difficile, mais on ne sait pas si les apparences sont trompeuses avec le père qui est réellement ce qu'il parait être ou s'il s'agit d'une grosse manipulation de la mère. C'est ce qui est intéressant et rend l'histoire encore plus intrigante et réaliste. "Jusqu'à la garde" est un film très puissant qui traite un sujet fort sans jamais réellement l'aborder. Un drame fait d'instants de vie et de dialogues tout simples, mais qui sont souvent percutants surtout lorsque la vérité éclate et que tout prend son sens. Léa Drucker et Denis Ménochet qui étaient déjà là il y a 4 ans sont très convaincants surtout ce dernier qui est excellent au même titre que le petit Thomas Goria. Il n'y a que les scènes sur la fille qui a un rôle insignifiant, qui pour moi n'ont aucun intérêt et n'amènent rien à l'histoire. À part ça, c'est un très bon film sobre et subtil qui monte doucement en puissance jusqu'à un excellent final.
selenie

7 482 abonnés 6 715 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 décembre 2018
Léa Drucker en femme meurtrie qui ne se victimise jamais, Denis Ménochet est impeccable en père bourru à la violence "contenue", la jeune Mathilde Auneveux assure en ado bien qu'elle soit un peu sous-exploitée (dont une pseudo-sous intrigue superflue) tandis que le jeune Thomas Gioria s'offre mine de rien un rôle principal en fils qu'on écoute pas franchement, qui assume sa place alors que son père le terrifie. Xavier Legrand signe un superbe film, particulièrement dur, terrifiant et touchant à la fois. A voir et à conseiller.
Site : Selenie
Hotinhere

806 abonnés 5 526 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 avril 2026
Un thriller psychologique en mode quasi documentaire d’une intensité folle, à l’atmosphère étouffante, servi par une interprétation brillante. 4,25
Cesar du meilleur film et de la meilleure actrice ultra mérités.
Ti Nou

632 abonnés 3 931 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 juillet 2018
Un film social qui sait au bon moment lorgner vers le cinéma de genre créant une tension forte et un sentiment de danger permanent tant les réactions du harceleur peuvent déraper à tout moment. Xavier Legrand parvient à s’effacer derrière son sujet et à laisser ses comédiens s’exprimer.
Chris58640
Chris58640

261 abonnés 835 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 février 2018
« Jusqu’à la garde » est un premier film et franchement, si on ne le sait pas, rien ne pourrait le laisser deviner tant sur la forme, le long-métrage est maîtrisé. Xavier Legrand propose un film aussi étonnant qu’il est efficace, un film qui commence comme un documentaire sur la justice, avec une très longue scène dans le bureau d’un juge, et qui se termine comme un thriller. Entre ces deux extrêmes, une montée en puissance de la tension, lente mais inexorable, qui est tellement efficace sur le spectateur que, plus on avance dans le film, plus on pourrait toucher du doigt l’angoisse qui prends corps, au fil des minutes et des scènes qui s’enchainent. Pour obtenir ce formidable résultat, Xavier Legrand dépouille son film de toute musique, laissant tous les bruits devenir au mieux angoissants, au pire terrifiants : le biiiip d’une voiture qui réclame qu’on mette sa ceinture de sécurité, spoiler: une sonnette qui s’actionne encore et encore, le bruit étouffé d’un ascenseur qui monte les étages,
tout finit par nous mettre à cran ! Il faut dire qu’en plus de ces petites trouvailles sonores, Legrand n’hésite pas à faire durer les scènes, faire durer les silences jusqu’au malaise, il nous laisse penser que quelque chose va arriver, on attend, on attend et… non ! Jusqu’à ce que ce quelque chose arrive, pas forcément comme on l’avait imaginé. Si on ajoute à cela des belles idées de mise en scènes comme la scène dans les toilettes du lycée, filmée au niveau des pieds, sans dialogue, uniquement avec des bruits et pourtant parfaitement claire et réussie (même si elle n’est pas très utile au scénario, j’y reviendrai), ce jeune réalisateur prouve en 90 minutes ce que d’autres mettent une carrière à réaliser ! Une telle maîtrise, pour un premier film, c’est bluffant. Même le titre, magnifiquement à double sens, et l’affiche, terriblement ambigüe, semblent avoir été pensés avec soin. Sur cette affiche, la mère regarde son fils, de dos, avec un regard assez inexpressif pour qu’on puisse y deviner tout et son contraire. Lui en revanche ne regarde qu’elle, comme si elle lui appartenait et que c’était plus important, presque, que son fils. Cette affiche prend tout son sens au fil des minutes qui passent où l’on voit cet homme, visiblement déjà bien borderline, sombrer lentement après le départ de sa femme. Ce scénario est terrible parce qu’il est d’une crédibilité totale, affreusement banale même. Il est difficile de parler du scénario sans trop en dire, et d’évoquer la personnalité d’Antoine sans dévoiler l’intrigue. spoiler: Sauf qu’il suffit de quelques scènes pour comprendre que cette homme là est capable de tout : sans (presque) jamais élever la voix, sans (presque) jamais avoir de geste violent, son regard, ses silences, ses paroles, la façon qu’il a de manipuler son fils, de le terrifier pour obtenir des réponses laisse présager le pire.
Doucement, l’étendu de sa « folie » se fait jour et l’on se dit que même si dans un couple qui se sépare il n’y a jamais de « bons » et de « méchant », spoiler: cet homme là ne veux pas « juste » garder le contact avec son fils.
Sa fille a presque 18 ans, son pouvoir sur elle s’est étiolé, mais sur Julien, 11 ans, tout est encore facile, il suffit de savoir comment s’y prendre. La scène emblématique à mes yeux, c’est celle du repas chez ses parents à lui qui part en vrille à cause d’une parole innocente : spoiler: en deux minutes, on a compris que même ses parents ne maîtrisent pas cet homme qui est leur fils ; et si eux ne le peuvent pas, personne ne le peux.
La scène finale, qui fait monter la tension nerveuse à des niveaux rarement atteint par le cinéma français, et qui nous laisse abasourdi sur notre siège de cinéma une fois la lumière rallumée, est parfaitement maîtrisée dans sa longueur, elle est amenée comme il faut, encore une fois par une longue plage de silence bien flippant. J’ajoute, au risque de déflorer un tout petit peu l’intrigue, spoiler: que l’attitude de la Police (calme, méthodique, organisée) tranche tellement avec la tension à l’écran que cela donne une scène presque schizophrène, ce qui ajoute à la force de cette fin interminable, dans le bon sens du terme.
Il y a juste quelque chose qui me gène dans le scénario de « Jusqu’à la garde », c’est cette scène dans les toilettes du lycée : parfaitement maitrisée dans la forme, elle tombe à l’eau sur le fond puisqu’elle ouvre une intrigue secondaire un peu malvenue et spoiler: par la suite totalement inexploitée
! Du coup, on se demande bien ce qu’elle est censé amener au film… Ce genre de film doit beaucoup à son casting généralement, car il est difficile de jouer un rôle comme celui d’Antoine. C’est Denis Ménochet qui s’y colle et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il réussit son coup. Cet acteur, habitué des seconds rôles et souvent « faire valoir de la vedette » trouve ici un rôle à sa taille, et le film lui doit beaucoup : avec une sobriété totale qui ajoute à la folie de son personnage, il incarne un homme spoiler: bien plus dangereux qu’il n’en a l’air.
Léa Drucker et Thomas Gioria sont également parfait, eux aussi dans des rôles difficiles, notamment Thomas Gioria qui doit donner corps à un gamin de 11 ans terrifié et devenu malgré lui l’incarnation d’un couple en mille morceaux. En résumé, « Jusqu’à la garde » est un film totalement maîtrisé, d’une crédibilité totale et qui met en lumière la folie ordinaire, celle du voisin, du collègue, du fils, du mari, celle qui se dissimule peut-être en chacun de nous et qui n’attend qu’une étincelle pour s’enflammer chez quelques uns.
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