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Gfa Cro
59 abonnés
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5,0
Publiée le 30 janvier 2018
Vu et avis le 20180129
Juste, tendre, réussi
Le film est intéressant, bien fait et bien raconté. On comprend très vite 80% de la fin, voire plus. L'intérêt du film réside plus dans l explicitation du chemin parcouru par le film plus que par son résultat, sa conclusion.
On a une superbe peinture de divers personnages. Leurs caractères sont un peu outrés et pas forcément crédible dans la vie, mais ils sont cohérents dans le film.
Le film est un peu exigent pour le spectateur, il ne présente qu assez peu les personnages, les situations, etc. Au spectateur de se débrouiller pour comprendre par exemple que la collègue est aussi la meilleure amie et la mère du meilleur ami du fils.
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4,0
Publiée le 25 mai 2018
Inspiré d'un événement personnel, le premier film de Pascal Ralite et Colombe Savignac est d'une grande pudeur et très émouvant. Les deux réalisateurs nous plongent dans le quotidien de cette famille recomposée à laquelle on s'attache immédiatement. Tout le film est construit autour d'Adrien qui fait preuve d'un grand courage face aux épreuves de la vie qu'il doit affronter et pourtant pendant tout le film, il se demande comment être plus courageux pour faire des choses moins compliquées. Il est le personnage principal, mais les autres ne sont pas en reste. Marie qui est magnifiquement incarnée par Suzanne Clement apporte beaucoup de vie et de légèreté à l'histoire du moins dans un premier temps. Pascal Demolon dans le rôle du père est quant à lui assez touchant et bienveillant. Le thème est lourd, mais l'histoire ne tombe jamais dans le pathos d'ailleurs tout ce qui touche à la maladie est amené de façon subtile puisqu'on remarque tout par nous-mêmes. C'est comme ça pendant tout le film même lors des dernières minutes qui peuvent sembler étranges, mais qui montrent que la vie continue malgré tout... Entre délicatesse, simplicité, justesse, humour et bienveillance, ce film nous fait passer un très beau moment grâce à une histoire pleine d'émotion et d'excellents acteurs.
Beau film, sur l'amour, la séparation, la vie, la mort. Mise en scène et photo d'une grande sensibilité, et belle brochettes d'actrices et d'acteurs. Un peu longuet par moment mais un beau moment, réaliste, authentique.
Une chronique familiale touchante où les sentiments sont à fleur de peau. On vit en parallèle la fin de vie de la mère (si bien interprétée par S. Clément), les ressentis et le vécu du jeune adolescent. Mais certains passages se déroulent de manière décousue et, même si cette histoire raconte simplement la vie, elle demeure très conventionnelle, aussi sur la forme, pour le cinéma.
Un drame pudique évoquant la maladie et le deuil au travers le regard d'un enfant. Rien d'innovant dans sa thématique où sa réalisation mais le film empreint d'une réelle émotion sans devenir niais fait preuve de beaucoup de justesse dans le traitement de ses personnages interprétés avec retenue.
C'est une mère fantasque, débordante de rires et d'originalité. C'est surtout la formidable actrice de Xavier Dolan dans "Mommy", Suzanne Clément. En face d'elle, son fils tout aussi renfermé et timide qu'elle est dégoulinante d'expressivité. On craint la caricature. Et pourtant, les deux réalisateurs parviennent à tout le contraire. Le film est d'abord une réussite du fait de l'émotion qu'il dégage. On passe tout autant du rire aux larmes. "Le rire de ma mère" traite pourtant d'un sujet absolument dramatique, celui du cancer du cerveau d'une femme d'un âge très raisonnable. On aurait pu tomber dans une sinistrose terrible, ou dans un mauvais téléfilm. Certes, on n'échappe pas à quelques ficelles de la mise en scène un peu stéréotypées. Mais le résultat est très honnête. C'est un film pour les grands et les petits, qui se démarquent avec sa très jolie pudeur. Car "Le rire de ma mère" est tout sauf prétentieux. Les réalisateurs préfèrent la couleur des sentiments aux effets grandiloquents de cinéma. Pour autant, le film demeure parfaitement documenté. On reconnaît la fameuse anosognosie qui atteint les personnes malades du cerveau, les troubles du comportement si particuliers, les difficultés cognitives, que l'actrice principale interprète d'ailleurs avec respect et précaution. En ce sens, "Le rire de ma mère" ne verse jamais dans le voyeurisme médical. Les auteurs évitent avec justesse d'ailleurs les scènes de soin, ou les déambulations hospitalières. C'est d'abord un film sur la maladie, regardée du point de vue des familles qui le subissent et pas seulement des patients. C'est là toute la réussite de ce joli film.
Adrien est un jeune garçon très timide qui a subi la séparation de ses parents en alternant d’une maison à l’autre. Heureusement, ces derniers l’aiment très fort et ont réussi à entretenir une relation amicale. Subtilement, on comprend que la mère a un cancer et n’en a plus pour longtemps. Partagé entre sa maladie, ses cigarettes et ses désirs, elle va tout faire pour aimer son fils jusqu’au bout. Le rire de ma mère traite d’un sujet bouleversant, mais est traité avec le plus d’optimisme possible. Ainsi au travers de nombreuses séquences cocasses, les parents vont amener le sujet de la mort à un fils déjà perturbé émotionnellement. Suzanne Clément tient son rôle à cœur et joue la mère avec un dynamisme étonnant. Pascal Demolon, souvent cantonné à des seconds rôles, s’avère être sincèrement convaincant dans le rôle du père. Enfin, le jeune Igor Van Dessel, qui n’en est déjà pas à son premier rôle au cinéma, délivre une prestation sensible et délicate. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Adrian ( Igor Van Dessel), enfant très réservé se partage entre ses parents divorcés. Alors que sa mère ( Suzanne Clément) joue la carte de la joie et voit sa maladie s'aggraver assez vite, son père a refait sa vie avec une jeune femme peintre. Adrien tombe amoureux d'une camarade de classe et va devoir se remplir de courage.
"le rire de ma mère " est un beau melo sur la maladie et ses dommages collatéraux sur un enfant. En effet même si j'ai relevé des longueurs et lourdeurs , j'ai aime cette histoire qui oscille entre tendresse et émotion avec une Suzanne clément juste et Igor van dessel révélation du film.
Quel drame touchant que cette histoire d'une mère atteinte d'un mal incurable promise à la mort. Son déni, ses émotions, sa déchéance, tout comme le parcours de son entourage : tout sonne juste et est magnifiquement joué.
Un seul mot : déception ! Je me suis mis devant ce film avec mon conjoint pour le thème de la maladie car c'est un sujet qui nous tient à coeur et nous espérions vraiment adhérer à l'histoire mais comme nous le craignions un petit peu, cela n'a pas pris ! La faute à des personnages pas très attachants (la mère est une tête à claques et nous avons été déçus car c'est un peu la base du film et elle ne nous a pas émus une seconde), à des dialogues creux et froids et franchement cela a été la désillusion ! Un thème fort complètement gâché !
Habituellement je préfère aller au cinéma seul mais pour ce film j’ai voulu partager ce moment avec ma mère. Cela s’y portait idéalement car nous avons été voir LE RIRE DE MA MÈRE. C’est une coréalisation de Colombe Savignac & Pascal Ralite. Ce dernier signe sa première réalisation mais il était Directeur de production dans de très beau films comme Demain Tout Commence ou Tout pour être heureux. Dans LE RIRE DE MA MÈRE on va suivre l’histoire du petit Adrien (Igor Van Dessel), un garçon extrêmement timide qui à la suite du divorce de ses parents est devenu très proche de sa mère malade. Cette dernière sera jouée par Suzanne Clément qui m’avait déjà fait une très bonne impression dans Numéro Une et qui ici est encore plus impressionnante dans le rôle de cette mère excentrique. Pour l’accompagner dans le rôle de son ex-mari, qui de mieux que Pascal Demolon, cet acteur à la l’attitude si singulière, qui m’avait conquis dans des comédies comme Baby Phone ou Radiostars, me prend ici à contrepied avec une superbe interprétation très sérieuse. Elles sont d’ailleurs là clef de ce drame extrêmement dur. Le fait d’avoir développé le film du point de vue d’Adrien, nous met à sa place en se disant : « et si j’avais vécu ça étant petit ». L’émotion est-elle qu’en m’imaginant son désarroi j’avais véritablement de la peine. Les plans serrer à répétition sur les différents acteurs accentue cette immersion au cœur de ce tourbillon d’émotion. J’ai été très content d’aller voir ce film avec ma mère et il m’a fait rappeler une fois de plus que rien n’est plus beau que le rire de nos mères.
Une chronique familiale touchante mais un peu lente à l’image de la mort qui s’annonce comme inéluctable. Les sentiments sont à fleur de peau : la mère, un peu tête à claques, prend conscience de la maladie qui va l’emporter, le jeune adolescent, déchiré par la séparation de ses parents semble pris dans ses turpitudes, l’ex-mari accompagne son ancienne femme dans sa fin de vie. Mais certains passages se déroulent de manière décousue et on peine à s’immerger dans ce drame intimiste car les dialogues n’apportent pas ce surplus d’émotion que l’on pourrait espérer. L’histoire raconte en elle-même la vie, dans toute sa dimension, conflictuelle, affective, fragile qui oscille entre tendresse et regret. Bref, rien de vraiment passionnant dans ce film plutôt grave malgré une bonne interprétation et une fin qui apporte l’espérance.
Lorsque l'on entre de la salle de cinéma pour voir ce film, on ne sait pas vraiment dans quoi on s'embarque. Il s'agit en somme d'une histoire mélancolique, mais très classique de la vie quotidienne... Et pourtant, les acteurs la portent magnifiquement bien et la réalisation fait naître un long-métrage poétique et onirique, sans tomber dans l'excès. Ici, tout est fait dans la subtilité. Assis normalement dans une salle de cinéma, on ressort de là touché et ému par un quotidien qui nous parle, car les acteurs de ce film, êtres humains, semblent presque nous parler. Une bouffée de bien-être !