Kaamelott – Premier Volet
Note moyenne
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Chris58640
Chris58640

259 abonnés 830 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 juillet 2021
Noir dans la salle, trois sonneries de cor, et ça y est, on y est ! Long de deux heures qui passent à la vitesse de l’éclair, les premières images de « Kaamelott – Premier Volet » donnent le ton : La TV, les décors minimalistes, les costumes faits de bric et de brocs, les scènes à trois figurants, les batailles hors-champs, c’est terminé. Astier s’est donné les moyens de ses ambitions. Le cinéma lui autorise tout et pour commencer des vrais décors. Le film nous embarque en Mauritanie, en Orient, dans les forêts gauloises, il nous permet de voir, enfin, à quoi ressemble vraiment Kaamelott (Elle a des faux airs de Winterfell !). Les scènes de duels sont des vraies scènes chorégraphiées (et un vrai hommage à Star Wars), les scènes de batailles sont des vraies scènes de bataille avec des armes de jets en action. Le cinéma lui permet des plans larges, des contre-plongées, des effets spéciaux plus pointus et surtout une photographie léchée, une utilisation intelligente de la caméra et de la lumière. Astier est, avant tout autre chose, un réalisateur de talent et qui ne manque pas d’ambition. Autre domaine dans lequel le film suspend : les costumes. Si les costumes saxons sont de tendance punk, ceux des sbires de Lancelot sont gothiques, avec une préférence pour celui de ce dernier, trop grand pour lui dans tous les sens du terme. Mais là où je craque, c’est quand on touche du doigt la culture burgonde, tenues disco, chamarrées, et pailletées, agrémentées de maquillages tendance Picaros de Tintin, le tout est tellement anachronique qu’on à l’impression d’un délire sous LSD ! Si Astier est responsable du montage hyper dynamique du film, il est aussi aux manettes d’une bande originale hyper soignée qui accompagne les images sans jamais les parasiter, et qui peut, je le pense, exister par elle-même, comme une symphonie à écouter chez soi. Musique élaborée, parfois exotique, elle mérite sans aucun doute qu’on lui accorde la mention « Très bien ». Techniquement, « Kaamelott » - Premier Volet » coche toutes cases qu’on attendait, qu’on n’osait espérer, la transposition sur le grand écran apportant le souffle épique que la série, de part son format, avait du mal à transcrire. Quitte à faire grincer des dents, on est dans du vrai bon cinéma. Le casting du film est assez dingue. En plus des personnages habituels (presque) tous là, j’y reviendrais, il y a aussi le retour des guests qui ont fait le bonheur de la série : Antoine de Caunes, François Morel, Alain Chabat et Géraldine Nakache (mes favoris !), Christian Clavier ou encore Pascal Vincent. On peut regretter l’absence de certains, comme celle d’Elie Seimoun ou Claire Nadeau mais c’est compensé, excusez du peu, par Sting (parfait), Guillaume Galienne (contre emploi, excellent), Clovis Cornillac (très bien dans un rôle un poil trop court) et toute une palanquée de jeunes comédiens lyonnais inconnus, qui font dans cette grande superproduction leur premier pas sur grand écran et pour certains, c’est très prometteur ! On retrouve Audrey Fleurot et Alban Lenoir (quel bonheur de le revoir!) et on se prend à trouver trop courtes l’apparition d’untel ou untel qu’on adorait dans la série, les deux « Bon Dieu d’pécores » notamment. C’est là une petite frustration presque obligée, on aurait tellement adoré voir davantage Léodagan de Carmélide et Dame Séli se houspiller, Gauvain avec son langage châtié, ou encore Merlin, mais dans cas le film aurait duré 4 heures au lieu de 2 ! Les personnages de Kaamelott ont toujours été très écrits, évolutifs, pleins de contradiction. spoiler: Du coup, on est à la fois surpris et pas surpris de constater que le Père Blaise à trahi Arthur et que Elias de Kelliwic’h ne l’a pas fait, on aurait franchement parié sur l’inverse.
Vraie déception là pour le coup, spoiler: l’absence conjuguée d‘Ygerne de Tintagelle, sûrement retenue à la Fête de l’Hiver, et d’Yvain Chevalier au Lion, sans explication ni même allusions alors que leur place dans l’intrigue paraissait évidente.
Mais je m’aperçois que je n’ai pas parlé d’Arthur, sans doute le personnage le plus complexe de tous. Alexandre Astier reprend le rôle comme il l’a laissé, il se glisse comme dans une seconde peau dans le costume d’un personnage tiraillé entre ses faiblesses (la dépression, le découragement, un certain égoïsme) et ses idéaux, aux sentiments parfois confus mais toujours bouleversant de sincérité, jusque dans ces erreurs. spoiler: La scène où il caresse la table ronde très artisanale de Bohort est une de mes préférées, c’est un geste tout simple mais c’est le point de bascule qu’on attendait, presque plus fondamental que la scène avec Excalibur dans le rocher.
Le scénario reprend l’intrigue 10 ans après la fin de la série (10 ans dans la réalité, 10 ans dans la fiction) et sur ce point, moins je spolierais, mieux ce sera. Il y a la Résistance d’un coté, la Collaboration de l’autre, et un héros qui comprend enfin qu’on n’échappe pas à son Destin, jamais… Le scénario conserve l’humour potache (mais plus fin qu’on ne l’imagine) de la série, ses dialogues inimitables, ses gimmicks (les jeux du pays de Galles, quel kif!), il s’est un peu éloigné de la noirceur de la dernière saison au profit d’un romantisme (totalement) inattendu et d’une émotion assez inédite. Plusieurs scènes sont fort touchantes, quoique fugaces spoiler: comme les retrouvailles Arthur/Perceval ou Arthur /Guenièvre, mais elles sont immédiatement désamorcées par de l’humour (le gag de la porte, tout simple mais tellement efficace). Il y a, de manière récurrente dans l’intrigue, un flash back sur l’époque où Arthur était encore Arthurus, 14 ans, aspirant soldat dans la légion romaine en Afrique. On se demande pendant un bon moment quel est le but poursuivi par cette réminiscence. N’ayez crainte, elle est là pour une bonne raison. Si dans la saison 6 on comprenait enfin pourquoi Arthur ne consommait pas son mariage, on comprend ici pourquoi il exècre tant les mises à mort (ce qui pour un homme de son temps et de son statut, est très inhabituel) au point de ne jamais pouvoir s’y résoudre, même lorsqu’il le faudrait vraiment.
Je ne sais pas si un néophyte pourrait vraiment tout comprendre du scénario, il passerait certainement à côté de beaucoup de subtilités et de détails. C’est peut-être une des limites de « Kaamelott- Premier Volet », avec le titre, qui n’est pas très inventif, contrairement à tout le reste. Je me doute que cette critique pleine de louanges manque un peu d’objectivité aux yeux de certains, mais je peux leur assurer que j’ai vraiment fait de mon mieux pour me détacher de mon statut de « fan de Kaamelott », même si à l’impossible nul n’est tenu !
aguirre72 ..
aguirre72 ..

2 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 27 juillet 2021
Ce film m'a consterné du début à la fin.
Le montage est poussif et les scènes se succèdent laborieusement.
Les acteurs réputés (Chabat, Clavier, Gallienne) sont desservis par des dialogues qui tombent à plat la plupart du temps.
Les flash back du personnage d'Astier font penser à un mauvais remake de gladiator.
Une seule empathie à la fin : quand le roi veut se suicider, nous sommes prêts à l'encourager.
Long, pénible, triste plutôt que drôle, un ratage complet. Dommage.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 11 août 2021
PERPLEXITÉ TOTALE 樂

⚠️ SPOILERS ⚠️

Ayant visionné moultes fois les différents livres de la série, je me retrouve dans l'incompréhension vis à vis de ce film qui n'apporte rien à la narration et détruit même ce qu'elle avait construit. Si ce n'est, éventuellement, faire évoluer la relation entre Guenièvre et Arthur et même là, de façon expéditive et mal amenée et sans expliquer le renoncement d'Arthur à Aconia.

Pour commencer le film n'est pas fidèle aux dernières scènes du livre 6. Arthur dépressif, retournant à Rome pour y retrouver sa résolution (maniement de l'épée, récupération de la robe d'Aconia sur le toit sur fond de flash-back de lui enfant retirant l'épée avec Merlin, «bientôt Arthur sera de nouveau un héros»), tandis que les chevaliers sont poursuivis par des sbires de Lancelot pour être exécutés.

On retrouve Arthur dix ans plus tard, esclave en Afrique à tanner des chèvres, toujours aussi dépressif et ne souhaitant toujours pas embrasser sa destinée et redevenir Roi de Bretagne. Ça ne colle pas. Son arc narratif n'a pas de sens. Soit il refuse de redevenir roi, dans ce cas il devrait faire demi tour lorsque le duc d'Aquitaine disparaît, par ailleurs sans explications (Balec) – au passage un Duc sans escorte, qui voyage de nuit, aux frontières de ses terres sous occupation, c'est moyennement crédible – soit il a déjà pris la résolution de revenir, d'où éventuellement le fait qu'il veuille porter les habits de son père qui se retrouvent par hasard accrochés en Aquitaine (admettons). Mais il ne peut pas récupérer Excalibur contre son gré, mais tout de même être ému par la dévotion d'un Bohort assis à une table ronde bricolée, pour finir par laisser échapper Lancelot et se laisser mourir sur une table dans l'effondrement de Kaamelott. Ça n'a pas de sens. Le traitement d'Arthur n'est pas fidèle à la série. Arthur est quelqu'un de résolu. Et s'il perd espoir, il se suicide. On n'est pas dans un entre deux torturé et une valse hésitation.

Pire, les révélations apportées sont incohérentes. Aconia aux oubliettes, on nous présente les flashbacks d'une idylle adolescente, elle aussi extrêmement mal amenée. Qui est Furadja ? Que fait-elle dans la caserne ? Pourquoi martyrise-t-elle Shedda ? Balec. Pour nous expliquer ensuite maladroitement qu'Arthur épargnera une fois de plus Lancelot car il ne veut plus tuer ( et là à moins qu'un autre protagoniste se sorte les doigts du c**, comme dirait Arthur, ça risque d'être très long cette histoire), ce qui est en incohérence totale avec un Arthur et un Léodagan qui trépignaient d'impatience dans la série à l'idée de se farcir, qui des Romains, qui des Barbares.
Il aurait donc le pacifisme a géométrie variable spontanée.

Pour ce qui est des autres personnages, je veux bien que l'on fasse dans le fan service, mais le film ne fait pas DU TOUT honneur aux personnages principaux, quand il n'en fait pas tout bonnement disparaître certains sans plus d'explications, et en ajoute d'autres totalement inutiles.

Venec, dont l'évolution était l'un des apports les plus touchants des deux derniers livres, qui s'est révélé être l'un des personnages les plus loyaux envers Arthur, qui lui a sauvé la mise en le faisant fuir de Kaamelott, qui l'a retrouvé ensuite à Rome, apprend-on, pour lui sauver une nouvelle fois la vie, n'a le droit qu'à UNE scène et trois lignes de dialogues. Je veux bien qu'il ait pu être forcé de s'exiler en Mer Rouge pour fuir Lancelot et qu'il aura peut être un rôle plus important dans les autres volets, mais pour une continuité avec la saison 6, c'est ... (très) léger. On ne sait pas ce qu'il a vécu pendant ces 10 ans, on ne sait pas ce qu'il fait là. Mais Balec.

Guillaume Gallienne et Clovis Cornillac, par ailleurs très bons (ce que l'on ne peut pas dire de tous les acteurs, loin s'en faut...), ne sont que des protagonistes accessoires dans un scénario improbable. Si leur aventure s'arrête là, ça fait du gros bonnet pour un rôle de figuration ! Quarto est-il mort ? Mystère. Que devient Alzagar une fois payé ? Mystère.

Ensuite, que diable font Bohort, Lionel et Gauvain au milieu de la forêt ? Sous la neige. À Gaune ?! Outre que Bohort déteste la neige, qu'est-ce que fait Gauvain à Gaune ? Où est Yvain ? Où est Demetra ? Pourquoi ne sont-ils pas en contact avec le reste de Kaamelott ? Pourquoi se font ils capturés si facilement, alors qu'à la fin de la saison 6 ils bastonnaient des gardes ?
Rien n'est expliqué, n'y même abordé. Balec.

Perceval et Caradoc, comme tous les autres d'ailleurs – à l'exception peut être, et encore une fois mal amenée, de Léodagan – ne semblent pas être marqués le moins du monde par ces 10 années vécues dans la clandestinité et la persécution. Persécution d'ailleurs dont on saisi mal en quoi elle consiste. Seule une allusion fugace à la mort de paysans pour justifier leur absence, à des taxes harrassantes et à des enfants pendus est censée nous brosser le tableau terrible de la menace que représente Lancelot ?

Je m'attendais à retrouver des protagonistes balafrés, estropiés, visiblement changés par ces années de résistance, d'où l'impatience de découvrir le traitement d'une éllipse scénaristique de dix ans. Et là, rien. Tout au plus un traitement hâtif et superficiel du bêchage de carotte par un Léodagan démilitarisé au côté d'un... Calogrenant ?! Que fait le Roi de Calédonie en Carmélide ? A-t-il été détrôné par Lancelot ? Que fait son peuple en son absence ? Dans un scénario crédible ils devraient être soit morts, soit barricadés derrière ce qu'il leur reste d'armée après 10 ans de poursuite et de résistance. Et s'ils sont si démunis que ça, comment ont-ils fait pour construire un nouveau château ?? Et que fait l'Irlande ? L'acteur qui incarnait Ketchatar est certes mort, mais personne ne se soucie de savoir ce que devient l'Irlande !

On retrouve également les semis croustillants intacts et dans le même enfermement narratif que je déplorais déjà durant la saison 5, à savoir dans l'abandon de toute profondeur. La relation si touchante qu'avait Arthur avec Perceval est oubliée. L'ambivalence de Perceval, capable de traits de génies comme des plus grosses gaffes, les deux à son insu, ce qui faisait le sel de la série, a été lissée en un stéréotype répétitif qui en devient lourdingue et que l'on imagine mal en dénouement de la quête du Graal.

Le Tavernier se voit lui aussi attribuer un rôle de figuration. On ne l'entend tout au plus qu'une fois, pour ne le revoir qu'à la fin et fugacement.

L'arc narratif de Merlin est lui aussi une déception. Il avait déjà souffert lors du passage au format 50 minutes, là il est tout simplement inexistant. Les retrouvailles, enfin l'absence totale de retrouvailles plutôt, entre Arthur et Merlin m'a laissée bouche bée. On parle de deux protagonistes se connaissant depuis des décennies. Merlin a élevé Arthur, c'est lui qui est allé le chercher à Rome, il l'a soutenu dans l'unification de Kaamelott et la recherche des chevaliers, l'a aidé et soigné durant moultes batailles et moultes quêtes et son effacement progressif au profit d'Elias dans le livre V est une composante centrale de la descente aux enfers d'Arthur et du royaume. Mais là, rien. Merlin retrouve son protégé inconscient, apparemment agonisant, dont la convalescence est d'ailleurs aussi rapide qu'inexpliquée. Merlin l'a-t-il soigné ? Où est-ce une de ces guérisons éclairs dont Hollywood a le secret ? Balec. Les deux n'échangeront pas un mot, ni un regard et on continue la narration comme s'ils s'étaient quittés hier. De retrouvailles, il n'y aura pas non plus entre Guenièvre et ses parents, entre Arthur, Léodagan et Dame Séli. Arthur ne s'enquérira même pas de savoir si sa mère et sa tante sont toujours vivantes ou assassinées par Lancelot. Tout ça passe à la trappe.

À contrario, on a droit à des scènes dont l'utilité scénaristique pose question. L'apparition de Mevanwi dans les geôles du château est aussi incompréhensible, qu'inutile, sauf à reproduire la copie carbone des blagues centrées sur l'animosité de Perceval envers elle. On l'avait quittée avide de pouvoir et de vengeance, prête à toutes les trahisons et à manier la magie noire pour les obtenir, on la retrouve Reine, certes, mais comment ? Pourquoi ? Si Lancelot est si obsédé par Guenièvre pourquoi ne pas en faire sa reine et l'enfermer à Kaamelott ?

Reine dont les préoccupations principales sont d'obtenir un héritier de Lancelot afin de faire «bonne figure» aux yeux du peuple. Comment dire ? De ce que l'on veut nous faire comprendre, et ce dont il était déjà question dans la série, le peuple en avait déjà «plus ou moins rien à péter» des histoires du château, mais que la lignée légitime d'un dictateur sanguinaire qui a usurpé le pouvoir soit maintenue, encore moins ! Ça n'a pas de sens. Deuxième préoccupation : le goûter de ses filles. Mais qu'est-ce que comment que quoi ?! Si c'est pour faire dans l'absurde c'est gagné, si c'est pour conserver les failles de Mevanwi dans la série, c'est grossier. De plus, Mevanwi était amoureuse d'Arthur, et même si de l'eau a coulé sous les points, le voir agoniser doit soit l'atteindre, soit évoquer son évolution en une morue encore plus infâme et impitoyable. Et dans ce cas, on se demande pourquoi se contenter d'un Lancelot apathique et manifestement incapable, lorsqu'elle pourrait l'éclipser et prendre les choses en main comme c'était son intention dans le livre V.

Les filles de Caradoc sont un ajout de personnages superficiels et d'intrigues manifestement superflues qui ne font qu'embrouiller le récit. Pourquoi nous amener l'idylle de Mehben (ou Meghan je ne sais plus) avec le fils de Roparzh ? Ça n'apporte rien à l'intrigue. Si c'est pour nous présenter des protagonistes en prévision du deuxième volet, c'est très mal amené. D'ailleurs, le Roi Loth a un deuxième fils, première nouvelle, qui a des dons de magie contrairement à Gauvain, admettons, qui résiste à Lancelot dans le Royaume de Kaamelott contrairement à Gauvain qui lui est à Gaune, admettons, au côté du fils d'un paysan ?! Ça fait beaucoup à avaler.

La pseudo idylle entre Kolaig et Guenièvre est ridicule. Admettons que Lancelot ait enfermé Guenièvre pour... on ne sait quelle raison, durant dix ans dans une tour. Outre l'extraordinaire résilience psychologique de Guenièvre qui en ressort pas le moins du monde affectée par sa réclusion, ce qui aurait quand même pu faire une évolution assez intéressante pour le personnage qui semble faire un retour en arrière quand le livre V l'avait fait évoluer, Caradoc avait des acquointances avec tout ce qui touchait de près ou de loin à de la nourriture à Kaamelott et aurait pu être informé par le pâtissier de la localisation de Guenièvre. Au lieu de cela on nous présente un personnage, centre d'une pseudo idylle vite transformée en quête avortée, pour dénouer maladroitement une intrigue qui ne sert finalement que de prétexte pour introduire la suite, à savoir le retour du spectre du roi Ban, au détour d'une allusion survolée. Par ailleurs, le désintérêt affiché d'Arthur vis-à-vis de la liaison entre Guenièvre et Kolaig du début, colle mal avec le roulage de galoche quelques heures plus tard. L'évolution des sentiments d'Arthur vis-à-vis de Guenièvre est inexistante.

Autres personnages nouveaux et superflus, Franagan, la soeur de Léodagan, dont on avait fait allusion une fois dans la série, mais dont l'intérêt ici est plus que discutable. Dame Séli, qui fait elle aussi de la figuration au côté d'Elias, et dont l'absence d'évolution ne colle pas du tout avec le personnage, aurait pu être à l'origine de l'hydromancie puisqu'elle s'intéressait déjà aux prophéties.. Hydromancie dont on ne comprend d'ailleurs pas si tout le monde se carre ou si c'est la raison de l'engouement soudain de Léodagan pour les trébuchets des Burgondes. On voit mal la fourbe et avide de manigances Dame Séli, se résigner dans son château en Carmélide pendant dix ans. Elle a tenu tête aux Romains, orchestré l'enlèvement de sa fille, versé de la potion dans le verre d'Arthur et, au côté de l'enchanteur le plus puissant de l'île de Bretagne, attendrait passivement après Léodagan pour s'en sortir ?

Élias, tout aussi fourbe et opportuniste qu'elle, aurait plus sa place au côté de Lancelot, si ce n'est par pur intérêt, au moins pour organiser la résistance de l'intérieur, en bi-contre-espions. Et à quel moment l'enchanteur le plus puissant du royaume de Logres ne peu pas retrouver Guenièvre et organiser la résistance ?

Maclou, mais qui est Maclou ? Pourquoi ce dialogue entre lui et Arthur qui déclenche son épiphanie sur la musique, la guerre et les Burgondes ? Assez grossière elle aussi. Un autre personnage n'aurait pas pu faire l'affaire ? Et où est le roi Burgonde qui disparaît mystérieusement dans cette scène ? Le frère de Perceval et le Robobrole étaient-ils indispensables à l'intrigue ? Le livre 6 avait pourtant dépeint un Perceval enfant unique vivant au côté de sa grand-mère, de ses parents, et de leurs chèvres. Que font tous ces glandus autour d'Excalibur ? Pourquoi la Dame du Lac se voit octroyé trois répliques et disparaît ensuite ?

Les scènes se déroulant à Kaamelott posent, elles aussi, plus de questions qu'elles n'y répondent.
Pourquoi le Roi Loth se trouve à Kaamelott ? Est-il là en émissaire de la soeur d'Arthur, dont on entendra d'ailleurs pas parler ? Pourquoi le Père Blaise, qui fait lui aussi office de plante verte, est avec Lancelot ?!!! Les dernières scènes du livre 6 le montraient avec Merlin. Si comme tente de nous le camper le film Lancelot se révèle si indécis et apathique, pourquoi le Roi Loth n'a-t-il pas tenté de le doubler, comme c'est à son habitude ? Personne ne semble plus le respecter au château et les affaires du Royaume semblent au plus bas, ce qui est assez contradictoire avec la menace que l'on tente de dépeindre. Ce n'est pas cohérent et on ne croit pas aux enjeux.

Que font les Saxons, qui semblent ne servir que de prétexte au morcellement du Royaume et à la colère des dieux, quand Kaamelott est assiégé ? Où sont les hommes de Lancelot ? Si c'est qu'il a pris le risque d'affecter tous ces hommes à la recherche (très efficace manifestement) d'Arthur et des Chevaliers, au point d'en rester démuni face à une attaque ennemi, pourquoi ne pas réagir à la capture d'Arthur ? Pourquoi laisser les Burgondes s'en aller en Carmélide au risque de les voir s'allier à Léodagan ? Ça n'a pas de sens !

Les dialogues et les réparties, qui faisaient l'essence de la série, sont souvent poussifs et réchauffés, à l'image de l'inclusion aux forceps de Guethenoc, Roparz et Belt.
Plus que de dialogues, le film laisse l'impression d'une série d'autocitations dont le but premier était de satisfaire les fans, sans faire de lien entre les personnages. Les échanges qui semblent les plus travaillés sont en début de film avec le Duc d'Aquitaine, et même là il en manque beaucoup. Les décors et les costumes sont trop extravagants pour, d'une part rendre justice à la série qui pour le coup s'en sortait beaucoup mieux avec beaucoup moins de budget, et d'autre part coller à la noirceur revendiquée de l'opus. Pour le coup, le grandiose de la musique dénote un peu avec des costumes et des décors qui emprunteraient plus au burlesque. La musique, dont les emprunts à Star Wars bien qu'assumés sont plus que flagrants, reste néanmoins l'atout majeur du film. Mention spéciale à des CGI plutôt pauvres d'un Kaamelott dont l'architecture est improbable pour le lieu et l'époque et jure avec ce dont on se souvenait de la série.

Enfin bien qu'alléchée par les annonces d'Alexa 65 à 500 000€, les deux dernières saisons n'avaient, selon moi, rien à envier aux plans larges et au peu de travellings du film et la mise en scène reste assez timorée voire assez mal venue, les scènes de batailles étant beaucoup plus réussies dans la suggestion des premiers livres ou dans une rencontre fortuite en plan serré d'un Léodagan et d'un Arthur avec un Guéthenoc, venu se réfugier dans une cabane à outils .

On sent bien qu'Astier a voulu TOUT faire et ne décevoir personne. Allier humour des premiers volets, noirceurs des derniers, inclure tous les personnes emblématiques, tout en en présentant de nouveaux. Sauf que je n'y ai retrouvé ni la noirceur des derniers livres, ni l'humour cynique et les réparties inspirées des premiers. Je n'ai pas retrouvé les personnages que j'aimais, ni pu découvrir proprement les nouveaux. L'ambivalence des relations entre des personnages nuancés qui adoraient se détester n'a pas le temps de se développer et les dialogues sont déjà vus et entendus.

On rétorquera peut-être «mise en place de la trilogie», seulement trop d'incohérences et d'appauvrissements ne sauraient constituer un tremplin enthousiasmant pour la suite.

J'en retiendrais presque une impression que l'indétermination d'Arthur, renouvelée ad nauseam, est à l'image de celle d'Astier à faire ce film. Peut-être la déception de ne pas pouvoir développer de livre 7 l'a-t-elle coupé dans son élan ?

Mais surtout : qu'est devenu le maître d'armes ?!!!
David S.
David S.

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 27 juillet 2021
Absolument Nul ! Aucun intérêt. Pas drôle. trop long. Des scènes sans queue ni tête
Boooring ! Un casting qui aurait pu donner quelque chose de potable mais non
reguite69
reguite69

3 abonnés 6 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 24 juillet 2021
sincèrement c'est une daube, il y a 3 trucs marrant le reste nul, pas de rythme c'est sombre comme la dernière saison. Franchement les séries au top sauf la dernière et le film une vrai daube 2 h de temps perdu pour 2 mn de rire
Mr cinetok
Mr cinetok

341 abonnés 399 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 juillet 2021
Ce film est fait pour le fan club de la série...ce que je n'ai jamais été (cette humour titi parisien chez Arthur va en gaver plus d'un sur le format 2 heures interminables) seul quelques irréductibles comprenait l'humour dans la salle, moi comme d'autres restions en attente du stigmate d'un rire, mais peine perdu juste quelques sourires provoqués par des séquences présentent comme par hasard dans la bande annonce. La réalisation est correct mais n'a pas suffit pour ôter ce besoin de me lever de mon siège tout le long du film. Visiblement tout le Fan club Geek est là pour donner les 5 étoiles. Méfiance donc pour tout ceux qui connaitraient mal la série, surtout les plus jeunes.
Tarek R.
Tarek R.

32 abonnés 200 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 7 août 2021
Le film qu’il ne fallait absolument pas faire.
À aucun moment je n’ai retrouvé les répliques de la série.
Triste et long long long
On aurait dit que tous les acteurs faisaient de la figuration.
Ce film rappelle les derniers épisodes de la série : lugubre
Tiber
Tiber

1 critique Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 juillet 2021
Dommage pour les fans de la série (dont je fais partie) mais il faut se rendre à l’évidence: le film est globalement raté. Le scénario est très mal ficelé, certaines scènes inutiles, la répétition des flash backs n’apporte pas grand chose, le jeu des acteurs est didactique et assez catastrophique, la magie n’opère pas. Ca sent le film bâclé, brouillon alors qu’on s’attendait à une merveille peaufinée dans les moindres détails. La preuve est faite, il est difficile de transposer le format série courte à un long métrage (beaucoup trop long vu la qualité du contenu). Le casting impressionnant ne relève malheureusement pas le niveau, on rit peu, bref il ne reste pas grand chose pour sauver le soldat Astier. Les fans inconditionnels crieront sans doute au génie et se persuaderont d’avoir vu un chef d’œuvre mais au fond d’eux ils en ont gros à ne pas en douter… Si le second volet est similaire au premier, autant en rester là.
2985

316 abonnés 1 257 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 juillet 2021
Globalement réussi toutefois il faut reconnaître que le film est boursouflé et ne sait pas toujours sur quel pied danser. La première demi-heure ne sert qu'à introduire tout les personnages de façon parfois maladroite surtout celle de Karadoc et Perceval avec un humour tout de même bien poussif par moment. Les rares scènes de combats font très cheap cette façon dont les saxons surgissent est assez risible. Les décors sont réussis et les costumes également bien que certains soient ridicules comme celui de Lancelot ou certains des Burgondes, d'ailleurs en parlant de ceux-ci, le gags les concernant en leurs manières d'attaquer est interminable , tout comme le jeux du pays de Galles, si énoncer des règles stupides auxquels on ne comprend rien est marrant les voire ensuite en action pendant une plombe ne sert pas à grand-chose et dessert la blague. Le film se perd donc par moment entre sa volonté de faire très sérieux mais pas toujours bien amenée comme les reçurent flashbacks sur Arthur et son coté comédie. Reste le plaisir de revoir tout les personnages dans un film tout de même au-dessus des standards de film français mais bien loin d'être parfait.
Aoris
Aoris

27 abonnés 118 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 novembre 2021
Fans de la série, si vous espériez retrouver l'écriture, l'humour et l'ambiance générale des premières saisons, vous risquez d'être déçus.
"Kaamelott Premier volet", c'est en fait le livre 7, tel qu'il aurait pu être diffusé sur M6 dans la foulée du livre 6 mais qui sort avec 12 ans de retard et au cinéma.

On retrouve tout ce que j'ai personnellement détesté dans le livre 6 et le final de la série, c'est à dire quasiment pas drôle (j'ai du souffler du nez deux fois durant tout le film et c'était parce que c'était des références à des répliques de la série, parce que oui, 90% de l'humour du film se résume à des répliques connues de la série qui sont répétées ici), très pompeux et beaucoup trop de tentatives de transformer une série à sketch humoristiques en une sorte de Game of Thrones du pauvre (on sent qu'Astier a le complexe du clown et qu'il a besoin, depuis le livre 5, de montrer qu'il sait faire autre chose qu'être drôle).

Il n'y a pas vraiment d'histoire, c'est juste 2h où Arthur croise la route des anciens personnages sur le chemin pour attaquer Kaamelott et détrôner Lancelot (complètement transparent alors qu'il est censé être le super vilain du film).
On sent bien que le scénario a été écris uniquement comme prétexte à justifier l'apparition du maximum d'acteurs de la série, même ceux qui ont joué dans 2 ou 3 des 458 épisodes, peu importe que leur présence ne soit d'aucune nécessité et qu'on n'en voit certains à peine 1 minute à l'image.
Entre ça et le fait que les acteurs ont forcément tous pris un méchant coup de vieux, certains étant à peine reconnaissables, ça devient un jeu entre amis d'essayer de retrouver qui est qui ("mais si, tu sais, c'est la boniche qui remplace celle de la reine pendant qu'elle s'est enfuie avec Lancelot").

En prenant le film pour ce qu'il est et en faisant abstraction de la série, c'est pas vraiment mieux. Les costumes sont tous plus ridicules les uns que les autres (comment est-ce qu'ils peuvent être moins crédibles que ceux d'une série humoristique à petit budget?), les dialogues sont très mauvais (du fait du décalage entre le ton à la Audiard conservé de la série et la tentative de raconter une histoire sérieuse) et je suis désolé pour Astier mais autant sa réalisation passait dans le contexte d'une série TV qui diffusait 5 minutes de sketch après manger, autant il aurait du confier la réalisation à un vrai réalisateur parce que OK c'est cool d'avoir 4 fois son nom au générique (réalisation, scénario, musique, acteur) mais il n'a absolument aucun talent dans ce registre pour le cinéma.
Les plans sont ultra génériques, le montage est mou, etc. Le combat final n'a pas sa place au cinéma en étant aussi pauvrement filmé.

Bref j'avais personnellement relativement peu d'espoir vu le melon qu'a pris Astier, vu l'évolution de la série et les 12 années écoulées depuis la fin de la série et malheureusement, je pense que les 2 films restants seront du même tonneau.
Zeugax Ouvier
Zeugax Ouvier

24 abonnés 186 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 20 octobre 2023
Rien ne marche dans ce film, ni le scénar qui ne respecte pas la matière arthurienne, ni les personnages, ni les dialogues, ni les décors, ni les costumes ...
On ne retrouve pas tu tout l'esprit de Kaamellot, encore moins celui des monthy pyton, pas celui des visiteurs non plus, Audiard est très loin, ... C'est normal il n'y a aucune esprit, c'est vide.
Jakemall
Jakemall

25 abonnés 69 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 avril 2023
Je le dis tout de suite, je suis un nouveau dans cet univers, je me suis mis à la série il n'y a que quelques mois. Ne l'ayant pas finie totalement, j'ai tout de même tenu à aller voir l'avant-première du premier volet de la trilogie et je ne suis clairement pas déçu ! Le film est incroyable de bout en bout ! La salle était pleine et les rires fusaient à tout bout de champ. Alexandre Astier a très bien travaillé son sujet et les scènes sont parfaitement dosées. On passe de l'épique à l'émotionnel et à l'humoristique en un clin d'œil et sans fausses notes. Ça faisait drôle d'avoir une salle remplie presque exclusivement de 20-30 ans. En tout cas j'encourage vivement les gens à aller voir ce film qui est vraiment excellent !
Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 août 2021
Il faut bien avouer qu’Alexandre Astier maîtrise ses dialogues. Malheureusement, la qualité de la langue n’est pas au service de grand chose. Si les bons mots provoquent le sourire, "Kaamelott – Premier volet" n’est jamais très drôle ni très épique.
nemo5959
nemo5959

13 abonnés 97 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 septembre 2021
Je suis bon public en général et j'ai trouvé la série tv plutôt plaisante et drôle. Alors oui je sais que Astier a ses fans et j'apprécie plutôt l'artiste. Mais ce film est une catastrophe à tous les niveaux! Scénario boiteux et confu, humour qui tombe à plat, ennuyeux, lent... je suis très étonné de certaines excellentes notes. J'y suis allé avec curiosité j'en ressors très déçu. Rien ne marche dans ce film. Astier veut visiblement tout faire tout seul, musique, scénario, acteur, réalisateur ... il ferait mieux de réunir des talents autour de lui. Sting m'a fait bien de la peine dans cette galère même si lui et les autres acteurs sont plutôt bon mais ils n'arrivent pas à sauver le film. Vraiment très décevant.
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 juillet 2021
Autant poser les choses d’emblée j’adore la série télé dont j’ai vu chaque livres plusieurs fois. Ce n’est donc rien de dire que j’attendais énormément de cette suite sur grand écran. Le grand écran commençons par la, pour moi Astier a eu du mal à se faire à ce nouveau format. Le film manque d’ampleur, est quasiment constamment filmé en plans serrés alors que sa volonté est de raconter l’histoire d’une nouvelle quête de manière épique. Car si ce premier volet est un film à part entière (ou le septième livre de la série comme je l’évoquais) on sent aussi qu’il pose les bases d’une autre histoire et fait par moment plus mise en place plus qu’autre chose. Pour illustrer cela il y a le nombre très (trop?) importants de personnages dont très peu on finalement un arc narratif. Car du point de vue de la narration on sent qu’il a eu de la peine à placer tout ce qu’il voulait en deux heures, les rebondissements et changements m’ont paru abruptes et mal emmené. L’exemple le plus frappant est le fait qu’Arthur part soudain chercher Excalibur alors que toute la première partie du film il s’entête à dire qu’il ne veut pas en entendre parler. Et puis il faut le dire aussi ça n’est pas assez drôle, si évidemment l’humour très sec et absurde des premiers livres aurait du mal à passer dans un long métrage, celui plus désabusé des derniers livres étaient lui tout à fait adapté. Au niveau de l’humour j’ai trouvé qu’il hésitait à y aller franchement comme si cela allait nuire à l’histoire qu’il voulait raconter. Alors oui le film m’a un peu déçu, mais j’ai tout de même passé un bon moment. Les quelques nouveautés m’ont plu comme ce personnage qui veut devenir chevalier mais dont l’abnégation n’est pas la qualité première, les filles de Karadoc aussi apporte un vrai plus à la bande de bras cassés dirigée par leur père, mais aussi les saxons dont on sent qu’il vont prendre de l’importance par la suite. J’ai apprécié le formidable travail sur la musique faite par Astier lui même. Le travail sur les costumes également (même si la tenue très curieuse de Lancelot) est restée un mystère pour moi. J’ai bien aimé les nombreux clins d’œil à la pop culture disséminés ici ou là. Et bien sûr le fait de retrouver tous ces personnages qui m’ont fait passer de si bons moments. Alors oui j’attendais mieux de ce Kaamelott premier volet mais il est suffisamment bon pour que j’attende déjà la suite.
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