5203 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
469 critiques spectateurs
5
63 critiques
4
108 critiques
3
109 critiques
2
72 critiques
1
55 critiques
0
62 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Peter Franckson
79 abonnés
1 343 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 30 juillet 2021
Le film est bien construit avec un scénario inventif, d’une grande actualité et des dialogues qui font mouche : il démarre comme une vision sans complaisance [à travers un couple, Victor (Eric JUDOR) et Jeanne, qui rend visite à l’ancien professeur de yoga de Jeanne] des utopistes antimodernes pétris de bons sentiments et occupant les zones à défendre (ici contre la construction d’un parc aquatique) spoiler: et embraye sur une pandémie (quelle préscience en 2017 !) qui a tué tout le monde (y compris les gendarmes encerclant la Z.A.D.) mais épargnant ses habitants. On retrouve alors l’ambiance de « Sa majesté des mouches » (1963) de Peter Brook avec la lutte pour la survie et l’oubli des grands principes de solidarité. Décapant !
Eric Judor incarne un homme qui vient passer quelques jours avec sa femme et leur fille auprès d'une communauté de contestataires vivant reclus, coupés de la technologie et en opposition avec ce que la société représente. Quelques jours après leur arrivée, ils apprennent qu'une épidémie a décimé la population et qu'ils sont les seuls survivants. J'ai trouvé ce film étonnant car j'ai d'abord eu du mal à le comprendre, au delà de la caricature des hippies. Différent élément sont introduits sans être forcément développés et la fin est très abrupte. Toutefois, une fois intégré son côté très décalé, le récit se montre plutôt amusant et original, avec des personnages extravagants.
Je trouve les gens sévères avec ce film car les dialogues sont savoureux, le récit attrayant et les personnages bien fouillés même les secondaires. En plus de belles images dignes d'un western. Eric est un type épatant à qui il faudrait un "intouchable" pour que le public prenne conscience de son potentiel. Néanmoins il manque un souffle à la réalisation, quand Chabrol, Ozon ou Garcia filment on sait que c'est eux. Il manque cela à Eric Judor, que j'adore, hinhinhin. Allez voir ce film, qu'il puisse en faire un prochain au moins ( avec les mêmes scénaristes, même)
Curieuse petite comédie dans l'univers assez rare des ZAD, Problemos s'avère être un film bien réalisé et très drôle par moments abordant beaucoup de sujets d'actualité importants de façon intelligente et détourné. Plus qu'un simple bordel ambiant, c'est aussi un film sur les risques de la vie en communauté et comment des problèmes d'égo peuvent mettre en péril un équilibre solide se révélant finalement assez fragile.
Sur un scénario de Blanche Gardin (également actrice dans le film) et Noé Debré (proche de Jacques Audiard), Éric Judor réalisait en 2017 cette comédie grinçante sur les néo-hippies et les zadistes, en s’inspirant notamment des mouvements de contestation de Notre-Dame-des-Landes et de Nuit Debout. Souvent hilarant, parfois bordélique dans sa narration, Problemos n’épargne personne, parvenant à se moquer tant des habitants de la colonie et de leurs (nombreux) travers et contradictions que de ceux vivant hors de la communauté, dans le monde « capitaliste » (Éric Judor lui-même). Une belle brochette de comédiens, souvent humoristes – Bun Hay Mean, Marc Fraize,... – qui nous fait passer un excellent moment.
Bien sûr il faut aimer l'humour à la Jidor mais j'ai trouvé ce film vraiment bien. Malgré quelques longueurs par ci par là, on s'amuse à voir cette caricature des zadistes pas si loin de la réalité. Un film à voir.
Déjà un film français où les acteur articulent tous correctement leurs répliques, ça vaut 3 direct. Ensuite si l'humour fonctionne plus de la moitié du temps, et si le message du film est à rebours du politiquement correct et de tous les diktats modernes adolescents sur une vie déracinée de tous ses héritages, alors on a le pompon.
La deuxième chose qui m'a surpris pour un film français, après le fait qu'on comprenne parfaitement ce que disent les acteurs, c'est le rythme du film. Ca va vite. On passe d'une scène à l'autre en un quart de seconde, d'un concept à un autre, d'un gag à un autre. Les répliques d'Eric Judor face aux discours SWJ qui sort de chaque bouche des zadistes sont juste cultes. On sent que c'est ce que lui et Blanche Gardin ont toujours rêvé de répondre à tous ces discours absurdes et déracinés qui veulent réinventer un monde plus pur sur la base d'idéologies complètement déconnectées du réel.
La moquerie des idéologies écolo-féministo-zadistes fonctionne à 100%. Mais ce n'est pas la moquerie qui rend ce film plus fort qu'il n'en a l'air, c'est surtout la reconstruction, pas à pas, du monde exact qu'ils ont tous tenté de fuir et de déconstruire. Ce thème aurait d'ailleurs pu être creusé bien davantage, mais au risque de perdre le côté comédie évidemment. Comment une communauté hippie éprise de peace and love reconstruit sans s'en rendre compte les mêmes haines, les mêmes exclusions, les mêmes inégalités que le monde qu'ils dénoncent. Comment le rêve d'une société idéale où on est tous égaux se confrontent aux inégalités de fait des loosers face aux entrepreneurs, des pacificateurs face aux haters, des tyrans face aux placides.
Ce film mérite un remake américain qui portera plus haut cette analyse, et plus loin les moqueries. Mais c'est déjà une grande réussite.
Dommage qu'il n'ait pas très bien su comment finir son histoire.
La première fois que j’ai vu ce film j’avais été agréablement surpris. Je restais sur une très mauvaise impression de LA TOUR 2 CONTROLE INFERNALE qui était navrant. Alors qu’avec cette nouvelle comédie le résultat est plutôt bien. Le thème est assez original. On joue sur les clichés des militants écologistes et dans l’avancement de l’histoire leur contradictions. C’est drôle et ce n’est pas lourd comme on aurait pu s’y attendre avec Eric. La gamme des protagonistes est assez large avec des acteurs qui savent faire rire comme les ex du Djamel Comédy Club (Blanche Gardin & Bun-Hay Mean) ou encore Youssef Hajdi et Eddy Leduc. On passe 1h25 à observer ce remue-ménage sous fond écologique en voyant l’instinct égoïste de l’être humain reprendre le dessus et c’est vraiment génial.
Problemos met en scène la fin de notre société et comment les joyeux habitants d'une ZAD vont répéter les mêmes schémas qu'ils décriaient une minute auparavant maintenant qu'ils sont libres de s'autogérer. Le film est une satire d'une certaine vision du monde, mignonne et parfois amusante, mais peine à convaincre à cause d'une scénario un peu sage.
Très bon film !!! Avec plusieurs messages profond en background d'une trame soutenue et rythmé. De plus on ris du début à la fin !! Eric Judor signe la son meilleur film! Comédie de l'année 2017 !!
Un film gênant. Ce n'est pas drôle, j'ai à peine décoché deux sourires pendant le film. Ce n'est pas intelligent, sous prétexte de parler de la naissance des inégalités, ça reproduit un discours fataliste "on ne peut pas faire autrement". Ce n'est pas bien joué, mais il faut dire que la plupart des acteurs sont desservis par des rôles ultra-clichés. Mais surtout, c'est quoi ce type de 50 ans qui veut coucher avec une ado de 16 ans et on doit trouver ça normal. Il essaye de la manipuler pour arriver à ses fins et on doit trouver ça drôle ? On est mal à l'aise et on préférerait que ce film ne soit jamais sorti.
Il fallait oser ! Gardin et Judor l'on fait ! Une satire, une fable ? Certes mais elle est distillée avec intelligence, le film à travers cette description zadiste se permet deux niveaux de critique, la première étant la critique du discours, dans laquelle toute phrase ou toute attitude hors des rails amène des réflexions préformatées (et qu'on ne me dise pas que le film exagère, il suffit de lire l'actualité de 2022, on est en plein dedans) La seconde sans doute plus facile est la critique intrinsèque du zadisme, communauté disparate dont les contradictions et les conflits internes contiennent déjà les prémices de son détournement. Et là ce n'est même plus une critique du zadisme mais celle de l'humanité. L'homme est-il naturellement bon ! Ben non ! Mais il faut faire avec. Les acteurs sont très bons, notamment Eric Judor (une surprise) les femmes sont jolies, le cadre est superbe, le rythme est soutenu, c'est très inventif, parfois surréaliste, l'humour fonctionne, que du bonheur !
Assez inegal et decousu mais quelques moments bien amusant. Pas la comedie de l'annee mais finalement pas mal de petit sujet qui peuvent amener a une reflexion sur les différentes sociétés reelles ou plus utopique. Mais une comedie avant tout.