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laura c
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4,5
Publiée le 20 juillet 2018
un bon Woody Allen comme on les aime. des rapports humains emmêlés, des incompréhensions, de l'humour et un beau tableau noir d'une société intemporelle.
Réalisation impeccable, pour moi un des meilleures Allen. Les personnages sont toujours aussi subtile et leur fragilité rondement bien mises en valeur pour être retourné dans tous les sens. Gros coup de coeur pour la lumière dans ce film, cela rend service à l'oeuvre.
Le Woody Allen 2017 est arrivé. Situé dans le Coney Island des années 50 formidablement reconstitué, Woody Allen nous refait le coup du charme désuet d'une certaine Amérique, celle de "Radio days" ou plus récemment "Café society". Mais, pas de délicieux portrait de groupe au programme, "Wonder wheel" est à classer du côté des films les plus noirs de Woody Allen , de "Crimes et délits" ou plus récemment "L'homme irrationnel". 4 protagonistes principaux pour 4 acteurs épatants et pour un drame qui s'installe de scènes en scènes. Le personnage essentiel, celui par qui le drame va vraiment arriver est celui interprété par Kate Winslet (impressionnante en serveuse lunatique se rattachant à ses rêves et prête à tout pour les réaliser). Ce personnage fait beaucoup penser à celui de "Blue jasmine", certes dans un contexte différent. L'air de rien, "Wonder wheel", très bien écrit, excellement interprété s'impose comme un drame très pessimiste sur la nature humaine. Un grand Woody Allen (bien que j'ai parfois entendu le contraire, à tort), accompagné comme d'habitude d'une bande sonore rétro de grande qualité et souligné par un remarquable travail de prise de vue.
Une femme dans les années 50 malheureuse dans son couple tombe amoureuse d'un jeune sauveteur de plage intellectuel. Les films de Woody Allen sont souvent nostalgiques, celui-là n'échappe pas à la règle. Ce qui est nouveau c'est le milieu défavorisé et les couleurs vives qui viennent contraster le côté dramatique de l'histoire. La direction d'acteurs est toujours remarquable et ici comme toujours Kate Winslet est remarquable. La réalisation est fluide et bien menée mais le thème et le film semblent un peu vieillots.
Le dernier Wooody Allen, j'y vais presque par fidélité, principe, tout en sachant au fond que je ne serai pas séduit plus que ça. Et c'est à nouveau un peu ce qui est arrivé, même si c'est légèrement plus compliqué. Visuellement, je trouve « Wonder Wheel » vraiment très beau, magnifiquement éclairé, Allen n'ayant pas son pareil pour offrir une reconstitution soignée, élégante des 50's : de ce point de vue, rien à dire. C'est plus dans ce que le cinéaste a à raconter (en tout cas sur la durée) que le bât blesse. Si certains aspects sont intéressants, notamment dans la relation complexe et ambiguë liant Ginny et Carolina voire Ginny et Mickey, on sent bien qu'autour de cela, c'est quand même un peu vide. Une fois les bases posées, les personnages présentés, c'est nettement plus laborieux et même si c'est bien écrit, pas mal pensé, cela manque vraiment de matière pour se passionner outre-mesure. Il ne se passe pas tant de choses, ça patine, malgré des sursauts et des réflexions intéressantes sur l'égoïsme, la solitude, la trahison, dont tout le monde sortira perdant. Heureusement, la divine Kate Winslet parvient à briller de mille feux : que voulez-vous, elle a la classe même dans les pires tenues et fait d'une héroïne très moyennement fréquentable une figure presque tragique, complexe et finalement assez attachante. Bref, c'est le Woody Allen contemporain : toujours grand directeur d'acteurs, plasticien ultra-doué, mais semblant toujours refaire un peu le même film dans un cadre et des circonstances différentes, sans apporter quelque chose de vraiment nouveau à sa belle carrière.
Wonder Wheel avec ses couleurs plus belles que vrai, ses gangsters à la Billy Wilder et un Jim Belushi qui en fait des tonnes dès le début, peut faire croire à une comédie. C’est en fait le portrait d’une femme désespérée qui devient l’instrument de la mort par un acte manqué délibéré. Kate Winslet interprète formidablement Ginny, que sa vie brisée a installée sur une pente qui enfonce un peu plus ce naufrage. Allen n’a jamais eu une immense estime pour le genre humain, mais en vieillissant il développe une misanthropie de moins en moins vindicative, mais de plus en plus sombre et désespérée. Toutes armes déposées, le cinéaste se contente de filmer une galerie de monstres, les plus effacés étant aussi les plus lâches. Malheureusement le discours est plus fort dans la palette chromatique de Vittorio Storaro qu’il ne l’est dans les dialogues insipides et braillard ou dans une direction d’acteur consternante dont seule surnage, brillamment il est vrai, Kate Winslet. Le résultat donne l’impression d’une absence de maîtrise de ce qui est un des plus gros ratage de la filmographie de l’auteur. Enfin pour ceux qui ont fait le parallèle avec sa vie privée, il ne semble pas que Woody Allen offre le même physique avantageux que Justin Timberlake. Mais si c’était vraiment son intention, ce serait la preuve la phrase dite dans SCOOP « j’étais de confession hébraïque mais je me suis convertit au narcissisme » était plus qu’un bon mot.
Dernier Woody Allen en date, "Wonder Wheel" est passé plutôt inaperçu. Subissant les effets collatéraux de l'affaire Weisntein qui a vu resurgir la polémique résurgente d'accusations de harcèlement sexuel et de comportement indécent de son auteur, le film ne mérite pas ce désintérêt. S'il ne renouvelle en aucune façon le style du réalisateur (qui pense vraiment qu'à 80 ans passé, Woody Allen allait chambouler son cinéma bien codifié ?) Comme à son habitude, le Woody Allen scénariste utilise des thèmes déjà vus dans ces précédents œuvres. Entre le triangle amoureux, les références à la tragédie antique, et le brisage de 4e mur, le spectateur habitué à son cinéma (que je suis devenu) reste un terrain conquis et ne sera que peu surpris. La nouveauté viendra cependant de l'esthétique et de la photographie bien plus mises en avant. La reconstitution du New York des années 1950 et plus particulièrement du quartier de Coney Island est très réussie. Le choix des couleurs et de la lumière rend le film visuellement très beau, ce qui n'est pas forcément une des signatures du réalisateur, parfois habitué à plus de sobriété. Les acteurs, Kate Winslet en tête, sont très bien dirigés comme Allen sait si bien le faire et offrent à ce scénario, plaisant mais sans grande surprise, une belle interprétation. Dommage cependant que la fin soit si brutale et laisse en suspend trop d'interrogations. "Wonder Wheel" est donc un cru correct pour Woody Allen mais ne surprend peut être pas assez pour être un film marquant.
Bon petit film, interprétation au top, Kate Winslet assure vraiment dans ce genre de rôle et c'est un plaisir de revoir James Belushi. Magnifique photo de Storaro qui combinée au décor de Coney Island donne un film visuellement très réussi. Avec ce côté très théâtral dans les scènes intérieures qui me plait beaucoup. Après cela reste assez anecdotique au niveau de certain enjeux du scénario et finalement pas assez incarné dans le jusqu'au-boutisme. Mais globalement c est bien agencé et la séance est agréable.
Franchement très agréablement surpris par ce Woody Allen dont je n'attendais pas grand chose étant donné les retours plutôt mitigés. Mais je dois dire que ça doit quasiment faire deux ans que je n'en avais pas vu et à sa sortie cela faisait facilement un an et demi qu'il n'avait pas sorti de film et quelque part ça me manquait. On était habitué à un rythme très soutenu, sept mois seulement séparaient ses deux films précédents : L'homme irrationnel et Cafe Society.
Il n'y a plus qu'à espérer qu'il pourra continuer à maintenir ce rythme malgré la ressortie de quelques vieilles affaires et la vieillesse qui le frappe inexorablement.
Bref, je suis très content de retrouver Woody Allen et cette fois avec un drame sur une fois dans sa quarantaine ce qui n'est pas sans rappeler Blue Jasmine, son film de 2013. Alors cette fois-ci c'est très différent et à mon goût beaucoup plus réussi que le film avec Cate Blanchett. En effet, visuellement le film est absolument sublime, les tons oranges et bleus donnent une impression de coucher de soleil permanent, mais surtout Storaro, le chef op', s'amuse à faire passer les scènes d'une couleur à une autre, du bleu au orange (voire rouge) et inversement, donnant ainsi aux scène une intensité nouvelle.
Outre la réussite au niveau de la lumière, même la mise en scène de Woody Allen semble renouvelée. L'histoire se passe quasiment dans un huis clos, un parc d'attraction à Coney Island, une maison à côté du parc, un restaurant dans le parc... Il maîtrise totalement son décor des années 50 et se permet de bouger la caméra, de passer d'un personnage à l'autre, de suivre l'action en passant d'une fenêtre à l'autre...
La vivacité nouvelle de la caméra et la lumière fluctuante correspondant bien aux sautes d'humeur de l'héroïne interprétée par Kate Winslet. Comme elle, la caméra passe d'une idée à l'autre, on gronde le fils pyromane puis on passe à la belle-fille qui a des vues qui le beau maître nageur...
Alors malheureusement c'est un peu prévisible. Dès qu'on voit Justin Timberlake on sait qu'il va se taper à la fois la mère et la fille. Dès le départ on nous dit que la fille est pourchassée par la mafia... On voit la jalousie de Kate Winslet grandir à vue d’œil, forcément ce qui doit arriver arrivera. Cependant, si d'habitude j'aime beaucoup l'aspect fataliste, le destin qui se met en marche, j'avoue avoir un peu de mal avec le classicisme de l'intrigue. Disons que l'on n'a rien de plus qu'une itération classique et sans grande inventivité narrative... et c'est dommage.
Alors vu que c'est Justin Timberlake le narrateur, que dans le film il étudie la tragédie, qu'il veut devenir romancier on peut juste se dire qu'il est mauvais écrivain... Mais ça ne colle pas. On s'est quand même tapé un film un peu convenu.
Il ne faut cependant pas se méprendre, le film est plaisant à suivre, c'est avec un grand plaisir que j'ai suivi ces personnages sublimé par la lumière de Storaro, mais bon, on pouvait, vu les excellents acteurs réunis ici, le directeur photo, le réalisateur, espérer quelque chose d'un peu moins convenu. Mais il n'en reste pas moins un film qui s'il ne fera sans doute pas date dans la filmographie de Woody Allen lui aura permet de s'amuser avec un décor somptueux et de donner un côté théâtral (dans le très bon sens du terme) à son film.
Pas mal, du bon jeu d'acteurs (Winslet, royale évidemment) mais que de noirceur, que de lenteur, et au final, que se passe-il? Je m'y suis un peu ennuyé. Par contre la photo est magnifique, vraiment (ces couleurs!), et la réalisation superbe. Malheureusement ça ne peut pas masquer le fait que l'on baille un peu, et le film apparaît bien long pour ne finalement pas dire grand-chose. C'est en fait une sorte de pièce de théatre filmée, avec les trois unités classique. Il est aussi particulièrement déprimant: aucun échappatoire n'est possible dans ce film, et personne n'en sort indemne. Le spectateur non plus d'ailleurs: déprimé. Et là, il faut admettre que Allen a eu le courage d'aller au bout! Rien que pour ça je ne peux pas le noter trop bas.
Visuellement brillant par sa photographie et sa mise en scène, le nouveau film de Woody Allen nous intéresse aussi pour son casting mais pas pour son scénario ce qui est dommage
Woody Allen s'essaie à une image saturée qui donne envie,.Les personnages et les situations suscitent l'intérêt, mais le film n'a pas le temps de les développer que la fin tombe soudainement.
Ah la la il est triste de constater aujourd’hui que Wonder Wheel est peut être bien le dernier film de la carrière de Woody Allen. Et cela car le film est injustement boycotté par l’industrie en raison des accusations d’affaires sexuels du réalisateur. Et cela est bien dommage lorsqu’on voit la qualité de Wonder Wheel, ce qui nous frappe en premier la qualité absolument sublime des décors du parc d’attraction Coney Island, je pense que c’est la principale chose que l’on retient du film. La qualité du scénario est dans le même style que les autres films de Woody Allen, et on ne s’en lasse pas. Les acteurs Kate Winstlet et Justin Timberlake fonctionnent très bien. Bref je recommande vraiment ce film qui a été injustement traité par Hollywood, qualifié de « film de trop ».
Une réalisation soignée et des performances très intéressantes de Kate Winslet et James Belushi qui aurait suffit à mon bonheur mais j'ai du énormément lutter pour ne pas piquer du nez à cause du scénario soporifique.
Excellent cru de W. Allen qui nous montre bien les affres des relations humaines (famille, jalousie, amour, relations sentimentales...). On est embarqués dans une véritable histoire dramatique aux enjeux humains universels.