Une vie cachée
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266 critiques spectateurs

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vincentasc
vincentasc

35 abonnés 148 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 juillet 2017
Je décroche ! Je ne comprends plus rien à Mallick. Je ne sais pas ce qu'il veut raconter. Et s'il a quelque chose à raconter surtout. Bien entendu la lumière est belle et l'utilisation systématique du grand angle met en valeur les visages des comédiens. Mais l'entreprise est vaine. Les séquences s'enchaînent sans aucun lien. De grandes phrases déclamées en off vide de sens. On est loin des "moissons du ciel" qui restera son unique chef d'œuvre.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 décembre 2019
La première chose est qu'on voit d'emblée la marque de fabrique du cinéaste, des images sublimes, une sensation d'onirisme dans chaque plan. Mais on comprend soudain que la seule et unique raison de son refus reste Hitler lui-même. Juré fidélité à ce monstre, là est tout le courage de Järgerstätter, homme très pieux. Mais alors on se dit qu'il emporte dans son tourment toute sa famille dans une souffrance, et là on ne le comprend plus très bien. Jamais Malick n'arrive à expliquer ou à rendre complètement lisible les tenants et aboutissants entourant Franz Järgerstätter. Mais dans le même temps, Malick impose et pousse le spectateur à s'interroger constamment, ce qui n'est jamais une mauvaise chose.
Site : Selenie
ConFucAmuS

650 abonnés 1 039 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 décembre 2019
On lit ici et là qu'Une vie cachée marque le retour de Terrence Malick, après une pelletée de films abstraits (abscons?) qui ont grandement divisé. Et force est de constater que le cinéaste légendaire semble revenu de ses expérimentations cosmogoniques.
Dans sa forme, Une vie cachée s'inscrit dans la veine des œuvres phares de son auteur. Plus narratif, moins ésotérique; le récit colle aux tourments de ses protagonistes principaux. En l'occurrence Franz Jägerstätter, objecteur de conscience ayant refusé de prêter allégeance à Hitler et l'uniforme nazie, et sa femme Franziska.
On retrouve les grands totems du cinéma Malickien (voix-off, nature, amour, religion), ici déclamée dans un poème mêlant le genre épistolaire avec les méditations de ses personnages. Le film est avant tout une histoire d'amour poignante, doublée d'une invitation à l'osmose avec l'environnement et ses richesses.
Terrence Malick offre une myriade d'images proprement sidérantes de beauté, célébrant chaque hectare de forêt, de champs labourés et moment de vie du couple Jägerstätter. Cette force tient à cet équilibre parfait qui sait se taire pour montrer (magnifier plutôt). Mais également prendre la mesure d'une situation qui confronte bien et pureté avec l'hypocrisie et la cruauté d'une communauté.
Par ce simple procédé, Franz Jägerstätter devient une incarnation christique (assumée) sans jamais sombrer dans le grandiloquent. De même que Franziska, femme aimante qui devient le prolongement de cette bonté mise à mal par le rejet et l'injustice. August Diehl et Valerie Pachner bouleversent par la simplicité et l'incarnation d'un idéal menacé, ce jardin d'Éden encerclé par le mal et la désolation.
Je reprocherai peut-être au film quelques longueurs, mais cela n'entache pas la magnificence du propos et de la direction artistique (paradisiaque).
Retour de Terrence Malick ? Oui, si on parle en termes de narration. Mais sinon, le réalisateur n'a jamais perdu ce sixième sens qui lui permet de transcender n'importe quel plan. Cette fois, il y a de grandes chances qu'Une vie cachée mettent tout le monde d'accord.
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 décembre 2019
Un film assurément clivant... Les détracteurs de Malick y verront sans doute une œuvre trop longue, hautaine, un fumeux poème visuel fondé sur un destin inepte. Les traumatisés de Tree of life retrouveront leur hantise : une vie familiale entrecoupée d'incessants plans de ciel, d'arbres, de montagnes, de rivière, sur un fond de musique continue et de paroles invoquant Dieu le père... Certes, certes... Mais reconnaissons que Malick tente ici un biopic d'une ambition rare, qui creuse les temporalités, les relations humaines, les motivations les plus profondes. La mise en scène semble rechercher partout (dans les champs, le village, la caserne, la prison, les villes, les tribunaux, etc.) une forme de relation organique à son sujet et à ses motifs. Les montagnes autrichiennes et ses intérieurs rustiques sont superbement montrés ; on sent que cette vie quotidienne rurale l'a absolument passionné. Les figures humaines, des plus tendres comme les deux petites filles aux plus féroces, concentrent la même attention. Les langues donnent lieu elles aussi à un traitement singulier : comme beaucoup d'Américains, Malick fait parler en anglais des êtres qui ne le sont pas, mais il introduit régulièrement des passages en langue originale (allemand, italien...) laissés non traduits. Sur le fond, Malick propose une variation dans la suite de la "Ligne rouge". En Europe cette fois, il interroge ce basculement du temps de paix vers la guerre, de l’enrôlement dans la haine contre la résistance idéologique, d'un acte symbolique que seuls Dieu et soi-même peuvent connaître dans une guerre qui règle chaque jour le sort de millions d'hommes. Le cinéaste est alors confronté à l'éternelle question de son cinéma : l'existence du mal dans un monde qui aurait été créé par Dieu. Et pour cela, il revient lentement mais sûrement au cinéma plus scénarisé et presque accessible avec lequel il avait malheureusement rompu ces dernières années. Encore un petit effort pour faire plus court et le prochain film sera aussi beau que Badlands... ----- Après avoir vu ce film une seconde fois, j'ajoute une étoile... Ce long tunnel de 3h, plein d'incertitudes, gagne à être revu : on en saisit bien mieux les lignes de force et on en apprécie bien plus les meilleurs moments. C'est une œuvre unique, d'une ambition folle, malgré ses défauts...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 décembre 2019
Un film époustouflant d'une force incroyable !
Terrence Malick au sommet de son art. La mise en scène et l'image sont magistrales et aussi soignées que dans la ligne rouge.
Certainement un des plus beaux films qu'il m'ait été donné de voir en salle ces dix dernières années.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 janvier 2020
C'est probablement le meilleur film de Terrence Malick depuis un bon bout de temps. Le plus lisible. Le moins "mystique à tous crins", même si Dieu et la foi sont questionnés tout au long du film, même si le clocher du village apparaît le plus souvent possible dans le champ de la caméra... D'autres dimensions, humanistes et historiques, entrent heureusement en concurrence dans ce scénario qui trouve un meilleur équilibre entre la terre et le ciel, entre l'humain et le divin. Il y est question de justice, de conscience, de droiture morale, de liberté, de conformisme... Tout cela par le biais de l'histoire (réelle) d'un paysan plutôt taiseux, qui s'arc-boute contre les vents dominants, sans grand discours philosophico-politique, arguant simplement d'une intime conviction. Posture à la fois héroïque, égoïste et fatale, que Malick, en citant George Eliot en conclusion de son récit, célèbre comme l'acte non historique d'une vie cachée dont dépend finalement le bien du monde. Et son salut, d'une certaine manière. Le réalisateur s'engouffre dans le silence buté de son héros et dans les grands espaces autrichiens avec son lyrisme habituel... auquel on ne s'habitue quand même jamais tout à fait, tant il est traversé de fulgurances poétiques, de sensations inouïes, de compositions incroyablement picturales. La caresse du vent dans les blés, un banc de brume sur une vallée, les travaux des champs, un enfant qui court, une lumière qui filtre par la lucarne d'une prison et éclaire une nature morte… On touche parfois au sublime ; la réalisation et la photo sont à tomber par terre. Les espaces apparaissent comme "habités", illustrant un panthéisme de toujours. Et le temps, étiré, est comme "dolorisé", lent chemin de croix méditatif, qui ne cesse heureusement de tutoyer la beauté du monde à mesure que le héros marche vers sa fin. Alors, bien sûr, le film est trop long, un peu répétitif, lourd parfois. Mais il dégage une impression de magnificence et une force émotionnelle (à laquelle contribuent beaucoup les deux acteurs principaux) qui imprègnent durablement l'esprit et la chair. Et qui invitent, cette fois-ci, à une certaine indulgence quant aux travers emphatiques du maître…
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 11 décembre 2019
Près de trois heures de film pour une intrigue qui tient en quelques mots: un paysan qui refuse de prêter fidélité à Hitler est mis en prison. Mais pas de "longueurs" cependant, car le parcours de cet objecteur de conscience est reconstitué d'une manière intense. L'amour qui l'unit à son épouse et à ses filles, le poids du dilemme moral, la prière où Jägerstätter puise sa force de résister, la solitude de sa famille face au conformisme de la communauté villageoise : tout cela est filmé avec une grande puissance d'évocation grâce au style si propre à Malick (caméra mouvante, attention aux visages...). Intense aussi, la beauté de cette nature qui n'est pas un simple décor mais qui tient un rôle à part entière: la montagne et les travaux des champs, montrés dans le cycle perpétuel des saisons, donnent un sentiment d'éternité qui dépasse la barbarie d'une époque et semble soutenir le héros dans son rejet du nazisme. Une vraie réussite.
Seul bémol : j'aurais préféré un film soit tout en allemand, soit tout en anglais ; il est dommage que la langue allemande soit réduite à sa caricature (nazis qui vocifèrent), alors que ce peut être une langue pleine de douceur (comme on le voit dans de trop brefs passages du film).
Benoit B
Benoit B

17 abonnés 4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 décembre 2019
Un film bouleversant sur le choix entre le bien et le mal et ses conséquences. A voir absolument. Sans doute le meilleur film du réalisateur.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 16 décembre 2019
“Une Vie Cachée” de Terrence Malik, relate le combat moral d’un objecteur de conscience, Franz Jägerstätter, durant le IIIe Reich. Dans la première partie du film, le réalisateur nous montre la vie de ce paysan, avec sa femme et ses filles, dans leur ferme des alpes autrichiennes, au village de Radegund. La composition de chaque plan est juste splendide. C’est d’une beauté à couper le souffle. Il n’y a pratiquement aucun dialogue. On contemple la magnificence de cette nature grandiose et de cette vie rurale faite de labeur et d’amour, en toute harmonie. Dans la seconde partie, on voit Franz appelé à rejoindre l’armée allemande et refuser de prêter serment à Hitler. Incarcéré, il paiera le prix fort au nom de ses convictions. Croyant, intègre, déterminé, insoumis, la voix-off nous donne à entendre sa lutte intérieure et ses pensées (d’après la correspondance qu’il a eue avec son épouse). August Diehl/Franz et Valérie Pachner/Fani sont remarquables de sobriété, tout comme l'ensemble. Le réalisateur nous maintient pourtant à distance, par pudeur peut être ou exercice de style. On en sort remué. C'est bouleversant.
Viintage_dreams T.
Viintage_dreams T.

55 abonnés 451 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 décembre 2019
J'accorde deux étoiles pour les paysages, le décor, la faune sauvage.
Néanmoins, pour tout le reste, ce film est d'un ennui mortel. C'est lent, c'est platonique.
C'est comme les chansons électro qui ne démarrent jamais, c'est peut-être un style en soi, car il y en a beaucoup des films sur Hitler mais tout de même, personne m'avait prévenu.
Le dialogue est plat, c'est vide, c'est creux. Le casting est mauvais.
A la vue de tous ces points négatifs, je vais retirer une étoile.
3h c'est beaucoup trop long, vous allez perdre votre temps.
Danielle G
Danielle G

14 abonnés 66 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 17 décembre 2019
je ne comprends pas comment on peut mettre 4 étoiles à ce film ? peut-être que le nom Malick a fait pencher la balance. c'est long, soporifique et la mise en scène "flasque". il n'y a aucune émotion heureusement que la musique est belle.
Carine R.
Carine R.

8 abonnés 7 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 14 janvier 2020
Je ne peux que juger la première heure car j'ai quitté la salle à ce moment. Le film est très lent. Ça pourrait passer mais c'est continuellement la même chose. Pendant 1h, j'ai vu la même scène se jouer et se rejouer. Je ne me voyais pas voir cela pendant 3h... Dommage.
Pauline R.
Pauline R.

9 abonnés 79 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 décembre 2019
Un film absolument sublime, remarquable, exceptionnel. Les images et la musique sont tellement belles… Elles en donnent des frissons ! Les acteurs sont formidables. Tout est beau, fin et d'une élégance sans nom. J'ai été extrêmement émue, j'en avais même les jambes qui tremblaient ! Je n'ai rien à ajouter, il faut le voir !
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 décembre 2019
Pour apprécier ce nouveau Malick, il faut d'abord aimer l'ensemble de ses tics formels (certains diront son style) : montage cut à l'intérieur d'une même scène, personnages coupés au niveau de la tête, voix off omniprésente, longueur excessive, grand angle qui déforme, personnages dont on entend la voix alors qu'ils ne parlent pas, légère contre-plongée, soleil avec de petites étoiles, musique envahissante, montage qui mixe des scènes n'ayant aucun rapport entre elles, etc.

Pour ma part, l'ensemble de ces petits artifices me lassent et m'empêchent d'éprouver une réelle empathie pour les personnages, même s'il faut reconnaître ici une consistance au propos narratif qui avait disparu du récent cinéma malickien.

Je suis donc resté à l'extérieur de ce looong pensum (presque 3 heures), intéressant d'un point de vue formel, mais un peu gnangnan quant à son contenu, plein de bondieuseries et de bouillie poético-mystique.

Pour le reste, disons que les paysages et les travaux des champs sont très bien filmés et que l'acteur principal incarne son personnage avec tant de conviction qu'on ne sait pas trop s'il est la victime d'un entêtement maladif ou le vecteur d'une rectitude morale exemplaire. Un comble.
barbarafels
barbarafels

13 abonnés 110 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 janvier 2020
J'ai adoré "thin red line" et "the tree of life". mais là c'est trop, Malick reste fidèle à son style, mais il n'est pas pour autant inspiré, et s'il continue à débiter ses films au genre spécial comme des hamburgers d'un fast-food, ça sera de pire en pire.
Déjà l'histoire (vraie) en elle-même n'a pas assez de matière et d'événements pour en faire un film de 3 heures !
Ensuite le titre trompeur, je croyais aller voir les années qu'un homme a passé caché, dans une forêt ou une montagne, et donc voir comment il organise sa fuite et sa survie...
De plus j'ai été choquée et dérangée par le mélange d'anglais et d'allemand, pourquoi pas tout en allemand ? Ca fait vraiment pas abouti, pas propre, pas classe.
Et puis preuve encore de son manque d'inspiration, et donc de génie, les scènes de bonheur familial et conjugal sont d'une mièvrerie mille fois trop vues et de plus absolument trop modernes pour des paysans autrichiens qui ne passent pas leur temps à se balader et se faire des mamours (étant alsacienne je connais les manières germaniques, adolescente j'avais des correspondants qui étaient choqués de nous voir nous faire la bise entre copains et copines)
Un énorme ratage, qui n'augure rien de bien pour un prochain film, il faut renouveler son style, ou attendre une vraie inspiration, faire un film habité et pas creux !
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