2250 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
267 critiques spectateurs
5
68 critiques
4
81 critiques
3
56 critiques
2
39 critiques
1
13 critiques
0
10 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 décembre 2019
Ce film est poétique et filmé comme si nous pouvions toucher la terre et l'eau des cascades. C'est un véritable voyage méditatif. Terrence Malik nous montre à quel point la conscience peut mener à des combats bien compliqués parfois avec soi-même. La tristesse du film est de constater la cruauté humaine..De merveilleux tableaux.
Film émouvant, grandiose, admirablement bien filmé et mis en scène, avec des superpositions d'échanges épistolaires du couple avec les images de la vie de chacun une fois séparés par le régime nazi. Ce film est un peu long, et difficile psychologiquement, non pas du fait de la violence nazi, plutôt suggérée, que par la puissance de l'engagement moral du héraut et de le magnifique dévouement de son épouse malgré les contingences que cet engagement déclenche. Mais ce film est à la hauteur des événements historiques décrits et du courage éthique de certaines populations capables de braver le consensus national par désapprobation des agissements nazis. Tout cela se déroule sur fond de paysages de Bavière représentés comme autant de tableaux des peintres symbolistes allemands, de musiques en accord parfait avec la profondeur des tiraillements de l'âme exprimés, de travaux de la ferme pendant la seconde guerre mondiale, et de croyances catholiques, croyances plutôt malmenées par les événements et la pression sociale de l'époque. Un grand film sur le courage de s'opposer à la masse et sur la morale chrétienne face à l'histoire, qui ne peut pas laisser insensible..
Une très belle histoire ! Que ce soit dans la réalisation ou dans le jeu des acteurs, tout est fait pour nous faire entrer dans la peau des personnages. Cette histoire vraie retranscrite par Terrence Malick est très émouvante et surprenante !
Un véritable chef d'oeuvre. La musique est sublime et accompagne en profondeur les élans et les déchirements que vit le personnage. Ce film est d'une très grande beauté. Il faut aller le voir absolument.
Terrence Malick est un cinéaste rare : très peu de films, presqu'aucune interview, il mène ce qu'on pourrait appeler "une vie cachée". Il signe là encore pour moi un chef-d'œuvre poignant, d'une beauté à couper le souffle et qui ne peut pas manquer d'interroger chacun de nous sur notre positionnement face au monde.
A mourir d'ennuie. Des longueurs à n'en plus finir. Même l'histoire n'a que peu d'intérêt. Alors oui, il y a de beaux paysages mais dans ce cas, autant aller voir un documentaire sur l'Autriche.
Après trois films de plus en plus mystérieux (À La Merveille, Knights Of Cup et Song To Song), Terrence Malick revient à un lyrisme panthéiste d’une beauté époustouflante et à une narration beaucoup plus classique.
Une Vie Cachée, présenté à Cannes cette année, raconte l’histoire de Franz Jägerstätter, un paysan autrichien qui a refusé de prêter allégeance à Hitler. Palme d’Or en 2011 pour The Tree Of Life, son nouveau film repartira malheureusement bredouille.
Le réalisateur s’inspire d’une histoire vraie et s'appuie sur la correspondance de Franz Jägerstätter avec sa femme Franziska. C'est grâce aux recherches du pacifiste américain Gordon Zahn que cette histoire sortira de l’oubli. Tourné en huit semaines lors de l’été 2016, la production a pu tourner sur les lieux mêmes de l’histoire de Jägerstätter, à commencer par sa maison, devenu lieu de pèlerinage au fil des années ainsi que dans le village de St Radegund où vivait le paysan et sa famille. Le cinéaste a aussi posé ses caméras dans des églises et cathédrales, d’authentiques fermes d’élevage, de véritables prisons, dont celle de Hoheneck, l’établissement pénitentiaire de la Stasi, et le Kammergericht, palais de justice où de nombreux opposants au régime nazi furent condamnés à mort. Tourné en lumière naturelle « Le soleil est notre éclairagiste » disait Malick, le film s’affirme donc par l’authenticité de chacun de ses plans, une authenticité si chère au réalisateur (on la retrouve d’ailleurs dans toute sa filmographie). Le film dégage une émotion si touchante qu’elle en devient palpable et ce grâce à un casting talentueux.
L’acteur allemand August Diehl incarne avec conviction cet opposant au régime hitlérien. Le parcours de ce héros est christique, le film suit son chemin de croix et Terrence Malick filme en toute pudeur et sans ostentation l’itinéraire de cet homme devenu un martyr. L’homme se questionne, il est en proie au doute, le chemin est long mais il semble guidé par quelque chose de plus grand, de plus intime. Il est impassible et pleinement conscient face à son destin qui s’annonce funeste. Il rencontre des interlocuteurs l’incitant à changer d’avis pour qu’il rejoigne les rangs de l’armée mais Jägerstätter demeure imperturbable et en totale compréhension avec son acte malgré la douleur qui s’inscrit sur son propre visage, celui de sa femme et ceux de ses trois enfants. Rien ne peut le corrompre, Franz ne tournera jamais le dos à ses convictions.
Terrence Malick renoue avec une narration plus accessible que ses précédentes réalisations qui tenaient plus du cinéma expérimental et de la poésie (magnifiques au demeurant). Les paysages et l’environnement dans lesquels évoluent les personnages ont toujours une place prépondérante dans l’histoire et sont sublimés par la caméra envoutante du réalisateur. L’ensemble est porté par la majestueuse bande originale de James Newton Howard qui signe une partition magnétique et dans laquelle il a incorporé à la demande du cinéaste des sons enregistrés au cours du tournage comme les cloches des églises, les bruits de la scierie et de la prison ou encore les faux dans les champs, donnant ainsi un aspect organique à la composition.
Une Vie Cachée est une puissante et sublime fresque sur le destin d’un homme porté par une foi inébranlable en ses convictions. Terrence Malick donne une voix aux humbles, aux inconnus et aux héros oubliés à travers une oeuvre majestueuse et pleine de sens.
Une oeuvre qui plonge le spectateur dans un océan d'émotions de diverses natures.
Un chef-d'oeuvre de presque trois heures qui nous rappelle, nous, hommes et femmes vivant en paix et souvent sans principes, ce qu'il en coûte à l'homme de vivre une vie cachée dont les valeurs,d'une puissance incommesurable, peuvent à ce point imprégner le monde d'une infinité de vertus.
Dans un monde où l'on prêche le Bien et l'on professe le Mal, incarner la paix en temps de guerre conduit inéluctablement à l'échafaud.
Magnifique film. Les plans et la photographie est toujours si éclatante dans les films de Malick, on en prend plein les mirettes avec cette magnifique région montagneuse. La transmission des émotions atteint un niveau magistrale, très peut de réalisateur peuvent ce targué de faire aussi bien. Mention spéciale à l'actrice Valérie Pachner qui interprète son rôle à la perfection, une très belle découverte. A découvrir absolument.
Très attendu et annoncé depuis le dernier festival de Cannes, le retour à un style narratif plus traditionnel du grand réalisateur américain Terrence Malick était quelque peu survendu. En effet, comme dans The Tree of Life, les longues réflexions philosophiques, les interrogations nombreuses et les dialogues sans retours sont bien là. Pourtant le film dispose de solides atouts : les deux interprètes principaux, Auguste Diehl et Valérie Pachner, sont parfaits. Cette histoire de conviction absolue et ce jusqu’au-boutisme du héros est fascinante et prend aux tripes. La mise en scène de Terrence Malick est délicieuse, en tout cas au début. Mais malheureusement elle finit par lasser parce que le récit tourne en rond et s’étire inutilement en longueur. Le long-métrage amputé de trente à quarante-cinq minutes aurait gagné en force émotionnelle, étant donné l’inéluctable conclusion qui ne réservait guère de surprise. Un autre défaut auquel il est difficile de passer outre c’est évidemment la langue choisie par le réalisateur pour l’expression de ses personnages. En effet, il est ardu de ne pas être perturbé par ces autrichiens s’exprimant en anglais. Encore plus dérangeant est le choix fait de laisser des acteurs s’exprimer en allemand (sans sous-titrage) lorsqu’il s’agit de jurons, de vociférations ou de propos semblant bien péjoratifs. Pourtant le long-métrage nous interroge, nous torture dans nos convictions et nous offre au finale cette citation de George Eliot (dont est tiré le titre du film) qui nous reste longtemps en tête.
Beaucoup trop long 2h53 Beaucoup trop triste Peu d'action Fin du film sans surprise qu'on imagine déjà dans les 30 premières minutes. Points positifs : beaux panoramas et vie à la ferme bien lise en scène
J'aurais mis 5 étoiles si les dialogues avaient été intégralement en allemand, car les allers-retours entre allemand et anglais affaiblissent le film. Pour le reste, c'est une œuvre magnifique, dans le pur style du réalisateur, avec une nostalgie pour un mode de vie rural (très belles scènes du quotidien en montagne). Et un goût pour le mystère. Les matérialistes n'y trouveront donc pas leur compte, ce qui peut expliquer les avis très tranchés (presse et public). Mais si la vie ne se limite pas, pour vous, à l'éloge du progrès et de la rationalité, vous ne regretterez pas ce voyage initiatique.
J'accorde deux étoiles pour les paysages, le décor, la faune sauvage. Néanmoins, pour tout le reste, ce film est d'un ennui mortel. C'est lent, c'est platonique. C'est comme les chansons électro qui ne démarrent jamais, c'est peut-être un style en soi, car il y en a beaucoup des films sur Hitler mais tout de même, personne m'avait prévenu. Le dialogue est plat, c'est vide, c'est creux. Le casting est mauvais. A la vue de tous ces points négatifs, je vais retirer une étoile. 3h c'est beaucoup trop long, vous allez perdre votre temps.
Bon film belles prises de vue, les acteurs jouent bien. Dommage le film s'éternise un peu long. Film en Vo traduction nulle quand les dialogues sont allemand.