Un film fascinant. Il y a bien sûr l'histoire. Terrible. Mais le film ici. L'introspection, le dialogue permanent entre l'homme et la femme. Les plans somptueux même si l'on n'attendait pas moins de l'auteur. L'histoire d'amour transcendée par la distance. Et la sentence finale évidemment. Très fort.
Même si les montagnes autrichiennes sont belles, le film est excessivement lent, on subi tout le long. Toute sa famille va subir son choix. Trop de dialogue en allemand non traduit (du coup parler allemand = méchant), on aurait aimé avoir ces échanges traduits (juste un seul court échange, ce qui est un rare moment constructif). Il faut alors imaginer tous ces vides c'est trop facile pour le réalisateur de ne rien faire. Et l'attitude du personnage principal n'apporte rien ni à sa famille, ni à son village.
C'est du Malik dans toute sa splendeur. L'Autriche des 4 saisons est magnifiée et le message chrétien d'amour universel passe en filigrane derrière chaque plan sans être trop lourdement asséné. Les acteurs habitent leur rôle avec conviction mais... la lenteur délibérée du déroulé nuit sans doute à l'émergence de la révolte chez le spectateur ...
Ce film est juste tres dure mais magnifique à la fois, il est joué de manière subtile et on voit un coté de la guerre qu'on connait pas bien du tout, tout le monde est pas a mettre dans le meme sac ca nous apporte ca ce film, cette réflexion de se dire il y a eu des gens qui ont dit non et qui sont mort pour ca, tres bon film qui mérite un bon 4/5 ;)
Terrence Malick revient en force après une dérive spirituelle exacerbée. Son dernier métrage n'est pas dépourvu de défauts mais certaines scènes sont d'une virtuosité incomparable, je dis certaines , car l'abus du 12 et 8 mm pèse un peu sur la durée, ces focales ne sont pas forcément adaptées à toutes les situations. La bande son magnifique comme à son habitude. Sommes nous sur le point de retrouver le Terrence Malick de la ligne rouge ?!Je l'espère !
C est , tout simplement, l un des plus beaux films que j ai jamais vu. Certes, comme PIALAT à l l'époque (1987, " sous le Soleil de Satan" d après un roman de BERNANOS) , MALICK fût sifflé pour sa palme pour " tree of life" , épopée à travers le temps et l espace , film philosophique , s ouvrant sur des paroles bibliques. Après quelques films d essais , parfois décousus (" à la merveille" , " knight of cups" , " song to song" ) , MALICK - ancien professeur de philosophie- revient en Force avec ce chef d'oeuvre applaudi de longues minutes à CANNES.Etrangement absent lors des conférences de presse, le réalisateur s effaçant volontairement devant son œuvre , les acteurs- excellents- ont parlé d un film sur la nature, sur la désobéissance...ce qui est vrai, mais secondairement. Frantz JAGGERSTATER a désobéi à l Église allemande ( mal éclairée, car les prelats n avaient pas lu l'encyclique condamnant le nazisme) et écouté sa conscience, premier vicaire du Christ. La question du libre arbitre est ici le thème principal.
Film qui appelle à méditer sur la force de l'amour. Si chacun , par cette foi, pouvait avoir autant de courage, imaginez comme ce monde serait beau.. c'était dans les année 40. Aujourd'hui encore en Orient les chrétiens prient poir ceux qui les massacrent.et ce dans l'indifférence générale....le jour où le monde les soutiendra et osera faire bloc contre le mal, nous pourrons peut-être envisager un paradis sur terre.
Adaptée d’une histoire vraie, une méditation lyrique et humaniste sur l’intégrité d’un paysan autrichien pacifiste qui a refusé de prêter allégeance à Hitler, visuellement sublime, mais manquant d’émotion avec un acteur principal qui manque de charisme, et plombée par des grosses longueurs.
Un long film bien catholique par pas mal d'aspects: ambiance, apitoiement, non-dits, atermoiements, antagonismes un peu incompréhensible souvent. Un côté naturaliste et humaniste accentué et distillé dans de longues scènes sans dialogues souvent, bref un film en bonne partie intellectuel et convenu sans l'être de trop mais avec toutes ces apparences. Extrêmement ampoulé et en même temps suffisamment maîtrisé et convaincu de lui-même dans une forme de naturalisme mystique, les références chrétiennes réelles m'ont paru ensevelies dans une sorte de moiteur assez indigeste. A reçu ainsi les suffrages mondains humanistes dans cette évidence de l'histoire que les méchants violents sont les méchants pour tout le monde que ce soit plus ou moins vrai.
Première réaction et que je me suis fait pendant tout le film: qu’est ce que c’est beau!! Cette « vie cachée » de Terrence Malick est une de mes plus belle claque visuelle de cinéma. Sa caméra virevolte, reste au plus près de ses personnages et magnifie les paysages de la campagne autrichienne de manière incroyable. Il arrive même à rendre esthétique un couloir de prison! Au niveau de l’image les mots me manquent pour dire à tel point j’ai trouvé cela magnifique. Mais qu’en est t’il du fond? Car honnêtement même en filmant superbement la nature et les visages pendant 3 heures je me serais ennuyé ferme, s’il n’y avait que cela. Il nous raconte l’héroïsme d’un homme qui ne veut pas se battre, prêt à mourir pour ses idées et son intégrité. L’aspect christique qu’il veut donner à son personnage est évident, j’ai eu peur que cela soit accentué dans le final (étant plutôt réfractaire aux discours religieux) mais il a le bon goût de mettre le holà avant d’en faire trop de ce point de vue. Alors oui forcément on peut trouver j’en conviens quelques longueurs mais pas de quoi affaiblir réellement la force d’un film qui m’a littéralement cueilli alors que je ne m’y attendais pas.
Formellement, c'est superbe. Les images sont belles et les paysages sont magnifiques. Mais regarder un tableau pendant 3 heures, c'est long, beaucoup trop long... A force d'être obsédé par la forme, Terrence Malick oublie d'insuffler de l'émotion. Et puis ses bondieuseries sont fatigantes.
Enthousiasme par ce film Lent mais on est pris paradoxalement par cette lenteur qui permet de comprendre et de partager cette longue descente aux enfers de Franz Dialogues rares plutôt les pensées qui traversent l'esprit de Franz et de son épouse A voir absolument Se laisser prendre et écouter
Un film tourné entièrement au Fish-eye en scope, ce qui donne une esthétique inutilement prétentieuse et désagréable, les acteurs jouant à 20 cm de l'objectif avec le décor qui se déforme derrière quand la caméra bouge, comme du temps du "cinérama" ! Tout ça pour raconter une histoire Christique racoleuse, larmoyante et mièvre dont on a strictement rien à faire ! si on ajoute la voix OFF et la musique pseudo religieuse, ce film est un véritable supplice ! Une bouse anticinématographique !