23579 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
824 critiques spectateurs
5
145 critiques
4
240 critiques
3
218 critiques
2
138 critiques
1
51 critiques
0
32 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Francis Phyfroet
1 critique
Suivre son activité
1,5
Publiée le 12 février 2024
Quand je vois les pavés écrits pour qualifier cette daube sans intérêt je reste pantois , c'est long caricatural avec des violences gratuites pour meubler un scénario vide et la fin que dire .....
Adaptation ratée et sans intérêt de l’œuvre culte de Bret Easton Ellis, qui va jusqu’à la décrédibiliser parce qu’elle y expose superficiellement ses thèmes fédérateurs, en faisant conséquemment un roman complaisant et vain. American psycho (le livre) est au contraire un sommet de critique virulente d’une société (américaine) orgueilleuse, ultra-capitaliste et individualiste. Comment adapter un tel chef-d’œuvre contestataire paré d’atours sanglants et pornographiques extrêmes ? La trahison sied à certaines adaptations ; ici, c’est beaucoup plus une remise en cause de la nature même de l’ouvrage qui prévaut, très maladroitement transposé jusque dans sa forme. Car ce qui finalement gêne beaucoup dans le film de Mary Harron, c’est cette espèce d’hypocrisie esthétique dans son approche des scènes cruelles et érotiques.
Même si ce n’est pas ce qui, dans le livre d’Ellis, constitue le plus important des enjeux, elles participent, par leur caractère excessif et presque irréel, à envisager la barbarie effective de notre monde, latente (puisque plus ou moins fantasmée par Bateman) en chacun de nous, et manifeste (puisqu’ancrée dans son environnement) tout autour de nous. Cela se traduit, dans le film, par quelques scènes honteuses, quelquefois abouties (le meurtre à la hache et la partouze sur Phil Collins), le plus souvent ridicule (la poursuite à la tronçonneuse) ou moralement affligeante (le carnet de croquis).
Ce dernier exemple est représentatif de cette spécificité déloyale du film : ne pas aller jusqu’au bout, ne pas risquer la surenchère irrationnelle et désincarnée pourtant requise par le livre, ne pas filmer telles qu’ont été écrites par Ellis les scènes ultra-violentes, trop atroces pour être envisageables, trop démesurées pour être vraies. Harron préfère un moyen détourné et malhonnête : puisqu'il est entendu que Bateman rêve probablement à ce genre de visions agressives, se supposant serial killer pour échapper à un quotidien aliénant et déshumanisé, Harron expose ses meurtres et ses coucheries par le biais de dessins révélateurs de ses sombres hallucinations. Ce "faute de mieux" a tout d’une imposture par rapport aux fondamentaux d’Ellis et au respect du spectateur, fourvoyé dans une morne tromperie qui ne garde rien de la puissance dévastatrice du roman (laquelle ne méritait pas une telle aseptisation).
S’en tenant à une interprétation artificielle, plate et timide, Harron semble effrayée par l’envergure cauchemardesque et démentielle du pamphlet d’Ellis. Si les premières scènes sont réussies, fidèles au roman dans son délicieux cynisme (les cérémonies hygiéniques de Bateman, les déjeuners avec ses collègues, le rituel des cartes de visite), la suite ne s’inscrit pas dans une logique de transposition substantielle, ni même dans une quelconque relecture emblématique. Le film se regarde avec un ennui croissant et devient, pour les inconditionnels du livre, un véritable calvaire doublé d’un incommensurable gâchis.
Quelle pourrait être la meilleure adaptation d’American psycho ? Pour commencer, ne pas réduire le film à 1h30 (le livre fait plus de 500 pages), mais davantage l’étirer sur 3 heures en échafaudant une progression dans l’épouvante et dans l’obscénité. Première heure : installer les lieux, les personnages et les ambiances en insistant sur l’aspect comique et ironique clairement établit par le livre. Deuxième heure : le film devient plus dur, plus dépouillé, moins drôle, les premiers meurtres et premières scènes sexuelles apparaissent, leur côté hard et exagéré contrastant avec "l’insouciance" de l’heure précédente. Dernière heure : le film se radicalise, tirant vers l’abstraction totale, n’offrant plus qu’à un spectateur effaré une succession de scènes folles et invraisemblables (comme le sont les 150 dernières pages du livre), bains de sang, orgies, carnages schizophréniques, délires paranoïaques. Adapter American pyscho, c’est oser montrer jusqu’à l’horreur la plus abjecte (le meurtre d’un enfant, la scène du rat) la déréalité outrancière et désespérée d’un homme engloutit par un système d’une vacuité absolue.
Une ambiance morbide et malsaine, des meurtres et du sang, un scénario transcendent, Patrick Bateman et un acting absolument dingue de Christian Bale : que demander de plus ?
Tout est dit dans la ccritique concise de Marc L. L'idée est originale. Mais à un moment ça bascule pour avoir ni queue ni tête. Dommage.... On notera l'interprétation remarquable de Christian Bâle qui donne un intérêt à aller jusqu'au bout. Un film qui aurait pu rester dans les anal de cinéma mais à pris un virage qui perd le spectateur
"American Psycho" est une œuvre cinématographique captivante qui marie habilement le suspense, l'humour noir et la satire sociale. La performance magistrale de Christian Bale dans le rôle principal donne vie de manière remarquable au personnage complexe de Patrick Bateman. La réalisation de Mary Harron offre une vision incisive et stylisée de l'histoire, tout en explorant avec subtilité les thèmes de l'avidité, de l'identité et de la superficialité. La bande-son rétro et la direction artistique impeccable ajoutent une dimension supplémentaire à cette plongée troublante dans l'univers sombre et dérangeant du protagoniste. Un classique moderne à la fois perturbant et inoubliable.
spoiler: Je pense que je suis moi-même fou, je n'ai rien compris à ce que je viens de voir. Il me semblait que Christian Bale jouait dans la saga Batman mais en fait c'est Patrick Bateman...Moi qui pensait voir un film de super-héros je me retrouve devant un films de boules avec du gore. Je n'ai pas aimé sa critique de Phil Collins...je crois qu'il est complètement simple d'esprit. L'avocat est un golmon sans jugeote.
Je ne comprends pas l'amour qu'on peut avoir pour de 1 ce film qui est nul et sans saveur et de 2 pour le personnage incarné par Christian Bale. Il est vide, n'a aucun sens, il ne porte pas le film et son développement est vraiment horrible. Il n'y a qu'une seul scène qui est à gardé. spoiler: La scène de la carte de la visite
Le reste du film doit aller au oubliette. Et en plus les acteurs sont pas si bon que ça (oui même Bale).
Je trouve que les critiques font beaucoup de branlette intellectuelle, prêtant au film une profondeur cachée. Bon, le film est pas mal, mais ça casse pas trois pattes à un canard. Déjà les personnages féminins sont de simples potiches sans personnalité, ce qui enlève beaucoup de substance à l’œuvre, les interactions entre Patrick Homme Branlette et ses dernières sont sans réelle cohérence, elles sont juste stupides et sans personnalité et tombent dans ses bras comme si c'était un amant.. Le coup du sociopathe/psychopathe qui a une vie toute belle et toute rangée, c'est super, mais finalement c'est un Hannibal Lecter mais au rabais.
Cela dit le côté narcissique du mec de se focaliser sur des futilités sans nom est intéressant et le seul truc qui porte le film c'est l'acteur principal. L'escalade de la violence de ce type de profils criminels me semble mal gérée. La scène de la tronçonneuse illustre le côté manquant de substance: ça ne fait pas de sens, déjà le mec a pas fermé la porte à clé pour éviter que ses invitées partent, bon, on peut mettra ça sur le coup des prises de risques de plus en plus élevées par la montée de la confiance des serial killers, mais le coup du mec qui jette la tronçonneuse dans le vide et que ça tue la femme qui descend les escaliers... ça fait juste aucun sens, je vois pas à quel moment elle se serait jetée au milieu de l'escalier pour se faire embrocher... là, le film s'est juste perdu (même un peu avant ça) dans une pseudo-débâcle de violences ne faisant que peu de sens. Sensationnalisme.
Cela ressemble plus à un nanard assez drôle qu'à un film ultra profond faisant une critique du système blabla. Je pense que ça se prend bien trop au sérieux pour ce que c'est. Soit fallait aller jusqu'à bout dans le côté sérieux de l'évolution d'un serial killer, soit fallait faire un truc à la Scream qui est évidement humoristique dès le début. Là, on sait pas si l’intention c'est qu'on rigole ou qu'on ait peur, comme si le film hésitait. On est loin d'une oeuvre froide et effrayant à la Monster (Johann Liebert, meilleur serial killer de toute l'histoire de l'art, zéro débat) ou d'un nanard ou on se bidonne du début à la fin.
Et il y a des scènes qui teasent un semblant de scénario, genre le détective, mais au final ça sert à rien et ces scènes faisaient donner l'illusion que Patrick Monsieur Branlette était acculé.
Passez votre chemin, il y a des centaines d’œuvres plus intéressantes dans le domaine horrifique. Les Findings de Feldup, par exemple.
Je suis un peu partagé avec ce film autant la prestation de Christian Bale est fabuleuse mais autant je reste sur ma fin. C'est brouillon, vide. Dommage !