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Sylvie Guilbert
2 critiques
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4,0
Publiée le 27 octobre 2020
Belle adaptation du comics américain. L'ambiance de la fin des années 70 à New York est très réaliste (corruption policière, gangs, racket, ....) Le jeu d'acteurs est excellent. 3 femmes dont les maris vont en prison n'ont d'autre choix pour survivre que de reprendre le flambeau. Nous sommes en 78 c'est une position inhabituelle pour les femmes. La diversité, toutes les diversités et la difficulté de leur acceptation est mis en lumière dans ce film. Plein de rebondissements et de twists on ne s'ennuie pas et on ne voit pas la fin venir. Merci de ce joli moment de cinéma.
Sorti en 2019, ce premier film de la réalisatrice Andrea Berloff doit se regarder avec une certaine complaisance en raison des énormes facilités de son scénario. En effet, l’histoire de ces trois épouses de membres de la mafia new yorkaise (Melissa McCarthy, Tiffany Haddish et Elisabeth Moss) qui décident de prendre les affaires en main comporte beaucoup d’invraisemblances. Que nous sommes loin des classiques du cinéma de Martin Scorsese ! Bref, il s’agit davantage d’une simple petite comédie que d’un grand policier.
Si cette inversion des rôles est amusante, le film donne globalement l'impression de ne pas trop savoir sur quel pied danser, ayant du mal à trouver son équilibre entre drame sérieux et comédie décalée.
« Les Baronnes » nous plonge dans le malfamé quartier new-yorkais d’Hell’s Kitchen de la fin des années 70 sur lequel vont progressivement régner trois femmes. Le trio a beau être bon (Melissa McCarthy, Tiffany Haddish, Elisabeth Moss), l’improbabilité du scénario, son abondance de clichés et de caricatures sont fatales à l’adaptation de ce méconnu Comics dont la singularité de base est également bafouée par le manque de relief de sa mise en scène.
Un policier féministe , ça attise la curiosité qui plus est sur la mafia irlandaise . Dans les années 70, trois femmes prennent les armes pour prendre le pouvoir de quartier après l incarcération de leur mari. Voilà le pitch. On a l impression parfois que c est une parodie , peut être à cause de la présence de Mélissa Mc Carty habituée aux comédies (Spy, very bad trip, Ghostbuster, ....) ou aux petites blagues féministes .
Malgré une réalisatrice et les femmes au casting, les clichés sont au rendez vous et le scénario simpliste sans approfondissement des personnages.
La première moitié du film est très banale et la seconde partie où les femmes rentrent dans leur rôle de mafieuse, ça commence à s agiter un peu . Mais ça manque de profondeur , le scénario manque d écriture pour mieux peaufiner les personnages . On n est pas Scorsese ou Coppola facilement .
Au final , un film moyen qui ne laisse pas un souvenir impérissable.
Gros four au box-office, il a surtout été reproché à ces ‘Baronnes’, premier long-métrage de la scénariste Andrea Berloff, de faire double-emploi avec les ‘Veuves’ de Steve McQueen, qui traitait aussi de trois femmes qui, alors que leurs braqueurs de maris purgent leur peine de prison, vont reprendre leurs affaires en main et les faire fructifier. Les deux films ne sont pourtant pas des copies conformes.car là où ‘Widows’ se concentrait sur un braquage de la dernière chance et ambitionnait ouvertement de dire quelque chose sur la condition féminine dans l’Amérique contemporaine, ‘Les baronnes’ se veut plus léger, plus fidèle au modèle d’ascension et de chute des fresques mafieuses scorcesiennes, avec force détails d’époque et bande son à l’avenant puisqu’il plonge une fois de plus au coeur des années 70, plus spécifiquement dans le Milieu irlandais de Hell’s Kitchen. L’un provenait d’une série britannique ré-agencée aux spécificités américaines, l’autre d’une récente série de Comics, et c’est pourquoi ‘Les Baronnes’ s’adonne souvent à l’excès et à l’humour noir propres à ce médium. Quelques personnages formidables, comme ce tueur rouquin psychopathe mais sentimental, ou la matriarche qui tient le quartier sous sa coupe (im)morale, restent trop archétypaux pour être crédibles, mais il faut adhérer à la spécificité de cette proposition dès le départ. En tout cas, il n’est pas question de devoir faire un choix entre un polar “woke” et une potacherie crétine mais entre deux films de gangsters réussis qui donnent la première place aux femmes, la réalisatrice Berloff ayant estimé, contrairement à l’auteur qu’est McQueen, que parler d’empowerment féminin ne devrait pas empêcher un film d’être divertissant. Ce qu’on pourrait surtout lui reprocher est d’être trop hésitant, de ne pas y aller à fond, d’avoir finalement un peu envie, tout au fond de lui, qu’on le prenne au sérieux.
Ce qu'il faut surtout remarquer, c'est un casting avec des actrices que l'on attendait pas forcément dans ces rôles, et qui s'y fondent totalement. Et au passage, on remarque aussi les seconds rôles, campés par des acteurs de talents également, dont certain un peu oublié. Le tout pour un résultat qui est clairement ancré dans son genre, avec une écriture de qualité
Premier long-métrage pour la scénariste Andrea Berloff (World Trade Center - 2006 & N.W.A: Straight Outta Compton - 2015), qui s’essaie à la réalisation avec plus ou moins de conviction, en adaptant le comics "The Kitchen" de Masters & Doyle, édité chez Vertigo (filiale de DC Comics).
L’intrigue se déroule en pleine cœur de Hell's Kitchen, un quartier sulfureux de Manhattan à New York, où la mafia irlandaise à la main mise. Le film narre l’histoire de 3 femmes qui reprennent le business tenu par leurs maris (qui purgent une peine de prison).
Si l’on apprécie la reconstitution craspec de Hell's Kitchen façon 70’s, entre les décors, les costumes et la B.O., pour ce qui est du reste, il ne faudra pas s’attendre à des miracles. Notamment au niveau du trio d’actrices (Tiffany Haddish, Melissa McCarthy & Elisabeth Moss). Il n’y a que Tiffany Haddish qui tire son épingle du jeu, avec son petit côté Pam Grier, nous rappelant Foxy Brown (1974). Melissa McCarthy à de son côté une image trop comédie US qui lui colle à la peau, ce qui la décrédibilise, face à une Elisabeth Moss bien trop en retrait.
Le scénario de son côté pâtit de ses trop nombreuses incohérences, alternant entre la comédie et le film noir, le film fini par ne plus trop savoir sur quel pied danser. A trop vouloir jouer la carte du film féministe, le film se prend les pieds dans le tapis et ne convainc qu’à moitié. Dans le même registre et en bien plus réussit, autant (re)voir Les Veuves (2018) de Steve McQueen.
Que des schémas classiques pour ce film sentant bon les années 70 : une histoire sympatoche, des personnages attachantes, des dialogues creux, une mise en scène certes soignée mais sans prise de risque particulière... Bref, il faut parfois user de ruse pour rester accrocher à l'histoire malgré la tonalité faussement dynamique de l'ensemble.
Comme les feuilles du trèfle irlandais, elles sont trois. Et elles comptent bien se faire connaître aux messieurs qui croient gouverner leur quartier de Hell's Kitchen. Assurément féministe, Les Baronnes met à l'honneur les femmes fortes et offre même un rôle sérieux à Melissa McCarthy, c'est dire le tour de force. Mais même si le film sort de l'écurie DC Comics et prend place à Hell's Kitchen (quartier de Daredevil et Jessica Jones), il manque d'action et de punch, ne vous attendez pas un autre film de super-héros (même sans pouvoirs). Les femmes mettent du temps à s'imposer, ne sont pas franchement sympathiques à suivre (personnages assez antipathiques), ne font finalement pas grand-chose de leur position nouvelle de dirigeante, et les scènes d'action se font vraiment rares... Pour couronner le tout, les dernières minutes ne nous disent qu'une chose : spoiler: c'était une introduction, mais alors une introduction d'1h45 ... Dommage car la fin nous promet une suite qu'on n'est pas sûr de voir arriver, avec l'impression d'enthousiasme tiède qu'aura provoqué Les Baronnes, à juste titre. Même si voir des gangsters féminins est progressiste et agréable, Les Baronnes ressemble à une longue introduction qui a peur de sortir les gros calibres, risquant ainsi de signer son arrêt de mort.
Difficile de croire avec un tel potentiel scénaristique d'origine qu'on en arrive à un film aussi décousu. Pas de liant, réalisation plate...quel gâchis
On appréciera la reconstitution du New York des années 70 et le dénouement de la fin, seul rebondissement du film. Mais le reste... quel mauvais jeux d'acteurs, quel ennuie quant à l'intrigue, et quels piètres dialogues. Les scènes gores ne suffisent pas à rattraper l'intrigue bancale. 1.5/5. Passez votre chemin !
Le petit monde recomposé par Les Baronnes ne fait pas grand sens et injecte dans l’année 1978 un féminisme qui n’est pas le sien. Un féminisme qui, privé de son ancrage historique, s’automatise, tourne à vide. On nous montre que les hommes sont des porcs et des tueurs, ils frappent les femmes et se saoulent sans arrêt, ce qui est mal, immoral, donc condamné par le film. Pourtant, qu’on abatte des gars en pleine rue, sous les yeux des familles qui passaient par là, ça va, pas de problème, pfut circulez. En fin de compte, Les Baronnes ne cesse de nous faire la morale en brossant grossièrement le portrait du martyre féminin en triptyque, alors qu’il n’est pas moral pour un sou. Et cette hypocrisie congénitale se retrouve dans la tonalité d’ensemble, incapable de choisir un registre et de s’y tenir ; mêler les tons requiert un talent dont le film est dépourvu, si bien que les séquences échouent à se suivre naturellement, tout paraît saccadé, haché, comme rapiécé à partir de supports hétérogènes. Il y a bien Melissa McCarthy qui sauve la mise. Mais c’est tout ce que nous retiendrons de cet ersatz des Veuves, long métrage signé Steve McQueen qui, en abordant une histoire similaire, parvenait à composer des personnages de femmes fortes et à rendre intelligente leur cause. Le féminisme mérite mieux que ces Baronnes qui provoquent pour répondre à la provocation (« avec toi, j’ai eu que trois orgasmes, et tac »), qui agressent pour essuyer l’agression, entretenant malgré elles ce cycle des violences qu’elles prétendaient dénoncer.