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Molin G.
3 critiques
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0,5
Publiée le 6 juin 2019
J'ai détesté ce film: histoire simpliste (un jeune crétin se radicalise, déconne et finit mal), acteur principal inexpressif interprétant un personnage antipathique, autres acteurs transparents, pas de mise en scène, image vilaine en général, scène finale pathétique. Je n'aimais déjà pas le parti pris misérabiliste du cinéma des frères Dardenne, mais ici ils touchent le fonds (si vous vous demandez pourquoi je suis allé voir ce film: on m'y a traîné de force) . Heureusement qu'il ne dure que 1h20. Allez voir n'importe quel autre film, votre temps sera mieux utilisé !
Le jeune Ahmed commence comme un tableau plutôt gentillet et réaliste d'une radicalisation somme toute innocente, car concernant un enfant.
La façon dont le film bascule assez vite dans l'impensable constitue sa grande force. On est littéralement sonné par l'acte d'Ahmed, qu'on ne comprend pas et que notre esprit n'arrive pas à envisager, alors que finalement tout a été mis bien en évidence sous nos yeux. Cette contradiction est poussée à son comble lors du deuxième épisode du même type, qui génère une tension psychologique hors du commun.
Suivant obstinément leur idée initiale, dans un style réaliste servi par une mise en scène déliée, les Dardenne arrive cependant dans un cul-de-sac narratif. Le jusqu'au-boutisme d'Ahmed est tellement brut et limpide qu'il envoie le scénario dans un mur, et amène le film à se terminer sur une pirouette guère satisfaisante, qui semble l'écourter artificiellement.
Le jeune Ahmed ne ressemble pas tellement aux autres films des Dardenne : son caractère d'épure un peu sèche n'a pas grand-chose à voir avec la densité et la complexité de leurs oeuvres les plus remarquables (Le gamin au vélo par exemple). La stimulation intellectuelle qu'il génère est toutefois agréable.
Après un film policier introspectif un peu loupé (La fille inconnue), les frères Dardenne reviennent ici aux fondamentaux de leur cinéma, à savoir un personnage principal écorché vif que l'on suit la caméra à l'épaule, une émotion brute et des dialogues minimalistes. C'est la signature Dardenne qui fait incontestablement la force de leurs meilleurs films, comme Rosetta ou Le gamin au vélo sur lesquels se calque visiblement ce "jeune Ahmed".
En revanche les thèmes abordés ici sont évidemment assez différents des sujets que les deux frères traitent habituellement. Dans presque tous leurs films, c'est vraiment l’être humain avec ses forces, ses faiblesses, ses lâchetés, etc qui est mis au cœur de tout. Ils essaient de faire la même chose dans le Jeune Ahmed, mais on ne peut pas s'empêcher de penser que c'est un peu plus compliqué, car dans sa situation il est visiblement aussi question de culture, de religion, d'endoctrinement et plus largement d'intégration dans la société. Autant de sujets complexes (et parfois casse-gueules) que les cinéastes n'ont pas l'habitude de traiter. Même si le jeune Ahmed reste aussi un être humain et c'est visiblement ce qui les intéresse le plus.
Mais une chose est certaine, sujet maitrisé ou non, après leur dernier film loupé, ça fait du bien de savoir que les frères Dardenne n’ont rien perdu de leur style et de leur savoir-faire habituel.
J’ai moyennement aimé ce film. L’acteur principal joue très bien mais le scénario ne m’a pas convaincue. J’aime ce genre de film d’habitude mais je suis restée sur ma fin.
le film ne nous dit pas comment et pourquoi le jeune Ahmed s'est réfugié dans la religion et s'est retrouvé sous l'emprise d'un imam radical. L'absence du père probablement mais cela n'explique pas tout. Il est plutôt bon élève, entouré par sa famille et apprécié pas sa prof. Le film fait beaucoup pensé à Rosetta, un ado buté qui n'entend rien et se mure dans ses convictions. Les Dardenne filment avec beaucoup de détails tous les rîtes liés à la prière et nous observons cet ado, encore un peu enfantin, sans trop savoir quoi en penser. Il est potentiellement dangereux mais peut-on le sauver et l'arrêter dans son escalade ? Ce film pose beaucoup de questions
« Il faut aimer Ahmed, pas le juger » demandent les frères réalisateurs aux spectateurs qui vont voir leur film. Il faut tendre l’autre joue donc. Pas facile de respecter cette injonction quand ils nous présentent la radicalisation religieuse d’un jeune garçon au contact d’un imam qui remplace le père qu’il n’a pas. Difficile d’éprouver de l’amour quand on voit cette bigoterie mortifère, cette absence totale de recul, cette prison mentale dans laquelle Ahmed semble s’emmurer. Difficile également d’apprécier ce dispositif de mise en scène minimaliste et cette fin angélique qui va à l’encontre de ce que semble dénoncer la totalité du film.
J'ai honte de mon pays, comment peut-on trouver de la compassion a cette racaille au sang froid ! ils sont lobotisés par leur religion ! Francais bougez vous votre pays est en danger de mort si vous ne le saviez pas après près de 3200 morts en 2015 ! j'ai eu enfin de vomir quand notre pays trouve des circonstances atténuantes a tous ces religieux fanatiques oui à la déchéance de la nationalité et vite !
Un sujet délicat traité de mains de maîtres par les frères Dardenne. Enfin un film qui dénonce ce qui se passe dans certains endroits, la manipulation, l'endoctrinement, la radicalisation. Un film aussi qui dénonce la naïveté dont font encore preuve les services confrontés à ce problème. Un film qui devrai être présenté dans toutes les écoles !
un bon sujet bien traité sur la vie d'un jeune pris dans sa religion imam qui devient un peu intégriste. un bon jeu d'acteur mais voilà j'ai pas été totalement emballé par le film bien qu'il ne dure que 1h20.
On connaît désormais bien les frères Dardenne, leur fort ancrage social, leur caméra à l'épaule et leurs plans-séquences tendus. Avec pour sujet le fondamentalisme religieux, on pouvait espérer des cinéastes qu'ils renouvellent leur mise en scène; or, rien ne change, ce qui est à la fois une bonne nouvelle et une déception. Bonne nouvelle parce qu'une fois de plus on reconnait leur capacité à donner à chaque scène, qu'elle soit décisive ou non, une intensité qui lui est propre : par le jeu réaliste des acteurs, par l'attention de la caméra et la précision de ses mouvements, on ressent une tension quasi continue. Mais reste que ce système mis en place est bien connu et ne parvient pas tout à fait à faire oublier un scénario somme toute assez schématique, trop calqué sur le sujet affronté. Les grandes étapes obligatoires du portrait d'un jeune radicalisé sont cochées (relation avec l'imam, mère désespérée, victime apeurée, centre de déradicalisation) et menacent de rendre l'ensemble anecdotique; mais la fascination des cinéastes pour l'acteur principal, le formidable Idir Ben Addi, permet au spectateur de rester captivé devant la trajectoire d'un garçon présenté comme un véritable monstre à sang froid, persuadé qu'il agit dans le bien de tous et incapable d'empathie avec qui que ce soit. Mais alors que les Dardenne se sont efforcés de dresser plan après plan un portrait cohérent et glaçant de leur personnage, le dernier plan du film – contradictoire, simpliste et donc inacceptable – rappelle à quel point les deux frères se sont adoucis ces dernières années, péchant par un sentimentalisme qui les écarte sensiblement d'une certaine justesse. Aux spectateurs qui n'aiment pas la cruauté, il faut rappeler qu'elle est dans certains cas une condition à un ajustement parfait au réel. Cette condition, les frères Dardenne oublient ou refusent de s'y plier dans un final décevant.
Le réalisme social des Frères Dardenne se tient, à quelques exceptions près (la relation avec la jeune agricultrice, bien artificielle). L’intensité est là, même si l’on peut regretter une narration assez didactique et balisée. En contraste, le dénouement rompt trop brusquement avec l’esprit qui prédominait jusque-là pour ne pas paraître plaqué et maladroit.
J'ai aimé le film mais je trouve que nous ne sommes pas entré assez dans l'aspect psychologique du personnage alors que cela pouvait être super important, j'ai trouvé que cela pouvait être plus développé, mais j'ai passé plutôt un bon moment.
Film honnête, courageux pour saisir au vol la manipulation mentale d'un adolecent. La religion dévoyée...Un jeu d'acteur parfait, des scènes percutantes . Bravo ! Je suis très ému.
ou l' histoire d’une radicalisation qui passe par une adhésion à la foi musulmane un peu fondamentaliste ? Dans une famille « intégrée » les Dardenne nous montrent l’emprise progressive de l’imam au détriment de la famille…. J’ai aimé les détails de la vie quotidienne et la place que prend la prière et l’adhésion d’Ahmed à sa foi….qui l’amène à « vouloir du mal », même à ceux qui ne lui veulent que du bien ? Et c’est ce que nous voulons comprendre à tout prix! Pourtant, bien que toujours au plus près d’Ahmed, tout nous échappe….. On le voit un moment bref, tiraillé entre un appel à la vraie vie et un comportement radical.
À tort ou à raison, j’ai été peu convaincu par le « jeu » du jeune Ahmed, peu expressif ??? également par certains éducateurs ?