Le Jeune Ahmed
Note moyenne
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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 31 mai 2019
Très bon film. Pas de jugement ni de morale asséné. C'est rare ! Le jeu des acteurs est sobre et juste
Iori Yagami
Iori Yagami

7 abonnés 11 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 5 novembre 2019
Dans ce film, les frères Dardennes suivent les pas d'un enfant belge vers le fanatisme religieux. La caméra semble tellement proche du protagoniste qu'elle nous donne le sentiment de pouvoir tout connaître sur lui, et par conséquent les frères Dardennes qui prennent le jeune Ahmed comme un cas social qui représente beaucoup de jeunes belges et européens. Pourtant, ce n'est pas vraiment, le cas. Dans les moindres détails on voit bien que les yeux des deux cinéastes ne diffère pas trop de l’œil orientaliste face aux cultes islamiques. Ahmed étant devenu religieux fanatique se voir se prosterner devant la photo d'une personne. Non seulement les photos ne sont pas du tout encouragées dans ces doctrines, mais se prosterner devant elles est considéré comme hérétique sans égal. Les Dardènnes prennes ce genre de détails à la légère parce que le réalisme qu'il font, est un peu paresseux, c'est un réalisme qui se limite à l’œil occidental.
Et j'espère que j'ai bien argumenté cette fois pour qu'on me censure pas.
soulman
soulman

140 abonnés 1 422 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 mai 2019
Les frères ne s’embarrassent jamais de fioritures pas plus qu'ils louvoient vers le politiquement correct. Ici, ils vont à l'essentiel et Ahmed ne donne ni explications ni justification à sa radicalisation. Il se dégage malgré tout de ce court récit un humanisme étonnant, conforté par la belle dernière scène : l'espoir reste permis mais à quel prix...?
L'AlsacienParisien

687 abonnés 1 432 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 mai 2019
J'étais très mitigé à la sortie de salle du "Jeune Ahmed". Et j'ai pas compris lorsqu'il a remporté le Prix de la mise en scène au Festival de Cannes. C'est vrai qu'avec son style cru et épuré, le dernier film des frères Dardenne ne peut laisser indifférent, surtout avec un tel sujet d'actualité en toile de fond. Ce portrait d'un enfant radicalisé est raconté sans artifices dans les émotions ou dans la mise en scène. Rien n'est forcé, un peu à l'image d'un documentaire qui s'empare du moindre instant sans se soucier d'un rendu cohérent. En tant que spectateur, tout nous parait sobre mais étrangement captivant. Car on observe le drame humain avant de catégoriser le film dans les faits divers de société spectaculaire. "L'adieu à la nuit" a récemment abordé le même sujet, avec plus de nuances émotionnelles et "Le disciple" avec davantage de théâtralité. "Le jeune Ahmed" n'est donc pas le premier à tenter de percer l'inexplicable et son "vide" a tendance à laisser dubitatif. En effet, le film ne nous donne jamais ce qu'on attend, que ce soit des réponses, des motifs ou des émotions. Et c'est sans doute la force et la faiblesse du film. En fait, dans ce grand rien se raconte beaucoup de choses.
C'est vraiment à double tranchant. D'un côté, c'est cinématographiquement pauvre mais de l'autre, cette simple observation aiguë d'un quotidien crie une violence sans prôner aucune vérité. Personnellement, j'ai été gêné par le manque de charisme de Idir Ben Addi tout comme celui des acteurs secondaires qui frôlent l'amateurisme. C'était même déstabilisant par moment. Personnellement, je n'ai pas eu de claque, ça ne m'a pas glacé. La fin m'a laissé sceptique. Le personnage est trop contenu et il n'évolue pas assez à mon goût pour être percutant. Mais le parti prix de montrer le strict minimum, par ce "vide" (scénaristique, émotionnel, musique...) en quelque sorte, fascine et attise notre curiosité.
Arectos
Arectos

11 abonnés 84 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 mai 2019
Dès le début du film, il faut pouvoir accepter que le jeune Ahmed est une victime de lui-même. Victime de son innocence, victime de son aveuglement. il n'a que 13 ans. On rentre alors dans l'absence de jugement vis à vis du personnage, d'autres diront, l'angélisme des frères Dardenne. spoiler: Éloigné de l'influence de son imam, sous surveillance, la bienveillance appuyé des éducateurs ne remettent jamais en question la religion du jeune homme. Son acte, pourtant grave, est constamment décorrélé de ses croyances. Seule, sa mère, en plein désarroi, l'implore de changer et la rencontre d'une fille le confronteront à ses convictions profondes. Le film n'offre alors aucune alternative à penser, même l'amour à du mal à percer le dogme religieux dans lequel le jeune homme s’est enfermé, le projetant dans une impasse avec le spectateur.
tupper
tupper

193 abonnés 1 587 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 mai 2019
Sur le thème de la radicalisation islamiste, dont il ne s’intéresse qu’aux conséquences, ce film décrit parfaitement les mécanismes de l’addiction. Les habitudes immuables, la capacité à tromper son entourage le plus proche, l’incompréhension de cet entourage, la pleine conscience de la situation et malgré tout l’incapacité à en sortir jusqu’au drame. La mise en scène est minimaliste, ce qui va bien au film, mais qui laisse interrogatif sur le prix de la mise en scène reçu à Cannes. C’est également parfaitement interprété. La aussi avec un dépouillement qui assoit le réalisme et la crédibilité.
AZZZO

363 abonnés 1 018 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 mai 2019
A quelques courtes semaines d'intervalle, deux films ont abordé le sujet de la radicalisation. Celui des frères Dardenne répond de manière subtile au maladroit "Adieu à la nuit" d'André Téchiné. Quand l'un est bavard, explicatif et si mal interprété qu'il sonne faux, l'autre parle peu, se contente de suivre Ahmed pour montrer au spectateur que le fanatisme, quel qu'il soit, est une illusion qui coupe les individues de la réalité. Avares en explications, les Dardenne préfèrent semer de petits indices pour ceux qui veulent bien les suivre, à l'instar de la courte mais limpide scène des lunettes qui explique la "chute" du film.
bendelette
bendelette

34 abonnés 282 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 mai 2019
Un fait de société traité comme un thriller,ce jeune Ahmed va-t-il ou non arriver à ses fins?On est tenu en haleine jusque la dernière image,et la chute peut être comprise de deux manières ,la mienne n'est guère réjouissante.Pas une parole de trop,pas un geste de trop,du réalisme,c'est tout,et les frères Dardenne sont des maîtres.
Jean-Philippe B.
Jean-Philippe B.

7 abonnés 11 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 29 mai 2019
J’ai eu énormément de mal à supporter ce film, c’était très violent pour moi, étouffant, accablant... je ne suis pas du tout religieux et voir la manipulation que cela peut causer chez des jeunes et voir comment on peut basculer dans le terrorisme, on le voit assez aux infos trop souvent et je ne vais pas au cinéma pour voir cela. Ensuite dans le film on traite ce jeune avec égard et respect après ce qu’il a fait, si il décide ou non de rencontrer sa victime!!??? Sérieusement??
Ceci est horripilant et inacceptable pour moi!
Le jeune acteur est insupportable.
J’ai eu envie de sortir de la salle après 5 min et j’aurais vraiment du le faire... j’ai encore la nausée rien que d’y penser!
Sophie P.
Sophie P.

7 abonnés 64 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 mai 2019
Film intéressant et très bien interprété. Un sujet délicat et actuel : l'emprise de l'islam et l'influence de l'imam sur un jeune qui va jusqu'à vouloir tuer sa tutrice, pourtant pleine d'empathie pour lui. Tous les rôles sont très bien joués. On y croit à 100%.
ffred

1 994 abonnés 4 290 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mai 2019
Une nouvelle fois à Cannes et une fois primés, les Dardenne auront bientôt toutes les lignes du palmarès à leur actif ! Récompensés cette année pour la mise en scène, prix mérité. Même si les frères belges nous offrent toujours à peu près la même chose. L'ensemble est peut être ici un peu plus épuré, voir minimaliste, que d'habitude. Sans doute ce que j'ai le plus apprécié. Le scénario est aussi simple que complexe, drame social en plein dans l'actualité. Le tout est fait sans jugement, sans pathos, avec une froide mais belle émotion. L'interprétation est de qualité. Le jeune Idir Ben Addi s'en tire parfaitement. Tout le reste du casting est au diapason. L'ensemble est assez captivant, on ne devine pas vraiment ce qu'il va se passer ni ce qu'il y a dans la tête du jeune garçon. Au final, un drame poignant, une description forte d'une certaine réalité. Pas le meilleur film des frères mais une belle réussite tout de même.
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 749 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mai 2019
Les frères Dardenne nous offre avec Le jeune Ahmed, un film fort, prenant , limite glaçant et sans doute le plus pessimiste de leur filmographie…A 13 ans, Ahmed, visage d’adolescent à la mine boudeuse, lunette de bon élève et tête bouclée est un garçon réfléchi mais terriblement secret….Il est habité par Dieu, lit le Coran, va à la mosquée, fait ses ablutions et ses cinq prières par jour, ne touche pas la main d’une femme car c’est impur.. il a détaché les posters de sa chambre, a rangé sa playstation pour faire ce que l’imam lui dit : prier le plus possible pour être proche d’Allah, et se rapprocher de son cousin mort au djihad....Aussi lorsque l’iman considère la jeune enseignante qui fait du soutien scolaire et qui l’a guéri de sa dyslexie, comme apostat parce qu’elle veut étudier des chansons dans son cours d’arabe, il prend l’iman au mot et ourdit un sinistre projet pour purifier son monde et se faire une place de martyr auprès de son cousin….le passage à l’acte heureusement échoue et Ahmed se retrouve placé en centre de détention fermé accompagné de travaux à la ferme…mais ni les éducateurs pleins de patience et de bienveillance, respectueux de sa foi, ni la jeune Louise, la fille des fermiers qui se prend d’affection pour lui, ne parviennent à le rouvrir à la vie…Il s’enferme dans son mutisme , ignorant toutes ces mains tendues…C’est tout le talent des frères Dardenne de tirer toutes les ressources de ce débutant, Idir Ben Addi, dont la présence dense et impénétrable ne laisse aucunement percer le mystère de sa foi fanatisée…Est-ce ainsi que naissent les loups solitaires ??? Les frères Dardenne viennent d’obtenir à Cannes, pour ce film le prix de la Mise en Scène…j’avoue ne pas bien comprendre, c’est un film dense, relativement bref mais très sobre …
velocio

1 543 abonnés 3 519 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mai 2019
Osons l'avouer : je faisais partie des nombreux amateurs du cinéma des frères Dardenne qui avaient trouvé décevants les deux films qu'ils avaient réalisés depuis "Le gamin à vélo" : l'impression que l'inspiration n'était plus au rendez-vous, qu'ils avaient tendance à se répéter. Qu'allaient-ils faire du sujet plutôt casse-cou de la radicalisation d'un gamin de 13 ans, de ses rapports avec l'imam de la mosquée intégriste qui lui a lavé le cerveau et avec l'autre monde, sa mère, sa professeure, etc. Pendant tout le film, passionnant à regarder, je me suis interrogé sur la conclusion qu'allaient fournir les Dardenne et je les croyais vraiment enfermés dans une sorte de piège : la déradicalisation d'Ahmed et le risque de se voir taxé d'angélisme, le refus de se déradicaliser et le risque de s'entendre dire "vous voyez, ces gamins radicalisés sont irrécupérables". On peut dire que les frères Dardenne arrivent à s'en sortir honorablement par ce qui, pour certains (dont je ne fais pas partie !), est apparu comme une pirouette. A noter : ce film a obtenu le prix de la mise en scène, seuls "dinosaures" de la sélection à être primés avec le Prix d'interprétation masculine de Banderas. Pourquoi pas !
Yves G.

1 856 abonnés 4 064 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mai 2019
Ahmed a treize ans. Sous l’influence de l’imam du quartier, qui assume le rôle de père de substitution, Ahmed s’est progressivement radicalisé. Il respecte les prescriptions de sa foi : il fait ses ablutions avec un soin scrupuleux, prie cinq fois par jour aux horaires prescrits, apprend les sourates du Coran dans la langue du prophète, refuse de serrer la main impures de Madame Inès (Myriem Akheddiou), l’éducatrice qui le suit depuis l’enfance. Ahmed a un rêve : suivre le chemin de son cousin, qui est allé mourir au djihad.
Une tentative de meurtre – dont on ne dira rien – le conduit en centre fermé. Ahmed y est pris en main par des éducateurs compréhensifs. Abandonnera-t-il son projet mortifère ?

La radicalisation est décidément un sujet à la mode. C’était le thème principal des "Exfiltrés" sorti le 6 mars et de "L’Adieu à la nuit", sur les écrans depuis le 24 avril. Mais cette fois-ci ce sont les frères Dardenne qui en parlent. Et on ne joue plus dans la même division.

Les frères belges comptent en effet parmi les plus grands réalisateurs contemporains. Chacun de leurs films est sélectionné au Festival de Cannes – "Le Jeune Ahmed" y a obtenu hier soir le prix mérité de la mise en scène. Tous font l’événement – même si l’honnêteté oblige à reconnaître que les deux derniers sont un chouïa moins bons que les précédents. Ils font partie, avec Haneke, Loach et Kusturica, du club ultra-fermé des réalisateurs ayant décroché deux fois la Palme d’or : en 1999 avec "Rosetta" et en 2005 avec "L’Enfant". "Le Gamin au vélo" se classe au premier rang de mon Top 10 2011.

Les recettes de cette réussite se retrouvent dans leur neuvième long métrage. Des films brefs sans une once de gras ("Le Jeune Ahmed" dure 1h24, "Le Gamin au vélo" durait 1h27, "Rosetta" 1h30). Des scénarios au cordeau, où chaque élément trouve parfaitement sa place sans pour autant verser dans le minimalisme. Des plans séquence qui ne quittent pas d’un pas leur héros souvent filmé de dos, en mouvement (c’était déjà la marque de fabrique de "Rosetta") et qui ne renoncent jamais à un sens maîtrisé du cadrage. Des histoires simples, naturalistes, qui ont pour cadre la Wallonie des réalisateurs et pour héros des gens de peu aux prises avec une vie difficile : la jeune Rosetta qui se bat contre la misère, Lorna, la prostituée albanaise, Cyril, le « gamin au vélo », bouillonnant de colère, Sandra, l’héroïne de "Deux jours et une nuit", qui doit convaincre ses collègues d’un geste de solidarité… Et surtout, une profonde humanité. C’est le mot qui revient le plus souvent quand on parle du cinéma des frères Dardenne. La corde est pourtant raide sur laquelle leurs films parviennent miraculeusement à se tenir, qui ne versent ni dans le sentimentalisme ni dans la complaisance.

Ce tombereau d’éloges déversé pourquoi ne pas mettre le maximum d’étoiles au Jeune Ahmed ? À cause du choix de son héros. La faute n’incombe pas tant au jeune Idir Ben Addi mais au casting qui aurait dû, selon moi, lui préférer un acteur plus âgé. Le jeune Ahmed est trop… jeune. Il a encore les traits poupins de l’enfance, la maladresse de ses gestes. On ne l’imagine pas en dangereux terroriste sur la voie du djihad. On ne l’imagine pas non plus s’éveiller aux élans de l’amour au contact de la jolie Louise (Victoria Bluck). Aurait-il eu deux ans de plus, le héros aurait été plus crédible.
Ufuk K

620 abonnés 1 740 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 mai 2019
" Le jeune Ahmed " des frères Dardennes qui vient d'être récompensé par le prix de la mise en scène à Cannes est un drame réaliste. En effet j'ai trouvé que les célébres réalisateur belges avait mieux traité le sujet de la radicalisation des jeunes que André Techine récemment . J'ai beaucoup aimé l'interprétation du jeune acteur principal très juste dans son rôle démontrant à quel point il est difficile de sortir d'un endoctrinement et que le pardon est salutaire.
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