On frise avec le documentaire tout au long de cette histoire, plutôt habilement menée par Pierre Jolivet et son casting, mais qui ressemble fortement à une compilation de toutes les anecdotes d'une caserne de pompiers plutôt qu'à un film de cinéma avec une réelle intrigue derrière. C'est une exploration de la psyché de ce métier par petites touches, avec une mise en scène de belle facture et quelques instants intéressants, mais qui manque sans doute un peu de profondeur.
Pourquoi ce film est-il passé aussi inaperçu en salle ? J'ai réellement passé un très bon moment. On passe quelques jours avec des pompiers de l'Aude, on assiste à un grand éventail d'interventions, avec l'aspect psychologique intense, lié à cette profession... le tout agrémenté d'une enquête liée à une incident. Cela n'a rien d'un reportage, plusieurs intrigues alimentent le scénario. Je reverrai avec grand plaisir ce film, et vous le conseille vivement.
Immersion totale dans le quotidien d'une caserne de pompiers dans le sud de la france. On y voit des hommes et une femme tout donner pour sauver la vie des autres. Ce film quasi documentaire nous montre la vie des pompiers avec ses moments difficiles et ses moments de détente. Tous les problèmes sont exposés (minorité des femmes dans cette profession, difficultés avec les conjoints, vie famialle bousculée, horaires difficiles ...) Très belle prestation des acteurs un film très réaliste a voir
Suivant la voie jadis empruntée par ‘Polisse’, Pierre Jolivet s’efforce de dépeindre avec le plus d’exactitude possible le quotidien des membres du corps des sapeurs-pompiers français, dont les missions ne se limitent pas à conduire le camion rouge et à éteindre les incendies : premiers arrivés sur les lieux pour les accidents de la route, ils peuvent également intervenir dans les querelles de voisinage ou pénétrer par la force dans l’habitation d’une personne qui ne donne plus signe de vie. On les voit aussi s’improviser accoucheurs ou éteindre un bus incendié sous les projectiles et les insultes des habitants d’une banlieue difficile. Bien sûr, ‘Les hommes du feu’ n’est pas un documentaire, et ces séquences à vocation exemplative se succèdent dans le cadre du récit de fiction, qui s’ouvre sur l’arrivée d’une nouvelle recrue féminine dans une caserne du sud de la France, ce qui permet à Jolivet, en bon cinéaste de gauche, de dénoncer le machisme ordinaire...mais aussi le racisme et l’homophobie, au détour d’autres scènes. J’imagine qu’il existe sûrement des films hollywoodiens consacrés aux pompiers, et j’imagine aussi qu’ils doivent mettre en avant l’héroïsme surhumain de ces hommes, en leur faisant accomplir des prouesses inimaginables sur fond de cuivres ronflants. Ce n’est pas l’approche de Pierre Jolivet : en balayant leurs missions dans toute leur diversité, en décryptant les relations et les rivalités, le moteur de chacun pour embrasser une telle carrière, l’incompréhension ou le manque de soutien des proches, les failles et les défauts de ces hommes, le réalisateur livre un portrait nuancé et réalistes de ces ‘Hommes du feu’ et démontre qu’il n’y a aucun besoin d’en faire des tonnes pour susciter admiration et empathie pour la complexité de leurs missions et les efforts physiques et psychologiques auxquels ils doivent consentir.
Une plongée ultra réaliste dans le milieu des pompiers, avec une direction d'acteurs au diapason. Émilie Dequenne et Roschdy Zem notamment sont formidables. Le film ne montre pas tant la difficulté que pourrait avoir une femme à s'intégrer dans une caserne que le quotidien de ces soldats du feu. Sans pathos ni morceaux de bravoure à l'excès. Et c'est tant mieux.
Ce film est puissant, entre tout les secours, les interventions, les moments de vies. Ce film nous serre le coeur, nous fait passer par tellement d'émotions. Ce film est un belle vision de ces femmes, ces hommes qui risquent leurs vies pour sauver la nôtre. L'histoire est très bien transcrite et nous transmets de belles émotions, tant les plus joyeuses que les plus douloureuses !
Pour un sujet très rarement abordé dans le cinéma Français, on peut éprouver une forme de déception face à ce scénario décousu, sans colonne vertébrale, qui accumule les anecdotes et qui ne va jamais au fond des choses. Les acteurs font ce qu'ils peuvent, même lorsqu'il n'ont pas grand chose à jouer. Quelques scènes sont gênantes de fausseté. Le film se laisse regarder, mais au final on aurait aussi bien pu regarder un documentaire sur la vie des pompiers dont regorge la TNT, ça aurait eu le même effet.
Un soit disant film immersif, sauf qu’en tant que pompier volontaire, je peux vous dire qu’il n’en est rien. Un film bâti sur des clichés, et quand au réalisme, même les casques sont en toc... Franchement passez votre chemin...vous allez vous faire de fausses idées sur le métier... Quand à la réalisation, mon dégoût m’a empêcher de l’apprecier a sa juste valeur...
Un bon film. Émouvant car humain, qui ne tombe pas du tout ds le piège possible du voyeurisme des drames de la vie qui font le cœur de métier des pompiers. Un Jeu d'acteurs crédible. Une petite dose d'humour opportune à chaque fois. À voir.
« Les hommes du feu » de Pierre Jolivet nous expose en quatre vingt dix minutes le catalogue des interventions des pompiers. Dans l’ordre : l’accident de la route, l’incendie de forêt, le récit d’une fillette de 5 ans décédée (le seul moment très fort du film), le suicide (visuel choc), le sauvetage de la femme battue, l’intervention en zone difficile et son caillassage habituel et l’accouchement dans le camion. Après une introduction sociale sur les compressions de budget et donc fermetures de casernes, le tapis sociétal se déroule systématiquement avec la femme chef pas acceptée par le macho de service (volet féministe), l’homo sexuel (la tolérance), le beur (l’intégration), le gentil maire socialiste (l’honnêteté), les gentils jeunes des cités qui caillassent à peine les gentils pompiers (la misère sociale) le toit avec les bœufs carottes en musique de fond (l’administration light mais coercitive). Ces deux catalogues imbriqués souffrent de dilution d’intensité, conséquence de leur tentative d’exhaustivité, que ce soit dans l’incendie où le caillassage dans la cité, l’impact physique n’est jamais ressenti si bien que la comparaison avec « Backdraft » de Ron Howard (datant de 1991) est accablante pour le film de Jolivet. Enfin, cerise sur le cake, la scène de la partouze est à la fois nulle et insultante pour cette profession. Dommage car les acteurs sont bons dans l’ensemble, avec une mention pour Roschdy Zem et Emilie Dequenne. Enfin, il faut rappeler qu’en 2018, la réalité est malheureusement très différente pour cette profession avec un taux d’engagement en chute libre, alors que celui du suicide est en croissance exponentielle, résultat d’une hypocrisie totale du pouvoir politique, que notre cinéma subventionné et d’exception française, se gardera bien d’attaquer, car c’est connu, il ne faut pas mordre la main qui le nourrit. Le cinéaste est un homme de gauche paraît il, il a voté pour Hollande…
Voilà un métier tristement à l'honneur chaque été au moment des feux de forêt dans le sud de la France à la suite d'un malencontreux mégot jeté à terre. Ou alors pendant les fêtes quand ils distribuent leur calendrier. Le reste du temps, on a tendance à oublier qu'ils existent et c'est vrai qu'il vaut mieux ne jamais avoir affaire à eux. Pierre Jolivet s'intéresse à cette caserne plus ou moins menacée de fermeture où une nouvelle recrue va très vite être mise dans le grand bain. Les Hommes du feu alternent "scènes d'action" filmées caméra à l'épaule où les catastrophes ont à chaque fois une justification sociale souvent révoltante (les banlieues où ils se font caillasser comme les médecins) et moments plus intimes où on voit ces pompiers décompresser, digérer les tragédies du quotidien. C'est un métier, comme chez les policiers ou les infirmiers, où le droit à l'erreur est interdit, où on ne compte pas les heures de travail, et où le travail justement rentre à la maison dans l'intimité. Ça donne une idée de la pression endurée d'autant qu'ils exercent une autre profession à côté. Pas facile de jongler entre deux métiers à la fois et une vie de famille. Pierre Jolivet donne un coup de projecteur à cette fonction ô combien essentielle. Je n'en avais pas réellement conscience et rien que pour ça Les Hommes du feu a, en plus de divertir, son importance.