2274 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
210 critiques spectateurs
5
29 critiques
4
88 critiques
3
64 critiques
2
22 critiques
1
6 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Jean-luc G
90 abonnés
905 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 30 août 2018
Une pure ambiance british comme on les aime, si on n'est pas anglophobe of course! Elle s'illustre au travers de personnages mineurs indispensables autant que compassés: le greffier ou le collègue juge qui fait des (très) mauvaises blagues. Plus important, le film s'appuie sur un sujet du fond: comment et jusqu'à quel point la société doit réguler les convictions religieuses individuelles lorsque la vie de l'individu est en jeu. Le scénario laisse la place aux diverses opinions avant qu'intervienne une décision claire. Mais, car c'est tout l'intérêt de My Lady, il est rappelé que le juge doit trancher en fonction de la loi, et mettre de coté toute antipathie ou empathie envers les protagonistes. Et là, intervient Emma Thompson, composant tour à tour, d'abord une femme en pleine maitrise dans son job, puis déstabilisée par l'ultimatum (gentillet mais ferme de son mari délaissé), enfin complètement débordée par le développement du cas dans lequel elle s'est engagée personnellement, réveillant entre autres, un désir d'enfant mis de coté sciemment. Sa performance est irréprochable. On y découvre l'énorme pouvoir du juge aux affaires familiales là-bas comme en France. Le personnage du mari aurait mérité quelques développements sans nuire à l'héroïne centrale. Cerise sur le gâteau de film qui reste malgré tout très classique : Londres est toujours un cadre de tournage gagnant et l'implication dans la musique de la haute société british hautement communicative. cinéma - août 2018
un très bon biopic porté des acteurs tous parfaits avec un "emma thompson" qui joue merveilleusement bien son rôle un peu complexe à concevoir entre sa vie de couple et sa vie professionnelle. je m'attendais pas à autant apprécié ce drame judiciaire donc; j'en suis ressortie très émue de la séance.
Il assez rare qu'une juge soit le personnage central d'un film. Je n'ai d'ailleurs pas souvenir d'avoir vu de film de ce type. À la cour de justice en Angleterre une femme juge est appelée My Lady. Elle a tout pouvoir. Elle est crainte de son entourage et des avocats qui plaident face à elle. Ici on s'étonne que Fiona Maye (Emma Thompson) se permette un écart en rendant visite à Adam (Fionn Whitehead). Situation tellement rare qu'elle en est inimaginable. En tout cas en France. Les juges se plaignent sans arrêt de crouler sous le travail, de traiter en 45 minutes un dossier qui prend des semaines à constituer et aura un impact sur le reste de votre vie. Alors prendre le temps d'aller rendre visite à un enfant ? Aucune chance ! Néanmoins lors de ladite visite Fiona Maye fait preuve de clairvoyance lorsqu'elle dit à Adam : "Les gens se comportent comme des moutons sous leurs habits." Ce qu'à l'évidence son mari (Stanley Tucci) ne veut plus être... Sur le fond, on notera la mention du Children Act, spécialité du droit anglais pour qui l'intérêt de l'enfant doit toujours être la priorité absolue de la cour. On aimerait que ce soit toujours le cas aussi en France, et que la notion d'intérêt soit claire.
Emma Thompson est extraordinaire dans ce film ! Film particulier, dérangeant, qui rentre dans les méandres du cerveau du juge et du jeune homme - Quel est la place du choix dans la vie ? comment le faire ? comment supporter une décision prise par d'autres ? La religion peut elle être reniée en cas de vie ou mort ? Ce film nous montre comment le mal être peut s'insinuer doucement, douloureusement sans que les protagonistes ne s'en aperçoivent..
« Édifiant ! Le film « My lady » est une intéressante réflexion sur la distance professionnelle entre les professionnels et les usagers, la déontologie et l’éthique qui nous imposent à ne pas entrer dans la vie privée des usagers, des clients ... Dans ce beau film, une juge de la Haute Cour de la justice britannique, Fiona Maye, jouée par la sublime Emma Thompson, doit rendre un jugement concernant le refus du jeune adolescent, également témoin de Jehovah, Adam Henry à recevoir la transfusion qui pourrait la sauver. Avant de trancher, elle décide d’aller voir le jeune Adam Henry à l’hôpital pour évaluer sa perception et son état d’esprit par rapport au refus à la transfusion sanguine, ce qui est très surprenant pour le monde de la justice tant que aucune lady, aucun juge ne s’est rendu à l’hôpital ou dans un lieu privé ! Cette rencontre va alors bouleverser le jeune patient, touché par leur écoute, leur humanité, leur affection et leurs goûts artistiques ... Une fois sorti de l’hôpital, Adam Henry va retrouver My Lady, Fiona Maye pour lui remercier de l’avoir sauvé et exprimer une profonde reconnaissance envers elle. Il la considère comme une icône de la vie, un phare pour son avenir ... Passionné, grand poète, il voudra échanger davantage avec elle. Malheureusement, My Lady garde la tête froide, elle reste insensible face à leurs considérations, malgré leur acharnement. Troublée, elle est incapable de s’exprimer, ni de communiquer avec ce jeune plein de vie et d’espoir. Elle semble ressentir une certaine affection envers lui car elle même s’est sacrifiée des enfants pour sa carrière et aussi car elle est admirative envers leur intelligence et leurs talents en tant que poète. Voit-elle en lui comme un fils qu’elle aurait pu avoir, comme un ami qu’elle aurait envie d’encourager, d’accompagner et de le protéger ou même comme un amour, un grand proche à qui elle aurait envie de le serrer contre ses bras ? On ressent la fragilité du juge qui s’efforce à forger une carapace professionnelle, d’où il y a beaucoup de non-dits entre eux. Elle ne sait pas se situer par rapport au jeune Adam Henry. L’aider ou pas ? Le conseiller ou pas ? A-t-elle le droit de le considérer comme un nouvel ami malgré un grand écart d’âge ? En quoi le jeune perçoit-Il My Lady ? Justement, ce qui est dommage dans le film « My Lady », les personnages sont trop réservés ... on a quand même du mal à savoir leurs sentiments. Est-ce de l’affection ? De l’amour ? Un lien fils-mère ? Un peu confus tout de même, ce film ! Je suis resté un peu sur ma faim émotionnel ... dommage ! Le film « My Lady » est touchant et même perturbant car on se met à la place de My Lady, Fiona Maye. Qu’est ce que nous aurions pu réagir, choisir et faire si nous étions confrontés dans la même situation professionnelle qui se bascule soit parce qu’un usager veut nous voir comme un ami, soit parce qu’il est amoureux, soit parce qu’il nous envoie comme un transfert : pere, mère, frère, sœur, ami, fils ou file ...Intéressante réflexion sur la distance professionnelle dans ce film très soigné et sobre ! Un grand chapeau au jeune acteur Fionn Whitehead, excellent dans son jeu d’acteur ! Une étoile britannique montante ! Il joue très bien le rôle d’un jeune adolescent passionné, il représente très bien l’innocence, la naïveté car il découvre ce qu’est le sens de la vie ... Très subtil ! J’ai beaucoup aimé ce film !
Pas une grande surprise mais une histoire correctement racontée. Une juge comme on peut l'imaginer, à son travail et dans sa vie personnelle. Avec de la poigne, des principes et assez d'humanité. 3,4/5
Une juge aux affaires familiales doit prendre la décision d’autoriser ou non un hôpital à transfuser un adolescent atteint d’une leucémie contre sa volonté. Si Emma Thompson se montre impériale le film se montre trop lisse. En effet, on peine à s’intéresser à la vie personnelle du juge et à sa vie de couple en péril et la relation qu’elle noue avec l’adolescent dont elle a en charge le dossier ne suscite pas autant d’émotion que souhaité.
Emma Thompson est juge de la Haute Cour dans « My Lady ». Spécialisée dans le droit de la famille, ses affaires présentées dans le film de Richard Eyre se concentrent autour de l’intérêt des enfants. Adam est issu d’une famille de témoins de Jéhovah qui refuse toute transfusion sanguine. Atteint d’une leucémie, un médecin demande à la juge de l’autoriser à effectuer cette transfusion pour lui sauver la vie. Malgré quelques raccourcis et une écriture un peu convenue, les principaux comédiens de ce drame bouleversant livrent une prestation poignante et juste. Pour rester tout public « My Lady » n’approfondit pas trop son sujet et reste très divertissant. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Le britannique Richard Eyre fait appel à la bonté et à la sensibilité des spectateurs, dans une cour où la vie d’un enfant est en jeu. Après de longues années d’errance entre les productions de l’opéra et quelques tentatives d’amorcer une carrière riche en poésie, il hérite enfin d’un scénario poignant. Adapté du roman de Ian McEwan, le metteur en scène sublime son actrice vedette et saisi le cœur de ceux qui veulent bien s’intéresser à un cas relevant de la fois et de la raison. Le dilemme est sévèrement discutable et on en profite pour juger nos sentiments les plus profonds, si bien que l’on abandonne l’idée du facteur rigide de la justice.
Juge de la Haute Cour d’Angleterre, Fiona Maye (Emma Thompson) défile devant de nombreuses affaires dont l’issu réside dans les textes de loi, dans les droits civiques. Elle tranche avec aisance et assurance ses dossiers avec une objectivité remarquable. Cette force d’opposition et de proposition font de ce personnage un symbole féminin fort, où la sensibilité sera sa seule faille et deviendra la seule cicatrice apparente qu’elle veuille bien reconnaître. Elle aura beau être rigoureuse dans son travail, mais à domicile s’il est encore possible de l’appeler ainsi, elle n’entretient pas correctement la flamme conjugale. Son mari, Jack (Stanley Tucci), le souligne en permanence, reflétant ainsi les faiblesses de sa personnalité. Elle est dorénavant une femme d’âge mûr dont les passions sont limitées et dont les émotions sont réprimées par l’objectivité de son emploi qui la prive de liberté créative. Elle ne fait que suivre des procédures, comme elle suit des partitions. Ce n’est pas une façon de s’épanouir et on nous le fait comprendre dans une toute nouvelle complicité qui changera sa manière d’aborder les mœurs.
Témoin de Jéhovah dans l’âme, Adam Henry (Fionn Whitehead) est malade de la vie et de sa foi. Le sujet est durement introduit par des citations très radicales, mais qui entretienne un certain savoir, incompris par la population. Les valeurs de cette croyance ne font pas pour autant un objet d’étude approfondi, mais on s’en sert habilement pour nous diriger vers une rencontre qui brisera la conventionnalité. Comme une cerise sur le gâteau, le film apparaît comme un signe d’espoir sur les écrans, laissant entendre que l’on peut accomplir autre chose que des drames qui recyclent les thèmes de la dépression et des conflits internes que l’on transport en soi. Malheureusement, le récit peine à rendre intéressante la relation qui existe entre ces deux êtres d’exception. On fait l’impasse sur un brin d’émotion qui aurait pu aboutir sur un dénouement plus marquant. Le développement reste tout de même source d’inspiration et cela ne fera qu’alimenter nos interrogations quant à la structure d’une famille qui se déchire ou qui tente de se reconstruire.
Là où « My Lady » (The Children Act) réussit son tour de force, c’est dans la maîtrise de la subjectivité dans la mise en scène. On jongle sur les différents points de vue des personnages avec une telle subtilité que s’en est bluffant. Et quand bien même le scénario reste maigre en comparaison des moyens techniques employés, c’est bien sûr à l’intensité d’entrer en scène et de nous séduire par le biais de la tendresse et d’un amour inconditionnel pour chaque victime de cette dramaturgie. Et en plus de souligner un formidable portrait de la femme et du chaos qui la guette, le discours est sublimé par une proximité sincère entre l’enfant et l’adulte, deux conditions que tout oppose et qui se complètent.
Un film captivant qui aurait pu être ennuyeux mais grâce à l'intelligence du réalisateur ce film nous touche, nous émeut. Une interprétation magistrale Emma Thompson dans le rôle de cette juge femme forte mais qui peu à peu va se dévoiler un plus fragile que l'on imagine.
Peu accrocheur au départ par sa lenteur et ses tergiversations, ce film que l’on attend dur et technique se déroute complètement pour nous livrer un drame romantique. Emma Thompson réalise une magnifique prestation en juge tiraillée entre rigueur, éthique, déception et passion.
Contrairement à d'autres films la bande annonce ne dit pas tout. J'ai été ému, j'ai ri. Je suis Emma Thompsonphile. Sa voix, son charme, son jeu évidemment. Je suis sa carrière depuis beaucoup de bruit pour rien que j'avais vu ado. Je recommande ce film.
Un film proche de la perfection, un portrait de femme d'une justesse et d'une sensibilité inouïes. Porté, il faut le dire, par une Emma Thompson à son zénith. Jeune, elle était juste mignonnette; à la soixantaine, elle est sublime, et d'un charme ravageur dans ses petits tailleurs noirs chics et stricts.
Fiona -Fi pour les intimes- est juge aux affaires familiales. Donc, dans l'exercice de son métier, on s'adresse à elle en l'appelant "My Lady". Elle l'adore, ce métier. Perfectionniste, elle veut l'exercer.... à la perfection. Naturellement, cela empiète fortement sur sa vie privée, mais qu'importe puisqu'elle n'a pas d'enfants (pas eu le temps), et qu'avec Jack (Stanley Tucci, excellent lui aussi), son mari, prof en université, ils forment un couple fusionnel, parfait. Même s'ils n'ont plus de vie sexuelle.... Aussi, elle tombe de l'armoire lorsque Jack, honnête avant tout, lui annonce qu'il a envie d'avoir une liaison. Sans que cela ne change rien à ses sentiments pour Fiona. Il a juste, au fond, envie de se sentir à nouveau vivant. Evidemment, elle ne le comprend pas. Et réagit très mal.
D'autant plus qu'elle se confronte à des affaires particulièrement délicates. Des frères siamois, qui ont le coeur en commun. Si on les sépare, l'un mourra. Mais l'autre aura assurément une vie normale.... les parents refusent la séparation. Et puis il y a Adam (Fionn Whitehead), leucémique, qui a urgemment besoin d'une transfusion sanguine.... mais les parents, témoins de Jéhovah, refusent la transfusion. Et Adam est d'accord. Effrayante dialectique fanatique et obscurantiste du père, Kevin (Ben Chaplin). La juge décide d'aller rendre visite au jeune malade, dans sa chambre d'hôpital. C'est tout à fait contraire aux usages: mais, on l'a dit, elle est perfectionniste, et elle veut comprendre si cet ado presque majeur, agit de lui même ou est juste influencé par ses parents. Elle ne se doute pas que cette visite, aussi gratifiante que stupéfiante, va complètement modifier le comportement d'Adam qui va ensuite tenter de s'incruster dans la vie de Fiona: puisqu'elle lui a donné une seconde fois la vie, elle doit être une seconde mère, n'est ce pas? Ce que celle ci refuse, évidemment....
Le film de Richard Eyre est passionnant de bout en bout. Quel beau rôle, quand même, pour Emma Thompson! Une fois de plus, on pense à toutes ces artistes qui pleurnichent "y a plus de rôles pour les femmes de plus de quarante ans!" Mais si, il y en a quand on s'appelle Huppert, Deneuve, Mc Dormand .... ou Thompson, bref quand on a bâti sa carrière sur son talent....