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virnoni
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4,0
Publiée le 21 août 2018
La BA ne donne pas une bonne image de ce film fin, élégant et subtil. Comment expliquer le thème sans en révéler le coeur de l'intrigue ? Le livre doit certainement être également à lire pour davantage en comprendre l'essence et les non-dits. Il ne s'agit pas que d'un conflit intérieur sur une décision à prendre pour une Juge. Ce n'est ici que la moitié de l'histoire et pas la plus riche au final. Reste une autre moitié intrigante le plus souvent. Douloureuse souvent. On sort émus par l'ensemble, perturbés aussi. Emma Thompson est encore une fois renversante. Cela fait longtemps il me semble qu'elle n'avait pas été aussi poignante, vraie et si bien filmée. Elle est sublimée par le réalisateur. Son interprétation est tour à tour sèche, coupante, tranchante puis, humaine et effondrée. Quel métier que celui e Juge (pour enfants). Pour être dans le secteur en France, c'est déjà impressionnant et lourd. Le film semble rendre un bel hommage à ces travailleurs de l'humain avant tout et de la loi nécessaire à toute civilisation (comme le démontre les quelques exemples pertinents de procès au début du film). Stanley Tucci est excellent dans le rôle du mari patient, direct mais amoureux. Car le film parle bien du couple, d'une femme derrière le juge. Il prend son temps. Il délite peu à peu les archétypes de base. Le jeune acteur perdu dans ses convictions apporte également beaucoup dans les faces à faces troublant avec My Lady. Nous assistons aussi à une démonstration du système de protection judiciaire anglais, de ce monde de "nantis" parfois spoiler: (et si nos greffiers en France se pliait autant pour leur Lady : spectaculaire d'imaginer ce fonctionnement presque archaïque et hiérarchisé chez nous!?) . Efficace. La réalisation est léchée, presque théâtrale, mais ce qui sied bien au thème et lui confère un style âpre, répétitif, omnibulant. La partition musicale apporte enfin beaucoup. On est souvent happé par les émotions qui traversent presque soudainement ces personnages atypiques, au carrefour de leurs vies. A voir pour se perdre dans ce drame et se poser mille questions. Pour Emma encore et toujours sublime. Merci à cette grande actrice de porter le temps avec autant d'élégance et de beauté, de tenir son jeu et de savoir prendre des risques.
L’histoire d’une magistrate qui détient du haut de ses sentences jusqu’à la vie de ses plaignants - et d’un jeune homme tout droit sorti de son adolescence à la fois maladive et fougueuse. Elle mène une vie ordonnée, laborieuse, délaissant par passion pour le droit son mari. On assiste à ce moment dans la vie où tout vous échappe et fait jaillir de nouvelles émotions. Dans ce film, tout se passe en profondeur, la surface bouge à peine et permet une fin apaisée. Excellents jeux d’acteurs pour la très sage Emma Thomson et l’impudent Fionn Whitehead découvert dans Dunkerque.
My Lady, c’est l’apostrophe rituelle avec laquelle on interpelle une juge en Angleterre. Fiona exerce ce métier au sein de la prestigieuse Cour de Justice de Londres, où elle se dévoue nuit et jour, en oubliant presque qu’elle a un mari et une vie personnelle. Alors, le burnout n’est jamais loin, d’autant quand on a à juger des affaires aussi sensibles que la séparation de deux bébés siamois ou le refus sur des motifs religieux d’une famille de faire pratiquer une transfusion de sang au fils gravement malade.
« My Lady » est tout entier porté par la prodigieuse Emma Thompson. La caméra la filme de dos, de face, souvent de très près, dans tous les lieux qui composent sa vie personnelle et professionnelle. On la voit préparer les affaires dans son salon, revêtir son costume de magistrate dans son bureau, assistée de son fidèle greffier, et surtout siéger seule, en haut du tribunal, où elle doit donner des réponses juridiques à des drames éthiques insolubles. On la voit surtout frôler le vacillement quand sa vie conjugale se défait brutalement, son mari se plaignant d’être totalement mis de côté par ses préoccupations professionnelles. Emma Thompson constitue le centre de gravité de ce récit bouleversant. L’actrice porte avec grandeur, élégance, et déférence un rôle immense où il serait aisé de céder à la caricature.
Dur métier de magistrat. Comment garder le sang-froid nécessaire, la distance sur les affaires qu’on doit juger quand soi-même on est traversé par des tempêtes dans sa vie intime. La filmographie de Richard Eyre est dense, mélangeant des mises en scène d’opéra à des films peu connus, voire médiocres. Du haut de ses 75 ans, le réalisateur réussit cette fois un coup de maître dans une mise en scène à la fois très dense émotionnellement et très sobre. Il faut souligner aussi le travail tout à fait remarquable sur les accessoires et les costumes. Le spectateur rentre ainsi dans l’intimité bourgeoise de cette juge grâce à des toilettes irréprochables qui constituent un paravent contre la violence de la justice ordinaire. Quant aux accessoires, ils permettent de pénétrer le monde peu connu de la justice faite autant de textes de loi que d’êtres humains en proie aux doutes et aux questionnements moraux.
Une pure ambiance british comme on les aime, si on n'est pas anglophobe of course! Elle s'illustre au travers de personnages mineurs indispensables autant que compassés: le greffier ou le collègue juge qui fait des (très) mauvaises blagues. Plus important, le film s'appuie sur un sujet du fond: comment et jusqu'à quel point la société doit réguler les convictions religieuses individuelles lorsque la vie de l'individu est en jeu. Le scénario laisse la place aux diverses opinions avant qu'intervienne une décision claire. Mais, car c'est tout l'intérêt de My Lady, il est rappelé que le juge doit trancher en fonction de la loi, et mettre de coté toute antipathie ou empathie envers les protagonistes. Et là, intervient Emma Thompson, composant tour à tour, d'abord une femme en pleine maitrise dans son job, puis déstabilisée par l'ultimatum (gentillet mais ferme de son mari délaissé), enfin complètement débordée par le développement du cas dans lequel elle s'est engagée personnellement, réveillant entre autres, un désir d'enfant mis de coté sciemment. Sa performance est irréprochable. On y découvre l'énorme pouvoir du juge aux affaires familiales là-bas comme en France. Le personnage du mari aurait mérité quelques développements sans nuire à l'héroïne centrale. Cerise sur le gâteau de film qui reste malgré tout très classique : Londres est toujours un cadre de tournage gagnant et l'implication dans la musique de la haute société british hautement communicative. cinéma - août 2018
Emma Thompson est époustouflante dans ce film dramatique et si humain. Surprenant à mesure que l'on avance dans l'histoire, et une fin bouleversante. Un synopsis qui sort de l'ordinaire. À voir !
ce film est tout simplement une honte! la seule étoile que ce film mérite est pour la qualité ses acteurs (Emma et Stanley) pour le reste c'est tout simplement pitoyable = il ny a strictement aucun scénario, quel drame. comment peut on faire ceci ?? Je ne peux pas vous spolier car il ny a rien à dire ...... vraiment nul !!!
Plusieurs thèmes dans ce film, la réussitte professionnelle au lieu du personnel, après plusieurs années de couple les sentiments sont toujours là, la religion, le désir, et les choix
Bref ce film emmené par EMMA THOMPSON, très crédible dans son rôle de juge en Angleterre regorge d'idées, mais j'ai eu un problème par rapport au rythme du film, et les seconds rôles peu intéressants, bref je pense qu'une femme appréciera plus ce film, car il s'agit beaucoup du ressenti féminin, je donne 9/20
Voilà un film comme on en produit plus du tout. Simple qui va droit au but et au coeur avec un casting quatre étoiles que demander de plus pendant cette période estivale où il ne se passe rien sous nos yeux . Oui c est effectivement émouvant mais au moins c est un film habité par ses acteurs et ça c est ce qu' il y a de mieux .
Certes Emma Thomson joue magnifiquement ce rôle de « my lady » magistrate anglaise qui doit décider de la transfusion ou non d’un jeune de 17 ans dont sa religion ( témoin de jehova ) le lui interdit , mais le film manque tout de même de rythme et de profondeur pour atteindre des sommets d’émotions et d’intérêts
Un film magnifique aussi bien par les acteurs que par le sujet très intéressant et l émotion que le sujet suscite. CE portrait de femme est superbe de vérité . L opposition entre raison et religion est très bien analysé. Ainsi que le problème de ce jeune qui a gagné l envie de vivre mais trop de solitude pour la vivre
Un peu frustrant cette représention de The Children Act rebaptisé My Lady, en l'honneur de la protagoniste, juge pour enfant qui donne sa vie à son engagement auprès de la justice. Frustant car d'emblée il a su capté l'attention avec des sujets qui parlent universellement, une mise en scène classique et propre dans laquelle Emma Thompson rayonne au meilleur d'elle-même. Elle a rarement été aussi touchante. Mais celà dit le récit perd vite en intensité et semble tourner en rond en fin de parcours. C'est dommage car il avait commencé avec beaucoup de sympathie et de nombreux crédits. Revenons à Emma Thompson qui à l'instar de l'affiche, est bien la meilleure raison de voir ce film. J'admire sa prestation car elle a réussit à donner de la sensibilité, du bouleversement dans une femme leader, ce qui est assez rare au cinéma. L'image de la parfaite froideur que rien ne fait flancher aurait tout aussi bien pu se retrouver là avec facilité, mais non. L'histoire quant à elle, captive dans la première partie, on prend tout suite le partie de My Lady, qui n'a plus à faire ses preuves dans son travail mais dont la vie privée, en particulier son mariage car elle n'a pas grand chose d'autre de privé, commence à partir à vaux l'eau. Le portrait du jeune qu'elle sauve d'une mort certaine face à son idéologie religieuse est plus ambiguë, bien moins cernable. Un electron libre alors qu'elle se force à rester dans son rôle sans laisser une chance à ses sentiments. La fin est plus gênante car l'émotion ne prend pas, c'est sûrement la partie la plus risquée qui n'a pas délivré une puissance scénique à l'écran. Et au final je pense que le problème vient de l'histoire, donc du livre, que le réalisateur Richard Eyre a décidé de restranscrire fidèlement. Car l'intérêt de cette fable portait plus sur la difficulté lié à la mission de justice de My Lady, moins que sur la difficulté face aux éléments perturbateurs de sa vie qu'elle n'arrive pas à gérer aussi professionnellement, qui finalement concerne la plus grande partie.
Emma Thompson joue très bien c'est indéniable et l'histoire est belle mais je m'attendais à plus et à une meilleure fin. Le film aurait pu se terminer au bout de 1h15 ça aurait été pareil, c'est dommage...
Un excellent scénario joué par d'excellents acteurs : Sans jugement asséné, sont adressées les questions du rôle de la justice face à la vie ou la mort, des convictions intimes, du couple qui délaisse la relation, de la responsabilité de celui qui apprivoise l'autre (cf Le petit prince, de St Exupéry)... Bravo ! Merci !
My lady est complètement happée par son travail de juge pour enfants et en oublié complément sa vie privée. Le cas d’un jeune adolescent malade et témoin de jeovah va lui faire fendre son armure. Car oui, My lady est froide, méthodique et incisive. Intéressant.