Silvio et les autres
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59 critiques spectateurs

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CrackO DingO
CrackO DingO

58 abonnés 1 077 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 22 septembre 2019
Un film chiant et long, j'ai vraiment eu du mal à le suivre jusqu'au bout. Trop de longueur, trop de musique et trop de filles superficielles. Une histoire plus intéressante dans les j.t de 20h que sur grand écran. ----Septembre 2019----
Prad12
Prad12

122 abonnés 1 086 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 16 mars 2019
Attention chef d'oeuvre.... non, je rigole. Sorrentino nous livre une farce qui tombe à plat, longue et douloureuse imagination d'un Berlusconi à l'agonie. On ne sait pas s'il aime son adversaire ou pas et on ne l'attend plus tellement tout cela est lent..... La seule vérité du film c'est que les intellos nous absolument rien compris à l'émergence de cette Italie et ce film nous le prouve.
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 19 décembre 2018
Silvio et les autres est le premier film depuis 2004 de Paolo Sorrentino a n’avoir pas concouru en compétition au festival de Cannes. Autre élément de comparaison, ce portrait de Silvio Berlusconi succède dix ans après à celui, remarquable, qui avait été fait de Giulio Andreotti dans Il divo (2008). Pour ces deux films, le duo formé par Sorrentino et Toni Servillo, respectivement derrière et devant la caméra, demeure. C’est peut-être là la seule constante entre les deux opus politiques du cinéaste. Après Andreotti vent donc Berlusconi, plus pour le pire que pour le meilleur. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 2 décembre 2018
c'est du Sorrentino pur jus, c'est à dire un post-Fellini de l'ère Tarantino. Ici (même avec les coupes, car le film en italie est sorti en 2 parties de plus de 2h) ça reste un peu longuet, ne retrouve pas l'efficacité de son meilleur film, Il Divo, dont reprend quelques scènes qui lui réussissent si bien. Au final c'est un bon film sur l'époque Berlusconi, toujours pas finie d'ailleurs, sauf que la réalité est bien pire : les new town tombent en morceaux, il a ouvert la voie à l'extreme droite, il est bien plus pourri que le personnage ""élégant"" dessiné ici. Il évite la caricature ? Pas sur. EN tout cas c'est à voir
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 3 novembre 2018
La première partie du film (avant que n'apparaisse Toni Servillo) fait très peur, le film semblant s'enfoncer dans la vulgarité , Impression heureusement corrigée dès que Berlusconi entre en scène, pour atteindre le meilleur dans la dernière partie, quand il redevient chef du gouvernement (la scène de la dispute avec sa femme, quand elle annonce son intention de divorcer, et celle finale à l'Aquila sont même tout à fait remarquables).
Le film (à part peut-être ce qui concerne l'Aquila) n'est pas le portrait à charge de Berlusconi et sa politique que l'on pouvait espérer, même si le personnage n'est pas flatté : il est peu question de politique, et Berlusconi apparaît comme un clown pathétique qui s'est rêvé en homme politique de premier plan, alors qu'il n'est qu'un "vendeur" (je cite) qui a réussi.
La critique de la politique italienne n'apparaît qu'en filigrane et on peut passer à côté si on ne connaît pas le sujet (et comprendre/apprécier le film quand même). Ce n'est pas ce qui intéresse le plus Sorrentino, qui n'est pas vraiment un cinéaste "politique". Le film assume d'ailleurs totalement (voir le carton d'entrée) d'être une fiction basée sur des personnages réels, et non une reconstitution rigoureuse (sauf -on y revient- à l'Aquila, où , là, Sorrentino ne s'amuse plus).
Sur le plan formel, la mise en scène est belle, mais le film est beaucoup trop long et le scenario pas toujours hyper rigoureux (ou un peu confus).
Très belle interprétation. Toni Servillo, l'acteur fétiche du cinéaste (il a joué dans tous ses films -ou presque) pourra paraître caricatural, mais c'est le style du film qui veut ça.
selenie

7 460 abonnés 6 690 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 avril 2019
On ne sait jamais où veut en venir Sorrentino. D'abord sur 02h30 notons que les 2 premiers tiers (largement !) ne sont qu'une suite ininterrompue de drogues, alcool et surtout de bimbos à tous les étages qui se prêtent volontiers (ou pas ?!!!) aux jeux plus ou moins vulgaires et/ou pervers de vieux libidineux. Il faut attendre les 30 dernières minutes pour que le scénario deviennent plus dense, plus intéressant... Et pourtant, malgré tout on est envouté par la mise en scène de Sorrentino qui offre quelques plans grandioses, des scènes d'une grâce infinie semées de métaphores plus ou moins claires comme cette toute fin qui se déroule à L'Aquila.
Site : Selenie
soniadidierkmurgia

1 441 abonnés 4 342 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 mai 2023
Il est assurément de bon ton aujourd’hui de vilipender Silvio Berlusconi désormais arrivé à la fin de son parcours. Sans aucun doute, l‘homme d’affaires milanais sulfureux a le premier, imposé une politique spectacle totalement décomplexée souvent à la limite de l’indécence. Une pratique qu’il a poussé d’emblée (au début des années 1990) à son paroxysme, s’attirant la moquerie d’une classe politique européenne tout à la fois choquée et estomaquée devant tant d’audace et de culot. Trente ans plus tard, il faut pourtant établir à regret le constat que les transgressions tant moquées et dénoncées de Berlusconi ont largement fait école. Paradoxalement, dans un pays réputé pour son instabilité gouvernementale, il est encore aujourd’hui le Président du Conseil italien qui possède le plus beau palmarès de la République née le 10 juillet 1946 sur les décombres du fascisme mussolinien. Qu’on en juge ! Avec 3339 jours, il est celui qui est resté le plus longtemps en fonction devant des personnages aussi éminents qu’Alcide de Gasperi, Aldo Moro, Giulio Andreotti, Bettino Craxi ou Romano Prodi. Derrière Amintore Fanfani qui compte cinq mandats, il est celui qui a réussi à convaincre ses compatriotes de lui confier trois fois les plus hautes fonctions. Et enfin il a été à la tête du gouvernement dont la longévité à été la plus longue (son deuxième mandant durant presque 4 ans). Ces données factuelles citées en préambule permettent de comprendre pourquoi celui que l’on surnomme « Il Cavaliere », au-delà des détestations légitimes qu’il suscite encore au crépuscule de sa vie, reste un mystère. Paolo Sorrentino ne s’y est pas trompé qui proposant un film fleuve (près de 4 heures en deux parties) aux spectateurs italiens, sensiblement raccourci pour l’exploitation dans les autres pays, a nommé sa plongée dans l’univers berlusconien « Silvio et les autres ». En effet, il ne faut jamais perdre de vue que sans les autres un homme public n’est rien. La duplicité du personnage, sa mégalomanie, ses outrances, sa vulgarité et même sa boulimie sexuelle maintes fois exposées ou commentées n’ont pu « s’épanouir » et se répandre sans la complicité de quelques-uns (et peut-être même bien plus) qui ont voulu y trouver leur compte. C’est ce parcours incroyable qu’a souhaité approcher Paolo Sorrentino en pensant sans doute que sa grammaire cinématographique qui ne rechigne pas au clinquant et à l’outrance allait pouvoir s’infiltrer au cœur de la geste berlusconienne. Malheureusement, le réalisateur de « la grande Bellezza » s’est un peu pris les pieds dans le tapis, passant une très longue entame à mettre en images les fantasmes du Cavaliere vus à travers l’imagination atone d’un petit gigolo tarentin (Riccardo Scarmaccio) qui tente de s’approcher de Berlusconi via son goût revendiqué pour la pratique du « bunga bunga » (expression datée de 1910 et attribuée à l’aristocrate Horace de Vere Cole faisant référence aux parties fines). Une manière certes possible d’approcher le personnage encore ne faut-il pas tomber dans la complaisance stylistique ? Péché mignon auquel Sorrentino n’est jamais loin de céder. Quand enfin arrive le grand Toni Servillo grimé au possible, lointain cousin de « L’homme qui rit » campé par Conrad Veidt dans l’inoublable film de Paul Leni (1928), la narration prend un peu d’épaisseur, laissant apparaître un Berlusconi assez loin de l’image qu’il renvoie en public. Cynique comme tout homme de pouvoir, imbu de sa personne mais aussi conscient des lacunes de son parcours et d’un penchant à l’esbrouffe qu’il n’a jamais pu refréner. Les conversations avec sa femme Veronica sur le point de le quitter, interprétée par l’excellente et sublime Elena Sofia Ricci, comptent parmi les meilleurs moments du film. Croyant indéfectiblement en sa capacité à tout recommencer, le vieil homme tente de reconquérir celle qu’il n’a pas cessé de ridiculiser croyant que le luxe qu’il lui offrait pouvait tout remplacer. Dans ces quelques scènes, sans pour autant rendre sympathique le bonimenteur invétéré qu’aura été toute sa vie Berlusconi, se mentant surtout à lui-même, Sorrentino nous rappelle que la vérité d’un homme n’est jamais le reflet exact de ce qu’il montre de lui-même. Sorrentino touche certes quelquefois sa cible mais de façon trop disparate, s’approchant trop rarement du centre. Cela ne suffit pas à faire de « Silvio et les autres », un film totalement convaincant.
Hotinhere

794 abonnés 5 495 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 octobre 2023
Une farce politique fantasque et sulfureuse qui dresse un portrait au vitriol du Cavaliere des années bunga bunga, interprété par un grandiose Toni Servillo.
moket

663 abonnés 4 717 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 janvier 2020
Tape-à-l'œil et excessif comme son personnage titre, ce film est surprenant même s'il ne fait que suivre la vacuité de son personnage et la superficialité du petit monde qui gravite autour de lui en espérant s'offrir une part du gâteau. En revanche, l'acteur, par ailleurs très bon, est trop maquillé et le scénario est aux abonnés absents. Le réalisateur a donc régulièrement recours à de jolies filles courtement vêtues pour restaurer un semblant d'intérêt, même si effectivement cela colle bien avec le personnage.
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 mars 2019
Un film qui met un certain temps pour se révéler, car la première demi heure semble être une vaste bouffonnerie avec un montage hyperactif, il y a deux-trois trucs très cons, où Sorrentino frôle le grotesque en se regardant filmer au max, mais on attend Silvio… Et lorsqu’il apparait nous voilà enfin dans quelque chose d’un peu plus intéressant, montrant un homme en opération de reconquête politique et sentimentale, dépeint avec beaucoup de nuances, sorte de clown triste manipulateur et charmeur, masquant de toutes ses forces la chute irrémédiable, Toni Servillo est encore une fois impérial. La seconde moitié du film est vraiment très bonne, tantôt mélancolique et pince sans rire, avec des scènes de dialogues percutantes spoiler: (notamment l’engueulade avec sa femme qui fait tomber le masque)
et une mise en scène moins grossière, en fait je ne sais pas si l’aspect farce à l’italienne fonctionne si bien, comme si Sorrentino avait tout mis au début pour se brider ensuite, tout cela manque d’homogénéité, je trouve.
titicaca120

432 abonnés 2 179 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 juillet 2019
le biopic de ce Silvio est intéressant et l'on découvre
tout son univers qui gravite autour de lui.
vu en VO version longue deux films. intéressant.
il couche pas avec les plus moches le bougre !!!!
NammJones
NammJones

140 abonnés 1 719 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 octobre 2020
Un mélange de fantasme, de théorie, d'histoire vraie, on ne sait pas trop où l'imagination du scénariste commence et où elle finit. Au final, il ne se passe pas grand chose.
SB88
SB88

37 abonnés 1 614 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 août 2022
Je n'ai pas du tout aimé le début qui est filmé comme une télé réalité bien naze avec des scènes crues, pas agréables à voir pour le public féminin.
Arrive le personnage de Berlusconi et là ça devient plus intéressant, grandiose et il y a quelques bons dialogues. Au final, ça dégoute bien sûr la psychologie et la bêtise de ces hommes. L'acteur qui joue Berlusconi est bon.
Le film est entre correct et bof donc inégal
3/5
Roub E.

1 314 abonnés 5 393 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 mai 2020
Une bouffonnerie qui a pour aspect dramatique qu’elle est en grande partie vraie. Silvio et les autres c’est une caricature acerbe de Berlusconi au pouvoir et de ce que cela représente. On voit fonctionner le populisme, le culte de l’image et de l’apparence. La caméra de Sorrentino est tranchante n’épargne personne et ne sombre pas dans l’excès ce qui aurait put être facile avec ce personnage. Une réserve, je l’ai vu dans sa version longue qui pour le coup connaît quelques passages poussifs et aurait méritée quelques coupes.
bobbyfun
bobbyfun

55 abonnés 1 313 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 mars 2020
Démarrant tambour battant sur un style très Scorsesien (plans courts et clinquants totalement débridés sous fond de bande son très rock), le récit s'oriente radicalement vers un aspect beaucoup plus intimiste, où la réflexion s'impose.

C'est dans ce sens que Sorrentino morcèle son objet, passant ainsi d'un style à la fois tape à l'oeil cru et virevoltant à celui proche d'une analyse de fond de son personnage. Si cela est loin d'être inintéressant, il a cependant pour conséquences de perdre quelque peu le spectateur sur la route qu'il tente de tracer. Certains protagonistes, pourtant clairement mis en avant dans la 1ère partie, disparaissent quasiment de la narration, pour réapparaître sous forme de bribes. Certaines séquences superflues peuvent également être un frein à l'appréciation globale de l'oeuvre.
Egalement on peut penser, qu'à vouloir traiter trop de thématiques à la fois, Sorrentino ne va pas forcément au bout des choses, délaisse quelque peut son récit au profit d'une réalisation qui semble se chercher.

Cependant, l'ensemble reste bourré de qualités notamment dans le traitement de la société qui nous entoure, l'avancement social au détriment de l'Homme (et de la femme en l'occurrence) et du microcosme de cette élite italienne qui tente en permanence de prouver des choses à elle-même, de se justifier de ses actes.

Sorrentino signe un portrait introspectif du roi Silvio qui, à la tête de sa cour, tente de dresser le bilan positif de sa vie. Indécis et inégal dans son ensemble mais réellement prenant.
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