Roma
Note moyenne
3,7
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176 critiques spectateurs

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19 critiques
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57 critiques
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43 critiques
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32 critiques
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14 critiques
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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 11 janvier 2020
Très beau film! Simple pure et coulant de source ; ressourçant. C'est un film qui fait du bien, procurant de sincères émotions. La réalisation est élégante et les acteurs sont criants de naturel. C'est vraiment très réussi et un très beau témoignage d'antan. A recommander.
Kadlecmaxime
Kadlecmaxime

5 abonnés 31 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 novembre 2022
Photographie sublime, longue avec des plans séquences utiles et bien maîtrisées qui ne font pas forcés. Choix du noir et blanc intéressant qui nous fait admirer la beauté pure des paysages et des décors entièrement reconstruits du Mexique des années 70. L'histoire traite de l'amour qui existe malgré la différence de statut social et des différents problèmes auxquels font chacun face. La domestique apporte une aide évidente aussi au niveau de son travail que au niveau sentimentale en prenant le rôle de confidente et supportrice. La patronne aide la domestique à traverser ses épreuves avec sa fausse couche et l'abandon par son mari et lui apporte plein d'amour avec les enfants qui la considèrent comme un membre à part entière de la famille. La fin du film me laisse sur ma faim mais je comprends le message de paix transmis.
David R.
David R.

5 abonnés 50 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 janvier 2019
Guillermo Cauron nous fait cadeau d'un splendide film, ayant comme sujet la vie, l'amour, son pays, dans lequel chacun de nous pourra se retrouver. Un film douloureux et poignant, mais pas dépourvu d'espoir. Cuaron fait du cinema avant un talent évident , digne d'un maitre de cinéma. A' voir absolument.
Chloé
Chloé

8 abonnés 55 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 août 2021
L'esthétique est brute, l'histoire est brutale. Le hors champs est, à plusieurs instants, révélateur de l'angoisse. Voir le pistolet arriver dans le champ est inquiétant, spoiler: mais lorsque la caméra révèle que c'est Fermín qui pointe l'arme contre Cléo, la réelle violence se dévoile.
spoiler: Il suffit aussi d'un hors champ pour que les enfants de la famille disparaissent sous la mer. Et, alors que la mer les a avalés, la caméra les garde sous l'eau, hors du champ.

Il faut cependant avouer qu'entre ces moments brutaux, le film est plutôt contemplatif. Il y a une lutte des classe, une sororité, mais ce qui est plutôt montrée est une part de vie, avec continuité, un témoignage plutôt qu'une histoire à suspense.
Nicolas TEXIER
Nicolas TEXIER

3 abonnés 40 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 décembre 2021
Beaucoup de choses ont du être dites sur ce film, tellement il possède une puissance indéniable. L'histoire est pourtant simple, le film long, mais cela fonctionne, grâce à la maestria du réalisateur. On peut toujours lui reprocher un passage au milieu du film où il semble se perdre, mais l'évolution de l'histoire et des personnages trouve une logique implacable, notamment car y sont insérés de multiples références à des débats sociétaux. Bref, un quasi chef d'œuvre dont certaines scènes marquent l'esprit.
joevebulle
joevebulle

4 abonnés 528 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 décembre 2020
Après Gravity, Alfonso Cuaron change de registre. Et c'est très bien. Autant je n'ai pas aimé Gravity, sans âme et plein d'incohérences, autant ce film intimiste est profond. Certes, il est sur un sujet que le réalisateur connait bien mais la sobriété avec laquelle le quotidien est traité est saisissante. L'esthétique en noir et blanc est magnifique et le rythme est parfait. On pourrait croire à un documentaire sur une famille bourgeoise et son environnement dans les années 70. Un film atypique comme on aimerait en voir plus souvent.
Le Seigneur des Films
Le Seigneur des Films

3 abonnés 39 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 août 2025
Un film surprenant. Avec ce film, Alfonso Cuaron nous fait parvenir le quotidien émouvant d'une domestique travaillant pour une famille dans le Mexique des années 1970.
Dépourvu de musique et de couleurs, ce film change les codes des films en montrant, jours après jours, la vie d'une seule personne. Avec un souci du détail impressionnant, il nous offre une construction que l'on a pas l'habitude de voir.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 5 avril 2019
Tout ce que je pense du film a été brillamment dit par plusieurs personnes ayant attribué la même note. Le film est splendide esthétiquement mais au final, c'est une déception. Tout est traité de façon égale, il n'y a ni relief ni émotion. On assiste de loin (et en s'ennuyant un peu) au destin de cette jeune femme et de la famille chez qui elle travaille. Quelques scènes oniriques peuvent évoquer Fellini. J'ai pensé aussi à Tati (Mon Oncle) avec la scène répétée de la porte qui s'ouvre sur des voitures trop grandes, le chien, ses crottes... mais un Tati qui aurait perdu toute malice, toute légèreté. Ici, on ne sourit jamais mais on ne pleure pas non plus... on s'ennuie.
Victor B
Victor B

2 abonnés 52 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 janvier 2022
Rare sont les films à épouser aussi bien l'essence même de la vie. Porté par un scénario somptueux, le film est aussi un chef d'œuvre de mise en scène et de photographie. Immense.
Malo M.
Malo M.

2 abonnés 25 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mars 2019
Cette œuvre made in Netflix qui se doit d'avoir non pas moins de 10 nominations aux oscars, dépeint le portrait de la vie d'une famille de la classe moyenne dans les années 70 à Mexico.
Alfonso Cuaron, cinéaste aimant tester de nouveaux genres à chaque réalisation que ce soit le fantastique, ou encore la science fiction grâce à son long métrage Gravity, celui-ci prend cette fois le pari de s'inscrire dans un réalisme quasiment historique et il y parvient divinement bien. En effet, Alfonso Cuaron utilise ses plans fixes doublés de panoramas afin de les définir presque comme des archives historiques en nous montrant des plans d'ensemble qui prennent un certain recul sur la narration exécutée. Roma sait très bien faire la balance entre la diégèse et le contexte historique, avec des plans assez rapprochés lorsqu'il tente de nous faire parvenir sa narration principale. Ses scènes, où la caméra flirte avec les plans rapprochés, permettent d'accompagner le spectateur au plus près de l'intériorité des personnages et de faire partie d'un membre à part entière de la famille mais aussi d'amener sur celui-ci des sentiments qu'éprouvent les protagonistes comme par exemple lors de la scène d'hôpital à caractère anxiogène qui se retransmet sur le spectateur.
De plus, celui-ci nous donne par légère touche, sans un surplus d'informations, et sous le prisme de ses personnages, sans jamais chercher à prendre parti, les évènements qui se sont déroulés au Mexique dans cette période. La colorisation en noir et blanc des plans permet une poétisation évidente et une beauté à la fois réaliste et sincère de son film. Alfonso Cuaron, inscrit Roma dans une intemporalité grâce à certains sujets et discours qui sont aujourd'hui encore d'actualité notamment avec la condition de la femme dans la société, mais aussi des manifestations étudiantes qui ont éclaté dans le pays.
demoph
demoph

2 abonnés 43 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 mai 2020
Il faut admirer le courage de Cuaron qui après l'immense succès de Gravity, en 3D, avec Clooney et Bullock, et ses plus de cent millions de buduget choisit comme projet suivant un film en noir et blanc, en espagnol, mais avec en plus un nombre important de dialogue en langues mixtèques, et des acteurs amateurs. Cuaron fait tout le contraire du cinéma populaire actuel, jusqu'à sa mise en scène, qui prend son temps et laisse le temps au spectateur de voir tous les détails de chaque plan tout en attisant sa curiosité sur ce qui se cache derrière les frontières du cadre.
La mise en scène reflète une unité de propos et de fond qui irrigue le film du début à la fin. On a exclusivement le droit à des plans fixes, des travellings latéraux et surtout des panoramiques. S'il est facile en littérature de cacher des informations et de jouer sur l'omniscience ou l'ignorance des personnages/du narrateur, cela est autrement plus difficile au cinéma où il faut trouver une raison pour la caméra de montrer ce que le personnage ne voit pas ou de ne pas montrer ce qu'il voit. Cuaron l'a trouvé. Sa profondeur de champ lui permet de montrer à la fois ce qui est et le fait que le personnage ne le voit pas, tel la scène au cinéma, où on a le droit, grand plaisir pour les amoureux des comédies françaises des années soixante, à l'intégralité des trois dernières minutes de la Grande Vadrouille (au passage, c'est le seul moment où le noir et blanc m'a gêné, tant j'ai l'habitude de le voir en couleur ainsi que les causses), et où on voit aussi que l'héroïne ne regarde pas.
L'héroïne, c'est Cléo, une jeune femme qui sert de bonne et de nourrice dans une famille de quatre enfants de la bourgeoisie de Mexico en 1970. Tel les soldats de Dunkerque ou les Ryan Gosling de Drive et First Man, d'autres films récents à la narration exclusivement visuelle, qui se rapprochent du cinéma muet, du "pur cinéma", elle ne prend jamais la parole pour raconter qui elle est ou dire ce qu'elle pense. Qui elle est, on le découvre en la suivant. Ce qu'elle ressent, on le découvre en le ressentant avec elle. Dès le départ, les lents panoramiques dans la maison qui vont de gauche à droite pour revenir vers la gauche, tel le mouvement d'un métronome transmettent la banalité de son quotidien seule à nettoyer la maison, tout en capturant avec une incroyable acuité son environnement et sa géométrie, de sorte qu’après cinq minutes on connait tout de cette maison jusqu’à la sensation d’y vivre, transmise par le rapport que Cuaron entretient entre ses cadres et la géométrie de la maison, grâce au 65mm (alexa). Ainsi, on a des plans qui capture la rigidité de la géométrie avec une moitié de plan qui s’échoue sur un mur dès le deuxième plan, voire le premier, tandis que l’autre moitié du plan donne une vue très profonde de l’espace, comme deux plans qui n’ont rien à faire ensemble et qui se retrouve côte à côte grâce à la caméra grand format.
Et ainsi, mais je ne vais pas analyser chaque scène, Cuaron réussit parfaitement à transmettre le ressenti du personnage. Et la scène de nu du film est à cet égard essentiel ; cela est si inhabituel pour le spectateur de voir du nu en noir et blanc, qu’une fois de plus on se rattache immédiatement au ressenti du personnage. De plus, d’avoir la nudité masculine sans la nudité féminine est relativement rare au cinéma où c’est classiquement l’inverse et participe de la dimension féministe du film, pour le meilleur. Car l’amour (ou la gratitude) de Cuaron pour les femmes de son enfance est un des éléments les plus émouvants du film. Il y a aussi un travelling latéral à toute allure quand elle a sa journée pour elle qui transmet toute l’excitation et la joie de vivre du personnage.
Le film est ainsi très réussit dans sa capacité à nous plonger dans le quotidien de Cléo pendant une heure trente, à faire revivre le Mexique de 1970, à exprimer l’amitié profonde qui unit Cléo et la mère de famille ainsi que la distance qui les sépare. On pourrait s’arrêter là et se contenter de la justesse des observations de Cuaron, et de ce sentiment d’avoir pleinement vécu pendant quatre-vingt dix minutes au milieu de cette famille avec Cléo.
Mais arrive alors la dernière partie du film. Tout commence pendant une manifestation étudiante dans un magasin de landau, (comme un présage funeste, puisque le landau le plus célèbre (ou l’un des plus célèbres, je n’ai pas fait la liste) du septième art se trouve dans une scène de manifestants mitraillés par l’armée sur l’escalier d’Odessa(Potemkine, bien sûr)), tout commence quand de la fenêtre on voit la foule se faire mitraillé dans la rue. La scène est saisissante, Cuaron y a mis les moyens, sa direction des mouvements de foule impressionne. Et puis un manifestant entre dans le magasin la caméra va de le droite vers la gauche et … je ne veux pas spoiler, disons juste que quand elle revient vers la droite, j’ai été encore une fois estomaqué par la réalisation de Cuaron et sa façon d’introduire les personnages dans le champ (il me semble d’ailleurs de mémoire qu’on a le droit ici à un champ contre-champ, un des seuls du film, mais leur rareté fait leur puissance, en particulier ici). Si sa caméra est souvent peu mobile (malgré quelques travellings à cent à l’heure), il fait mieux que compenser par sa façon de peupler le cadre et de déplacer les personnages dans le cadre pour lui donner vie.
Et puis, ensuite, non je ne veux pas spoiler… Disons juste qu’ensuite on a une scène en plan fixe qui dure longtemps, bien assez pour nous faire pleurer, et puis une scène au bord de la mer où les vagues de cinquante centimètres deviennent soudain aussi terrifiantes et stressantes que celle d’un kilomètre de haut d’Interstellar, juste par la puissance de la mise en scène (ah ce panoramique vers la droite tandis qu’elle marche à travers les vagues combien je l’ai attendu !) et du montage sonore.
Le film s’inscrit directement parmi les grandes œuvres du cinéma, son titre appelle d’emblée la comparaison avec Rossellini et Fellini (c’est à leur côté qu’il se trouvera dans les dictionnaire du cinéma) et si le titre renvoie au nom d’un quartier de Mexico et non à la capitale italienne, on peut penser que le film n’aurait pas eu comme titre le nom du quartier si celui-ci ne s’était pas appelé d’un nom qui renvoyait immédiatement à la grande Histoire du cinéma. L’influence de Renoir et de la Règle du jeu est aussi notable (scène des bourgeois qui tire au pistolet et importance des rapports entre maitres et valets) même si le propos est très différent. Peut-être parce que c’est le Mexique et que c’est en noir et blanc, que les travelings n’en finissent plus, le film m’a aussi rappelé La soif du mal de Welles et pour ses panoramiques très lents et l’unité de sa mise en scène, Mort à Venise de Visconti.
Pourquoi 4,5 et non 5 ? C’est discutable et je changerai peut-être d’avis avec le temps ou en le revoyant, mais le fait de vouloir réunir des scènes de sa jeunesse qui l’ont marquées pousse Cuaron à ajouter des scènes peu utiles au récit comme l’incendie, quoique l’apparition des flammes au loin, dans ce noir et blanc, est splendide. Le problème du film, mais qui est bien plus que compensé par ses qualités, c’est que c’est un film sur les souvenirs d’enfance de Cuaron, mais qu’il fait le film sur quelqu’un d’autre que lui, ce qui fait que parfois il insiste dur ce dont il se souvient et parfois sur ce qui concerne Cléo. Dans l’ensemble il a trouvé l’équilibre, mais parfois on a l’impression que la scène est plus pour lui que pour Cléo.
Slimfast
Slimfast

4 abonnés 20 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 octobre 2024
Le cinéma des années 40 et 50 au Mexique était très violent. Le film d’Alfonso Cuaron fait écho à un film emblématique de cette violence, sans la reprendre de façon explicite, Los Olvidados de Luis Bunuel lui-même tourné à la Roma.
Je ne sais pas si le film est sorti en salle, je l’ai vu sur DVD, qui contient deux textes remarquables d’un homme et d’une femme, mexicains tous les deux :
Le premier se termine ainsi : Cléo s’en sortira t’elle ? Formera t’elle sa propre famille? Sofia s’en sortira et peut être qu’un demi siècle plus tard, un de ses fils couchera librement sur la pellicule le miracle de cette indigène venue des profondeurs les plus enfouies et les plus anciennes, qui, avec son amour pur, est parvenue à émousser le terrible tranchant du couteau qui menace, depuis toujours, le cœur du peuple mexicain.
Le second ainsi : Il y a quelque chose dans ROMA qui produit un écho, qui subsiste en vous bien après la fin du film. C‘est comme un miroir de la ville dépeinte par le film : un séisme émotionnel, un monde sur le point d’exploser, quelque chose sur le point de s’achever – mais qui résiste grâce à l’équilibre, à la tendresse et à la force d’une femme capable de tenir debout sur une seule jambe, les yeux fermés.
Nonobstant, si le geste de Cuaron est de reconstruire en la portant à l’écran l’enfance d’une génération, tel Proust, il n’a pas sa puissance.
Perks of being Jo
Perks of being Jo

1 abonné 46 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 avril 2020
Alfonso Cuarón est un des réalisateurs modernes les plus polyvalents, et ça, il ne cesse de nous le prouver. Après avoir réalisé l'un des meilleurs films d'une des sagas les plus connues au monde, puis l'un des meilleurs long-métrages de science fiction jamais fait, et enfin après avoir donné à Sandra Bullock son meilleur rôle, le réalisateur mexicain revient avec un film qui dénote totalement de ses précédents, Roma. Sorti sur Netflix en décembre 2018, le film raconte l'histoire d'une famille mexicaine à Mexico dans les années 70 du point de vue de Cléo, la femme de ménage de la famille.

Pour ce projet, Cuarón met de côté la magie, les explosions, et les plans spatiaux qui l'ont fait connaître pour livrer un film d'apparence beaucoup plus sobre et intime que ses précédents. Intime évidemment puisque le métrage s'avère être directement inspiré de sa vie, mais il ne s'accapare jamais l'attention, le film est sur Cléo et il le restera. Si l'on parle de Cléo il est impossible de ne pas parler de Yalitza Aparicio, jeune femme vierge de tout tournage à l'époque, qui, dirigée de main de maître par le réalisateur, nous donne une prestation de jeu d'acteur dingue, jouant sur sa sobriété et son charme naturel et discret. L'actrice est bien sûr accompagnée de la mère de la famille, interprété par Marina de Tavira, aussi très convaincante. Mais la qualité principale du film, celle qui lui a d'ailleurs valu un Oscar, c'est sa photographie qui sublime ses actrices et les met toujours en avant, mais qui capture aussi la ville dans sa plus belle et sa plus simple tenue. En leurs dédiant plusieurs magnifiques plans, Cuarón donne vie à ses rues, donne la parole aux bruits de la ville qu'on ne prend plus le temps d'écouter, rend honneur à son quartier, et ainsi sacralise cette ville où vivent les personnages. Roma est donc esthétiquement parfait, tant dans l'image que dans son travail sonore.

Si l'on peut déplorer quelques longueurs, le film profite d'assez de séquences magnifiques et mémorables pour nous captiver et nous émouvoir tout du long.

C'est un film génial, pas son plus accessible évidemment mais suffisamment abouti pour être un film qui compte dans la filmographie de son réalisateur mais aussi dans le paysage cinématographique.
Isabelle
Isabelle

2 abonnés 27 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 décembre 2018
Magnifique ! Film d'une grande sensibilité, tous les personnages sont saisis avec talent dans leurs émotions, les images sont très belles. Le sujet du film est également très intéressant.
Lucas Bachelier
Lucas Bachelier

4 abonnés 1 352 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 juillet 2025
Une œuvre poétique et intime signée Alfonso Cuarón, qui capture avec délicatesse la vie d’une famille mexicaine dans les années 70. Le noir et blanc sublime l’image, et la mise en scène est d’une grande sensibilité. Un film lent, parfois contemplatif, mais profondément humain et touchant. Une belle réussite.
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