Roma
Note moyenne
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176 critiques spectateurs

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Uncertainregard
Uncertainregard

140 abonnés 1 285 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 juillet 2022
Superbe film de Cuaron à la photographie noir et blanc somptueuse qui vaut surtout par sa mise en scène subtile mais extraordinairement complexe et l'interprétation de cette jeune actrice mexicaine impressionnante. C'est pourtant le simple portrait de cette jeune indigène employée à demeure dans une famille aisée qui démarre tout en douceur à se demander se qu'il va bien se passer pendant près de 2h. Il faut tout de même se montrer patient car même si l'on comprend que le fait de tomber enceinte va poser problème à cette jeune femme, on ne se doute pas des monstrueuses séquences qui achèvent ce film de manière terrifiante avec l'accouchement en pleine révolte et le sauvetage des enfants dans l'océan qui sont à peine croyables...
John Henry
John Henry

127 abonnés 731 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 février 2019
Alfonso Cuaron a choisi de raconter une histoire individuelle, dans un Mexique omniprésent, avec ses plans fixes, ses cadres larges, ses travelings et la vie qui déborde partout, qui prend le pas sur les personnages du film, les fait disparaitre un instant avec que leur vie reprenne. Le réalisateur a également choisi de rendre hommage aux femmes, aux femmes silencieuses, à ces femmes dévouées, abandonnées, dans un scénario qui ressemble à ceux de la Nouvelle Vague, la vie, juste la vie, sans pathos (mais est-ce aussi sans empathie ?) et livre un film qu'il faut laisser percoler pour en saisir la force et la puissance.
Claude DL
Claude DL

122 abonnés 1 914 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 février 2020
Je ne suis habituellement pas fan de ces chroniques familiales où il n'y a guère vraiment d'histoire. Ici, la performance technique (prises de vue en noir et blanc de toute beauté) et la plongée dans la vie à Mexico en 1970 rendent ce film , autobiographique de la vie du réalisateur, intéressant. A voir.
gabdias
gabdias

120 abonnés 2 000 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mars 2019
Certainement le meilleur film diffusé uniquement sur Netflix, avec un Cuaron qui signe une œuvre personnelle, biographique, intense filmé en plan séquence et en Noir & Blanc qui donne une puissance unique à cette peinture du Mexique dans les années 70 sur le plan social, économique et politique. Un vrai chef d’œuvre.
andika
andika

115 abonnés 323 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 janvier 2019
Roma est un beau film, assurément. Le soin apporté au cadre, à la photographie, ce noir et blanc lunaire, ces travelling circulaires délicieux. Il n'y a pas à dire, Alfonso Cuaron sait filmer. Toutefois, ce film souffre de nombreuses choses.

Premièrement, le plus important, il aurait gagné à être vu sur grand écran. Je veux bien croire qu'aucun producteur traditionnel n'ait été intéressé par ce scénario mais tout de même, puisque le film s'est fait, il devrait être possible de le voir dans un cinéma. Car à la maison, sur Netflix, on ne peut pas s'immerger. On ne peut pas être subjugué par ces plans inouïs. On ne peut pas être fasciné par ce qu'on perçoit. Mais le contexte d'un visionnage à la maison, pas forcément bien concentré, surtout avec un film aussi lent, n'est pas propice à l'adhésion.

Mais paradoxalement, l'abandon de la salle de cinéma fait écho au scénario qui décrit comment des hommes abandonnent des femmes. Quelle que soit la classe sociale, quelle que soit la profession. Ce sujet est traité avec une grande poésie et une grande sensibilité. Le personnage de Cléo pourra alors nous toucher au plus profond tant Yalitza Aparicio y amène de nuance. Alors, même si le film énonce que les femmes sont toujours seules, il montre aussi que c'est plus compliqué que cela. Il montre que dans le malheur, il y a des opportunités pour se réinventer, que perdre ce qu'on pensait ne pas désirer peut faire mal. Il montre aussi que l'amour est précieux, quel qu'en soit la source. Quel dommage que cela ne se passe pas sur grand écran !
Arnaud R
Arnaud R

99 abonnés 826 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 février 2021
Une chronique de vie d'un esthétisme magnifique qui démontre toute la maestria d'Alphonse Cuaron qui soigne les plans et les sons pour nous plonger au cœur de cette famille mexicaine et l'aventure de sa nounou. On peut seulement regretter un surplus de forme qui reste assez froid et manque d'émotions la plupart du temps.
Seemleo
Seemleo

80 abonnés 888 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 février 2019
La caméra est posée discrètement. Elle filme l'intérieur d'une grande maison. Plan fixe avec travelling latéral. Très peu de cadrages rapprochés. Étonnamment ce choix esthétique place le spectateur en dehors de la scène et de ses protagonistes. Cela rend le regard plus intrusif. Il est le voyeur. Le voisin qui regarde par la fenêtre.

1971 à Mexico. Une famille "caucasienne" et leurs servantes amérindiennes. Une femme de la classe moyenne supérieure et ses enfants, délaissés par leur mari et père. Les deux bonnes à tout faire sont à leur service quasiment jour et nuit.Malgré la différence de caste, les filles sont considérées comme faisant partie de la famille du coté des nantis. Des membres de la famille à qui on donne des ordres la journée durant. Le lien affectif est là. Il est fort. Il l'est aussi insidieusement au dépend des plus faibles.

Le cinéaste s'attarde sur Cléo une des deux employées. Clé est douce, "de bon commandement" et a l'air de considérer sa situation comme normale. Elle essaie de se créer une vie en dehors de celle de ses patrons, mais apparemment son destin est celé à celui de ses employeurs.

Le scénario est plutôt atypique, on sent une grande tendresse traverser le film. Alfonso Cuaron nous raconte son enfance.

Très construit en terme de mise en scène, Roma est un long métrage touchant et remarquable. Au final l'auteur semble avoir arrondi les angles et les souvenirs. Le risque d'une autobiographie.

Le Lion d'Or de la Mostra de Venise méritait peut-être une oeuvre plus épicée.
Mr-W
Mr-W

44 abonnés 38 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mai 2020
Alfonso Cuaron sublime chaque plan comme un tableau, le choix du noir et blanc et l'ambiance sonore accentue l'immersion dans le quartier de Roma. Une véritable prouesse artistique au service de l'histoire de la relation affectueuse d'une famille et de leur nounou qui peu à peu deviendra un véritable membre de la famille. Un film où l'histoire d'une famille s'entremêlent avec l'Histoire du Mexique des années 70.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 septembre 2025
Loin d’être pompeuse ou cérémonieuse, cette chronique centré sur la vie d’une famille mexicaine lors de l’année 1970 se montre particulièrement touchante, voir même vibrante dans sa dernière partie. Le réalisateur Alfonso Cuaron retourne à l’essence même de son cinéma avec sa maitrise toujours aussi incroyable de la mise en scène. Tourné en noir en blanc qui associé à une superbe photographie confère au film un charme suranné. La qualité de l’interprétation, la sincérité du récit et la finesse de l’écriture font de ce « Roma » une œuvre délicate, gracieuse et pleine de vie.
Frédéric L
Frédéric L

22 abonnés 127 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 janvier 2019
Des êtres abandonnés finissent par se retrouver pour devenir une vraie famille, c'est le pitch universel pour chacun d'entre nous. Que dire et que penser du film, difficile d'exprimer mon sentiment qui est mitigé. Je ne considère pas Roma comme un mauvais film ou un film moyen, et dire qu'il est "pas mal" serait presque une insulte face à ce travail de mise en scène, mettant en valeur le moindre des espaces clos ou lieux ouverts, à la fois intime ou animé par des centaines de figurants. C'est un film impressionnant car méticuleux, pensé jusqu'à la plus petite particule de la pellicule. La photo noir et blanc est superbe, graphique et se pare de mouvements amples pour ne jamais ressembler à une suite d'images figées dans un album photo. Roma est un beau film signé par des gens talentueux et méticuleux. Mais face à cette proposition, j'en ressors indemne, je ne suis ni bouleversé, ni attendri, ni même peiné. Ma réflexion n'a pas passé la seconde vitesse et le terrorisme lacrymal n'a pas eu de prise sur moi (l'accouchement). C'est pas par manque d'émotion, le film transpire le sensible et le sincère. C'est juste que j'ai eu une sensation de déjà-vécu. Car même en étant parfaitement poli ou exécuté, Roma n'a pas fait mieux, ni moins bien, que des centaines de chroniques sociales/familiales vues à la télé ou au cinéma, des films naturalistes, folkloriques, feel-good, comédies douce-amères, drames, mélo-drames, téléfilms et séries sur le même sujet : définir la famille de près ou de loin. Disons que ce Roma est plus maniéré que la moyenne.
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mars 2022
Très polyvalent et efficace dans l’exercice du fantastique avec « Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban », de la science-fiction en signant « Les Fils de l’Homme » et du sensationnel thriller « Gravity », Alfonso Cuarón a conquis Hollywood et donc bien des studios américains. Or, il finit par retourner sur la terre de ses ancêtres afin d’y trouver fortune et rendre justice à un peuple qui a lui aussi son histoire et ses cicatrices. Pour cela, il use d’une photographie adaptée au mouvement qu’il souligne presque à chaque séquence. Sa composition reste dans un symbolisme qui peut être difficile à capter, mais à défaut, il nous livre un divertissement qui saura nous bouleverser.

Le chaos, c’est ce qui définit le doute à travers les formes les plus parfaites. Dès l’ouverture, on nous dévoile le parcours nuancé de l’héroïne, qui contemple la vie, sans qu’elle ne lui réponde favorablement. Il s’agit de Cleo (Yalitza Aparicio), domestique indienne dans la demeure de bourgeois, dans un quartier qui constitue toute l’enfance du réalisateur. Entre les chamailleries des enfants et le relations de couples qui se dégradent, cette dernière n’aura pas non plus son mot à dire et accumulera son lot de désespoirs, synonyme de fatalité. À ses côtés, nous avons droit à une fresque contemplative de ce que Mexico évoquait autrefois, la violence et l’insouciance. Chaque rencontre avec Cleo la ramène à ces deux notions, qui entrent en harmonie dans un drame ultime, qui pourtant n’est qu’une énième réalisation depuis Tlatelolco. La mutation sociale a eu un impact sur des vies et c’est ce rapprochement avec la banalité qui finira par nous séduire. Avouons alors que le travail de mise en scène est grandiose. L’œuvre justifie tous ses dialogues et les réduit au minimum afin que l’on fasse corps avec l’environnement monochromatique.

Immersif jusqu’à l’os, il n’est pas nécessaire d’être familiarisé avec les situations qui dépassent les protagonistes pour souffrir d’empathie. C’est là qu’est la force des émotions chez le metteur en scène, qui use de plans fixes sans négliger le mouvement et la composition. Lorsque le premier plan sublime notre visionnage, l’arrière-plan occupe tout le suspense, lié à l’action en cours. Étant donné le caractère descriptif de la chose, il n’y a que le visionnage qui aura la force de nous garder en alerte. Un regard, une démarche ou une pensée sera perceptible dans l’œil d’un spectateur attentif. On ne détourne pas les drames, on les confronte dans le réalisme. L’environnement sonore aide beaucoup à s’imprégner de cette vision métaphorique de la vie et son exact opposé. Une alliée est conseillée pour surmonter les épreuves et il s’agit presque souvent d’une aura féminine. Sofia (Marina de Tavira), l’employeur de Cleo cherche à fuir et à dissimuler sa peine, alors que la mission des deux femmes est de protéger les enfants, leurs enfants. Parfois anecdotique dans le traitement des séquences qui servent d’introduction, on finit par entrevoir de la cohérence dans l’intrigue, qui parsème bien des surprises en chemin. Elles se montrent parfois cruelles, mais elles peuvent également montrer de la douceur, chose que chaque personnage convoite dans la peine et le malheur.

Cependant, il faudra noter que l’initiative Netflix contourne bien des procédures de diffusion afin que la majorité soit touchée, ce qui est une bonne chose. Mais cette visibilité est sujet à controverse lorsque cela impacte directement les conditions de visionnage. Le film aurait amplement mérité le détour en salles obscures, mais la vérité est qu’il n’aurait pas vu le jour autrement, car le projet peu semble ambigu sur le papier et peu gourmande de bénéfices financiers. Retenons alors que « Roma » est un extraordinaire récit intimiste d’une famille mexicaine, là où Cuarón retranscrit sa jeunesse perdue dans les caprices d’une société révolutionnaire. Autobiographique dans son squelette, son œuvre achève un portrait testamentaire des personnes qui ont vécu le drame ou qui ont juste eu le souvenir douloureux d’avoir perdu une partie de soi dès la naissance.
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 janvier 2019
Ce film est doublement paradoxal. D'abord car il est diffusé sur des écrans de télévision via Netflix alors que c'est d'abord et avant tout un impressionnant film de mise en scène à voir sur grand écran. C'est d'ailleurs en salle que j'ai pu le découvrir, sur un très large écran, car il est sorti au cinéma au Portugal. Le film en N&B se déploie en de longs plans séquences, souvent sous forme de lents panoramiques, où l'on découvre des intérieurs et des paysages, parfois des événements historiques (révoltes). De ce point de vue, la mise en scène est absolument exceptionnelle. On imagine tous les efforts de reconstitution du Mexique des années 70. Le second paradoxe est que le film semble être très apprécié du public (Allociné, Rotten Tomatoes, etc.), alors qu'il ne raconte quasiment aucune histoire. Ce sont des souvenirs, des impressions d'enfance, des expériences proustiennes, sans récit fortement structuré ou entraînant. La principale péripétie est que la bonne tombe enceinte spoiler: et que son enfant est mort-né
. Ce drame débouche sur une courte recherche de sens à la vie qui trouve son climax dans une très belle scène de plage. Il est rare qu'un film aussi exigeant obtienne de telles notes d'un si grand nombre de spectateurs.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 octobre 2021
Être critique, ce n'est pas facile. Même si l'on s'adresse à qui veut bien nous lire et qu'on écrit de chez soi sans rien risquer que d'éventuels retours un peu brusques, ce n'est pas facile. Je publie ce texte après quatre brouillons.

Il y a toujours un moment où l'on se demande ce qui nous permet de parler comme on le fait d'arts qu'on ne maîtrisera jamais. On contemple l'œuvre d'une myriade d'artistes avec des yeux curieux, certes, mais qu'assombrissent des sourcils éternellement froncés dans un jugement qu'on réfrène plus ou moins bien – déformation non professionnelle. Ou alors le sourcil est levé, dans l'expectative d'une surprise ou d'une compréhension qui ne viendra pas toujours. Et puis on ouvre sa gueule, espérant parfois que notre assurance est bien placée et non le fruit de quelque cuistrerie. Mais en tout cas, on ouvre sa gueule.

Il y a des films dont je ne sais que dire. Ils ne me donnent pas envie de parler d'eux, et il fut un temps où je me forçais, poursuivant ardemment l'idée qu'un bon critique doit pouvoir tout dire sur tout, sans quoi sa parole n'est pas digne de confiance. J'ai arrêté en réalisant que ces films n'étaient pas l'expression de ma faiblesse, mais simplement là pour me donner des repères et s'assurer que je continue à faire de mon mieux. Ils sont là parce que je ne suis pas de ceux qui se complaisent dans le venin qu'ils déversent.

Roma est un de ces repères. Un film mûri pendant des décennies, qui a germé dès les débuts de Cuarón au cinéma, écrit avec une précision impensable pour un film social, et rempli d'une infinité de symboles. Roma, film dont je ne sais que dire parce qu'il me dépasse. Pourtant je le comprends : je vois le traversement des classes sociales par la grâce, la beauté de relations qui s'établissent au-delà des carcans, le mémento de moments historiques forts à la lumière tamisée du souvenir, et la purification du moi à travers le regard des autres. Roma m'est *accessible*, mais ce n'est pas pour ça que je sais par quel bout le prendre.

Déterminer si je l'ai aimé ou non est tâche impossible, mais il me (re)convainc d'une chose : le cinéma n'aurait plus de sens si on pouvait toujours le broyer en particules irréductibles, alors il faut qu'il nous dépasse parfois. Il faut que parfois, ce ne soit pas au critique d'analyser le film, mais au film d'analyser le critique.
T-Tiff
T-Tiff

131 abonnés 1 242 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 mars 2019
"Roma" signe le grand retour de Alfonso Cuaron derrière la caméra. Ici, pas de grosse production comme "Gravity" mais une œuvre beaucoup plus intimiste et filmée en noir et blanc, directement accessible sur Netflix. Le film s'intéresse à une famille modeste mexicaine, et principalement à l'une de leur domestique. Un morceau de la vie de cette femme, pour un film simple et épousseté de tout détail inutile. Le film suit tranquillement son cours au rythme des difficultés de cette pauvre femme. Le résultat est plutôt convaincant, mais il manque parfois à l'ensemble quelques séquences vraiment marquantes. Car à l'arrivée, "Roma" n'est pas une œuvre suffisamment mémorable, c'est un beau film ce qui est déjà beaucoup.
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 060 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 février 2021
C'est jolie c'est vrai et les plans sont minutieux mais où est le scénario ? Pourquoi passer 2 heures à parler d'une histoire qui se résume 20 minutes. C'est bien dommage car la forme est soignée mais pour le fond on repassera...
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